Basilique de Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret)
Le matin du 1er août 2014, visite de la Basilique de Saint-Benoît-sur-Loire, connue également sous le nom Abbaye de Fleury.
En 542, le jour de l'épiphanie, l'évêque du Mans envoie des religieux de son diocèse au mont Cassin afin de se renseigner sur la règle de saint Benoît.
Saint Maur quitte donc le mont Cassin. Il arrive avec ses moines à Orléans. Il tentera en vain d’introduire la règle bénédictine à l’abbaye de Saint-Pierre-aux-Bœufs (qui prendra plus tard le nom de Saint-Aignan).
Sous l’épiscopat de l'évêque d’Orléans, l’abbé de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans, Léodebold, souhaite introduire la règle de saint Benoît dans son abbaye. Mais les moines de la Collégiale refusent.
Il décide donc de fonder une nouvelle abbaye.
En 651, Il échange, avec Clovis, le Roi des Francs, une propriété qu’il possédait près d'Orléans avec la villa gallo-romaine de Floriacum.
La même année, il envoie des religieux (dont Liébaut et Rigomaire), pour fonder la nouvelle abbaye. Ce sont probablement les futurs premiers abbés de Fleury.
Mommolin, le deuxième abbé de Fleury, demande à un de ses moines d’aller en Italie pour rapporter le corps de saint Benoît qui se trouve dans un monastère du mont Cassin.
Le 27 juin 651, le premier monastère est construit. Il est situé dans le Royaume des Francs.
En juin 655, Aigulfe est de retour avec les reliques de Saint Benoît et Sainte Scholastique.
Le corps de sainte Scholastique est alors donné aux moines du Mans.
Le corps de saint Benoît est enterré dans l’église consacrée à la Vierge Marie en décembre 655.
L‘abbaye prend alors le nom de Saint-Benoît de Fleury ou de Saint-Benoît-Fleury.
Entre 691 et 720, un prince royal offre de vastes domaines dans le diocèse de Langres où l'abbé de Saint-Benoît créera un monastère relevant de son autorité.
Entre 752 et 754, des moines de l’abbaye du Mont-Cassin, viennent à l'abbaye pour reprendre les reliques de saint Benoît sur l'ordre du pape Zacharie et du roi Pépin le Bref.
En 853, les Normands remontent la Loire en pillant les villages sur leur passage.
En 883, les moines rentrent dans l'abbaye et un fort est construit à l'angle sud-est du monastère.
En 887, une partie des reliques de saint Benoît est donnée au monastère de Perrecy-les-Forges dépendant de l'abbaye de Fleury-Saint-Benoît.
Au début du 9ème siècle, l'évêque d'Orléans, Théodulphe, gouverne l'abbaye.
Pendant le règne de Charlemagne, il demandera aux moines de Saint-Benoît d'instruire les jeunes nobles. Il fera donc construire un oratoire carolingien à Germigny-des-Prés.
Vers 897, les Normands parcourent encore la Loire avec leurs navires.
Ils reviennent à Saint-Benoît et pillent le monastère. Par précaution, les moines étaient déjà repartis avec le corps de saint Benoît.
En 922, le nouveau roi, Raoul de Bourgogne, connaît l'abbé Odon de Cluny.
Il lui demande de restaurer le monastère des bords de Loire.
Cluny ranime la fidélité à la Règle bénédictine.
En 1026, l'abbaye subit un incendie.
En 1108, le Roi Philippe Ier est inhumé dans le sanctuaire., la même année, du roi de France Philippe Ier.
En 1130, Bernard de Clairvaux vient bénir l'alliance de l'Église romaine et de la Monarchie capétienne entre le pape Innocent II et le roi Louis VI le Gros.
Au début du 13ème siècle, l'abbaye compte environ 170 religieux.
Une soixantaine de moines vivent au monastère, 70 dans les grands prieurés de La Réole, Perrecy-les-Forges et Saint-Benoît-du-Sault et 40 dans les petits prieurés.
En 1299, les finances sont dans un état critique. Les religieux sont limités à 45 à Saint-Benoît-sur-Loire, 24 à La Réole, 20 à Perrecy-les-Forges et 12 à Saint-Benoît-du-Sault.
En 1335, la vie eest très ifficile pour les religieux. Pendant la guerre de Cent Ans, ils doivent payer d'énormes contributions alors que leurs revenus diminuent.
Entre 1358 et 1359, les Anglais tiennent un siège devant Châteauneuf-sur-Loire. Ils ravagent les environs.
En 1963, un incendie achèvera la destruction du monastère.
En 1364, sur demande du pape Urbain V, une partie des reliques de Saint-Benoît sont envoyées à Montpellier.
En 1372, le monastère est très dégradé.
En 1415, n'y ne reste plus que 24 religieux.
En 1429, Jeanne d'Arc et Charles VII passent par Saint-Benoît-sur-Loire.
En 1443, les ressources manquent pour réhabiliter les bâtiments.
Deux abbés seront élus par les religieux.
Le cardinal Jean VI de La Trémoïlle restaure l'église et les bâtiments conventuels.
Le cardinal Étienne Poncher sépare les dortoirs en cellules et achève la restauration du logis abbatial.
En 1515, le pape Léon X accorde au Roi François Ier la nomination des évêques et des abbés.
Charles d’Orléans, fils naturel de Charles IX, restaure le monastère et l'église détruite par un incendie.
À la fin du 16ème siècle, les biens de l'abbaye sont dilapidés.
Entre 1621 et 1642, le cardinal de Richelieu, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire, introduit la Réforme de Saint-Maur dans l'abbaye.
En 1660, afin de faire entrer de l'argent pour restaurer l'abbaye, 20 mauristes acceptent d'enseigner la philosophie, la théologie et la rhétorique.
En 1712, un bâtiment est construit ainsi que deux nouvelles ailes. Ils abriteront des cellules, un réfectoire, une salle commune, le transept de l'église, la salle capitulaire, la sacristie, l'infirmerie, l'hôtellerie, et une bibliothèque.
En 1736, le Roi de Pologne, Stanislas Leszczyński, demande une petite partie des ossements du Saint qui sera donnée au monastère de Saint-Léopold, en Russie.
En 1789, les paroissiens de Saint-Benoît-sur-Loire demandent au roi Louis XVI la création d'un collège tenu par les bénédictins qui serait gratuit pour les enfants du pays et payant pour les étrangers.
Le 6 janvier 1865, Félix Dupanloup, évêque d'Orléans, annonce aux autorités de la commune l'arrivée de deux bénédictins pour administrer la paroisse.
En 1944, une dizaine de moines refondent vraiment l'abbaye.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur de l'abbaye :
https://www.abbaye-fleury.com/index.html