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Ville d'Apremont-sur-Allier (Cher)
Le 30 juillet 2018, après les visites du château et du parc floral, j'ai déambulé dans les rues d'Apremont-sur-Allier..
Apremont était un village de carriers.
Les pierres étaient acheminées par des bateaux à fond plat qui suivaient l'Allier puis la Loire.
Les pierres ont notamment servi pour la construction d'édifices religieux, tels que la Cathédrale d’Orléans et l'Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, ou encore des places fortes comme l'ancienne résidence seigneuriale de Châteauneuf-sur-Loire.
Une maison datant du 15ème siècle, devant l’ancien port d’embarquement, porte encore le nom de « Maison des Mariniers ».
En 1930, Eugène Schneider (voir https://mes-visites-du-patrimoine-francais.overblog.fr/2024/09/chateau-et-parc-floral-d-apremont-sur-allier-cher.html) s'inspire du passé médiéval va mettre en valeur le village accompagné de l’architecte de Galea.
Tout ce qui n'a pas de rapport avec ce passé a été rasé.
Des maisons dans le style néo-médiéval Berrichon ont été construites à la place.
Pour plus de renseignements afin de visiter le village :
Château et Parc Floral d'Apremont-sur-Allier (Cher)
Le 30 juillet 2018, j'ai visité le Château et le Parc Floral d'Apremont-sur-Allier.
Du 12ème au 14ème siècle, la Forteresse Anglo-bourgignonne est habitée par la famille des Barres.
En 1477, Philippe de Boutillat reçoit le château en apanage par le Comte de Nevers.
À cette date, Philippe de Boutillat demande à son suzerain les fonds nécessaires pour reconstruire partiellement le château.
C’est la forteresse qui est visible de nos jours, avec ses cinq tours, ses remparts, ses courtines et ses mâchicoulis.
En 1602, François de Roffignac achète le château.
En 1722, les descendants de François de Roffignac vendent le château à Louis-Marie-Victoire.
À partir de ce moment, le château restera dans la même famille et sera transmis de mère en fille : Béthune, Masseran, Saint-Sauveur, Schneider et Brissac.
En 1801, Caroline de Fiesque-Masseran (l'aînée des petites-filles de la comtesse de Béthune-Pologne Antoinette-Marie-Louise Crozat de Thiers) épouse Aldonce, marquis Paul-Henry-Raymond de Rafélis de Saint-Sauveur.
Mais Aldonce perd sa fortune dans les fêtes et les jeux.
Complètement ruiné, il se suicide.
Toutes ses terres, voitures, meubles sontvendus.
Il ne reste que le château d'Apremont qui ne se transmet que par les femmes. Mais il est inhabité.
En 1894, Antoinette de Rafélis-Saint-Sauveur, arrière-petite-fille d'Aldonce, épouse Eugène Schneider.
Antoinette emmène Eugéne en voyage de noces à Apremont.
Il s'enthousiasme pour le site.
Par la suite, il rachète à sa belle-mère et à ses beaux-frères leurs parts respectives et devient alors le seul propriétaire du château.
Pendant 50 ans, il passera son temps à transformer et améliorer le confort du château.
En 1918, Antoinette perd un de ses fils, tué dans un combat aérien.
Antoinette étant inconsolable, Eugène lui donne un jardin, à sa demande.
En 1942, à la mort d'Eugène, Antoinette ne cessera pas d'entretenir la demeure.
En 1969, Antoinette décède.
Sa fille Marie/May Schneider (duchesse de Brissac) épouse Pierre de Cossé (duc de Brissac).
Avec son mariage, Marie/May devient la propriétaire du château.
En 1970, Gilles de Brissac ayant eu le goût des jardins grâce à sa grand-mère Antoinette, décide de créer un parc floral à Apremont.
Celui-ci englobe une partie du village.
Les travaux commencent cette année-là, sur un terrain plat.
Il a fallu 650 tonnes de rochers pour construire la cascade.
Des étangs ont été construits sur lesquels des plantes aquatiques, de nymphéas et de lotus s'épanouissent.
De la pelouse a été plantée à la place des prés, et des arbustes à fleurs ont été plantés.
Un Pont-Pagode qui rappelle la Chine, un Pavillon Turc et son décor rappelle les rives du Bosphore et les splendeurs de l'Empire Ottoman, un Belvédère d'inspiration Russe sont les œuvres du peintre-architecte d’origine russe, Alexandre Serebriakoff.
10 ans de travaux ont été nécessaires pour les construire.
Les périodes de floraison :
mars : magnolia, forsythia, weigelia, seringa
avril : cerisiers et pommiers à fleurs, pivoines arborescentes
mai : azalée, rhododendron, glycine, pivoine
juin : rose, clématite, digitale, lupin
juillet : hemerocalle, hydrangea, agapanthe, perovskia
août : clerodendron, hibiscus, clematite, rosier remontant
septembre : aster, dahlia, sedum
Pour plus de renseignements afin de visiter le domaine du Château (l'intérieur du Château ne se visite pas) et le Parc Floral :
https://www.apremont-sur-allier.com/explorer/le-chateau/
Château de Meillant (Cher)
Le 12 août 2017, visite du Château de Meillant.
Au 11ème siècle, Raoul VI (Prince de Déols) avait fait construire une tour pour protéger ses terres.
À la mort de Raoul VI, sa fille Denise de Déols hérite des terres.
En 1189, elle se marie avec André Ier de Chauvigny.
En 1200, André Ier de Chauvigny part soutenir Arthur contre le Roi Jean.
En 1202, il est fait prisonnier pendant la bataille de Mirebeau et décède en captivité à Rouen.
En 1204, Denise de Déols se remarie avec Guillaume Ier, Comte de Sancerre.
Son fils aîné, Guillaume Ier de Chauvigny hérite des terres.
Il construit une ville à proximité du château.
En 1233, Guillaume Ier de Chauvigny céde les terres à son demi-frère, Louis Ier de Sancerre.
Entre la fin du 13ème et le début du 14ème siècle, Étienne de Sancerre fait construire le château actuel.
À sa mort en 1308, son frère Jean II de Sancerre devient propriétaire de la seigneurie.
Les héritiers de Jean II de Sancerre se passeront le domaine.
Viendra par la suite Louis II de Sancerre, puis Jean III de Sancerre, et enfin Marguerite de Sancerre (la fille unique de Jean III de Sancerre).
Le 27 juin 1374, après être devenue veuve en 1370, elle épouse en secondes noces à Riom, le dauphin d'Auvergne Béraud II.
En 1404, Marguerite-Dauphine (une des filles de Béraud II et Marguerite) épouse Jean IV de Bueil.
En 1418, Marguerite-Dauphine décède mais laisse l'usufruit de Meillant et Charenton à sa sœur Jacquette-Dauphine, abbesse de Saint-Menoux.
En 1453, Charles d'Albret accorde trois années à l'abbesse pour qu'elle lui rende son hommage.
En 1438, Anne de Bueil (une fille de Marguerite de Bueil) se marie avec Pierre Ier d'Amboise-Chaumont.
Le 20 octobre 1453, ils acquièrent les seigneuries de Meillant et Charenton par échange.
À partir du 6 mai 1464, ils transmettent à leur fils aîné Charles Ier d'Amboise la nue-propriété de Meillant pour son mariage avec Catherine de Chauvigny-Châteauroux.
Le 28 juin 1473, Pierre d'Amboise décède à Meillant.
De 1473 à 1510, la famille d'Amboise fait construire le corps de logis central, la chapelle et la tour du Lion avec sa vis, côté cour.
Les constructions ont été commencées par Charles Ier d'Amboise et ont été achevées par Charles II d'Amboise.
Le 22 février 1481, à la mort de Charles Ier, le Maréchal Charles II d'Amboise (son fils) continue les travaux.
Étant retenu par ses fonctions de lieutenant du roi en Italie et de gouverneur du Milanais, il fait surveiller les travaux par son oncle, le cardinal d'Amboise.
À la fin du 15ème siècle, deux corps de logis rectangulaires sont construits.
En 1505, Louis XII s'arrête à Meillant. En témoigne la sculpture d'un porc-épic couronné sur une tour.
Le 11 février 1511, Charles II d'Amboise décède à Correggio.
Son fils unique Georges d'Amboise hérite du château mais il décède en 1525 à la bataille de Pavie.
En 1522, Georges d'Amboise consigne, dans son testament, laisser ses biens à sa tante Catherine de Chaumont d'Amboise.
Le 21 octobre 1525, les terres de Meillant et de Charenton reviennent à Catherine d'Amboise.
En 1542, Catherine d'Amboise transmé ses terres de Meillant, Charenton, Lignières et Chaumont à sa nièce Antoinette.
Le 4 décembre 1543, étant ruinée par son troisième mari Louis de Luxembourg-Roussy, elle est contrainte de vendre la nue-propriété à ses fils Gilbert et Charles de La Rochefoucauld.
En 1545, Charles de La Rochefoucauld épouse Françoise de Chabot. Ils auront 3 filles : Françoise, Antoinette et Charlotte.
En 1589, Antoinette de La Rochefoucauld se marie avec Antoine de Brichanteau.
Les seigneuries de Meillant et Charenton lui reviennent lors de son mariage.
En 1550, Catherine d'Amboise décède.
Le 4 juillet 1553, après la mort d'Antoinette d'Amboise et en accord avec ses frères, Charles de La Rochefoucauld reste le seul propriétaire des terres de sa mère.
À la mort de Charles, sa veuve Françoise de Chabot restera dame de Meillant jusqu'en 1600.
Le 5 mai 1627, Antoinette de La Rochefoucauld décède.
En 1653, Nicolas de Brichanteau décède.
Son deuxième fils, Claude-Alphonse de Brichanteau lui succéde.
En 1658, après sa mort, sa veuve Angélique d'Aloigny reste dame de Meillant jusqu'en 1676.
Son fils Louis-Fauste de Brichanteau épouse Marie-Henriette d'Aloigny de Rochefort.
Ils auront 3 enfants : Louis, Armand et Louise-Madeleine-Thérèse.
Au début du 17ème siècle, Claude Chastillon réalise un dessin montrant le château avec une galerie de 7 arcades à l'ouest.
Aujourd'hui, il ne reste que 2 piles dans le jardin.
La galerie ressemblait à celle du château de la Verrerie.
Le 12 septembre 1710, Louise-Madeleine-Thérèse de Brichanteau se marie avec Pierre-François Gorge d'Antraigues.
Le même jour, le père du marié, Pierre Gorge d'Antraigues achète aux enfants Brichanteau les terres de Meillant, Chandeuil, Pondy et Charenton, et en donne l'usufruit à son fils Pierre-François.
La nue-propriété reviendra aux enfants à naître.
S'il n'y en a pas, l'héritage reviendra à son autre fils Chrétien-François Gorge d'Antraigues, et à sa fille Julie-Christine-Régine Gorge d'Antraigues.
En avril 1732, Chrétien-François Gorge d'Antraigues vend la totalité de l'usufruit et la moitié de la nue-propriété de Meillant à sa demi-sœur Julie-Christine-Régine Gorge.
En 1755, Armand-Joseph de Béthune prend possession de Meillant et Charenton.
Au 18ème siècle, les remparts protégés par les douves disparaissent.
En 1857, Henriette-Adélaïde-Joséphine du Bouchet de Sourches de Tourzel donne le château à sa nièce Virginie de Sainte-Aldegonde.
À partir de 1842, le château est restauré par l'architecte Louis Lenormand.
En 1862, le château est provisoirement classé aux Monuments Historiques.
En 1887, le propriétaire demande le déclassement de son château.
Le 2 mars 1926, le château est à nouveau inscrit aux Monuments historiques.
Le 4 avril 1963, les façades et les toitures du château sont à leurs tours classées aux Monuments Historiques.
Le Marquis Aimery de Mortemart est l'actuel propriétaire du château.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Château d'Ainay-le-Vieil (Cher)
Le 11 août 2017, le matin, j'ai visité le Château d'Ainay-le-Vieil.
Autrefois, il y avait un site occupé par les Gallo-romains à la place du château.
En 476, le château est déjà fortifié.
Il se situe à la frontière entre les domaines d'Aquitaine et de ceux des rois de France en territoire anglais.
Cette position stratégique perdurera jusqu'à la fin de la Guerre de Cent Ans.
En 1180, la ville d'Ainay-le-Vieil porte le nom d'Ainacum Vetus. Elle est au cœur d'une châtellenie des seigneurs de Bourbon.
Elle se trouvait à proximité de la voie romaine entre Bourges et Néris.
La ville gallo-romaine la plus proche est Drevant.
En 1213, la terre d'Ainay-le-Vieil appartient à Pierre des Barres.
En 1221, étant lié à la Comtesse de Nevers, Pierre des Barres reçoit des fiefs.
En 1222, il se porte caution des fiefs qu'il a reçu.
Vers 1233-1234, Pierre des Barres décède.
Pendant plus d'un siècle, la famille de Sully (originaire de Sully-sur-Loire) possède le château.
Pendant la Guerre de Cent Ans, le château servira à harceler les Anglais.
En 1356, après la défaite de Poitiers, le château est le seul à rester français dans la région.
À la fin des guerres franco-anglaises, le château perd tout intérêt militaire.
En 1433, lors du mariage de Belle-assez de Sully, la terre d'Ainay-le-Vieil passe aux Barons de Culant.
Lors de la Révolution Française, la Forteresse est épargnée de la destruction.
Le Marquis de Bigny était dans son autre château. Celui de Bigny au Nord de Saint-Amand-Montrond.
Au 19ème siècle, son neveu Anatole de Chevenon, devient le nouveau Marquis de Bigny.
Entre 1955 et 1860, il restaure le château et les jardins.
Le parc est transformé en jardin paysager et des chartreuses sont créées.
En 1872, Anatole de Chevenon décède.
Sa fille, la Vicomtesse de Villefranche hérite d’Ainay-le-Vieil.
Le château passera ensuite à sa fille, la Marquise de Colbert-Chabanais puis à sa petite-fille la Baronne Géraud d’Aligny.
En 1954, le Baron et la Baronne Géraud d’Aligny, parents des actuels propriétaires, décident d’ouvrir le château au public.
Ils sont également à l’initiative de la Route du Cœur de la France.
La route deviendra ensuite la route JacquesCœur.
En 1984, une tempête dévaste le parc.
Au début du 17ème siècle, deux pavillons de style Renaissance marquent l'entrée des jardins.
Au 19ème siècle, le parc devient paysager.
Au 20ème siècle, il possède de nombreux arbres, comme les cyprès chauves.
En 2022, le domaine reçoit le Prix des Jardins du Grand Trophée Dassault Histoire et Patrimoine.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :