Loire Odyssée à Saint-Mathurin-sur-Loire (Maine-et-Loire)
Le 27 août 2025, l'après-midi, j'ai visité Loire Odyssée à Saint-Mathurin-sur-Loire.
À Saint-Mathurin-sur-Loire, le site de Loire Odyssée accueille le public pour une exposition permanente sur l'histoire de la Loire.
Une exposition temporaire est également proposée.
Cette année, et jusqu'à fin 2026, une exposition sur les mystères du Gange est accessible en expo-jeu.
Mais Loire Odyssée propose également de nombreuses animations, ainsi que des croisières sur la Loire.
Pour plus de renseignements afin de visiter les expositions permanentes et temporaires de Loire Odyssée :
Dolmen de Bagneux (Maine-et-Loire)
Le 26 août 2025, en fin d'après-midi, j'ai visité le Dolmen de Bagneux.
Le dolmen, situé au cœur de Bagneux, est un monument mégalithique funéraire, vieux de plus de 5000 ans.
C'est un des plus grands dolmens d'Europe.
16 dalles verticales pesant 500 tonnes en totalité, soutiennent le toit à 3 mètres de hauteur.
Le dolmen mesure 4,25 m de large à l'entrée, et atteint 5,40 m au fond de la chambre.
La chambre funéraire mesure 17,30 m de longueur.
La chambre est délimitée par 4 orthostates de chaque côté et une dalle de chevet de 7,30 m de long. Elle est recouverte de quatre tables de couverture, dont la dernière, qui est aussi la plus grande, est fendue.
La chambre ouvre au sud-est.
L'entrée, réduite à 1,30 m de large, est délimitée par 2 dalles.
Seule celle de gauche est d'origine.
Les dalles en grès sénonien qui constituent le monument sont issues de gisements locaux.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Dolmen de Bagneux :
https://www.ot-saumur.fr/archeologie/dolmen-de-bagneux-5376808/
Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)
Le 26 août 2025, du milieu de matinée jusqu'en fin d'après-midi, j'ai visité la ville de Candes-Saint-Martin.
D'après Grégoire de Tours, Candes est une des paroisses qui ont été fondées par Saint Martin.
Vers 387, Martin détruit un temple païen et fonde la paroisse de Candes.
Les premiers religieux à s'installer dans le nouveau Prieuré, arrivent de Ligugé et Marmoutier, à la demande de Martin.
Une église est construite à son tour. Elle est consacrée à Saint Maurice.
En octobre 397, un conflit entre religieux éclate.
Martin, âgé de 81 ans et très fatigué, se rend à Candes pour y mettre fin.
Le 8 novembre 397, très affaibli, Martin décède à Candes, dans un bâtiment.
Ce bâtiment se trouve, de nos jours, à l'emplacement de la chapelle de la Collégiale Saint Martin.
Peu de temps plus tard, le corps de Martin est enlevé par des Tourangeaux et transféré en barque sur la Loire, jusqu'à Tours.
Le 11 novembre 397, les obsèques de Martin ont lieux.
À la mort de Martin, les pèlerins affluent à Candes après avoir prié sur son tombeau à Tours.
Ils se rendent dans le lieu où il est décédé.
De nombreux pèlerins, après être passés à Candes, continuent leur périple vers Sainte Jacques de Compostelle.
Des personnalités comme Sainte Geneviève, les Reines Clotilde et Radegonde ou le Roi Charles le Chauve sont venus à Candes.
Au 9ème siècle, une église existe non loin de la cellule de Martin.
Elle abrite un collège de Chanoines.
En 1175, l'ancienne église tombe en ruine.
À ce moment, il est décidé de construire un édifice en forme de croix latine, en englobant l'ancienne cellule de Martin.
À la fin du 12ème siècle, le chœur et le transept sont construits.
Dans le courant du 13ème siècle, la nef est à son tour construite.
Vers 1250, les travaux de construction sont interrompus pour des raisons financières.
Le décor du porche reste inachevé.
Au milieu du 13ème siècle, Candes est un lieu de résidence des Archevêques de Tours, pendant la saison estivale.
Pendant le 13ème siècle, la ville de Candes est clôturée de murailles doublées, à l'exception du front de Vienne qui est protégé par des fossés secs dont la rue de la Douve, la rue des Perrières et le Sentier des Cavaliers.
4 portes permettent d'accéder dans la ville : la Porte de Saint-Germain à l'Est, la Porte de Montsoreau à l'Ouest, la Porte de Torché ou de la Garnison au Sud et une porte près de la Tour l'Enfant au Sud-Ouest.
Des poternes ont également complétés le dispositif de défense.
Candes est une ville importante.
Elle compte sa propre juridiction.
Le pouvoir ecclésiastique est exercé par un prévôt.
Une garnison est présente en permanence et il y a également une capitainerie des gabelles.
Entre la fin du 14ème siècle et le début du 15ème siècle, le château-fort de Candes est restauré à la suite des dégâts survenus lors de la Guerre de Cent Ans.
En 1473, Louis XI assure à Candes, sa protection royale.
En 1485, le château est détruit par l'Archevêque Robert de Lenoncourt.
En 1525, le nouveau Château est terminé, sous l'épiscopat de Martin de Beaune.
Il porte le nom de Château Vieux.
En 1562, pendant les Guerres de Religion, les troupes de Gabriel Ier de Montgommery causent d'importants dégâts à Candes.
Ils incendient le chartrier de la Collégiale et détruisent une effigie en cire de Louis XI, qui était conservée dans l'église.
En 1568, l'église est pillée.
Les statues qui décorent le porche sont décapitées.
Ces mutilations sont toujours visibles de nos jours.
En 1682, Michel Amelot de Gournay fait construire une nouvelle résidence épiscopale, à l'ouest du château Vieux qui n'a pas été détruit.
À partir de 1779, Joachim François Mamert de Conzié demande au Roi, l'autorisation de vendre la résidence épiscopale datant du 17ème siècle.
Il souhaite réaménager le Parc de Grandmont qui est rattaché au Domaine Archiépiscopal.
En 1789, la vieille enceinte médiévale symbolisant l'Ancien Régime est détruite.
Quelques vestiges (portions de courtine, tours), sont encore visibles de nos jours au sud de Candes-Saint-Martin comme sur le front de Vienne.
En 1791, les biens du chapitre sont saisis.
Les religieux sont contraints de partir et l'église ferme ses portes.
À cette époque, les chanoines percevaient 20000 livres par an.
Le 30 novembre 1793, un des chanoines refuse de prêter serment à la Constitution civile. Il est arrêté.
Entre le 2 et le 17 décembre 1793, il est transféré de Saumur à Bourges dans un convoi de 700 prisonniers royalistes.
Parmi les prisonniers figurent 5 habitants de Candes qui avaient hissé un drapeau blanc au sommet de l'église et détruit l'arbre de la liberté.
En 1793, le Maire et 5 conseillers municipaux ont été suspendus pour conspiration contre la République.
En 1798, le curé de Candes a été dénoncé comme ennemi des institutions républicaines.
En 1802, l'église rouvre ses portes.
En 1820, le nouvel acheteur du château le détruit afin de construire une terrasse à la place.
Il fait reconstruire le château un peu plus au Sud.
Le château est baptisé Château Neuf.
C'est à présent une résidence privée.
Candes-Saint-Martin est situé au confluent de la Loire qui est navigable sur une grande partie de son cours, et de la Vienne dont les bateaux peuvent remonter jusqu'à Châtellerault.
Le village est donc un port important de la navigation fluviale qui a vu transiter les vins et produits agricoles produits localement comme les poires tapées ou les pruneaux de Tours, la pierre de taille extraite des coteaux de la Loire ou l'ardoise angevine, le sel de Guérande et les poissons bretons, les céréales poitevines.
Le transport fluvial est également actif pour les voyageurs.
En 1846, le chemin de fer arrive à Tours depuis Paris.
En 1848, Saumur est desservi par le chemin de fer.
En 1851, Nantes est à son tour relié à Paris par le train.
En 1863, les bateaux à vapeur disparaissent.
En 1913, le trafic commercial cesse sur cette portion de la Loire.
Un ultime trajet maritime entre Montsoreau et Chinon aura lieu avec le transport de tuffeau.
Les bateliers Candais ne transportent pas de vin deTouraine.
Ils décident de se reconvertir dans sa production. Ils arrivent à survivre à la crise de phylloxéra qui touche les vignes à la fin du 19ème siècle.
Avec la fin du transport fluvial, la population a considérablement baissé.
En contrepartie, des artistes (comme Paul-Désiré Trouillebert, Albert Robida, ou les frères Adolphe et Émile Rouargue) viennent pour peindre ou dessiner. Certains artistes décident de s'installer à Candes.
Pendant la Première Guerre Mondiale, 10 morts sont à déplorer parmi les habitants.
Les 19 et 20 juin 1940, les Cadets de Saumur participent à la défense de la Loire face aux Allemands.
Un des postes des Cadets est situé sur les hauteurs de Candes.
Des soldats du 6ème Régiment de Cuirassiers s'activent à la défense des ponts sur la Loire, depuis Candes.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale, on dénombre deux victimes dans la population.
Le 2 décembre 1949, selon la publication d'un décret, la ville prend le nom de Candes-Saint-Martin.
Depuis 1959, un prêtre officie pour l'ensemble des communes de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc dont fait partie Candes.
En 1966, le bac de Candes est retiré du service sans attendre l'ouverture d'un pont.
En 1969, le pont sur la Loire est construit.
En 1975, le dernier pêcheur professionnel sur la Loire cesse son activité.
En 2016, la commune participe à l'émission de télévision française "Le Village préféré des Français" sur France 2.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Candes-Saint-Martin :
Chapelle Notre-Dame des Ardilliers (Maine-et-Loire)
Le 26 août 2025, le matin, j'ai visité la Chapelle Notre-Dame des Ardilliers.
En 1454, un agriculteur découvre, en labourant son champ, une statuette en pierre d'environ 30 centimètres de haut et qui représente une Pietà.
La statuette était dans de l'ardille (argile).
Par curiosité, l'agriculteur emporte la statuette chez lui.
Par deux fois, il découvre que la Pietà est revenue à l'endroit où il l'a découvert.
C'était à proximité d'une fontaine qui était connue pour ses vertus bienfaisantes.
À cette époque, la statuette a été placée dans une niche sous un arceau de pierre et le lieu est devenu spirituel.
Le 1er août 1534, l'évêque d'Angers, Jean Olivier, pose les premières pierres des fondations de la Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers, en présence du maire de Saumur Jean de Castagnier et de Guillaume Bourdeau, magistrat municipal.
Le 30 juillet 1553, Monseigneur Gabriel Bouvery, évêque d'Angers, inaugura la Chapelle.
À l'origine, il y avait 9 travées dans la chapelle.
Lors de la construction de la rotonde, deux travées sont détruites.
En 1614, Marie de Médicis confie la gestion du sanctuaire à l'Ordre des Oratoriens.
En 1619, l'Ordre des Oratoriens s'installe aux Ardilliers.
En 1624, ils souhaitent créer un Collège Royal.
De 1628 à 1643, grâce à Louis XIII consent à statuer la Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers en Chapelle Royale.
Les Oratoriens construisent des bâtiments, à l'Est de la Chapelle, qui permettront d'abriter leur communauté, mais également les salles de cours et les dortoirs pour les élèves.
Dès 1634, une chapelle est construite sur le mur Nord par Richelieu.
Elle a une vocation votive et funéraire.
De 1652 à 1656, le Surintendant des Finances Abel Servien fait construire une chapelle de l'autre côté du mur.
Son épouse y sera inhumée.
À partir de 1655, le Père Louis Abel de Saint-Marthe fait construire la Rotonde en avant de la Chapelle, avec l'aide d'Abel Servien.
En 1659, Abel Servien décède.
Les travaux de la Rotonde sont interrompus à la base carrée.
En 1696, la Rotonde est terminée.
Pierre Biardeau a commencé à faire les sculptures sur la Rotonde mais il décède en 1671.
Antoine Charpentier, sculpteur lui aussi, termine le chantier.
La rotonde mesure 32 mètres du sol à la voûte. La coupole est surmontée d'un lanterneau qui culmine à 50 mètres du sol.
Pendant la Révolution, la Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers est fermée.
La maison des Oratoriens est transformée en caserne et la Rotonde devient un magasin de munitions.
En 1796, les sœurs de Sainte-Anne-de-la-Providence ouvrent un hospice pour les exclus dans la chapelle.
En 1798, la Chapelle devient une propriété de la ville de Saumur.
En 1799, la Chapelle redevient un lieu de culte, mais l'humidité l'a fortement endommagée.
À partir de 1849, la restauration de la Chapelle est confiée à l'architecte Charles Joly-Leterme.
En 1866, les sœurs de Sainte-Anne-de-la-Providence deviennent propriétaires de l’ancienne maison des Oratoriens.
En juin 1940, les charpentes de la chapelle et de la maison des Oratoriens sont détruites par les bombardements.
Cela a provoqué l'effondrement de la voûte.
Entre 1947 et 1957, les bâtiments endommagés par la guerre sont restaurés.
La charpente en chêne du dôme a été remplacée par une coque en béton.
En 1953, la maison des Oratoriens devient un Établissement scolaire.
En février 2025, un incendie s'est déclenché dans la chapelle.
De nos jours, de la chapelle d'origine, il ne reste plus grand chose, vu que le plafond a été rehaussé lors de l'installation du retable de l'abbé Choyer, et que l'édifice a été restauré au 19ème siècle.
Cependant, des traces de la voûte primitive subsistent encore dans la sacristie.
Pour plus de renseignements afin de visiter la Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers :
https://www.ot-saumur.fr/fiches/chapelle-notre-dame-des-ardilliers-5371477/
Château de Montreuil-bellay (Maine-et-Loire)
Le 25 août 2025, l'après-midi, j'ai visité le Château de Montreuil-bellay.
À son origine, la ville de Montreuil appartenait au diocèse de Poitiers.
Deux chemins importants passent par la ville :
- un chemin qui relie Angers à Poitiers via Loudun et Doué. Il franchit le Thouet grâce à un pont.
- le second chemin permet de relier Le Mans en passant par Saumur, longer la rive droite du Thouet, poursuivre vers Thouars et atteindre la Côte Aquitaine.
Au 10ème siècle, un petit monastère se trouve au pied du pont sur le Thouet.
Montreuil a pris son nom grâce à la présence du moutier.
Au 11ème siècle, Foulque Nerra s'empare de Montreuil afin d'y installer une ville fortifiée permettant d'assurer la sécurité du Loudunois.
En effet, Geoffroy Ier d'Anjou avait acquis le Loudunois contre les ducs d'Aquitaine, les comtes du Poitou et les vicomtes de Thouars.
La construction de la ville fortifiée de Montreuil fait suite à la construction d'autres châteaux par Foulque Nerra :
- le Château de Langeais
- le Château de Montrichard
- le Château de Montbazon
- le Château de Trèves
En 1025, Foulque Nerra cède le château de Montreuil à son vassal Berlay, fils de Giraud Ier.
Berlay étant devenu Bellay, la ville prend le nom de Montreuil-Bellay.
En 1050, Grécie (veuve de Berlay) se remarie avec le Comte Geoffroy Martel.
Le château passe dans les mains de diverses baronnies à la suite de mariages.
Si bien que cela constitue une menace par le comte.
En 1124, le Château de Montreuil-Bellay est assiégé par Foulque V le Jeune.
Après le siège, Foulque V confisque le château et la seigneurie.
En 1129, Berlai II récupère le château lors du départ du Comte pour la Terre Sainte.
La même année, Giraud II Berlai donne des terres à l'Abbaye Saint-Nicolas d'Angers.
L'Abbaye d'Asnières a été construite sur ces terres.
En 1147, de retour de Croisade, Geoffroy Plantagenêt (comte d'Anjou et Duc de Normandie) fait construire un Château au Coudray-Macouard, afin de surveiller Giraud II.
À la suite de cette surveillance, Plantagenêt siège le Territoire de Giraud II.
En 1151, Berlai II décède.
Son fils Giraud II essaie, avec l'accord du Roi Louis VII le Jeune, de se défaire de la tutelle des Comtes d'Anjou.
Cependant, le Château de Montreuil-Bellay est pris par Plantagenêt à la fin du Siège.
Le siège et la prise du château ont été expliqué dans deux récits.
Dans les deux récits, il est fait mention d'un château constitué d'une tour en pierre entourée de deux enceintes, un avant-mur et un profond fossé.
La tour est rasée et Giraud II emprisonné.
En 1162, Berlai III fait partie de l'entourage d'Henri II.
En 1194, Berlay III est allé chercher le Roi Richard Cœur de Lion, en compagnie d'autres hommes, à Spire.
Entre 1204 et 1212, le Château de Montreuil-Bellay n'appartenant pas vraiment au Roi, Philippe Auguste demande à Abelin (Maître-maçon) et Gilbert (Maître-terrassier) de réaliser des travaux.
Une partie des remparts date tout de même du 13ème siècle.
Dans le devis des travaux, onze tournelles et une porte doivent être construites, un fossé de 40 pieds de large et profond d'environ 20 pieds, fermer toutes les douves, construire un mur de 120 toises de 6 pieds d'épaisseur et 14 pieds de hauteur du côté de l'eau, construire un mur entre la haute-cour et la basse-cour et reconstruire une tour maîtresse cylindrique dans la cour près de la porte d'entrée.
Coût total des travaux prévus par le Trésor Royal : 2500 livres tournois.
En 1205, Philippe II Auguste rajoute le Comté d'Anjou à la Couronne.
Entre 1207 et 1208, Philippe Auguste mène 2 campagnes militaires contre le Vicomte de Thouars, qui s'est rapproché du Roi d'Angleterre.
En 1208, le Roi Philippe Auguste vient au Château de Montreuil-Bellay afin de soumettre la baronnie de Montreuil.
En 1224, Louis VIII vient à Montreuil-Bellay afin de combattre les Barons Poitevins qui sontcommandés par Aimery VII de Thouars.
Ils ont le soutient du Roi d'Angleterre Jean sans Terre.
Pendant la Guerre de Cent Ans, les seigneurs de Montreuil-Bellay se battent aux côtés du Roi de France.
En 1350, les Anglais commencent à arriver à cheval.
En 1356, le Prince Noir arrive à Montreuil-Bellay.
Le château n'ayant pas été entretenu, il devient nécessaire de le restaurer.
La ville n'est pas dotée de remparts pour la protéger. À chaque attaque, les habitants doivent se réfugier dans le château.
En 1362, des maisons sont incendiées par les Anglais.
Entre 1365 et 1366, des travaux afin de réparer la couverture de la tour maîtresse sont entrepris.
Le Roi accorde de quoi aménager le Château et construire l'enceintre urbaine.
En 1382, les voûtes de la Chapelle Castrale s'effondrent.
Entre 1382 et 1415, Guillaume IV de Melun fait construire un rempart avec la tour Neuve du Boille afin de protéger la basse-cour.
En 1415, Guillaume IV de Melun (comte de Tancarville et vicomte de Melun) est tué lors du combat d'Azincourt.
En 1417, Marguerite de Melun (fille de Guillaume IV) épouse Jacques II d'Harcourt-Montgommery.
Ainsi, le château passe dans les mains de la famille d'Harcourt-Montgommery.
Marguerite de Melun a deux enfants avec Jacques II, Marie et Guillaume d'Harcourt.
Guillaume d'Harcourt (comte de Tancarville et seigneur de Montreuil-Bellay) a été marié une deuxième fois avec Yolande de Laval qui est la belle-sœur de René d'Anjou.
Entre 1445 et 1480, Guillaume et Yolande effectuent d'importants travaux dans les châteaux de Montreuil-Bellay et Tancarville.
À Montreuil-Bellay, ils construisent le Vieux Logis comprenant deux ailes en équerre. Le vieux logis est construit contre les remparts à l'Est.
L'édifice a été construit en plusieurs fois.
- entre 1445 et 1446, c'est l'aile orientale qui est construite
- entre 1451 et 1452, c'est au tour de l'aile occidentale
- entre 1457 et 1458, le Châtelet d'entrée et ses deux tours. Ils sont construits en avant de l'ancienne porte et la tour du 13ème siècle.
En 1472, Guillaume IV d'Harcourt demande la générosité du Pape Sixte IV afin de financer la construction de la Collégiale Notre-Dame.
Lorsque Guillaume IV d'Harcourt décède, seule la partie Est est faîte.
Jeanne d'Harcourt continue les travaux.
Dans les années 1490, les travaux de la Collégiale sont terminés.
Guillaume d'Harcourt avait eu deux filles lors de son premier mariage : Marie d'Harcourt décédée en 1488 sans alliance et Jeanne d'Harcourt décédée également en 1488.
Jeanne était Comtesse de Tancarville et Dame de Montreuil-Bellay. Elle était l'épouse de René II de Lorraine.
À son décès, Jeanne d'Harcourt a légué ses domaines à son cousin François Ier d'Orléans-Longueville.
La tante de Jeanne, Marie d'Harcourt, est l'héritière de la branche des Harcourt, barons de Montgommery et de Parthenay, sires de Varenguebec et connétables de Normandie, seigneurs de Montreuil-Bellay, princes de Châtelaillon, vicomtes de Melun et d'Abbeville, comtes de Tancarville.
Marie d'Harcourt avait épousé Jean de Dunois en 1439.
Leur fils François Ier d'Orléans-Longueville a hérité du château et de la seigneurie de Montreuil-Bellay.
Le domaine passe dans les mains des Ducs d'Orléans-Longueville.
En 1617, Henri II d'Orléans-Longueville épouse Louise de Bourbon (Mademoiselle de Soissons).
En 1618, Louis XIII séjourne au Château de Montreuil-Bellay.
Le 5 mars 1625, Marie d'Orléans-Longueville, fille de Louise de Bourbon et Henri II d'Orléans-Longueville, naît.
En 1642, Henri II d'Orléans-Longueville se remarie avec Anne-Geneviève de Condé (Mademoiselle de Cond, sœur du grand Condé et célèbre frondeuse).
En 1653, Anne-Geneviève de Condé est exilée.
Entre 1662 et 1664, Charles de la Porte (Maréchal de La Meilleraye) et son épouse Marie de Cossé-Brissac acquièrent la baronnie et le Château de Montreuil-Bellay.
À cette époque, c'est la fin des seigneurs héréditaires de Montreuil-Bellay.
Charles-Timoléon-Louis de Cossé-Brissac, petit-neveu de Marie de Cossé-Brissac, hérite de Montreuil-Bellay.
Catherine-Françoise-Charlotte de Cossé-Brissac, fille de Marie de Cossé-Brissac, a reçu le titre Baronne de Montreuil-Bellay.
En 1792, le Château est saisi.
Il est transformé en prison pour femmes royalistes.
Le 6 thermidor an IV (24 juillet 1796), le château est vendu comme bien national.
En 1815, le couple La Trémoille rachète le domaine.
En 1822, face à d'importantes dépenses nécessaires pour restaurer le château, celui-ci est vendu à Jean Niveleau, commerçant à Saumur.
Sa fille Marie-Augustine Niveleau devient Baronne Millin de Grandmaison, par mariage.
Vers 1840, la tour maîtresse est détruite.
En 1860, la famille Grandmaison demande à Charles Joly-Leterme, architecte, de restaurer le château.
En 1890, Georges de Grandmaison, neveu des propriétaires, hérite du château.
En 1892, il devient maire de la ville. Un an après, il devient député.
En 1933, Georges de Grandmaison devient Sénateur.
Son fils Robert a marché sur les pas de son père Georges.
Au 19ème siècle, la Collégiale Notre-Dame a été donnée à la ville.
De nos jours, le Château de Montreuil-Bellay appartient à la famille de Thuy (la fille de Robert, Chantal de Grandmaison ayant épousé Xavier Brasier de Thuy).
Leur fille Marie-Guilhem De Valbray, née De Thuy, est la propriétaire du Château.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de Montreuil-Bellay :
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