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Parc Floral de la Source à Orléans (Loiret)
Le 5 août 2020, le matin, j'ai visité le Parc Floral de la Source à Orléans.
En l'an 510, les moines de l'Abbaye Saint-Mesmin de Micy obtiennent le terrain, des mains de Clovis 1er.
À partir de 1427, le domaine passe dans les mains de différents seigneurs et de familles nobles.
Au début du 18ème siècle, le parc est aménagé en Jardin à la Française.
Dans les années 1720, une glacière, une galerie bibliothèque, des statues, des bas-reliefs et une terrasse sont ajoutés au Jardin.
En 1959, les 410 hectares du domaine sont achetés par la ville d'Orléans et le département du Loiret.
Seuls 35 hectares sont gardés dans le but de construire le Parc Floral de la Source.
Les 375 hectares restants serviront à créer le quartier de la Source. L'Université d'Orléans renaîtra dans ce quartier.
En 1963, le jardin voit le jour.
Le Parc devient un lieu de détente.
Il servira également de vitrine pour l'activité horticole du département.
En 1963 également, un petit train est mis en service sur une voie de 0,6 mètre d'écartement. Les rails sont de type SNCF.
Il circule dans l'enceinte du parc et relie la gare de la chapelle (partie haute, près de l'entrée) à celle du jardins de rocaille (partie basse).
Le parcours mesure 2,2 kilomètres et deux boucles permettent le retournement du trains à chaque extrémité de la ligne.
D'avril à octobre 1967, la manifestation Floralies a lieu au Parc Floral de la Source.
Afin d'attirer un très grand nombre de visiteurs, le Parc à thème Floralix est créé sur une superficie de 3 hectares.
Le Parc Floralix est l'ancêtre du célèbre Parc Astérix de Plailly dans l'oiseau.
Il a pour thème l'univers du héros gaulois de bande dessinée "Astérix".
Le 25 avril 1967, le parc Floralix ouvre ses portes au public et est inauguré par Edgar Faure (ministre de l'agriculture).
Michel Polnareff et Pierre Perret chantent dans le Parc.
Les Floralies accueillent 2,3 millions de visiteurs.
Ainsi, Orléans est devenue la Capitale Mondiale de l'Horticulture. 330 exposants et 700 producteurs de 11 pays étaient présents.
En octobre 1967, le Parc Floralix ferme définitivement ses portes.
En 2008, la circulation du petit train est interrompue.
En 2012, en coopération entre le Parc Floral de la Source et l'Association "Tacots des Lacs", le petit train reprend du service.
En 2012 également, une scène du film "Parlez-moi de vous", est tournée dans le Parc Floral.
Quelques photos rapprochées des fleurs dans le Parc :
Une serre à papilons se trouve dans le Parc Floral :
Il y a également une volière de perroquets et oiseaux :
Une mini ferme :
Photos du circuit de petit train :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Parc Floral de la Source :
Ville d'Orléans (Loiret)
Le 4 août 2020, j'ai visité la ville d'Orléans.
Pendant l'Antiquité, Orléans se nomme Cenabum.
C'est l'une des villes principales de la tribu des Carnutes.
Orléans est un port de commerce important pour les nautes de la Loire. Mais les marchands internationaux sont massacrés par un Parti autochtone.
En 52 avant Jésus Christ, le massacre des marchands internationaux est un prétexte pour Jules César pour exécuter les habitants et incendier la ville, dans sa campagne de la Conquête de la Gaule.
L'Empereur romain Aurélien construit une nouvelle ville sur les ruines de Cenabum.
Elle est nommée Civitas Aurelianorum.
En 408, les Alains franchissent la Loire en compagnie des Vandales.
Un des groupes, dirigé par Goar, accepte de se joindre aux armées romaines.
Aetius installe le groupe sur la Loire et à Orléans.
Mais les Alains dirigés par Goar, estimant de ne pas être suffisamment payés, n'hésitent pas à exécuter des sénateurs d'Orléans.
Vers 450, Attila a envahi la Gaule.
Sous les ordres du Roi Sangiban, les Alains rejoignent les troupes d'Aetius afin de chasser Attila.
En 451, Orléans est assiégée par Attila.
Les troupes de la coalition entre Aetius, Mérovée et Théodoric battent Attila.
En 463, la bataille d'Orléans se déroule entre les forces de l'Empire Romain du Magister Militum Ægidius et les troupes du Royaume Wisigoth.
En 511, Clovis 1er tient une Assemblée importante à Orléans, tant religieusement que politiquement.
À cette époque, Orléans est la capitale du Royaume d'Orléans, suite au partage du Royaume en 4 par Clovis 1er.
Deux siècles plus tard, Orléans joue un grand rôle pendant la Renaissance Carolingienne.
Au 9ème siècle, la ville prend le nom d'Aurelianum. Puis Orléans par simplification et évolution phonétique.
En 987, le double sacre d'Hugues Capet et de son fils Robert II le Pieux a lieu dans la Cathédrale d'Orléans, sur le territoire du fief de la famille capétienne.
En effet, Orléans est la capitale d'un Comté puis d'un Duché qui avait été donné en apanage au fils cadet du Roi, comme le voulait la tradition.
En 1108, Louis VI le Gros est sacré dans la Cathédrale d'Orléans par l'archevêque de Sens.
En 1306, le Pape Clément V fonde l'université d'Orléans, la 4ème de France après Paris, Toulouse et Montpellier.
Elle se spécialise dans le droit et contribue au prestige de la ville.
En 1306 également, le titre de duc d'Orléans est créé.
Les ducs d'Orléans venaient peu dans la ville.
Orléans est alors la capitale de cette province royale.
Officiellement leur château était celui de Blois.
Le duché d'Orléans était le plus vaste, commençant à Arpajon, puis Chartres, Vendôme, Blois, Vierzon, Montargis.
Le fils du duc portait le titre de duc de Chartres.
Pendant la guerre de Cent Ans, Jeanne d'Arc (originaire d'Orléans) a joué un rôle très important à Orléans.
En 1428, les Anglais assiègent la ville.
En 1429, Jeanne d’Arc débute la reconquête des territoires occupés par les Anglais.
Le 8 mai 1429, la ville est libérée avec l'aide des grands généraux du royaume, Dunois et Florent d'Illiers.
Les habitants sont très reconnaissant de Jeanne d'Arc et lui portent une grande admiration et une fidélité qui durent encore aujourd'hui (fêtes johanniques d'Orléans).
Ils lui ont offert une maison bourgeoise dans la ville et la surnomment la "Pucelle d'Orléans".
Jeanne d’Arc ayant été emprisonnée par Charles VII, les habitants contribuent financièrement afin de la libérer. Mais Charles VII, qui était devenu Roi grâce à Jeanne d’Arc, garde l'argent pour lui.
À la fin du 15ème siècle, la ville finance un Monument Commémoratif qui est installé sur le pont de la Loire.
En 1562, les Huguenots détruisent le Monument. Il est reconstruit.
En 1792, le Monument Commémoratif est à nouveau détruit.
La guerre de Cent Ans terminée, la ville retrouve sa prospérité.
Aux 15ème et 16ème siècles, la ville d'Orléans fait partie d'une des plus belles villes de France.
Pendant la Renaissance, de riches châtelains viennent dans le Val-de-Loire. Le Roi viendra également à Orléans.
Les guerres de Religion perturbent la réussite de la ville.
Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, les États Généraux sont réunis en ville.
Le 5 décembre 1560, le Roi François II (fils aîné de Catherine de Médicis et d'Henri II) décède dans l'Hôtel Groslot.
Sa femme, Marie Stuart, est à ses côtés.
Pendant la première guerre de Religion, Orléans devient la capitale de l'insurrection protestante, grâce à Condé.
De janvier à avril 1563, les armées Catholiques du Duc de Guise assiègent la ville.
La ville est reprise et les remparts sont détruits.
La cathédrale est reconstruite. Henri IV pose la première pierre. Les travaux dureront un siècle, mélangeant les styles fin Renaissance et Louis XIV.
Molière est venu à l'Université d'Orléans pour apprendre le droit.
En 1685, la révocation de l'édit de Nantes est proclamée.
Au 18ème siècle, le commerce fluvial participe aux nouvelles richesses de la ville.
La ville s'agrandit telle qu'elle est aujourd’hui.
En 1790, la province de l'Orléanais est disloquée.
Le département du Loiret est créé.
Orléans devient le chef-lieu.
Début 1792, la ville reçoit une Haute cour pour juger les contre-révolutionnaires.
Le 29 août 1792, Léonard Bourdon arrive en ville afin d'organiser la venue des Frères Pâris (des révolutionnaires qui doit examiner les prisonniers).
Les prisonniers sont libérés.
Par la suite, le Conseil du Département souhaite acheminer les prisonniers à Saumur, avec l'aval de Paris.
Les Frères Pâris refusent et emmènent les prisonniers à Versailles.
Les prisonniers sont exécutés. Seuls 3 réussissent à s'échapper avant la sentence.
Le 17 septembre 1792, des émeutes éclatent à Orléans en représailles aux exécutions.
Des maisons de notables sont pillées et incendiées.
Le 16 mars 1793, Léonard Bourdon est blessé lors d'un attentat à son encontre.
Le 12 juillet 1793, les auteurs de l'attentat raté sont guillotinés.
Le 13 août 1838, la compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans est créée.
L'arrivée du chemin de fer bouleverse l'économie de la ville avec la perte des colonies sucrières.
Le 13 octobre 1870, les Prussiens occupent la ville, en pleine guerre franco-allemande.
Le début du 20ème siècle est marqué par les débuts de l'aviation.
Henri Farman fait plusieurs aller-retours entre Étampes et Orléans.
En 1909, son frère Maurice Farman effectue un vol de Buc à Orléans via Chartres.
En 1909 également, Ferdinand-Léon Delagrange est à l'origine de la première route aérienne entre Juvisy et Orléans.
Il est également à l'origine de la création de l'aérodrome des Groues et demande qu'Orléans devienne une étape dans la course d'aéroplanes entre Bordeaux et Paris.
En juin 1940, 681 immeubles sont détruits et 695 sont très endommagés.
Pendant l'Occupation, les Allemands transforme la gare des Aubrais. Elle devient une gare centrale pour servir de plate-forme logistique ferroviaire à leur service.
À Pithiviers et Beaune-la-Rolande, deux camps de transit sur le chemin de la déportation sont créés.
En 1944, l'armée Britannique bombarde la ville et la gare des Aubrais.
Les dégâts sont considérables.
Le 16 août 1944, les troupes américaines du Général Patton, accompagnées des Forces Françaises de l'Intérieur libèrent la ville.
Début 1945, les travaux de reconstruction de la ville commencent sur des plans de Jean Kerisel et Jean Royer.
La rue Royale et ses arcades sont reconstruites à l'identique.
Dans les aannées 1960, la ville s'agrandit.
Le quartier de La Source est créé. Le Campus Universitaire ainsi que le Parc Floral de la Source s'y installent.
Depuis 1964, la ville est le siège de la Préfecture de Région.
Le 16 mai 1968, l'ensemble des 1200 salariés de l'usine Unulec se met en grève.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
Château de Saint-Brisson-sur-Loire (Loiret)
Le 6 août 2019, j'ai visité le Château de Saint-Brisson-sur-Loire.
En 1060, le premier seigneur de Saint-Brisson-sur-Loire connu se nomme Probert de Saint-Brisson.
La même année, il fait un don à l'Abbaye de l'église à Saint-Brisson-sur-Loire.
En 1135, Suger signale qu'il aurait détruit le castrum par les flammes car le propriétaire du castrum se serait livré à des actes de vandalisme sur des marchands.
Louis VI a détruit la tour maîtresse romane et des palissades.
Entre 1180 et 1181, le Comte de Sancerre est propriétaire du château.
Il participe à 2 coalitions contre Philippe Auguste.
En représailles d'hommages rendus au Comte de Flandre pour le castellum de Sancti-Bricii, l'armée Royale envahit et pille le Comté.
Le Comte de Sancerre est obligé de s'humilier devant le Roi.
Guillaume Ier de Sancerre hérite du Comté de Sancerre à la mort de son père.
En revanche, les villes de Saint-Brisson-sur-Loire et Châtillon-sur-Loing reviennent à son frère cadet Étienne II de Sancerre.
Elles sont placées sous la tutelle de leur oncle Guillaume aux Blanches Mains.
Entre 1200 et 1201, le comte de Champagne est propriétaire de toutes les terres du Comté de Sancerre, sauf Saint-Brisson-sur-Loire.
Jusqu'en 1290, la famille de Sancerre est propriétaire du château.
En 1567, la famille Séguier achète le château.
Il est transformé en demeure d'habitation.
En 1793, Nicolas-Maximilien Séguier (fils de Sidoine Séguier) fait abattre le châtelet d'entrée du château, une partie de la courtine ouest, la tour ronde sud-ouest et l'intégralité de la courtine sud ; afin d'effacer les traces des prérogatives seigneuriales.
À partir de 1819, les descendants de Nicolas-Maximilien restaurent le château qui est resté inoccupé depuis la Révolution française.
Ils entretiendront le château jusqu'au début du 20ème siècle.
En juillet 1987, Anne de Ranst de Berchem de Saint Brisson, dernière descendante des marquis de Saint Brisson, lègue le Domaine à la commune de Saint-Brisson-sur-Loire.
Le château est géré par une association délégataire de service public, l'association des Amis du château de Saint-Brisson (ACSB).
Les communs sont vendu au promoteur immobilier Vallogis afin de créer des appartements à faibles loyers.
En 2015, le conseil municipal de Saint-Brisson-sur-Loire vote la vente du château et d'une partie du parc à Lancelot Guyot par le biais de sa société, Tous Au Château.
Il est déjà propriétaire du château de La Ferté-Saint-Aubin.
La société Tous Au Château, appartenant à Lancelot Guyot, a ouvert le château aux visites.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Château de La Ferté Saint Aubin (Loiret)
Le 5 août 2019, l'après-midi, j'ai visité le Château de La Ferté Saint Aubin.
Au Moyen Âge, La Ferté-Nabert a pour origine le nom d'un seigneur de la famille de Meung : Nabert.
Vers 1150, le site passe dans la famille des Nids avec le mariage entre Alix-Adélaïde de La Ferté et Raoul des Nids.
Vers 1240, Edelinde des Nids se marie avec Hubert de La Ferté-Hubert.
Vers 1269, l'héritière des deux seigneuries, Isabeau de La Ferté transmet son héritage à son mari Renaud de Lisle-en-Vendômois.
Leur fils Jean de Lisle décède sans enfants en 1306.
Ses deux sœurs se disputent la succession.
De 1310 à la fin du 15ème siècle, La Ferté-Nabert passe successivement dans les mains des familles de Graçay et de Mornay,
À la fin du XVe siècle, les Mornay vendent La Ferté-Nabert à la famille d'Estampes.
La famille d'Estampes possède La Ferté-Nabert depuis Jean Ier, mort en 1484.
En 1522, Marguerite d'Estampes (fille de Jean II d'Estampes et Madeleine de Husson-Tonnerre) assure la succession en épousant Nectaire de Saint-Nectaire.
À la fin du 16ème siècle, leur petit-fils Henri de Saint-Nectaire commence la construction du château.
Le 28 juillet 1698, Françoise-Charlotte de Saint-Nectaire se marie avec François-Gabriel Thibault de La Carte.
En 1748, le maréchal Ulrich Frédéric Woldemar de Löwendal achète le château.
Le domaine est érigé en Comté de La Ferté-Lowendal.
En 1827, François-Victor Masséna achète le château.
En 1987, Jacques Guyot achète le château.
Il l'ouvre au public afin de financer les travaux de restauration.
En 2014, Jacques Guyot souhaite vendre le château.
Son fils Lancelot rachète le château.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Basilique Notre-Dame de Cléry-Saint-André (Loiret)
Le 5 août 2019, le matin, j'ai visité la Basilique Notre-Dame de Cléry-Saint-André.
Vers 1300, une statue de la Sainte-Vierge est découverte à Cléry-Saint-André. Elle aurait des vertus miraculeuses.
Philippe IV le Bel fait construire une collégiale sur place afin d'accueillir les pèlerins.
En 1428, l'église est détruite par les troupes anglaises pendant la Guerre de Cent Ans.
Louis XI fait le vœu de reconstruire une église à Cléry-Saint-André s'il triomphe contre les Anglais à Dieppe.
En 1443, Charles VII et Jean de Dunois fondent la nouvelle église.
Les travaux s'étalent de 1449 à 1485.
En 1483, la Chapelle Saint-Jean est construite. Jean de Dunois et sa famille y sont inhumés.
Au 16ème siècle, en 1515, deux chapelles sont ajoutées :
- la chapelle Saint-Jacques sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
- une chapelle hexagonale signée Jean des Roches.
Le 24 juin 1480, le Roi Louis XI octroie la baronnie de Cléry à l'église collégiale Notre-Dame de Cléry.
Le 7 septembre 1483, Louis XI est inhumé dans la Basilique.
En décembre 1483, son épouse Charlotte de Savoie sera à son tour inhumée dans la basilique.
Le 2 avril 1562, pendant les guerres de Religion, les Protestants détruisent le tombeau du roi et la statue de la Vierge, à la suite de la prise de la ville d’Orléans.
En 1622, Louis XIII fait construire une nouvelle sépulture en marbre.
Pendant la Révolution, la sépulture est à nouveau détruite.
Seuls la statue moderne du roi et les quatre anges sont préservés par Alexandre Lenoir à Paris dans le Musée des monuments français.
Au 19ème siècle, l’architecte François-Narcisse Pagot et le sculpteur Romagnési reconstruisent un mausolée.
Le préfet Maxime de Choiseul d'Aillecourt a rapatrié les sculptures du Musée des monuments français en 1818.
Pendant le 19ème siècle, l'église est restaurée par Eugène Viollet-le-Duc.
En 1840, l'église est classée sur la liste des Monuments Historiques.
En 1873, le cœur du Roi Charles VIII est découvert par le comte Georges de Balby de Vernon lors de fouilles archéologiques.
En 1891, la chapelle Saint-Jean est restaurée.
Le 2 février 1894, la chapelle royale devient une Basilique sous le pontificat du pape Léon XIII.
Pour plus de renseignements afin de visiter la Basilique Notre-Dame :
https://www.clery-saint-andre.com/basilique-notre-dame-de-clry
Château de La Bussière (Loiret)
Le 2 août au matin, j'ai visité le Château de La Bussière.
Fin 11ème-début 12ème siècle, le château de La Bussière est construit par Étienne de Feins. Il a fait détourner la route de Paris à Lyon pour qu'elle passe devant le château.
Le château abrite une garnison de soldats chargée de défendre la route et le domaine de Feins.
Mais les descendants entendent utiliser la route différemment. Par exemple, avant 1264, Jean de Feins créera 5 foires par an et un marché hebdomadaire.
Dans les années 1260, Agnès de Feins épouse Robert de Sancerre.
Au 14ème siècle, à partir de ce mariage, La Bussière dépendra d'une branche de la Maison de Sancerre.
Après 1350, à la mort d'Agnès de Feins, La Bussière passe à son fils Louis de Sancerre, puis à ses deux enfants : Louis, puis Isabeau de Sancerre qui avait épousé Arnould de Bonnay.
Le domaine, toujours lié à Menetou-Salon, passe à Robert de Bonnay, un de lleurs fils.
Après sa mort en 1415, son frère Philippe de Bonnay lui succède.
Il n'utilise pas La Bussière et doit mettre le domaine en vente après la mort de son frère Robert.
En 1420, La Bussière est achetée par Étienne Froment.
En 1462, il partage ses biens entre ses sept enfants. François, son seul fils, reçoit La Bussière, mais sa charge de greffierdau Parlement de Toulouse l'éloigne du château. Son père reste donc le seigneur du château.
En 1484, Charles VIII rend visite à sa sœur Anne de Beaujeu à Gien.
Les soldats de la Garde Écossaise qui l'accompagne logent au château de La Bussière.
En 1498, Georges Froment, le petit-fils d’Étienne, achète les parts de ses trois sœurs.
En 1513, Georges décède sans enfants. Jean Brinon, un lointain cousin par alliance, hérite de La Bussière.
Vers 1525, Jean Brinon fera construire un relais de poste dans le bourg de La Bussière. Ainsi, le bourg devient une étape sur la route Paris-Lyon.
Le 27 avril 1533, François Ier s'arrête à la Bussière.
En 1536, il autorise Jean Brinon à rétablir les foires et marchés mis en place à l'époque des Feins.
Jean Brinon épouse Jeanne Lhuillier.
À partir de 1540, à la mort de Jean, Jeanne gère seule le domaine. Ils ont eu une fille, Jeanne Brinon, qui épouse en 1533 Jean du Tillet.
En 1550, Jeanne Lhuillier était restée au château. Elle décède cette même année.
Pendant la deuxième moitié du 15ème siècle, le château est transformé pour se conformer à l'évolution des armes de guerre.
La tourelle d'escalier est le seul élément en briques pour cette époque.
En 1557, Jean 1er du Tillet et Jeanne de Brinon, trop occupés à Paris, donnent le château de La Bussière à leur fils Jean II.
Fin août 1562, afin de protéger la région des Huguenots très menaçants, une garnison de soldats est établie au château de la Bussière.
Le 13 septembre 1567, Jean II du Tillet épouse Jeanne de Nicolaï.
Le 18 octobre 1567, face aux attaques des Protestants, 17 prêtres de Gien viennent se réfugier au château de La Bussière.
Apprenant cette nouvelle, les autorités de Gien se dirigent vers le château et tiennent un siège pendant plusieurs jours. Les villageois qui s'étaient réfugiés à l'intérieur obtiennent la vie sauve en livrant les prêtres aux Protestants.
En 1571, Madeleine, une des sœurs de Jean II, épouse Jacques de Saint-André. Sa deuxième sœur, Marie, épouse Pierre Séguier.
En 1582, Séraphin du Tillet, son frère, devient aumônier de Catherine de Médicis.
Entre 1580 et 1587, Jean II fait construite des bâtiments communs à la place de quelques maisons autour du château. En même temps, il profite des désordres causés par les guerres de Religion pour acquérir des terres pour agrandir son domaine. Cela lui permet de créer un parc de 60 hectares entouré de murs, toujours existant aujourd'hui.
Il reconstruit également l’église qui avait été détruite par les protestants en 1567.
Les fossés sont recreusés et asséchés. Ils prennent une forme quadrangulaire.
À l'entrée, un pavillon avec pont-levis est ouvert du côté de la route.
En 1585, la seigneurie de la Bussière est érigée en baronnie par le roi Henri III. Cette récompense héréditaire montre qu'à cette date la famille du Tillet est toujours bien considérée par le roi de France, et ce malgré les positions ligueuses de Jean II.
En 1615, Jean III, fils de Jean II du Tillet, fonde un couvent d'Oratoriens dans le village.
Jusqu'en 1646, Jean III continue les travaux du château jusqu'à sa mort.
Jean III était resté proche de son frère Hélie, marié à Françoise de Faucon de Ris.
En 1646, leur fils, Jean IV, hérite du château.
En 1651, il épouse en secondes noces Marguerite Frézon.
En 1677, leur fils Charles épouse Jeanne-Marie Brunet à Paris.
En 1678, il est fait Marquis de la Bussière par Louis XIV.
Les du Tillet, qui étaient Barons de la Bussière depuis 1585, deviennent donc Marquis à partir de Charles et jusqu'à la Révolution.
À partir du milieu du 17ème siècle, les aînés des du Tillet désertent la Bussière. Aucun réaménagement du château ne sera fait à cette époque.
Charles du Tillet, soucieux de pouvoir profiter du parc lors de ses rares voyages à la Bussière, le fait réaménager.
C'est pendant les travaux de réaménagement que l'étang est recreusé et que les allées rectilignes du parc sont tracées.
En 1687, le fils de Charles et Jeanne-Marie Brunet est né. Il se nomme Jean-Baptiste Charles du Tillet.
Le 22 avril 1708, il épouse Jeanne-Marguerite Le Fèvre d’Ormesson.
Leur fils Charles-Jean-Baptiste du Tillet est né en 1710. Il ne s'occupera pas de La Bussière.
Antoine-Charles du Tillet, petit rère de Charles-Jean-Baptiste, gère le domaine de la Bussière à sa place.
Antoine-Charles se marie en 1760 à sa cousine Marie-Adèle Charlotte du Tillet de Montramé.
Ils vont surtout s'occuper du parc du château. Les entrées sont réaménagées et mises en valeur. Un des bâtiments des communs qui avait été détruit par un incendie est reconstruit. Il abrite l'orangerie. Ils construisent également les deux pavillons et la grille d'entrée.
En 1783, Henriette Charlotte du Tillet récupère le château à la mort de son oncle.
Le 1er mai 1798, très endéttée, elle est contrainte de vendre le château et les terres à un dénommé Charles Armand.
Le 3 avril 1799, Charles Armand revend le domaine de La Bussière à Liphard-Daniel Lefort et son épouse, Marie-Jeanne Chevalier.
Le 14 septembre 1814, Alphonse Duchemin de Chasseval achète le château de la Bussière. Il est le fils de Gabriel Duchemin de Chasseval et Marie Monique Janson de Couët.
Alphonse Duchemin de Chasseval épouse Adèle Tournyol de la Rode.
À la suite de l'achat du château de la Bussière, il devient maire à partir de 1826 pendant 30 ans. En 1831, il est conseiller d'arrondissement et en 1840 conseiller général.
Il a trois enfants avec Adèle : Laure, Léon et Henri.
Laure, mariée à Gustave de Champgrand. Elle décède en 1846 à 33 ans. Elle voulait ouvrir une école gratuite pour les filles du village. Ses parents exécuteront ses volontés.
En 1847, Alphonse de Chasseval obtient l'autorisation du roi Louis-Philippe Ier de construire une chapelle dans le parc du château, afin d'y déposer la dépouille de Laure.
En 1856, à la mort de son père, Léon hérite du château et prend sa place de maire de la Bussière.
En 1859, il se marie à Ferdinande Marie Albertine de Béthune-Hesdigneul. Il avait épousé en premières noces Hortense de Perrochel de Morainville, avec laquelle il avait eu une fille.
En 1866, il commence la restauration du château afin de le moderniser. Un nouveau bâtiment est construit à côté de l'étang, recevant la lingerie, la véranda, le vestibule et le salon de billard.
En 1868, le fils de Léon, Bruno Duchemin de Chasseval épouse Jeanne de Goulaine. Il est élu maire de la Bussière pendant plus de 50 ans.
En 1912, Jeanne fait réaménager le parc et le potager par René-Édouard André pour lui redonner l'aspect du 18ème siècle.
Antoine Duchemin de Chasseval, le fils de Léon, se marie à Françoise Baconnière de Salverte.
Le 22 avril 1962, Henri Duchemin de Chasseval et Geneviève d'Espinay de Saint-Luc décident d'ouvrir à la visite le château et son parc.
Le château de la Bussière devient alors le « Château des Pêcheurs » avec une importante collection de poissons.
Le château est réaménagé pour pouvoir s'adapter à sa nouvelle vocation muséale, et la famille de Chasseval cesse d'y habiter.
Henri Duchemin de Chasseval va également être maire de la Bussière et conseiller général du Loiret.
En 1992, le potager est restauré par Geneviève de Chasseval caractéristique du XVIIIe siècle. Depuis 2004, il possède le label Jardin remarquable.
En 1993, le Château est inscrit aux Monuments Historiques.
En 1995, il sera enfin classé aux Monuments Historiques.
En 2012, Bertrand et Laure Bommelaer, née Chasseval, reprennent la direction du château.
Le parc aussi s'ouvre de plus en plus à la visite.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateau-de-la-bussiere.com
Château de Sully-sur-Loire (Loiret)
En deuxième partie de l'après-midi du 1er août 2014, visite du Château de Sully-sur-Loire.
En 1102, un premier château était construit. Il contrôlait un pont sur la Loire. Le château a disparu au début du 14ème siècle. Pendant ces quelques siècles, il n’a appartenu qu’à trois familles : les premiers seigneurs de Sully et leurs descendants de la famille de La Trémoille, puis la famille de Béthune.
En 1396, Gui VI de La Trémoille et Marie de Sully font construire le château actuel, par Raymond du Temple.
Le 6 mai 1446, Georges Ier de La Trémoille décède au château de Sully-sur-Loire.
En 1524, un bâtiment est ajouté au susud-estu château.
En 1602 Maximilien de Béthune entre en possession du château en achetant à Claude de La Trémoille la baronnie de Sully-sur-Loire.
Entre 1602 et 1607, Maximilien de Béthune transforme le Château en construisant un parc.
En mars 1652, le jeune Louis XIV se réfugie au château, lors de la Fronde des princes.
En 1715, le château accueille Voltaire.
Au milieu du 18ème siècle, un bâtiment est construit au nord du corps d’entrée.
En 1918, le château subit un incendie.
De juin 1940 à août 1944, le château est régulièrement bombardé.
Jusqu'en 1962, le château est resté dans la famille du 1er duc de Sully.
Cette même année, le Conseil Général du Loiret achète le château et le restaure.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateausully.fr
Château de Chamerolles (Loiret)
En début d'après-midi du 1er août 2014, j'ai visité le Château de Chamerolles.
Vers 1530, le château est construit par Lancelot Ier du Lac, sur l'emplacement d'une ancienne maison forte construite par Les Brouard de Chamerolles. Conçu comme château d'habitation, il a conservé la forme des forteresses médiévales.
Au 16ème siècle, le château de Chamerolles abrite un temple protestant dans une de ses pièces.
En 1672, Chamerolles appartient à Jacques Saumery, beau-frère de Jean-Baptiste Colbert. C'est le gouverneur du château royal de Chambord et du comté de Blois.
En 1774, le château deviendra la propriété des Lambert.
En 1924, la famille de Gaston Jessé-Curély rachète le château.
Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, le château est occupé, saccagé et dépouillé.
En 1970, il sera mis en vente.
En 1976, la Ville de Paris se retrouve avec la charge de Chamerolles. Délaissé, le château tombe en ruines.
En 1987, le Conseil Général du Loiret rachète le château, qui est très mauvais état.
En 1992, après 5 ans de travaux, le château et ses jardins sont ouverts à la visite.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateauchamerolles.fr
Basilique de Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret)
Le matin du 1er août 2014, visite de la Basilique de Saint-Benoît-sur-Loire, connue également sous le nom Abbaye de Fleury.
En 542, le jour de l'épiphanie, l'évêque du Mans envoie des religieux de son diocèse au mont Cassin afin de se renseigner sur la règle de saint Benoît.
Saint Maur quitte donc le mont Cassin. Il arrive avec ses moines à Orléans. Il tentera en vain d’introduire la règle bénédictine à l’abbaye de Saint-Pierre-aux-Bœufs (qui prendra plus tard le nom de Saint-Aignan).
Sous l’épiscopat de l'évêque d’Orléans, l’abbé de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans, Léodebold, souhaite introduire la règle de saint Benoît dans son abbaye. Mais les moines de la Collégiale refusent.
Il décide donc de fonder une nouvelle abbaye.
En 651, Il échange, avec Clovis, le Roi des Francs, une propriété qu’il possédait près d'Orléans avec la villa gallo-romaine de Floriacum.
La même année, il envoie des religieux (dont Liébaut et Rigomaire), pour fonder la nouvelle abbaye. Ce sont probablement les futurs premiers abbés de Fleury.
Mommolin, le deuxième abbé de Fleury, demande à un de ses moines d’aller en Italie pour rapporter le corps de saint Benoît qui se trouve dans un monastère du mont Cassin.
Le 27 juin 651, le premier monastère est construit. Il est situé dans le Royaume des Francs.
En juin 655, Aigulfe est de retour avec les reliques de Saint Benoît et Sainte Scholastique.
Le corps de sainte Scholastique est alors donné aux moines du Mans.
Le corps de saint Benoît est enterré dans l’église consacrée à la Vierge Marie en décembre 655.
L‘abbaye prend alors le nom de Saint-Benoît de Fleury ou de Saint-Benoît-Fleury.
Entre 691 et 720, un prince royal offre de vastes domaines dans le diocèse de Langres où l'abbé de Saint-Benoît créera un monastère relevant de son autorité.
Entre 752 et 754, des moines de l’abbaye du Mont-Cassin, viennent à l'abbaye pour reprendre les reliques de saint Benoît sur l'ordre du pape Zacharie et du roi Pépin le Bref.
En 853, les Normands remontent la Loire en pillant les villages sur leur passage.
En 883, les moines rentrent dans l'abbaye et un fort est construit à l'angle sud-est du monastère.
En 887, une partie des reliques de saint Benoît est donnée au monastère de Perrecy-les-Forges dépendant de l'abbaye de Fleury-Saint-Benoît.
Au début du 9ème siècle, l'évêque d'Orléans, Théodulphe, gouverne l'abbaye.
Pendant le règne de Charlemagne, il demandera aux moines de Saint-Benoît d'instruire les jeunes nobles. Il fera donc construire un oratoire carolingien à Germigny-des-Prés.
Vers 897, les Normands parcourent encore la Loire avec leurs navires.
Ils reviennent à Saint-Benoît et pillent le monastère. Par précaution, les moines étaient déjà repartis avec le corps de saint Benoît.
En 922, le nouveau roi, Raoul de Bourgogne, connaît l'abbé Odon de Cluny.
Il lui demande de restaurer le monastère des bords de Loire.
Cluny ranime la fidélité à la Règle bénédictine.
En 1026, l'abbaye subit un incendie.
En 1108, le Roi Philippe Ier est inhumé dans le sanctuaire., la même année, du roi de France Philippe Ier.
En 1130, Bernard de Clairvaux vient bénir l'alliance de l'Église romaine et de la Monarchie capétienne entre le pape Innocent II et le roi Louis VI le Gros.
Au début du 13ème siècle, l'abbaye compte environ 170 religieux.
Une soixantaine de moines vivent au monastère, 70 dans les grands prieurés de La Réole, Perrecy-les-Forges et Saint-Benoît-du-Sault et 40 dans les petits prieurés.
En 1299, les finances sont dans un état critique. Les religieux sont limités à 45 à Saint-Benoît-sur-Loire, 24 à La Réole, 20 à Perrecy-les-Forges et 12 à Saint-Benoît-du-Sault.
En 1335, la vie eest très ifficile pour les religieux. Pendant la guerre de Cent Ans, ils doivent payer d'énormes contributions alors que leurs revenus diminuent.
Entre 1358 et 1359, les Anglais tiennent un siège devant Châteauneuf-sur-Loire. Ils ravagent les environs.
En 1963, un incendie achèvera la destruction du monastère.
En 1364, sur demande du pape Urbain V, une partie des reliques de Saint-Benoît sont envoyées à Montpellier.
En 1372, le monastère est très dégradé.
En 1415, n'y ne reste plus que 24 religieux.
En 1429, Jeanne d'Arc et Charles VII passent par Saint-Benoît-sur-Loire.
En 1443, les ressources manquent pour réhabiliter les bâtiments.
Deux abbés seront élus par les religieux.
Le cardinal Jean VI de La Trémoïlle restaure l'église et les bâtiments conventuels.
Le cardinal Étienne Poncher sépare les dortoirs en cellules et achève la restauration du logis abbatial.
En 1515, le pape Léon X accorde au Roi François Ier la nomination des évêques et des abbés.
Charles d’Orléans, fils naturel de Charles IX, restaure le monastère et l'église détruite par un incendie.
À la fin du 16ème siècle, les biens de l'abbaye sont dilapidés.
Entre 1621 et 1642, le cardinal de Richelieu, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire, introduit la Réforme de Saint-Maur dans l'abbaye.
En 1660, afin de faire entrer de l'argent pour restaurer l'abbaye, 20 mauristes acceptent d'enseigner la philosophie, la théologie et la rhétorique.
En 1712, un bâtiment est construit ainsi que deux nouvelles ailes. Ils abriteront des cellules, un réfectoire, une salle commune, le transept de l'église, la salle capitulaire, la sacristie, l'infirmerie, l'hôtellerie, et une bibliothèque.
En 1736, le Roi de Pologne, Stanislas Leszczyński, demande une petite partie des ossements du Saint qui sera donnée au monastère de Saint-Léopold, en Russie.
En 1789, les paroissiens de Saint-Benoît-sur-Loire demandent au roi Louis XVI la création d'un collège tenu par les bénédictins qui serait gratuit pour les enfants du pays et payant pour les étrangers.
Le 6 janvier 1865, Félix Dupanloup, évêque d'Orléans, annonce aux autorités de la commune l'arrivée de deux bénédictins pour administrer la paroisse.
En 1944, une dizaine de moines refondent vraiment l'abbaye.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur de l'abbaye :
https://www.abbaye-fleury.com/index.html
Château de Meung-sur-Loire (Loiret)
En deuxième partie de l'après-midi du 31 juillet 2014, j'ai visité le Château de Meung-sur-Loire.
Au début du 12ème siècle, le château de Meung-sur-Loire apparaît dans la vie de Louis VI le Gros.
En 1103, l'évêque d'Orléans appelle le Roi Philippe Ier afin de contrer Léon de Meung qui cherche à enlever la majeure partie de ce château.
Louis VI, fils de Philippe Ier, apporte son aide à l'évêque et assiège le château.
Léon de Meung se réfugie alors dans l'église Saint-Liphard pour continuer à se défendre. L'église est détruite par les armées du roi.
En octobre 1104, l’église de Saint-Liphard est solennellement reconsacrée par Raoul (archevêque de Tours), Galon (évêque de Paris), Jean (évêque d'Orléans), et Chrétien (abbé de Saint-Liphard).
En 1162, Manassès construit une fortification accolée à la collégiale Saint-Liphard.
À partir de 1209, la construction d'un nouveau palais episcopal débute. Il est construit à une cinquantaine de mètres de l'ancien qui sera transformé en prison.
Pendant la guerre de Cent Ans, le château devient une forteresse anglaise.
Le 14 juin 1429, Jeanne d'Arc reprendra la Forteresse avec le duc Jean II d'Alençon.
Le poète François Villon est enfermé dans la prison du château de Meung en 1461 sur ordre de l'évêque d'Orléans[6].
Vers 1500, un corps de bâtiment est ajouté au nord, avec une tour de pont-levis.
À la fin du 16ème siècle et jusqu'au début du 18ème siècle, le château est laissé à l'abandon.
En 1706, l'évêque Louis-Gaston Fleuriau reprend le château et le transforme en résidence.
À partir de 1771, le château sert de résidence à l'évêque Louis-Sextius Jarente de La Bruyère. Il continue les travaux commencés par Louis-Gaston Fleuriau.
En 1784, une Chapelle de style néo-classique est construite. Le parc est aménagé à l'anglaise. Un petit pavillon de musique, une orangerie et une glacière sont également construits dans le parc.
À la Révolution française, le château est vendu à Jacques-Jean Le Couteulx du Molay. Sa famille le conservera jusqu'en 1859.
Le 16 septembre 1942, le parc est classé.
Le 8 septembre 1988, la tour Manassès de Garlande, en ruine, est classée aux monuments historiques.
Le 26 janvier 2004, le château et ses dépendances seront classés à leur tour.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://chateau-de-meung.com