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Marais de Bourges (Cher)
Le 13 mars 2026, le matin, j'ai visité les Marais de Bourges.
Au 17ème siècle, les Jésuites ont acheté une partie des marais.
Ils ont loué les marais à des particuliers qui se sont empressés de rendre les parcelles cultivables.
Au 18ème siècle, pendant la Révolution Française, les biens nationaux sont vendus.
Les maraîchers en profitent pour vendre leurs productions de fruits et légumes, en ville.
Au milieu du 20ème siècle, la production et la distribution de fruits et légumes change.
En 1970, la profession maraîchère disparaît.
Depuis 1970, les parcelles maraîchères ont été transformées progressivement en jardins familiaux.
En 2003, les Marais de l'Yèvre et de la Voiselle sont classés aux Monuments Naturels et des Sites.
Pour plus de renseignements afin de visiter les Marais de Bourges :
Ville de Bourges (Cher)
Le 12 mars 2026, j'ai visité la ville de Bourges.
L'emplacement de la ville d'Avaricum est occupé depuis le Néolithique.
Au 5ème siècle avant Jésus Christ, le peuple gaulois des Bituriges Cubes accroît l'agglomération sur plusieurs dizaines d'hectares, en étroit contact avec les Gaulois Arvernes (Luern, Vercingétorix) et Méditerranéen (Marseille, Golasecca, Etrurie padane, etc.).
À la fin du 5ème siècle avant Jésus Christ, le site est en grande partie abandonné.
À partir du 2ème siècle avant Jésus Christ, le site d'Avaricum recommence à se repeupler progressivement.
De 58 à 50 avant Jésus Christ, Vercingétorix établi une politique de la terre brûlée partout en Gaule.
Aucunes terres gauloises ne doit servir d'approvisionnement à l'armée romaine.
Cependant, les habitants d’Avaricum ont supplié Vercingétorix d’épargner leur ville.
En effet, la ville est protégée par une butte entourée d’une rivière et de nombreux marais ainsi que par une puissante muraille au sud.
César réussit à s'emparer de la cité après l'avoir assiégé pendant de nombreux mois, privant ses combattants de vivres et en empêchant l'arrivée de l’armée de secours de Vercingétorix.
La vengeance de César est terrible : sur 40000 hommes, femmes et enfants enfermés dans la cité, seuls 800 en réchappèrent.
En 53 avant Jésus Christ, les Bituriges se révoltent contre les Romains.
Les Bituriges sont massacrés par les Romains.
Ce massacre est un des nombreux signaux qui marquent la levée des Gaulois et de Vercingétorix contre César et son armée.
Les Romains reconstruise la ville une fois conquise, dans le style romain avec un plan hippodamien.
De nombreux monuments complexes sortent de terre :
- porte monumentale
- aqueducs
- thermes
- amphithéâtre
Des villas sont construites.
La ville prend une taille importante qui est plus grande que sa superficie au Moyen-Âge.
Un forum est construit au début de l'époque Gallo-romaine.
À partir de 375 après Jésus Christ, la ville se retranche pendant les invasions barbares.
Une enceinte gallo-romaine est construite en utilisant les pierres des bâtiments officiels.
Au 4ème siècle, le diocèse de Bourges est fondé par Saint Ursin, pendant les premières campagnes d'évangélisation de la Gaule.
La ville de Bourges devient le siège d’un archevêché.
Les diocèses d’Albi, Cahors, Clermont-Ferrand, Mende, du Puy-en-Velay, Rodez, Saint-Flour et Tulle dépende de l'archevêché de Bourges.
En 588, un important incendie attaque les bâtiments en bois.
En 731, la ville est dans le Royaume d'Aquitaine.
Elle est prise par Charles Martel, qui est aussitôt reprise par Eudes d'Aquitaine.
En 762, Pépin le Bref prend la ville d'assaut en détruisant ses remparts.
Il incorpore la ville dans le domaine royal.
En 767, Pépin le Bref fait construire un Palais dans la ville.
Pendant l'époque Carolingienne, de nombreux bâtiments sont construits, tels l'Hôtel-Dieu et la première cathédrale de Bourges (à l'emplacement de l'actuelle cathédrale) par Raoul de Turenne.
Un palais est construit (à l'emplacement de l'actuelle Préfecture), des abbayes voient le jour grâce à l'appui du pouvoir Royal, des églises sont édifiées.
En 1038, l'archevêque Aimoin fonde une association diocésaine qui regroupe tous les hommes de plus de quinze ans et qui prêtent serment de défendre la Paix de Dieu.
Au début du 12ème siècle, Bourges est le Chef-lieu d'une Vicomté.
En 1101, Eudes d'Arpin, dernier vicomte de Bourges, vends ses terres au Roi de France afin de financer sa croisade.
En 1149, Renaud de Graçay est contraint d'abandonner le château de Saint-Palais.
Lors d'une forte tempête, la cathédrale est foudroyée.
Elle est en flamme alors que les travaux de reconstruction n'étaient pas terminé.
En 1192, il est décidé de reconstruire la cathédrale sur un plan unique et original.
Cette nouvelle cathédrale se veut montrer la puissance de l’église berruyère, mais également de la monarchie capétienne.
De 1192 jusqu’au milieu du 15ème siècle, pendant plus de 250 ans, le chantier de reconstruction de la cathédrale monopolise toute la ville.
En 1195, des travaux concernant la cathédrale débutent sous l'impulsion de l'archevêque Henri de Sully.
Lors de ces travaux, la parure monumentale de la ville est rénovée.
Une nouvelle enceinte fortifiée (dont l'architecture est un prototype pour les futures enceintes qui seront construites sous Philippe Auguste) est construite.
Cette nouvelle enceinte est composée d'une grande tour circulaire, et permet un agrandissement de la ville à 15 hectares, encerclée par les faubourgs de Saint-Ambroix, Saint-Fulgent et Saint-Ursin.
En 1251, la croisade des Pastoureaux passe à Bourges.
À la fin du mois d'août 1356, les troupes anglaises du Prince Noir pillent et incendient le faubourg d'Auron.
Les Anglais sont chassés par les Berruyers.
Une croix, portant le nom de Croix Moult Joie, qui a été détruite et reconstruite à de nombreuses reprises, est installée à l'emplacement de cette bataille.
L'inscription "Croix érigée en souvenir de la victoire remportée sur les Anglais par les habitants de Bourges en 1356" y est apposée.
La ville de Bourges subit d'importants incendies le 23 juin 1252, en 1259, en 1338, en 1353, en 1407, en 1463, en 1467, le 27 juillet 1487, en 1508 et en 1538.
Malgré les 700 seaux stockés par la ville pour la lutte contre les incendies, de nombreux départs de feu étaient dûs à une mauvaise protection dans les ateliers de quelques artisans.
Au 14ème siècle, la ville de Bourges devient la capitale du Duché de Berry.
Jean de Berry, un des fils du Roi de France Jean le Bon, reçoit la ville en privilège.
Pendant cette période, un Palais Ducal est construit sur les restes de la muraille gallo-romaine et de l'ancien palais des vicomtes de Bourges dont la construction primitive remonterait à Pépin le Bref.
Le palais est accolé à la Sainte-Chapelle par la galerie du Cerf.
Du 23 novembre 1407 au 21 septembre 1435, la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons sévit.
La ville de Bourges est assiégée par le roi Charles VI.
En 1423, le futur Roi Louis XI naît dans le Palais des Archevêques de Bourges.
En 1438, Charles VII signe la Pragmatique Sanction de Bourges.
Cette Pragmatique Sanction lui permet d'être le gardien des droits de l'Église de France.
Jacques Cœur est un des habitants les plus importants de Bourges.
Il travaille avec son père, marchand drdrapieren tant que fournisseur de la Cour Ducale.
Il épouse par la suite Macée de Léodepart, fille du Prévôt de Bourges.
Jacques Cœur est l'un des protagonistes sur la fabrication des monnaies.
Il devient grand argentier et fournit la Cour Royale.
Ainsi, il est à la tête d'un réseau commercial international grâce à son réseau de comptoirs et d’une importante flotte commerciale.
Sa fortune s'étant attirée des convoitises, jusqu’au Roi, il est condamné par la justice royale.
Ruiné, ses biens ayant été confisqués et vendus au profit du Roi, Jacques est hébergé par le pape Nicolas V.
En 1456, Jacques Cœur décède en exil.
Le seul vestige à Bourges, c'est son hôtel particulier qui est devenu de nos jours, le Palais Jacques Cœur
En 1463, le Roi Louis XI fait construire l’Université de Bourges.
En 1467, un incendie détruit le quartier Bourbonnoux, depuis l'atelier d'un teinturier, près de l'église Saint-Bonnet.
En 1474, un maire et 12 échevins sont nommés à la tête de la ville, à la place des quatre "prud’hommes".
Le 25 août 1487, un grand incendie (encore appelé de nos jours Grand incendie de la Madeleine) détruit un tiers de la ville.
Cet incendie marque le début du déclin de la capitale du Berry.
Le feu est parti de la maison d'un menuisier, rue Saint-Sulpice.
Les marchés ayant été détruits, les foires annuelles ont été déplacées à Troyes et à Lyon.
Après l'incendie, la ville manque cruellement de logements. Les habitants les plus malchanceux ont d'importantes difficultés à se reloger vue que l'incendie a multiplier par 5 le montant des maisons.
Les moines Augustins, eux, font appel à l'évêché voisin. Le diocèse d'Autun fait appel à la générosité de ses fidèles afin de permettre la reconstruction du monastère de Bourges.
Les échevins demandent une aide au Roi. Celui-ci leur octroi une somme de 23000 livres qui leur permet de financer la construction d'un grand palais destiné à héberger l'Hôtel de Ville.
La municipalité fait faire d'importants travaux de restauration sur des bâtiments endommagés ou détruits :
- porte Saint-Privé
- pont levis
- tours de l'enceinte
- boulevard d'artilleries
- l'hôtel de ville
- les prisons
- les marchés publics
- 11 églises
- l'Hôtel-Dieu de Saint-Julien
Les échevins en profitent pour agrandir la place Gordaine.
Le 29 juin 1491, un incendie se déclenche dans les écuries de l'auberge Barangier, dans le faubourg Saint-Sulpice.
Afin d'éviter une propagation du feu, des charpentiers font tomber la charpente de l'écurie à l'aide de grands crochets.
En 1559, un incendie a pris près de la cathédrale.
Une partie de la ville est détruite par le feu.
À partir du début du 16ème siècle, l'Université de Bourges accueille de grands humanistes, dont de grands professeurs de droit comme Alciat, Le Douaren ou Cujas.
Des hommes importants comme Pierre de l'Estoile ou Jacques Amyot y ont fait leurs études.
En mai 1562, pendant la Première Guerre de Religion, Montgomery s'empare de la ville de Bourges.
Au mois d'août 1562, Bourges est assiégée par l'armée Royale Catholique.
Le 21 décembre 1569, des troupes Protestantes venues de Sancerre se retrouvent face aux Catholiques commandés par Claude de La Châtre (Gouverneur du Berry).
Au 17ème siècle, deux épisodes historiques marquent la ville.
Le premier, la Contre-Réforme concerne la construction du collège Sainte-Marie par les Jésuites.
Le second, le futur Prince de Condé est présent à Bourges en tant que Gouverneur du Berry.
La ville se transforme en profondeur.
Des murailles sont détruites, l'Hôpital Général et le Carmel sont construits, l'Hôtel-Dieu ainsi que l'Hôtel des Échevins sont réaménagés.
Deux hommes participent grandement à ces réalisations : l'architecte Le Juge et l'archevêque Michel Phélypeaux de La Vrillière.
La famille de Michel Phélypeaux de La Vrillière est l'une des plus riches de France. Elle a fait construire un Palais Archiépiscopal, des Jardins à la Française ainsi qu'un Grand Séminaire.
En 1665, Louis XIV, poussé par Colbert, signe une loi qui permet de construire une manufacture de dentelle dans de nombreuses villes dont Bourges.
Malheureusement, la manufacture de Bourges ferme au bout de 10 ans.
Monseigneur de Villebanois (curé de Saint Jean-le-Vieil) est élu député du clergé, en attendant la création des États Généraux de 1789.
La ville de Bourges héberge un Régiment de Dragons sous Louis XIV.
En 1839, l'École d'Artillerie est créée sous l'impulsion des élus locaux.
En 1857, un complexe monumental gallo-romains est découvert par hasard.
Une opération architecturale était demandée afin de boucher les caves du Palais Ducal.
En 1944, la ville subit les bombardements anglo-américains.
Le 4 juin 1944, un raid aérien provoque la mort de 17 personnes et une dizaine de blessés sont dénombrés.
Le 27 juin 1944, les bâtiments de construction d'avions sont détruits.
En 1961, des fouilles archéologiques sont organisées à l'emplacement du Forum d'Avaricum.
Des parois ainsi que des plaques de sol de l'ancienne place publique gallo-romaine sont découvertes.
Un "Oushebti (statuette) égyptienne" a été découverte à Bourges.
Elle démontre qu'il y avait des échanges culturels et intellectuels pendant l'Empire Romain.
En 2017, Jean Chen a proposé de reconstituer l'amphithéatre, tel qu'il existait au 16ème siècle.
Bourges et ses environs abritent de nombreux sites militaires comme la Soufflerie Hypersonique du Subdray, les Établissements MBDA, l'Établissement d'Expérimentation Technique qui est le successeur de l’École d’Artillerie créée en 1839.
Cathédrale Saint-Étienne :
Palais Ducal :
Ancien château d'eau de Bourges :
En 1865, la construction du château d'eau débute, situé à proximité de la Place Séraucourt.
Le 18 août 1867, le maire de Bourges, Pierre Planchat, inaugure le château d'eau.
Le château d'eau est l'œuvre de l'ingénieur Paul-Adrien Bourdalouë.
Albert Tissandier a dessiné le château d'eau dans le Style Néoclassique et Jules Dumoutet a réalisé les sculptures.
Le 29 octobre 1975, le château d'eau est inscrit aux Monuments Historiques.
Diverses vues de Bourges :
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Bourges :
Maison-École du Grand Meaulnes (Cher)
Le 3 septembre 2023, j'ai visité la maison-école du Grand Meaulnes.
En 1835, la commune d'Épineuil-le-Fleuriel achète un terrain afin de construire un bâtiment destiné à accueillir la mairie, l’école des garçons, et un logement de fonction.
En 1872, la Mairie-École est construite.
En octobre 1891 : Monsieur Fournier Augustin, père d'Henri-Alban est nommé directeur de l'école de garçons.
Augustin Fournier, accompagné de son épouse Marie-Albanie et ses enfants Henri-Alban et Isabelle, emménage dans le logement de fonction.
Henri-Alban a alors 5 ans et Isabelle 2 ans.
Depuis le mois de mai 1893, sa mère Marie-Albanie s'occupe de la petite classe depuis le départ de l'adjoint, tandis que son père prépare les grands élèves au Certificat d'Études ainsi qu'au Brevet Élémentaire.
En 1898, après être resté à Épineuil-le-Fleuriel, il part à Paris afin de continuer ses études au Lycée Voltaire.
À l'automne 1909, Henri-Alban (alias Alain Fournier) termine son service militaire.
Il ne reprend pas ses études.
En 1910, il se fait engager en tant que chroniqueur littéraire à Paris-Journal.
Il publie des poèmes, essais ou contes qui connaissent quelque succès.
Mais il écrit un roman qui le rendra célèbre.
Entre juillet et octobre 1913, son roman Le Grand Meaulnes paraît dans La Nouvelle Revue Française.
En novembre 1913, Le Grand Meaulnes paraît chez Émile-Paul Frères.
Il décrit la maison-école et la commune d'Épineuil-le-Fleuriel dans son roman, tel qu'il s'en souvient lorsqu'il y vivait.
Vers 1955, la mairie déménage dans le bourg.
La pièce vacante est transformée en cantine pour l'école.
Le 27 avril 1972, la maison-école est inscrite aux Monuments Historiques.
A partir de 1973, le logement de fonction n'est plus habité.
En 1991, afin de conserver le bâtiment et le transformer en musée, les éleves restant rejoignent l'école des filles, qui est l'école communale du village de nos jours.
En 1992, l’association Loi 1901 Musée-École du Grand Meaulnes est créée.
Elle a pour but de recevoir des groupes, organiser des manifestations culturelles annuelles afin de mettre en valeur le musée mais également la commune, proposer des visites individuelles ou guidées.
Elle propose également des visites pédagogiques pour les sorties scolaires.
L'entretien du Musée-École revient au services de la commune d'Épineuil-le-Fleuriel.
Entre 1993 et 1994, la maison-école est restaurée pour se fondre dans l'époque où Henri Alain-Fournier y vivait.
En septembre 1994, la maison-école devient le Musée-École du Grand Meaulnes.
Un bâtiment construit à 50 mètres permettant d'accueillir les visiteurs est également inauguré.
Depuis 1994, l’aassociation Musée-École du Grand Meaulnes est adhérente de la Fédération Nationale des Maisons d’écrivain et des Patrimoines Littéraires.
En 2012, le Musée-École a reçu le label Maison des Illustres du Ministère de la Culture.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Musée-École du Grand Meaulnes :
https://www.le-grand-meaulnes.fr
Jardin du Prieuré Notre-Dame d'Orsan (Cher)
Le 1er septembre 2023, le matin, j'ai visité le Jardin du Prieuré Notre-Dame d'Orsan.
De 1097 à 1107, Robert d'Arbrissel fonde 18 prieurés.
Ils sont tous rattachés à l'abbaye de Fontevraud, dont celui d’Orsan en 1107.
Agnès de Châteaumeillant est la première prieure d'Orsan. Elle est sous la protection de Léger, archevêque de Bourges.
En 1113, l'église est terminée.
Les seigneurs de la région mettent le Prieuré d'Orsan sous leur protection.
En 1116, Robert d'Arbrissel revient à Orsan.
Il décède à Orsan. Son cœur se trouve dans un petit mausolée de marbre surmonté d'une pyramide en forme d'écailles, à Orsan.
Le reste de son corps repose à Fontevraud.
Quelques années plus tard, l'archevêque de Bourges décède.
Il lègue sa maison de campagne au Prieuré. Il demande à être inhumé près du cœur de Robert d'Arbrissel.
Pendant 500 ans, le Prieuré prospère et devient un lieu de pèlerinages.
Notre-Dame d'Orsan s'agrandit progressivement.
Pendant la Guerre de Cent Ans, le Prieuré d'Orsan est épargné.
En 1569, pendant les Guerres de Religion, les bâtiments sont pillés et brûlés.
Les religieuses s’enfuient pour s'abriter au Château du Châtelet.
En 1560, les religieuses reviennent à Orsan et constatent que de nombreux documents ont disparu.
En 1596, Éléonore de Bourbon (abbesse de Fontevraud) fait reconstruire les bâtiments qui avaient été détruits.
En 1668, 22 religieuses résident au Prieuré.
Au 18ème siècle, la clôture et le grand portail sont terminés.
Pendant la Révolution Française, le Prieuré et ses biens sont vendus.
En 1926, les bâtiments sont inscrits aux Monuments Historiques.
Jusqu'en 1989, les bâtiments ont été utilisés comme exploitation agricole.
En 1990, il ne reste que 4 bâtiments au Prieuré d'Orsan.
L’église, les cloîtres et le moulin avaient disparu et leurs pierres avaient été réutilisées pour des constructions agricoles.
Patrice Taravella et Sonia Lesot (architectes) recherchent une demeure à rénover et découvrent Orsan.
Ils achètent le prieuré et les quarante hectares de bois et prairies alentour.
En 1991, ils commencent à rénover le Prieuré.
Les murs sont consolidés, les fenêtres sont remplacées.
Ils désirent créer des jardins monastiques médiévaux.
En 1992, les Jardins du Prieuré d'Orsan sont créés.
Les jardins sont entretenus par le maître jardinier Gilles Guillot.
En 1994, ils ouvrent au public.
Les bâtiments sont aménagés.
Au départ, une boutique-librairie ouvre.
En 1998, un restaurant-salon de thé ouvre à son tour.
En 2001, 6 chambres d’hôtel sont créées.
Depuis le mois de mars 2017, Patrice Talavera (propriétaire du Prieuré) a acheté une exploitation viticole en Toscane.
Il confie la gestion du Prieuré à Gareth Casey et Cyrille Pearon.
Malgré la fermeture de la partie hôtellerie, les Jardins du Prieuré restent ouverts aux visiteurs.
Un cloître de verdure avec une fontaine au centre et l'élément fondateur des jardins d'Orsan.
Tous les jardins adjacents comprenant les vergers, le labyrinthe, la roseraie, le potager surélevé, le parterre, la pergola et le jardin des oliviers sont établis autour du cloître.
Un pré fleuri permet de se promener vers le bois et le long du ruisseau.
Le pré fleuri :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Jardin du Prieuré Notre-Dame d'Orsan :
Abbaye de Noirlac (Cher)
Le 31 août 2023, j'ai visité l'Abbaye de Noirlac.
Le 27 octobre 1136, un groupe de moines originaires de l'Abbaye de Clairvaux en Bourgogne fonde la Maison-Dieu-sur-Cher.
Le Monastère fait parti de l'Ordre de Citeaux et occupe les terres du Seigneur Ebbes V de Charenton.
Les terres se trouvent dans une zone boisée inhospitalière et marécageuse.
La communauté est dirigée par Robert de Châtillon sur l'Allier.
Dès le début de l'installation des moines, un système hydraulique a été mis en place.
Les moines captent ainsi une source située au nord du transept.
Une église reprenant le plan Bernardin (déjà à l'origine de l'Abbatiale de Fontenay) est construite.
En 1147, l'église est consacrée.
En 1149, Saint Bernard écrit une lettre à l'abbé Suger (abbé de Saint Denis et Conseiller du Roi de France Louis VII) concernant la précarité de la communauté de Maison-Dieu-sur-Cher.
En 1150, Ebbes V de Charenton établi une charte donnant tous les droits seigneuriaux du lieu-dit La Maison Dieu (comprenant une partie du bois, un court d'eau depuis les moulins de Humbert jusqu'à l'abbaye et les terres de Chalais, Saint-Loup et Fleuret) aux moines de Clairvaux.
À l'origine, ces droits appartenaient aux moines bénédictins du Prieuré de La Celle-Bruère.
Ils avaient un Prieuré à Bruère-Allichamps.
Ebbes V de Charenton leur donne une compensation.
Entre 1150 et 1160, le chœur, le transept et les deux dernières travées de l'église sont construits.
En 1159, Agnès (épouse d'Ebbes V de Charenton) confirme la donation des droits seigneuriaux aux moines de Clairvaux à Pierre de La Châtre, archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine.
Agnès confirme également que l'Abbaye de Bussières qu'ils avaient fondée pour les moniales, est rattachée à l'Abbaye de Noirlac.
Entre 1170 et 1190, le mur de l'église longeant le cloître est construit, de même que la salle capitulaire, la salle des moines et le dortoir des moines au premier étage à l'est du cloître.
Pour finir, le bâtiment des Convers à l'ouest du cloître est construit.
En 1189, Ebbes VI de Charenton (fils d'Ebbes V) confirme à son tour les donations de son père, à la demande de l'archevêque de Bourges, Henri de Sully.
Au début du 13ème siècle, un porche est accolé à la façade.
Le réfectoire au sud du cloître est construit quelques années plus tard.
Pendant la première moitié du 13ème siècle, les donations continuent.
Elles concernent des bois, des terres, des vignes, des étangs, des moulins et des maisons de ville, au profit de l'Abbaye de Maison-Dieu-sur-Cher.
De 1270 à 1280, les galeries Nord et Ouest du cloître sont construites.
Les Convers disparaissent progressivement.
La ruelle des convers est supprimée et est remplacée par la galerie Ouest du cloître puis les galeries Est et Sud.
En 1290, l'Abbaye de la Maison-Dieu-sur-Cher prend le nom d'Abbaye de Noirlac, à cause de l'étang qui la bordait.
Les seigneurs de Charenton ainsi que les nombreux donateurs sont enterrés dans le cimetière et dans le cloître.
Les tombes de plusieurs abbés, d'Ebbes V et de son épouse Agnès, de leur fils Ebbes VI, de Mahaut (fille d'Ebbes VI) et de son mari Renaud de Montfaucon, se trouvent dans la salle capitulaire.
De 1358 à 1360, pendant la Guerre de Cent Ans, le Berry et l'Abbaye de Noirlac subissent les ravages occasionnés par les soldats du Capitaine Anglais Robert Knolles.
Ils occupent le Monastère.
Mais d'autres ravages incombent aux Grandes compagnies, aux Écorcheurs et à la Praguerie.
Par la suite et afin de se protéger, les moines entreprennent de fortifier l'Abbaye.
Ils font appel à Jean Bourguignon de Saint-Amand.
Un donjon est construit.
En 1423, Guillaume d'Albret (seigneur d'Orval), confirme le droit de faire fortifier l'Abbaye et d'en la garde à un capitaine.
En 1435, le Traité d'Arras est signé.
Entre 1435 et 1438, les Écorcheurs sont menés dans le Berry par Rodrigue de Villandrando et Jean de Bourbon.
Au printemps 1437, Rodrigue de Villandrando et Jean de Bourbon prennent la route de Saint Amand-Montrond et investissent le Château de Montrond.
Le château leur sert de Quartier Général.
L'Abbaye de Noirlac subi les ravages des Écorcheurs.
Après la fin de la Guerre de Cent Ans, la communauté moniale vit au-dessus de ses moyens en raison d'importantes donations jusqu'à la fin du 13ème siècle.
Cette situation avait entrainé des divergences parmi les membres de la communauté cistercienne de Noirlac.
En 1459, un moine avait renié plusieurs fois sa fonction et avait été réhabilité par le Chapitre Général.
En 1476, un autre moine a été condamné à la prison perpétuelle par le Chapitre Général pour avoir assassiné un autre moine.
En 1521, le Chapitre Général charge l'abbé de Bouras de visiter l'Abbaye de Noirlac et de la réformer.
La vie qquotidienne dans l'Abbaye est profondément modifiée.
L'abbé s'installe dans l'ancien bâtiment des convers, au-dessus du cellier.
Avec les moines, il partage une entrée commune sous le donjon.
Lorsque l'abbé s'absente du monastère, un Prieur est nommé pour assurer le fonctionnement de l'abbaye.
En 1569, les Protestants, commandés par Wolfgang de Bavière, traversent à marche forcée le Berry dans sa partie Nord-Est.
L'armée huguenote allemande pille toutes les églises qui se trouvent sur son chemin.
Cependant, l'armée de Wolfgang de Bavière n'est pas responsable de la destruction du porche de l'église et du pignon Nord du transept de l'abbaye.
Entre 1650 et 1652, pendant la Fronde, le Prince Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé, tient la forteresse de Saint-Amand Montrond qui est assiégée par les troupes Royales.
L'Abbaye passe tour à tour dans les mains du Grand Condé ou des troupes Royales.
L'Abbaye subit de nombreuses dégradations et destructions.
En 1654, de nombreux bâtiments sont détruits par les soldats des deux camps.
À Noirlac, il ne reste que 4 moines.
Pendant la deuxième moitié du 17ème siècle, l'abbé commendataire et les moines se partagent le Monastère.
Le bâtiment des convers, la galerie du cloître ouest et la grande cuisine sont à la disposition de l'abbé.
Le cloître, le dortoir, le réfectoire, la chambre des hôtes et les greniers au-dessus des 3 autres galeries du cloître sont à la disposition des moines.
Le pape Alexandre VII a accordé aux moines de diviser le dortoir en cellules.
En 1717, l'abbaye est dans un triste état malgré les travaux effectués par l'abbé Claude de Mauroy.
Son successeur, l'abbé Antoine Louis d'Aurillac habite à l'hôtel Saint-Vic à Saint-Amand-Montrond.
Il fait réaliser un état des lieux avant d'entreprendre des travaux de restauration.
Un partage des biens et revenus de l’abbaye est effectué par l'abbé.
Le dortoir des convers est attribué aux moines, tandis que la maison de Saint-Vic (actuel musée) revient à l'abbé.
De 1724 à 1730, la première partie des travaux de restauration est réalisée.
Les travaux sont financés par l'abbé.
À partir de 1740, une deuxième tranche de travaux débute.
Les chambres des moines situées dans le dortoir deviennent confortables.
Le bâtiment se trouvant entre l'aile orientale, le bâtiment des moines, et l'ancien réfectoire sont réaménagés.
L'église reçoit des boiseries.
Les moines installent des chambres d'hôtes dans l'ancien réfectoire.
Un escalier monumental permettant d'accéder aux chambres d'hôtes est construit.
En 1766, l'archevêque de Bourges reçoit un rapport sur l'état de l’abbaye.
L'église est bien entretenue, les bâtiments de l'abbaye sont en bon état, le dortoir est quasiment neuf et compte 9 chambres dont une qui sert d'archives et une autre sert d'infirmerie.
Antoine Louis d'Aurillac est abbé depuis 40 ans et l'abbaye compte 5 moines, tous prêtres.
En 1790, l'abbaye est sécularisée.
En 1791, l'abbaye est vendue comme bien national à Jean Amable Desjobert pour 150000 francs.
À cette époque, il est secrétaire des commandements du Maréchal de Soubise.
Il est emprisonné pendant la Révolution.
Il laisse ses terres à la ville de Saint-Amand-sous-Montrond qui donne son nom à une promenade.
En 1822, Hall (citoyen d'origine britannique ayant des intérêts dans des faïenceries de Creil, Montereau et Gien) rachète l’abbaye de Noirlac afin d'y installer une manufacture de porcelaine.
De 1822 à 1866, la manufacture fabrique de la porcelaine.
L'église est divisée par un plancher sur deux étages.
Des fours sont placés contre le mur Nord du collatéral.
Les greniers du cloître sont rehaussés et agrandis et deux grandes ouvertures sont percées dans la galerie Sud du cloître ce qui provoquera l'effondrement des voûtes.
Le cloître est également rehaussé afin d'aménager des greniers de séchage et de stockage des porcelaines.
En 1833, Hall revend l'abbaye à la famille Pillivuyt de Foëcy qui est déjà propriétaire d'une manufacture à Mehun-sur-Yèvre.
En 1837, Prosper Mérimée visite l'abbaye.
Il constate avec amertume les dégradations liées aux aménagements porcelainiers et le manque d'entretien des couvertures.
En 1854, la fabrique de porcelaine dans l'abbaye est rattachée à celles du porcelainier.
En 1862, l'Abbaye de Noirlac est classée aux Monuments Historiques.
Mais les propriétaires de la manufacture de porcelaine ne dépensent rien pour restaurer l'abbaye.
En 1866, l'exploitation se termin.
Les ouvriers de la manufacture sont repris par une nouvelle entreprise à Bruère-Allichamps, la fabrique Avignon (encore existante de nos jours sous le nom d'Avignon Ceramic).
Après la fin de la fabrication de porcelaine, des examens des bâtiments sont conduits par l'abbé Jules Pailler (curé de Saint-Amand-Montrond).
En 1893, il découvre le squelette de Robert de Châtillon, fondateur de l'abbaye, lors de fouilles dans l'armarium.
Robert de Châtillon n'avait pas été enterré dans la salle capitulaire avec les autres abbés puisque celle-ci n'existait pas lorsqu'il est décédé.
La même année, en 1893, l'abbé Jules Pailler achète l'abbaye avec le projet d'y installer un orphelinat industriel et agricole.
Le projet est abandonné.
Cependant, Georges Darcy (architecte départemental des Monuments Historiques) avec le concours de l'historien Alphonse Buhot de Kersers, instruit un dossier auprès du ministère présentant l'état général de l'abbaye et son entretien.
Les Monuments Historiques s'associent avec l'abbé Jules Pailler afin de restaurer les bâtiments.
En 1896, le Monastère est à nouveau mis en vente.
L'Abbaye est achetée par la communauté des Sœurs épouses du Sacré-Cœur de Jésus pénitent sis de Loigny Eure-et-Loir.
Cette communauté est condamnée par le Saint-Office dans le courant de l'année.
En 1901, la communauté religieuse est dissoute par la loi sur les associations et ses biens sont mis sous séquestre.
Le 29 décembre 1909, Étienne Dujardin-Beaumetz (sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts) visite l'abbaye.
Le département du Cher désire acheter l'abbaye avec une aide financière de l'État.
Le service des Monuments Historiques fait faire des travaux de conservation.
Entre 1909 et 1910, l'abbaye sert de colonie de vacances aux Petits chanteurs à la Croix de bois.
En 1938 et 1939, l’abbaye sert de camp d’internement pour les réfugiés espagnols qui avaient été chassés lors de la Guerre Civile.
Environ 5000 réfugiés sont comptabilisés pour l'année 1939.
En avril 1939, Jean Zay demande l'évacuation des réfugiés des bâtiments classés aux Monuments Historiques.
En octobre 1939, les réfugiés restants sont transférés à Chateaufer.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'abbaye sert d'annexe à l'hospice de Saint-Amand-Montrond.
70 lits ouvrent provisoirement afin de soigner les épidémies et les maladies causées par les carences alimentaires.
En 1949, l'abbaye est à nouveau abandonnée.
De 1950 à 1980, des travaux de restauration sont effectués.
En 1977, les vitraux de l'église et du réfectoire sont réalisés selon les cartons de Jean-Pierre Raynaud et mis en place.
En 2007, le Conseil Départemental du Cher crée un établissement public de coopération culturelle afin de gérer l'Abbaye de Noirlac.
En 2008, le Ministère de la Culture donne le label Centre Culturel de Rencontre (CCR) à l'abbaye.
Un projet autour de la sauvegarde et de la mise en valeur de son patrimoine est porté par l'abbaye.
En 2015, Loïc Guénin (compositeur) écrit une partition graphique intitulée WALDEN (abbaye de Noirlac) en insistant sur l'histoire de l'abbaye.
La pièce est créée par Ars Nova lors des Journées Européennes du Patrimoine.
L'accès à l'Abbaye de Noirlac peut se faire à pied depuis le Lac de Virlay, sur la commune de Saint-Amand-Montrond :
Les bâtiments de l'Abbaye de Noirlac :
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur de l'Abbaye de Noirlac :
Forteresse de Saint Amand Montrond (Cher)
Le 30 août 2023, l'après-midi, j'ai visité le site de l'ancienne forteresse de Saint Amand Montrond.
De l'origine jusqu’en 1361, une Forteresse Féodale est implantée au sommet du Mont Rond.
C'est une petite butte qui sépare le Cher et la Marmande.
Au pied de la butte se trouve la ville de Saint-Amand-sous-Montrond.
En 1361, les Anglais s'emparent du château lors de la Guerre de Cent Ans.
Au 15ème siècle, le Château est reconstruit par Charles II d'Albret.
12 tours d'enceinte ainsi qu'un donjon de 40 mètres de haut et 16 mètres de diamètre composent l'ensemble.
Du fait du renforcement de ses défenses, le château a résisté aux nombreux assauts Anglais qui se sont succédés.
En 1606, le Château est en ruines.
Sully l'achète et le restaure entièrement.
Il fait creuser des fossés directement dans les rochers. Ainsi, le château devient la plus grande Forteresse du Berry.
Le corps de logis est plus confortable.
En 1621, Henri II de Bourbon-Condé rachète le château et la seigneurie à Sully.
Henri II est alors Prince de Condé et père du Grand Condé.
Louis II de Bourbon-Condé (Grand Condé) passe sa jeunesse dans le château.
Entre 1636 et 1646, Henri II fait transformer le château en place forte imprenable par l'architecte Jean Sarrazin.
L'architecte y installe toutes sortes de fortifications (redoutes, ravelins, pont à bascule, etc...).
À la fin des travaux, un triple système d'enceintes bastionnées concentriques (entourant encore de nos jours le donjon médiéval) protège le château.
En 1651, le Maréchal de Palluau arrive en tête d'une armée de 4000 soldats, lors de la Fronde.
Le siège de la Forteresse a été rude pour les habitants.
Les soldats s'installant chez eux et pillant toutes les ressources.
En juillet 1652, les assiégés résistent mais commencent à souffrir de la faim.
Le 1er septembre 1652, n'ayant plus de nourriture, les 20 survivants du siège sortent de la Forteresse dans l'honneur.
Dans la foulée, Louis XIV ordonne le démantèlement de la forteresse.
Mais le manque de poudre empêche sa destruction.
La Forteresse était la dernière place forte française à subir un siège lors d'un conflit civil de l'Ancien Régime.
Au fil du temps et après avoir été transmis par héritages, Mademoiselle de Charolais est devenue propriétaire de la Forteresse.
En 1736, elle ne peut plus entretenir la forteresse face aux coûts importants pour l'entretien.
Elle ordonne donc sa destruction et transforme le site en carrière pour les habitants de Saint-Amand-Montrond.
Après différents transferts de la propriété, ce qu'il reste du château est vendu comme bien national à la Révolution.
En 1827, les derniers vestiges sont détruits et les ruines disparaissent sous un jardin public.
Depuis 19fouides équipes de jeunes volontaires guidés par des archéologues effectuent des fouilles sur place.
Patiemment, ils permettent de faire remonter les bases des murs.
À terme, l'idée est de montrer au public ce que représentait l'emprise du château.
Cependant, des constructions modernes au pied de la butte ne permettront pas de mettre à jour les fortifications les plus complexes.
De nombreuses pierres de l'ancienne forteresse sont visibles dans les rues de Saint-Amand-sous-Montrond.
Le vestige le plus remarquable est un entourage de cheminée monumental, astucieusement reconverti en fenêtre, très célèbre dans la ville.
Pour plus de renseignements afin de visiter la Forteresse de Saint-Amand-Montrond :
https://billetterie-forteresse-saint-amand-montrond.mapado.com
Ville de Saint-Amand-Montrond (Cher)
Le 30 août 2023, j'ai visité la ville de Saint-Amand-Montrond en début et en fin de journée.
À l'époque Préhistorique, il y avait de premiers hommes dans la région saint-amandoise.
En 1652, le château du Vernet, datant des 14ème et 15ème siècles, sert pendant la Fronde des Princes qui oppose les familles de Bourbon et de Mazarin.
Les deux villes, Saint-Amand-Montrond et Saint-Amand-le-Chastel, se partagent le territoire.
Ces deux villes sont dominées par la Forteresse de Montrond, qui apporte son soutien à l'armée Royale.
À la fin du 17ème siècle, le petit château de Saint-Amand-le-Chastel a été détruit.
C'était le Sous-fief de la Seigneurie de Charenton-du-Cher.
Jusqu'en 1775, le logis seigneurial, qui avait été restauré par le duc de Sully, Louis Ier et le Grand Condé, a survécu à l'indifférence totale.
À la fin de la Révolution Française, les villes de Saint-Amand-le-Chastel et de Saint-Amand-Montrond sont réunies, aux grés de leurs seigneurs respectifs.
Vers 1830, les lambeaux du château ont été rasés et un parc a été construit.
Entre 1918 et 1919, le château du Vernet sert d'abri à des soldats américains qui résident à Saint-Amand.
Par la suite, le château est vendu à un antiquaire parisien, qui le destine à un milliardaire des Amériques.
Entre 1920 et 1921, le château est rasé en deux étapes.
La première phase permet de récupérer les pierres de cheminée, fenêtres, lucarnes ainsi que les éléments d'architecture.
La seconde phase est la destruction définitive du château.
Le 6 juin 1944, les troupes de la Résistance locale arrêtent Simone Bout de l’An, épouse de Francis Bout de l’An qui est Secrétaire Général de la Milice Française.
Elle est retenue en otage en compagnie de 13 miliciens et 6 femmes.
Le 8 juin 1944, tôt le matin, les parachutistes allemands entrent dans la ville guidés par des miliciens locaux.
Ils incendient le centre-ville, exécutent des civils contre un mur, rassemblent 300 otages dont 120 seront envoyés à Vichy.
Poursuivis par la Wehrmacht, les résistants fuient dans le maquis de la Creuse.
Ils échangent les 6 femmes contre 60 prisonniers saint-amandois.
Le 20 juillet 1944, les résistants de Saint-Amand-Montrond fusillent les miliciens qu'ils retenaient en otages.
En représailles, les miliciens de Saint-Amand-Montrond arrêtent 76 personnes dont des juifs originaires de Paris, du Nord, de Lorraine ou d’Alsace.
70 prisonniers sont jetés en prison et massacrés.
36 d’entre eux sont progressivent extraits de prison et jetés vivants dans les puits de Guerry à Savigny-en-Septaine.
Quelques mois plus tard, sur les indications de Charles Krameisen, seul survivant des puits de Guerry, les corps sont retrouvés et enterrés dans des sépultures décentes.
En 1946, la maison close du Petit Moulin Rouge, située dans la rue du Cheval-Blanc, ferme.
Cette maison était une plaque tournante de la prostitution dans le sud du Cher.
L'ancien hôtel des Trois Perdrix, dans la rue d'Austerlitz, était l'un des autres endroits de la ville fréquentés par les prostituées.
En 1952, la ville reçoit la Croix de Guerre avec étoile d'argent.
En 1971, grâce à l'Association de Sauvegarde du Cercle d'Histoire et d'Archéologie du Saint-Amandois (CHASA), les ruines de l'ancienne Forteresse de Saint-Amand-Montrond sortent de terre.
Des visites des ruines sont proposées au public.
Le 5 mai 2010, le Monument construit par Georges Jeanclos à l'initiative du maire Thierry Vinçon avec l’aide de Monique Audry, est inauguré en présence de Georges Kiejman (enfant qui avait été caché pendant la Seconde Guerre Mondiale).
Le Monument a été inauguré en présence de Didier Cerf (délégué régional du comité français pour Yad Vashem) et Shlomo Morgan (ministre-conseiller à l’information près l’ambassade d’Israël en France).
Presque à l'emplacement du château se trouve l'actuel Vélodrome de la ville.
Route de Meillant, subsiste le petit oratoire Bonne-Dame-de-la-Pitié, datant du 15ème siècle.
Hôtel Saint Vic :
Visite de la ville :
La Maison de l'Équateur :
Le Couvent des Capucins :
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
www.ville-saint-amand-montrond.fr/index.html
Château de Sagonne (Cher)
Le 31 juillet 2018, le matin, j'ai visité le Château de Sagonne.
En 832, un ancien oppidum construit le long de la voie romaine qui reliait Lyon à Bourges se trouve à la place du château.
Selon une charte de l'an 832, Wilfried (comte de Bourges) aurait donné le domaine à sa fille Agane pour son mariage avec Robert (un des aïeux d'Hugues Capet).
Depuis 1265, la seigneurie de Sagonne appartient aux Comtes de Sancerre.
Ils en ont hérité de la famille Charenton-Montfaucon.
Pendant le 14ème siècle, le château est élevé afin de contrôler l'itinéraire de Bourges à Sancoins.
 cette époque, les fossés sont remplacés par des douves en eau.
En janvier 1423, Sagonne est réquisitionné par le Dauphin de France pour y mettre une garnison contre les Anglais qui tenaient la Charité-su-Loire.
En 1428, Anne de Bueil (héritière des Sancerre) se marie avec Pierre d'Amboise, compagnon de Jeanne d'Arc.
La famille des Amboise possède donc Sagonne.
En 1542, Antoinette d'Amboise est obligée de vendre le château à Jean Babou de La Bourdaisière.
Au 15ème siècle, Sagonne devient un Comté.
En 1632, Charles de l'Aubespine rachète le château.
En février 1694, Claude Lebas de Montargis rachète le château aux enchères.
En avril 1695, il le revend à Nicolas-Bernard Morel de Boistiroux
Jules Hardouin-Mansart (architecte) fait tout son possible pour récupérer le château que son gendre Claude Lebas de Montargis avait vendu à Nicolas-Bernard Morel de Boistiroux.
En février 1699, Jules Hardouin-Mansart obtient que l'abbé soit soumis au droit de retrait féodal.
Il voulait posséder un domaine féodal titré pour pouvoir être anobli.
En 1682, il sera anobli par le Roi.
Entre 1700 et 1703, il a effectué d'importants travaux de remise au goût du jour du château.
En 1708, Jacques Hardouin-Mansart hérite du château en vertu de la donation contenue dans son acte de mariage de 1701 avec Madeleine Bernard.
En 1754, étant en manque d'argent, Jacques laisse la jouissance de la terre à son fils cadet Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne.
En 1765, le château revient à la marquise Anne Claude Louise d'Arpajon (arrière-petite-fille d'Hardouin-Mansart et dame d'honneur de la dauphine Marie-Antoinette).
Le 27 juin 1794, Anne Claude Louise d'Arpajon est guillotinée lors de la Révolution Française.
Le château sera pillé, les toitures sont démontées afin de récupérer le plomb.
Le château sert de carrière de pierre et sera transformé en ferme.
En 1914, le château est à l'abandon lorsqu'il est classé Monument Historique.
À partir de 1977, le château est racheté par François Spang-Babou.
Le château fait l'objet de multiples restaurations lors de chantiers organisés par une association membre de Rempart.
Le château médiéval, en partie rénové, est aujourd'hui ouvert à la visite.
La partie classique du 18ème siècle a disparu.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Pont-canal du Guétin (Cher)
Le 30 juillet 2018, en fin de journée, visite du pont-canal du Guétin.
En 1827, les travaux du pont-canal commencent.
Les Ponts et Chaussées ont effectué les travaux sous la supervision de l'ingénieur Adolphe Jullien.
En 1838, le pont-canal est inauguré.
La même année, il est ouvert à la navigation, en même temps que le canal.
Le pont a une longueur de 343 mètres.
Il est équipé en aval d'une triple écluse permettant de rattraper le dénivelé d'environ 9,50 mètres.
Pendant 50 ans, il a assuré le passage de bateaux de 30 mètres de long.
Entre 1895 et 1896, il est mis au gabarit dit «Freycinet» (écluses de 39 m X 5,20m).
L'écluse triple a été remplacée par une écluse double afin de faire passer des bateaux plus grands.
Aujourd’hui, le pont-canal est géré et entretenu par Les Voies Navigables de France (VNF).
Il permet toujours de faire traverser les bateaux de marchandises mais aussi de plaisance.
Pour plus de renseignements afin de visiter le pont-canal du Guétin :
https://www.mairie-cuffy.fr/pont-canal-guetin-cuffy-18_fr.html
Écluse des Lorrains (Cher)
Le 30 juillet 2018, en quittant le village d'Apremont-sur-Allier, je m'arrête quelques dizaines de minutes à côté de l'Écluse des Lorrains.
En 1838, l'écluse des Lorrains est construite.
Elle est de forme circulaire et était destinée à :
- récupérer de l'eau dans l'Allier pour alimenter le canal latéral à la Loire
- et transporter du sable depuis le bec d'Allier jusqu'au canal latéral à la Loire.
En 1947, des travaux pour améliorer la prise d'eau et aménager l'écluse en bassin de décantation ont été réalisés.
Pour ce faire, un barrage a été construit et le vannage à l'entrée de l'écluse a été amélioré.
Depuis 1951, à la fin des travaux, l'écluse n'a pas changé.
Pour plus de renseignements afin de visiter le site de l'écluse :
https://www.web-croqueur.fr/ecluse-des-lorrains-sur-le-canal-lateral-un-patrimoine/
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