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Mes visites du Patrimoine Français

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Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)

8 Septembre 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 26 août 2025, du milieu de matinée jusqu'en fin d'après-midi, j'ai visité la ville de Candes-Saint-Martin. 

Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)

D'après Grégoire de Tours, Candes est une des paroisses qui ont été fondées par Saint Martin.

 

Vers 387, Martin détruit un temple païen et fonde la paroisse de Candes.

Les premiers religieux à s'installer dans le nouveau Prieuré, arrivent de Ligugé et Marmoutier, à la demande de Martin. 

Une église est construite à son tour. Elle est consacrée à Saint Maurice. 

 

En octobre 397, un conflit entre religieux éclate. 

Martin, âgé de 81 ans et très fatigué, se rend à Candes pour y mettre fin. 

 

Le 8 novembre 397, très affaibli, Martin décède à Candes, dans un bâtiment.

Ce bâtiment se trouve, de nos jours, à l'emplacement de la chapelle de la Collégiale Saint Martin.

 

Peu de temps plus tard, le corps de Martin est enlevé par des Tourangeaux et transféré en barque sur la Loire, jusqu'à Tours. 

 

Le 11 novembre 397, les obsèques de Martin ont lieux. 

 

À la mort de Martin, les pèlerins affluent à Candes après avoir prié sur son tombeau à Tours. 

Ils se rendent dans le lieu où il est décédé. 

 

De nombreux pèlerins, après être passés à Candes, continuent leur périple vers Sainte Jacques de Compostelle.

 

Des personnalités comme Sainte Geneviève, les Reines Clotilde et Radegonde ou le Roi Charles le Chauve sont venus à Candes.

 

Au 9ème siècle, une église existe non loin de la cellule de Martin.

Elle abrite un collège de Chanoines.

 

En 1175, l'ancienne église tombe en ruine.

À ce moment, il est décidé de construire un édifice en forme de croix latine, en englobant l'ancienne cellule de Martin.

 

À la fin du 12ème siècle, le chœur et le transept sont construits.

 

Dans le courant du 13ème siècle, la nef est à son tour construite.

 

Vers 1250, les travaux de construction sont interrompus pour des raisons financières. 

Le décor du porche reste inachevé. 

 

Au milieu du 13ème siècle, Candes est un lieu de résidence des Archevêques de Tours, pendant la saison estivale. 

 

Pendant le 13ème siècle, la ville de Candes est clôturée de murailles doublées, à l'exception du front de Vienne qui est protégé par des fossés secs dont la rue de la Douve, la rue des Perrières et le Sentier des Cavaliers.

4 portes permettent d'accéder dans la ville : la Porte de Saint-Germain à l'Est, la Porte de Montsoreau à l'Ouest, la Porte de Torché ou de la Garnison au Sud et une porte près de la Tour l'Enfant au Sud-Ouest.

Des poternes ont également complétés le dispositif de défense.

 

Candes est une ville importante.

Elle compte sa propre juridiction.

Le pouvoir ecclésiastique est exercé par un prévôt. 

Une garnison est présente en permanence et il y a également une capitainerie des gabelles.

 

Entre la fin du 14ème siècle et le début du 15ème siècle, le château-fort de Candes est restauré à la suite des dégâts survenus lors de la Guerre de Cent Ans. 

 

En 1473, Louis XI assure à Candes, sa protection royale. 

 

En 1485, le château est détruit par l'Archevêque Robert de Lenoncourt. 

 

En 1525, le nouveau Château est terminé, sous l'épiscopat de Martin de Beaune.

Il porte le nom de Château Vieux.

 

En 1562, pendant les Guerres de Religion, les troupes de Gabriel Ier de Montgommery causent d'importants dégâts à Candes.

Ils incendient le chartrier de la Collégiale et détruisent une effigie en cire de Louis XI, qui était conservée dans l'église.

 

En 1568, l'église est pillée. 

Les statues qui décorent le porche sont décapitées.

Ces mutilations sont toujours visibles de nos jours. 

 

En 1682, Michel Amelot de Gournay fait construire une nouvelle résidence épiscopale, à l'ouest du château Vieux qui n'a pas été détruit. 

 

À partir de 1779, Joachim François Mamert de Conzié demande au Roi, l'autorisation de vendre la résidence épiscopale datant du 17ème siècle.

Il souhaite réaménager le Parc de Grandmont qui est rattaché au Domaine Archiépiscopal.

 

En 1789, la vieille enceinte médiévale symbolisant l'Ancien Régime est détruite.

Quelques vestiges (portions de courtine, tours), sont encore visibles de nos jours au sud de Candes-Saint-Martin comme sur le front de Vienne.

 

En 1791, les biens du chapitre sont saisis.

Les religieux sont contraints de partir et l'église ferme ses portes. 

À cette époque, les chanoines percevaient 20000 livres par an.

 

Le 30 novembre 1793, un des chanoines refuse de prêter serment à la Constitution civile. Il est arrêté.

 

Entre le 2 et le 17 décembre 1793, il est transféré de Saumur à Bourges dans un convoi de 700 prisonniers royalistes. 

Parmi les prisonniers figurent 5 habitants de Candes qui avaient hissé un drapeau blanc au sommet de l'église et détruit l'arbre de la liberté.

 

En 1793, le Maire et 5 conseillers municipaux ont été suspendus pour conspiration contre la République.

 

En 1798, le curé de Candes a été dénoncé comme ennemi des institutions républicaines.

 

En 1802, l'église rouvre ses portes. 

 

En 1820, le nouvel acheteur du château le détruit afin de construire une terrasse à la place.

Il fait reconstruire le château un peu plus au Sud.

Le château est baptisé Château Neuf.

C'est à présent une résidence privée. 

 

Candes-Saint-Martin est situé au confluent de la Loire qui est navigable sur une grande partie de son cours, et de la Vienne dont les bateaux peuvent remonter jusqu'à Châtellerault.

Le village est donc un port important de la navigation fluviale qui a vu transiter les vins et produits agricoles produits localement comme les poires tapées ou les pruneaux de Tours, la pierre de taille extraite des coteaux de la Loire ou l'ardoise angevine, le sel de Guérande et les poissons bretons, les céréales poitevines.

Le transport fluvial est également actif pour les voyageurs.

 

En 1846, le chemin de fer arrive à Tours depuis Paris.

 

En 1848, Saumur est desservi par le chemin de fer.

 

En 1851, Nantes est à son tour relié à Paris par le train.

 

En 1863, les bateaux à vapeur disparaissent.

 

En 1913, le trafic commercial cesse sur cette portion de la Loire. 

Un ultime trajet maritime entre Montsoreau et Chinon aura lieu avec le transport de tuffeau.

 

Les bateliers Candais ne transportent pas de vin deTouraine.

Ils décident de se reconvertir dans sa production. Ils arrivent à survivre à la crise de phylloxéra qui touche les vignes à la fin du 19ème siècle. 

Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)
Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)
Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)
Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)

Avec la fin du transport fluvial, la population a considérablement baissé.

En contrepartie, des artistes (comme Paul-Désiré Trouillebert, Albert Robida, ou les frères Adolphe et Émile Rouargue) viennent pour peindre ou dessiner.  Certains artistes décident de s'installer à Candes.

 

Pendant la Première Guerre Mondiale, 10 morts sont à déplorer parmi les habitants. 

 

Les 19 et 20 juin 1940, les Cadets de Saumur participent à la défense de la Loire face aux Allemands. 

Un des postes des Cadets est situé sur les hauteurs de Candes. 

Des soldats du 6ème Régiment de Cuirassiers s'activent à la défense des ponts sur la Loire, depuis Candes. 

 

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, on dénombre deux victimes dans la population. 

 

Le 2 décembre 1949, selon la publication d'un décret, la ville prend le nom de Candes-Saint-Martin.

 

Depuis 1959, un prêtre officie pour l'ensemble des communes de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc dont fait partie Candes.

 

En 1966, le bac de Candes est retiré du service sans attendre l'ouverture d'un pont. 

 

En 1969, le pont sur la Loire est construit. 

 

En 1975, le dernier pêcheur professionnel sur la Loire cesse son activité. 

 

En 2016, la commune participe à l'émission de télévision française "Le Village préféré des Français" sur France 2.

Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)
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Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)
Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)

Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Candes-Saint-Martin :

https://candes-saint-martin.fr

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Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)

18 Mai 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 25 août 2023, en deuxième partie d'après-midi, j'ai visité la Maison La Devinière, maison natale de Rabelais.

Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)

La Devinière est une petite exploitation agricole (closerie), dans la campagne Chinonaise.

 

En 1483 (ou 1494, la date de naissance exacte de François n'est pasconnue), François Rabelais naît à la Devinière, à Seuilly.

 

Au 16ème siècle, la Devinière est composée d’un logis. 

 

Le 9 avril 1553, l'écrivain français humaniste François Rabelais décède à Paris.

 

Au 17ème siècle, un pigeonnier et des dépendances sont construits. 

 

Entre 1640 et 1650, la famille Rabelais n'habite plus la Devinière.

 

En 1929, le domaine de La Devinière est classé aux Monuments Historiques.

 

Le 14 février 1930, la maison de Rabelais est classée aux Monuments Historiques.

 

Le domaine est abandonné et se dégrade au fil des ans.

 

En 1948, des amateurs de François Rabelais alerte le département d'Indre-et-Loire sur l'état de dégradations du domaine.

Avec l'appui du Préfet Robert Vivier, le département d'Indre-et-Loire achète la maison et ses dépendances.

L'Association des Amis de Rabelais et de La Devinière est créée la même année.

Un musée est créé dans le domaine.

 

Le 3 août 1951, le pigeonnier est classé aux Monuments Historiques.

La même année, le site est ouvert au public.

 

Le musée littéraire consacré à François Rabelais est géré par le Conseil Départemental d'Indre-et-Loire, en partenariat avec l'Association.

 

En 2004, "les vignes de Rabelais" sont plantées sur le domaine.

La production viticole est vendue aux visiteurs du musée sous le nom de "Clos de La Devinière".

Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
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Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
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Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)

Le jardin, les vignes et le potager du domaine :

Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
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Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
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Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)

Pour plus de renseignements afin de visiter le Domaine de La Devinière :

https://www.musee-rabelais.fr

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Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)

13 Mai 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 25 août 2023, en début d'après-midi, j'ai visité le Château de Saché - Musée Balzac. 

Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)

Le corps de bâtiment principal du Château de Saché date du 15ème siècle.

Le château est une ancienne châtellenie relevant de l'Ile-Bouchard.

 

Au 17ème siècle, une aile est construite contre le bâtiment principal. 

 

Au 18ème siècle, une deuxième aile est construite. 

 

En 1812, Jean de Margonne hérite du château de sa grand-mère. 

 

Pendant le 19ème siècle, le château est aménagé par Jean de Margonne, son propriétaire. 

Il s'y rendait en vacances avec son épouse Anne Savary.

 

Entre 1825 et 1848, Honoré de Balzac effectue de nombreux séjours au château.

 

En 1921, le château est acheté par Maurice Suzor.

 

En 1926, Paul Métadier rachète le Château.

 

Le 11 mai 1932, le Château est inscrit au Monuments Historiques. 

 

En 1951, Paul Métadier, aidé de son fils Bernard-Pierre, crée un musée consacré à Honoré de Balzac.

 

En 1958, la famille Métadier donne le château et ses collections au Conseil Général d'Indre-et-Loire.

 

Le 27 juin 1983, la chambre de Balzac, le grand salon ainsi que la salle à manger sont classés aux Monuments Historiques.

Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)
Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)
Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)
Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)
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Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)
Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)
Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)

Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de Saché - Musée Balzac :

https://www.musee-balzac.fr

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Château de Gizeux (Indre-et-Loire)

17 Janvier 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 25 juillet 2022, l'après-midi, j'ai visité le Château de Gizeux.

Château de Gizeux (Indre-et-Loire)

Au 12ème siècle, André Ier de Doué est propriétaire du Château de Gizeux.

 

En 1200, Agnès de Doué (fille d'André II) se marie avec Mathieu II de La Jaille (sire de Montreuil et Chahaigne.

château de Gizeux dépendait de la seigneurie de Montsoreau1, et passa sous l'administration de la sénéchaussée de Saumur (ancienne province d'Anjou) en 1544 après la signature de l'édit de 

 

De 1315 à 1660, le château passe dans les mains de la famille de Joachim du Bellay. 

 

Vers 1450, la seigneurie de Gizeux s'unie avec celle d'Avrillé.

 

En 1637, Antoine-Saladin d'Anglure d'Étoges (petit-neveu de Martin III du Bellay) hérite du Château de Gizeux. 

 

Quelques années plus tard, Antoine-Saladin d'Anglure est contraint de céder Gizeux et Avrillé à Henri-Emmanuel Hurault et à Anne de Frézeau de La Frézelière.

 

En 1723, René de Grandhomme rachète le Château.

 

En 1758, René-Simon (fils de René de Grandhomme) hérite du domaine.

 

En 1786, n'ayant pas d'enfants, Marie-Anne-Renée de Grandhomme (fille de René-Simon) lègue le Domaine à sa filleule Julie Constantin de La Lorie à l'occasion de son mariage avec Louis-Gabriel de Contades (petit-fils du maréchal de Contades).

 

En 1789, Louis-Gabriel, étant opposé aux Révolutionnaires, s'enfuit hors de France.

 

En 1790, la partie orientale de l'Anjou (la Touraine Angevine) est rattachée au département d'Indre-et-Loire. 

 

En 1794, il se réfugie à Saint-Domingue.

 

En 1801, Louis-Gabriel de Contades revient au Château de Gizeux.

 

Depuis la Révolution Française, le château est resté dans la famille de Contades-Gizeux. 

 

Le 5 janvier 1856, Arthur Louis de Contades-Gizeux épouse Marie Feuillant.

Marie fait décorer la Chapelle, et fait faire d'importants travaux dans le château pour le sauvegarder.

 

Érasme, fils d'Arthur Louis et de Marie, est Général de Cavalerie lorsqu'il devient 2 fois "Grand Dieu" au Cadre Noir de Saumur.

Il sert également pendant la Première Guerre Mondiale en tant qu'Officier.

 

En 1926, Érasme de Contades-Gizeux décède sans enfants.

Son neveu, Érasme de Contades-Gizeux, hérite du château. 

 

En 1940, le Marquis de Gizeux est trop vieux pour partir à la guerre.

Il participera à sa façon, en cachant un jeune résistant dans les caves et les souterrains du château avec la complicité de sa cuisinière.

François Gaston restera caché dans les caves et les souterrains du château pendant plusieurs mois.

 

Le 1er mai 1956, Renée de Contades-Gizeux (fille d'Érasme de Contades-Gizeux) se marie avec Guilhem de Laffon.

Le Château de Gizeux passe dans les mains de la famille Laffon. 

 

En 1993, la famille de Laffon ouvre le château au public.

 

Vers 2000, François Gaston vient raconter son histoire à Renée et Géraud de Laffon (fille et petit-fils d'Érasme de Contades-Gizeux) qui n'étaient pas au courant de ce qu'il s'était passé en 1940.

Château de Gizeux (Indre-et-Loire)
Château de Gizeux (Indre-et-Loire)
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Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de Gizeux :

https://www.chateaudegizeux.com

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Château de l'Islette (Indre-et-Loire)

16 Janvier 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 23 juillet 2022, l'après-midi, j'ai visité le Château de l'illettrisme.

Château de l'Islette (Indre-et-Loire)

En 1295, le domaine de l'Islette appartient à Jean Pannetier.

 

De 1350 à 1650, la famille de Maillé est propriétaire du Domaine de l'Islette. 

 

De 1520 à 1530, René de Maillé fait construire le château.

 

Le 2 juin 1706, le Château passe dans les mains des familles des Tiercelin d'Appelvoisin et des Barjot après le mariage de Marie-Anne Tiercelin d'Appelvoisin et Alexis-Charles Barjot de Roncé.

 

Entre 1793 et 1794, Charles Gabriel Tiercelin d'Appelvoisin est guillotiné. Il était député aux États Généraux. 

 

Entre 1804 et 1815, pendant le Premier Empire, le Château de l'Islette est vendu. 

Plusieurs propriétaires se succéderont. 

 

Entre 1830 et 1840, Jean-Baptiste Dupuy fait des travaux de rénovation au château.

Il fait boucher les douves et les recouvre de gravier. 

 

Lors des étés 1890, 1891 et 1892, le château est loué par Camille Claudel et Auguste Rodin pour y travailler et vivre leur relation amoureuse.

 

Le 15 novembre 1946, le décor intérieur du château est classé aux Monuments Historiques. 

Château de l'Islette (Indre-et-Loire)
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Château de l'Islette (Indre-et-Loire)

Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de l'Islette :

https://www.chateaudelislette.fr

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Château du Rivau (Indre-et-Loire)

15 Janvier 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 23 juillet 2022, le matin, j'ai visité le Château du Rivau. 

Château du Rivau (Indre-et-Loire)

Au 13ème siècle, il y a une maison fortifiée à la place du château.

 

En 1427, Jeanne d'Arc rencontre le Dauphin à Chinon. 

 

En 1429, Jeanne d'Arc arrive au Château du Rivau. 

Elle vient récupérer des chevaux de combat avant de repartir à Orléans. 

 

À partir de 1438, Pierre de Beauvau reçoit le Château du Rivau en dot.

Charles VII l'autorise à faire fortifier le château.

 

Au 15ème siècle, la maison est transformé en château fortifié. 

C'est à la fois une Forteresse imprenable, et en même temps une habitation. 

 

Le château domine la vallée de la Vienne et de la Veude.

Cela permet de surveiller les différents axes de communication.

 

En 1443, les travaux de transformation commencent.

Le château est en forme de quadrilatère. 

Une chapelle se trouvait à l’emplacement du Berceau de Verdure. 

 

En 1510, François de Beauvau fait construire  de grandes écuries qui fourniront des étalons au Roi.

 

En 1524, René décède lors de la bataille de Romagne aux côtés de Bayard.

 

À partir de 1616, le Cardinal de Richelieu épargne le Château du Rivau.

En effet, Richelieu avait entrepris de détruire tous les châteaux entourant l’actuelle ville de Richelieu. Les matériaux récupérés servaient à construire sa ville.

Françoise du Plessis, sœur de Richelieu, était mariée à Jean de Beauvau à cette époque.

 

En juillet 1664, Jacques de Beauvau obtient de transformer le Domaine du Rivau en Marquisat.

 

En 1697, étant ruiné par son train de vie à la cour du Roi Soleil, Jacques est contraint de céder ses terres au Marquis d'Étiau.

Il fait en sorte de rendre le château inhabitable en enlevant toutes les portes et en les cachant chez le curé de Lémeré.

 

Pendant 2 siècles, différents propriétaires se sont succédés au Château du Rivau. 

 

En 1911, les communs du château sont vendus à l’exploitant des terres.

Un mur est donc construit entre le château et les communs.

 

En 1918, Moncel de Perrin fait classé le château aux Monuments Historiques.

 

En février 1961, Pierre-Laurent Brenot devient propriétaire du château.

Il habitera au château jusqu'en décembre 1992.

 

En décembre 1992, Éric et Patricia Laigneau. 

Ils entreprennent de restaurer le Château qui avait été vandalisé Jacques de Beauvau. 

 

En 1996, le grand prix de French Heritage Society a été donné aux propriétaires pour les récompenser du travail de restauration.

 

En 2000, le château est ouvert au public. 

 

En 2001, le château du Rivau obtient le Grand Prix de la Demeure Historique.

Château du Rivau (Indre-et-Loire)
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Château du Rivau (Indre-et-Loire)
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Pour plus de renseignements afin de visiter le Château du Rivau :

https://www.chateaudurivau.com/fr/

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Ville de Chinon (Indre-et-Loire)

8 Janvier 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 9 août 2020, l'après-midi, j'ai visité la ville de Chinon. 

Ville de Chinon (Indre-et-Loire)

Le plateau de Chinon domine la Vienne, en éperon rocheux.

Des maisons troglodytiques sont construites sur la face Sud de l'éperon.

L'extrémité Ouest est fortifiée par les Gallo-romains.

 

Au 5ème siècle, un des disciples de Saint Martin de Tours, Saint Mesme, fonde un Couvent de Moines cloitrés à Chinon.

Saint Mesme en devient le premier abbé.

La population s'installe autour du monastère et Mesme fait construire l'église Saint-Étienne.

Ville de Chinon (Indre-et-Loire)
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En 845, le chef Viking, Hasting, pille la ville de Chinon.

 

En 950, Thibault le Tricheur fait restaurer la Forteresse de Chinon.

Sa fille Emma, épouse de Guillaume Fierabras, hérite de la ville.

L'héritage de la ville passera ensuite à Guillaume le Grand (fils d'Emma), puis à l'oncle de Guillaume, Eudes 1er.

 

En août 1044, Thibault, Comte de Touraine, est contraint de donner toutes ses terres tourangelles, dont Tours et Chinon, à son voisin angevin Geoffroy Martel (fils de Foulques Nerra).

 

Le 14 novembre 1060, Geoffroy Martel décède. 

Ses neveux, Geoffroy le Barbu et son frère Foulques le Réchin héritent des terres. 

Geoffroy le Barbu reçoit la Touraine et Chinon. 

Foulques le Réchin reçoit l'Anjou et la Saintonge. 

 

Les deux frères se faisant la guerre, Foulques le Réchin s'empare de l'héritage de son frère.

Mais Geoffroy le Barbu donne son héritage à Geoffroy Martel II, fils du Réchin.

 

En 1106, Geoffroy Martel II décède sans enfants.

Son demi-frère Foulques V lui succède.

 

Foulques V épouse Sybille (fille du Comte du Maine).

Par le mariage, la province du Maine est reliée à l'Anjou et à la Touraine.

 

En 1128, Geoffroy Plantagenet (fils de Foulques V), épouse Mathilde l'Emperesse.

Il réclame l'héritage de Guillaume le Conquérant (grand-père de Mathilde).

 

En 1151, Geoffroy Plantagenet décède.

Ses terres reviennent à son fils Henri II. 

 

En 1152, Henri II se marie avec Aliénor d'Aquitaine, qui lui apporte le Poitou et l'Aquitaine.

 

En 1154, Henri II accède au trône d'Angleterre. 

Son frère Geoffroy, qui avait reçu en héritage les villes de Chinon, Loudun et Mirebeau, doit également recevoir par testament l'Anjou, la Touraine et le Maine si son frère devient Roi d'Angleterre. 

Comme son frère refuse d'appliquer le testament, Geoffroy fortifie les villes de Chinon, Loudun et Mirebeau. 

Puis il attaque l'Anjou. 

 

En 1156, Henri II gagne la  bataille.

Geoffroy est contraint de renoncer à toutes ses terres.

 

Henri II fait de la ville une de ses résidences.

La prospérité de la ville est telle que la population augmente. 

Il devient nécessaire d'installer une nouvelle paroisse avec l'église Saint-Maurice. 

 

Chinon devient une châtellenie royale sous le règne d'Henri II.

La châtellenie dessert les villes de Candes, Champigny, La Haye-sur-Creuse, l'Île-Bouchard, Saint-Épain, Azay, Sainte-Maure et Bourgueil.

 

En 1169, Henri II annonce à ses fils le partage de ses biens.

À sa mort, Henri le Jeune recevra l'Angleterre, la Normandie, le Maine, l'Anjou ; Geoffroy la Bretagne recevra la Touraine et Richard Cœur de Lion héritera du Poitou et de l'Aquitaine.

Seul Jean (sans Terre), le dernier de ses fils, ne recevra rien.

 

En 1187, Richard ayant perdu ses frères aînés et étant en désaccord avec son père, il s'allie avec le Roi de France Philippe Auguste contre son père. 

 

Le 4 juillet 1189, Henri II, malade et épuisé, est contraint d'accepter la perte de toutes ses terres françaises. 

 

Le 6 juillet 1189, Henri II décède à Chinon et son corps est enterré à l'Abbaye de Fontevraud. 

 

Richard succède à son père sur le trône d'Angleterre. 

 

Richard part en croisade. 

Sur le chemin du retour, il est fait prisonnier par l’empereur Henri IV. 

Pendant sa captivité, sa mère Aliénor gouverne à sa place. 

 

En 1194, Richard est libéré et constate que son frère Jean et le Roi de France se sont partagés ses terres. 

 

Le 6 avril 1199, Richard est mortellement blessé lors du siège de Châlus. 

 

Jean sans Terre succède à son frère Richard Cœur de Lion. 

Jean fait enlever Isabelle d'Angoulême promise à Hugues IX. 

 

Le 30 août 1200, Jean épouse Isabelle d'Angoulême à Chinon. 

 

À l'automne 1204, Philippe Auguste part en guerre contre Jean. 

Les armées du Roi de France siègent devant la Forteresse de Chinon.

 

Le 23 juin 1205, le Roi de France Philippe Auguste s'empare de la Forteresse, soi-disant imprenable. 

Il fait restaurer les fortifications qui avaient beaucoup souffert à l'assaut. 

 

En mai 1370, le Roi de France Charles V donne la Touraine à son jeune frère Louis.

 

En 1413, Chinon est occupée par les Bourguignons lors d'affrontements contre les Armagnacs.

L'année suivante, les Armagnacs libèrent Chinon.

 

Pendant cette période de conflits, la Touraine est donnée au Dauphin (futur Roi Charles VII).

 

En 1419, les Anglais s'emparent de Paris. 

Le dauphin Charles est contraint de s'exiler à Bourges.

 

En mai 1420, les parents de Charles VII, sous influence anglo-bourguignonne, déshéritent leur fils au profit d’Henri V d'Angleterre en signant un traité. 

Le Dauphin n’accepte pas ce traité. 

II se fait proclamer Roi de France sans être sacré à Reims qui se situe en terre anglo-bourguignonne.

 

En 1422, il se marie avec Marie d’Anjou à Bourges.

 

En 1427, la cour de Charles VII s’installe au Château de Chinon.

 

En août 1428, sa fille, la princesse Radegonde naît.

 

 

Le 23 février 1429, Jeanne d’Arc la Pucelle arrive à Chinon après une chevauchée de 11 jours depuis Vaucouleurs.

 

 

Le 25 février 1429, elle rencontre Charles VII afin de lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims. 

Charles VII demande à une assemblée de femmes de vérifier la virginité de Jeanne, puis l'envoie à Poitiers auprès de docteurs en théologie afin de constater sa bonne foi. 

 

 

Jeanne rentre à Chinon et est à nouveau reçue par le Roi. 

Elle apporte une couronne en or au Roi en signe matériel de mener le Roi au sacre. 

 

 

Cette deuxième entrevue marque un tournant dans la Guerre de Cent Ans. 

Grâce à l'élection divine de Jeanne, le Prince parvient à convaincre ses partisans de reprendre confiance derrière son étendard. 

 

 

Pendant la présence de Charles VII à Chinon, de nombreux travaux ont eu lieu. 

Le faubourg Saint-Étienne et le faubourg Saint-Mexme ont reçu des fortifications. 

L'église Saint-Jacques a été construite et un clocher a été financé pour la reconstruction de l'église Saint-Étienne. 

 

Le 22 juillet 1461, Charles VII décède. 

Son fils Louis XI devient Roi. 

Il quitte Chinon avec sa cour. 

Marie d’Anjou, sa mère, recevra Chinon de sa part. 

 

Le Château et la ville sont placés sous le gouvernement de Philippe de Commynes. 

 

En 1471, et en 1481, Chinon accueille à deux reprises Marguerite d'Anjou, épouse du roi d'Angleterre Henri VI.

Ville de Chinon (Indre-et-Loire)
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En 1474, les marchands qui fréquentent la Loire et les rivières défendent la navigation fluviale contre l'ensablement, les péages, les moulins, les écluses et les abus.

À Chinon, les bourgeois obtiennent même, au grand dam des bateliers et de leurs commanditaires, le droit de prélever, parfois de force, des droits sur le vin, le drap et autres marchandises.

Les entraves au commerce fluvial avaient été levées en 1430 par Charles VII. Il avait supprimé tous les péages en place depuis 60 ans, sur les marchands de la Loire et des affluents.

 

La navigation se faisait par train de bateaux.

Les périodes de calme faisaient la fortune des auberges postées sur les rives où les mariniers allaient manger et jouent aux cartes.

 

À Chinon, le passage du pont, dont seule l'arche centrale était franchissable, donnait lieu à des manœuvres complexes.

Les mâts devaient être couchés pour pouvoir passer sous le pont. 

 

Vers 1500, sur une période de 10 ans, 72 naufrages avaient eu lieu.

 

À partir de 1560, un Temple Protestant s'installe à Chinon.

Il subsiste jusqu'en 1567.

 

La ville est occupée tour à tour, soit par le parti catholique, soit par le parti protestant.

 

Pendant les troubles, l'épouse du roi Henri III, Louise de Lorraine-Vaudémont, est mise en sûreté à Chinon.

 

En 1578, un collège royal est construit à Chinon.

 

À partir du 23 décembre 1588, le Cardinal de Bourbon est emprisonné. 

Il est proclamé Roi par le Duc de Mayenne.

 

Le 9 mai 1590, il décède à Fontenay-le-Comte après avoir renoncé au trône au profit d’Henri IV.

 

Le 9 mai 1616, le prince de Condé prend possession de la ville et du château de Chinon, en même temps que le Berry après l'assassinat d'Henri IV.

 

À l'automne 1616, le Prince de Condé est contraint de restituer Chinon et le Berry. 

À cette époque, la Chapelle Saint-Melaine est devenue un moulin et la chapelle Saint-Martin, un cellier. 

 

Depuis 1621, Armand Jean du Plessis de Richelieu est propriétaire du domaine patrimonial de Richelieu, à quelques lieues de Chinon.

IIl devient également propriétaire des seigneuries de l'Île-Bouchard, de Champigny-sur-Veude et de Mirebeau.

Il fait raser le château de Champigny et envisage également de détruire la Forteresse de Chinon.

Mais les Chinonais font ajourner la destruction de leur château.

 

Le 23 janvier 1632, Richelieu parvient à annexer la ville de Chinon à son duché-pairie. 

À partir de cette date, la Forteresse de Chinon commencera à tomber en ruines. 

 

La famille du Plessis-Richelieu restera propriétaire de Chinon et de la forteresse jusqu'à la Révolution. 

 

La ville de Chinon comprend plusieurs établissements religieux et hospitaliers :

- deux maladreries depuis le 12ème siècle (une à Saint-Lazare, une sur le coteau Saint-Mexme),

- le couvent des Augustins (datant du 14ème siècle),

- le couvent des Capucins (de 1604).

Des religieuses de l'ordre des Filles du Calvaire d'Angers sont installées à l'hospice (depuis 1626).

 

En 1637, un incendie détruit les bâtiments de l'hôtel-Dieu servant d'hôpital.

L'hôtel-Dieu était supervisé par la Collégiale Saint-Mexme. 

 

En 1641, l'hôtel-Dieu est reconstruit à l'emplacement actuel du parking de la Brèche.

 

À la Révolution, l’Hôtel-Dieu accueille un nombre trop important de blessés.

Il est transféré dans le Couvent des Calvairiennes, situé en dehors du centre-ville.

 

En 1705, la direction du Collège Royal est confiée aux Augustins. 

Mais il est très mal géré, c'est pourquoi la direction est gérée par la Ville à partir de 1722.

Une école pour enfants pauvres est attenante au Collège Royal. 

Le collège et l'école sont sous la responsabilité d'un prêtre. 

 

En 1791, l'établissement est placé sous la tutelle de l'archevêque de Tours. Il deviendra par la suite un collège national. 

 

En 1792, Chinon annexe les communes de Parilly, Saint-Louand et Saint-Mexme-les-Champs.

Le département d'Indre-et-Loire est créé.

Chinon devient une sous-préfecture.

 

Du 9 au 20 mai 1793, Tallien, représentant du peuple en Indre-et-Loire, séjourne à Chinon.

Il rassemble une armée de 5400 hommes.

Son armée est éparpillée sur plusieurs fronts.

 

Le 12 juin 1793, la ville de Chinon est prise par un détachement Vendéen.

Quelques jours plus tard, les vendéens quittent Chinon pour Nantes.

 

Le 22 juillet 1793, Tallien revient à Chinon pour rétablir l'ordre. 

Il est à la tête d'une armée de 6 000 hommes et finit par écarter le danger.

 

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1793, 700 prisonniers arrivent de Saumur. Ils sont répartis en plusieurs endroits pour traverser la ville. 

 

Le 3 décembre 1793, un membre du Comité Révolutionnaire, qui commande le groupe de prisonniers, décide d'aligner environ 300 prisonniers au pied de la Forteresse afin de les exécuter.

Une plaque commémorative rappelle cet exécution. 

 

En 1793, un nouvel hôpital est ouvert.

Cet hôpital existe toujours sous le nom d'Hôpital Saint-Michel.

 

En 1869, les autorités étudient divers itinéraires pour relier Thouars à Tours par le chemin de fer. 

En attendant, le trafic maritime reste important. 

Chaque semaine, un bateau de messagerie assure un aller-retour Chinon-Saumur.

Un train de bateaux, hâlé par le remorqueur à vapeur "Blanzy", transporte du charbon jusqu'à Châtellerault.

Chaque année, 262 navires accostaient à Chinon pour charger 6 000 tonnes de marchandises (vins, céréales, pommes de terre, osier, cendres).

D'autres bateaux déchargeaient du charbon de Blanzy, des ardoises de Trélazé, des pierres de Montsoreau, de la chaux de Paviers, des verreries, de la quincaillerie, du poissons frais ou salés, des pièces de bois pour la tonnellerie, du foi, etc.

 

En 1870, pendant la guerre franco-allemande, l’Indre-et-Loire reste à l'écart du conflit.

Cependant, des milliers de blessés arrivent dans le département.

 

Le 28 janvier 1871, l'Armistice est signé à Versailles.

Les Allemands s'avancent vers Bourgueil, Chinon et Descartes.

 

Le 2 février 1871, le canton d'Azay est occupé par 400 hommes du 4ème Uhlans et 500 fantassins du 91ème Régiment d'Oldenburg.

L'occupation dure 5 semaines.

 

En 1912, le transport de marchandises sur la Vienne s'arrêtera pour laisser la place au chemin de fer. 

Ville de Chinon (Indre-et-Loire)
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Première Guerre Mondiale :

En mars 1915, les conscrits du Chinonais participent à la formation du 409ème Régiment d'Infanterie avec des hommes venus de Touraine, d'Anjou, du Poitou, du Berry et des régions envahies du Nord.

Les compagnies des 1er et 2ème bataillons sont constituées à Chinon en mars.

La compagnie du 3ème bataillon sera formée à Azay-le-Rideau.

 

De janvier à début mai 1915, 2 000 hommes sont cantonnés autour de Chinon.

 

Le 7 avril 1915, le 3ème bataillon part pour Bourges. 

 

Le 7 mai 1915, les 1er et 2ème bataillons partent de Chinon pour Bourges afin de former, avec le 408ème Régiment d'Infanterie, la 303ème Brigade, de la 120ème Division.

 

En 1918, sur les 3220 hommes du 409ème Régiment d'Infanterie, il ne reste que 480 hommes.

 

En tout, la ville de Chinon a perdu 173 citoyens lors de la Première Guerre Mondiale.

Cinq Chinonais morts au combat sont inscrits sur le monument aux morts de la ville.

 

 

 

Seconde Guerre mondiale :

En juin 1940, des convois ininterrompus de réfugiés traversent Chinon.

L'armée allemande arrive rapidement sur la rive droite de la Loire, à Port-Boulet.

Face à elle, des soldats défendent la dernière ligne de défense sur la rive gauche, entre Lignières-de-Touraine et Candes.

 

Le 14 juin 1940, des soldats du 1er Cuirassier échappés de Dunkerque débarquent à Port-Boulet. 

Une compagnie de Saint-Maixent, des cadets de Saumur, des tirailleurs algériens et sénégalais, ainsi qu'un bataillon cycliste venu de Saumur combattent à leurs côtés.

Les combats durent trois jours et font de nombreuses victimes.

 

Le 21 juin 1940, les Allemands enfoncent la ligne à 2 heures du matin.

Le jour même, à 8 heures du matin, Chinon est occupée.

Un Général Allemand se présente à l'hôtel de ville. Le maire, le docteur Henri Mattrais le reçoit.

 

La ville de Chinon n'a presque pas de dégâts.

Le conseil municipal s'est opposé à la destruction des ponts pendant la retraite des militaires français.

 

Les Chinonais s'adaptent à la présence des Allemands, grâce à l'aide du maire, du sous-préfet Paul Cay et de personnalités locales.

Ensemble, ils négocient et tentent d'éviter les confrontations avec l'occupant.

 

Quelques habitants agiront dans l'ombre afin de sauver des enfants Juifs.

 

À partir de 1941, la résistance s'organise dans le triangle L'Île-Bouchard-Saumur-Richelieu, centré sur la forêt de Scévolles.

Un groupe armé clandestin en relation avec les FFI est formé.

25 Chinonais ont rejoint le maquis.

 

Les 13 et 15 juin 1944, le faubourg Saint-Jacques est bombardé. 12 morts.

 

Le 1er juillet 1944, le maquis de Scévolles est créé dans la forêt de Scévolles.

René Malibeau, un jeune étudiant, en prend le commandement. 

 

Les 13 et 14 juillet 1944, 4 tonnes d’armes et de munitions sont parachutées au lieu-dit « La Chapelle » sur la commune de Lencloître.

Les armes sont transportées vers la ferme Bouet, à Dandésigny.

Le maquis de Scévolles englobe les groupes armés de la région (sauf les Francs-tireurs partisans). 80 hommes en tout. 

 

Du 5 au 20 août 1944, les maquisards font tout pour ralentir les Allemands.

 

Les 6 et 7 août 1944, l'aviation alliée mitraille la gare. 

 

Le 25 août 1944, les nazis, installés dans la Kommandantur de Chinon, s'enfuient.

 

Le 28 août 1944, les troupes allemandes reçoivent l'ordre de quitter la ville.

Cependant, quelques soldats allemands reviennent le lendemain pour dynamiter les ponts de pierre et de chemin de fer.

 

Le 30 août 1944, Chinon et ses habitants sont libérés.

La commune a perdu 67 citoyens pendant le conflit.

 

Depuis 2000, la ville fait partie de la section du Val de Loire inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des paysages culturels.

Ville de Chinon (Indre-et-Loire)
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Forteresse Royale de Chinon (Indre-et-Loire)

6 Janvier 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 9 août 2020, le matin, j'ai visité la Forteresse Royale de Chinon. 

Forteresse Royale de Chinon (Indre-et-Loire)

Le site de la Forteresse est occupé depuis 3000 ans.

 

À l'époque Gallo-romaine, un guerrier Gaulois construit son habitation à l'emplacement de l'actuel fort Saint-Georges.

Un mur d'enceinte protégeait des maisons, des bâtiments agricoles et un bâtiment culturel. 

Le propriétaire des lieux avaient eu l'autorisation de César d'être enterré à l'entrée de sa propriété. 

 

À cette époque, Chinon n'est qu'un petit bourg.

 

À la fin de l'Empire Romain, le promontoire rocheux où se trouve la propriété de l'ancien guerrier Gaulois est fortifié.

Le site devient alors un castrum.

Une muraille avec des murs de 2,40 mètres d'épaisseur est construite.

12 tours permettent de protéger Chinon.

 

En 463, Chinon fait partie du Royaume des Wisigoths.

La muraille défensive résiste au siège de la ville par le Général Romain Ægidius.

 

Aux 7ème et 13ème siècles, Chinon abrite un atelier monétaire royal.

 

De 920 à 954, l'atelier monétaire de Tours est transféré à Chinon en raison de la menace d'invasion des Vikings. 

 

Au 10ème siècle, la Forteresse est aux mains des Comtes de Blois. 

Thibault Ier est le premier propriétaire en tant que Vicomte de Blois. 

 

En 954, il fait construire une tour en pierre. 

 

De 956 à 974, il s'élève au rang de Comte. 

Afin de protéger davantage le château, il fait construire une enceinte, en plus de l'enceinte du vieux castrum en place depuis le 5ème siècle, tout autour du château.

Les travaux s'effectueront en grande partie sur la partie orientale de l'éperon rocheux.

Cette partie formera plus tard le Fort de Coudray.

À l'entrée du Fort se trouvaient des bâtiments et une Chapelle consacrée à Saint-Melaine.

 

Au 10ème siècle, les comtes d’Anjou menacent les comtes de Blois. 

 

En 1044, les comtes d’Anjou s'emparent de la Touraine. 

Le Château de Chinon est donné à Geoffroy Martel. 

 

En 1060, Geoffroy Martel décède sans descendance. 

Le Château revient à son neveu Foulques IV. 

 

À la moitié du 11ème siècle, d'importants travaux afin d'agrandir la superficie du domaine, un rempart plus grand est construit. 

Un prieuré est créé à l'intérieur du Château. 

 

Entre 1087 et 1105, Foulques IV a créé un impôt afin de financer les travaux.

 

En 1109, à la mort de Foulques IV, l'Anjou a environ la même superficie qu'aujourd'hui. 

 

Geoffroy le Bel, petit-fils de Foulques IV, prend le surnom de Plantagenêt. 

 

En 1152, Henri II Plantagenêt épouse Aliénor d'Aquitaine. 

De leur union, 8 enfants naîtront dont 2 seront de futurs rois : Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. 

Le 6 novembre 1153, Henri II Plantagenêt est désigné héritier de la Couronne d'Angleterre, selon le Traité de Wallingford. 

Le territoire de Plantagenêt s'étend donc de l'Écosse jusqu'aux Pyrénées. 

Chinon devient la Capitale de l'Empire d'Henri II Plantagenêt. 

Le Château est transformé tel qu'on le connaît de nos jours. 

 

Entre 1160 et 1180, Henri II Plantagenêt séjourne fréquemment le château de Chinon. 

 

À Noël 1172, il passe les fêtes avec sa femme et ses enfants qui se disputent leur futur héritage territorial. 

 

En 1173, Henri II fait enfermer Aliénor dans la Forteresse de Chinon. 

Peu de temps après, il l'envoie en résidence surveillée en Angleterre. 

 

En 1179, Philippe Auguste devient Roi lorsque son père Louis VII est encore en vie.

Philippe s'allie à Richard et Jean contre leur père.

Richard devient l'héritier à la Couronne d'Angleterre.

Par la suite, Philippe se rapproche de Geoffroy (4ème fils d'Henri II) contre Richard. 

 

En 1186, Geoffroy décède et il ne reste plus que deux enfants d'Henri II encore en vie : Richard et Jean. 

Philippe est donc dans l'obligation de faire la paix avec Richard. 

 

Henri II s'inquiète de cette amitié.

Philippe persuade Richard que son père veut le déshériter au profit de son frère Jean.

Richard prête alors serment au Roi de France sur les terres des Plantagenêt.

Richard et Philippe siègent les places fortes fidèles à Henri II.

Henri II fui Le Mans pour se réfugier dans sa Forteresse de Chinon.

 

Le 6 juillet 1189, Henri II Plantagenêt décède dans la Chapelle Saint-Melaine.

Richard devient alors le maître incontesté de l'Empire Plantagenêt.

Le corps d'Henri II Plantagenêt sera transféré plus tard à l'Abbaye de Fontevraud.

 

Le Fort Saint-Georges ainsi qu'un Palais de 3 ailes abritant une Chapelle consacrée à Saint-Georges ont été construits pendant le règne d'Henri II. 

L'ensemble était protégé d'une enceinte sans tours. 

Deux tour-portes rectangulaires et monumentales (à l'Est et à l'Ouest) permettaient d'entrer dans la cour du Château. 

La tour-porte de l'Ouest est la plus connue. 

Elle se trouvait à l’emplacement de l’actuel bâtiment abritant l'accueil du Fort Saint-GeSaint-Georges. 

 

Richard Cœur de Lion ne profitera pas longtemps de ses nouvelles terres.

La Croisade le somme de délivrer Jérusalem de Saladin.

 

Avant de partir, Richard et Philippe signent un pacte de non-agression.

Ce pacte permet d'éviter qu'aucun des deux ne fassent main basse sur les terres de l'autre.

 

En 1193, Philippe rentre avant Richard et décide de rompre le pacte.

Il attaque Gisors et le Vexin normand.

 

L'Empereur Henri IV fait emprisonner Richard, alors sur le chemin du retour. 

 

Pendant sa captivité, c'est sa mère qui gouverne. 

Mais son frère Jean profite de la situation pour s'allier au Roi de France. 

Jean lui cède une partie du territoire continental des Plantagenêt.

 

En 1194, Richard est libéré contre une très grande rançon. 

Richard s'efforcera de reconquérir ses terres avec la construction de Château-Gaillard.

Il en profite pour envoyer son armée afin de combattre ses vassaux qui se sont tournés vers le Roi de France pendant la Croisade. 

Pendant le siège de Châlus, Richard est blessé. 

 

Le 6 avril 1199, Richard Cœur de Lion décède. 

 

À partir de 1200, Jean sans Terre renforce les défenses du château de Chinon afin de résister à la pression du Roi de France. 

Le Fort Saint-Georges est fortifié. Il deviendra un poste avancé permettant de protéger le Château depuis la route de Tours. 

 

Des tours et des remparts sont créés et renforcés.

L’extrémité occidentale du promontoire rocheux est protégée par une douve et devient le Fort du Coudray. 

 

En 1199, Jean sans Terre organise le rapt d'Isabelle d'Angoulême, promise à Hugues IX. 

 

Le 24 août 1200, Jean sans Terre se marie avec Isabelle d'Angoulême. 

 

Hugues IX se plaint auprès de Philippe Auguste.

 

À l'automne 1204, Philippe part en guerre contre Jean. 

Les armées du Roi de France siègent devant la Forteresse de Chinon.

 

Le 23 juin 1205, le Roi de France Philippe Auguste s'empare de la Forteresse, soi-disant imprenable. 

 

Le 24 juin 1205, Philippe Auguste accroît davantage les défenses de la Forteresse car celle-ci est toujours sur le territoire des Plantagenêt.

Un profond fossé est creusé à l'extrémité orientale du château.

Le fossé est donc dominé par une nouvelle tour, le Donjon philippien du Coudray.

Les remparts sont renforcés par 3 tours de flanquement circulaires (Boissy, L'Echaugette et des Chiens).

Les tours sont pourvues d’archères creusées dans l'épaisseur totale des murs. 

L'entrée du château se fera par la porte monumentale des Champs, entre le château et le Fort Saint-Georges. 

La porte des Champs est composée de 2 grosses tours circulaires, d'une herse précédée d'un pont-levis. 

La tour-porte de l’Horloge reçoit également une herse. 

 

Philippe le Bel désire détruire l'ordre du Temple. 

Mais il manque de preuves et demande à Guillaume de Nogaret d'enquêter.

Guillaume de Nogaret trouve un bourgeois emprisonné pour meurtre qui aurait partagé sa cellule avec un Templier condamné à mort. L'ancien Templier lui a avoué les pratiques obscènes d'entrée à l'Ordre des Templiers.

 

En 1305, Esquieu de Floyran parvient à informer le Roi de France par le biais de Guillaume de Nogaret. 

Ayant entendu les preuves rapportées par Guillaume de Nogaret, Philippe le Bel écrit au Pape afin de lui faire part de ces aveux sur les pratiques obscènes de la part des Templiers. 

 

Le 24 août 1307, Jacques de Molay obtient du Pape l'ouverture d'une enquête pontificale. 

Mais Philippe le Bel n'a pas l'intention d'attendre les résultats de l'enquête. Il prépare l'arrestation des membres de l'Ordre des Templiers, à l'Abbaye de Notre-Dame-La-Royale le jour de la fête de la Sainte-Croix. 

 

Le 13 octobre 1307, tous les Templiers sont arrêtés massivement en France. 

 

En 1308, le Roi convoque les États Généraux à Tours afin de légaliser les arrestations.

Les représentants des États Généraux approuvent la condamnation de l'Ordre malgré l'intervention du Pape Clément V pour interrompre la procédure royale commencée par Philippe le Bel.

 

Entre le 18 et le 20 août 1308, une guerre de pouvoir a lieu au Château de Chinon entre le Roi de France Philippe le Bel et le Pape Clément V. 

 

Peu de temps après, un procès a lieu et les Templiers reconnaissent avoir craché sur la croix, succombé au péché de fornication, etc. 

Le Roi de France tient le Pape à l'écart le temps du procès. 

 

Plusieurs mois après l’arrestation de tous les membres de l'Ordre, le Pape demande à Philippe le Bel d'entendre lui-même les prisonniers.

Philippe le Bel accepte d’envoyer soixante-quinze templiers devant le pape à Poitiers.

Mais, le Roi fait retenir au château de Chinon les quatre dignitaires de l’ordre, dont le grand maître Jacques de Molay. Il ne souhaite pas les voir absouts par le Pape.

 

Le pape envoie donc au château de Chinon 3 cardinaux afin d’interroger les dignitaires et les réintégrer au sein de l’église catholique.

Philippe le Bel ne tient pas compte de ce repentir et fait condamner les quatre dignitaires au bûcher.

 

Vers 1370, le duc Louis Ier d’Anjou commence la reconstruction des logis.

De cette reconstruction, il ne reste aujourd'hui que l'aile Sud.

 

Pendant le règne de Charles VII, un des bâtiments du prieuré Saint-Melaine est transformé en salle de jeu de paume.

De nombreuses transformations sont réalisées au château. 

 

En 1419, les Anglais s'emparent de Paris. 

Le dauphin Charles est contraint de s'exiler à Bourges.

 

En mai 1420, les parents de Charles VII, sous influence anglo-bourguignonne, déshéritent leur fils au profit d’Henri V d'Angleterre en signant un traité. 

 

Le Dauphin n’accepte pas ce traité. 

II se fait proclamer Roi de France sans être sacré à Reims qui se situe en terre anglo-bourguignonne.

 

En 1422, il se marie avec Marie d’Anjou à Bourges.

 

En 1427, la cour de Charles VII s’installe au Château de Chinon.

 

En août 1428, sa fille, la princesse Radegonde naît.

 

Le 23 février 1429, Jeanne d’Arc la Pucelle arrive à Chinon après une chevauchée de 11 jours depuis Vaucouleurs.

 

Le 25 février 1429, elle rencontre Charles VII afin de lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims. 

Charles VII demande à une assemblée de femmes de vérifier la virginité de Jeanne, puis l'envoie à Poitiers auprès de docteurs en théologie afin de constater sa bonne foi. 

 

Jeanne rentre à Chinon et est à nouveau reçue par le Roi. 

Elle apporte une couronne en or au Roi en signe matériel de mener le Roi au sacre. 

 

Cette deuxième entrevue marque un tournant dans la Guerre de Cent Ans. 

Grâce à l'élection divine de Jeanne, le Prince parvient à convaincre ses partisans de reprendre confiance derrière son étendard. 

Forteresse Royale de Chinon (Indre-et-Loire)
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Au fil des années, la Forteresse de Chinon est progressivement abandonnée.

Elle tombe en ruines.

 

En 1763, la Chapelle Saint-Georges est détruite.

 

Pendant la Révolution, le château est vendu comme bien national.

Des particuliers occupent les ruines et construisent des maisons au pied des remparts.

Ils creusent également des caves dans le coteau.

 

À partir de 1824, le parc du château est transformé en promenade publique.

 

En 1840, la Forteresse est classée aux Monuments Historiques, mais les ruines restent tout de même dangereuses.

 

En 1854, la Municipalité de Chinon demande la destruction des bâtiments en ruines. 

Mais Prosper Mérimée demande la restauration de la Forteresse. 

 

En 1926, les terrains attenants à la Forteresse sont classés à leurs tours. 

 

Le département d'Indre-et-Loire veut préserver ce patrimoine exceptionnel.

 

En 2003, des fouilles archéologiques débutent. 

 

À partir de 2005, les travaux de restauration débutent.

 

En 2015, une équipe de l'émission Secrets d'Histoire enregistre plusieurs séquences au château dans le cadre de deux émissions :

- "Aliénor d'Aquitaine, une rebelle au Moyen Âge"

- "Jeanne d'Arc, au nom de Dieu"

Forteresse Royale de Chinon (Indre-et-Loire)
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Pour plus de renseignements afin de visiter la Forteresse :

https://forteressechinon.fr

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Vallée Troglodytique des Goupillières (Indre-et-Loire)

2 Janvier 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 8 août 2020, l'après-midi, j'ai visité la Vallée Troglodytique des Goupillières. 

Vallée Troglodytique des Goupillières (Indre-et-Loire)

En 1962, Louis-Marie Chardon, âgé de 10 ans, prend l'habitude de venir s'amuser sur un terrain, que son père André Chardon venait d'acheter afin d'agrandir l'exploitation arboricole familiale. 

 

André Chardon plante des pommiers sur le coteau et laisse le reste du terrain, située dans la vallée, à l'abandon. 

Il s'avère que lors de ses nombreuses escapades sur le terrain envahi de ronces, Louis-Marie découvre peu à peu des habitations troglodytiques. 

 

En 1982, Louis-Marie hérite du terrain abandonné. 

À cette époque, il est arboriculteur comme son père. 

Lors de ses temps libres, il débroussaille les ronces, ce qui lui permet de découvrir le 53ème et dernier souterrain-refuge connu de Touraine. 

 

En 1997, le village troglodytique reprend vie. 

La Vallée Troglodytique des Goupillières naît. 

 

En 2000, Louis-Marie Chardon ouvre le site au public. 

Vallée Troglodytique des Goupillières (Indre-et-Loire)
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Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur des habitations troglodytiques :

https://www.troglodytedesgoupillieres.fr/accueil-mobile/

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Domaine de Candé (Indre-et-Loire)

2 Janvier 2025 Publié dans #Indre-et-Loire

Le 8 août 2020, le matin, j'ai visité le Domaine de Candé. 

Domaine de Candé (Indre-et-Loire)

À partir du 10ème siècle, une maison fortifiée est construite sur le site de Candé dès.

 

En 1313, Macé de Larcay est le premier seigneur connu des seigneurs de Candé.

 

Au Moyen-âge, le domaine de Candé est un fief faisant partie de la châtellenie de Montbazon.

Quelques parcelles appartiennent malgré tout à l'Abbaye Saint-Paul de Cormery.

 

En 1499, François Briçonnet (maire de Tours) achète le Domaine de Candé.

Il fait construire un pavillon de style Louis XII à l'emplacement de la maison fortifiée.

 

En 1508, Jeanne, fille de François Briçonnet, termine les travaux entrepris par son père.

 

De 1564 à 1715, le Domaine de Candé appartient à la famille Brodeau. 

 

En 1770, une crue de la rivière Indre endommage les moulins du Ripault. 

 

En 1772, le Domaine se sépare des moulins du Ripault.

Ils sont vendus et reconstruits afin d'actionner une tréfilerie. 

 

En 1786, les moulins du Ripault deviennent la Poudrerie Nationale du Ripault.

 

Le 24 juin 1853, Santiago Drake del Castillo achète le domaine à Raoul Le Caron.

Il fait construire une balustrade qui relie les tours de la façade Ouest datant de 1840.

 

En 1857, Giuseppe Devers décore le fronton de la porte d'entrée par une peinture sur émail qui représente Saint Martin partageant son manteau. 

Parallèlement, Drake del Castillo construit l'aile Nord dans le style Néogothique. 

 

De 1864 à 1867, Drake del Castillo entreprend d'importants travaux.

Il fait construire une chapelle dédiée à Sainte Claire en hommage à Charlotte Claire Spitz, à l'ouest du parc.

Un bâtiment abritant une école de filles se trouve à proximité de la chapelle. 

Ne servant plus, l'école est fermée et réaménagée.

Une partie du bâtiment abrite le logement du directeur de la poudrerie.

L'autre partie abrite un hospice.

Il modernise les fermes agricoles du domaine.

 

En février et mars 1871, des chambres du château sont occupées par des officiers Prussiens.

Les écuries du Domaine sont réquisitionnées afin d'abriter leurs chevaux.

 

Le 25 octobre 1871, Santiago Drake del Castillo décède au Domaine de Candé.

 

Jacques Drake del Castillo, fils aîné de Santiago, termine les travaux en cours.

Il remplace les communs par des dépendances, à l'écart du château.

Il continue d'améliorer les techniques agricoles, commencées par son père, notamment dans le mode de culture de la vigne. Il gagnera de nombreuses récompenses dans des concours.

Amateur d'art, il possède à Candé de nombreuses toiles de son ami Claude Monet.

 

En 1918, Jacques Drake del Castillo décède. 

 

En 1918, à la fin de la Première Guerre Mondiale, Jean (fils de Jacques Drake del Castillo) récupère le Domaine ainsi que la mairie de Monts. En effet, son père était devenu maire de Monts. 

 

En 1925, Jean perd les élections municipales.

Il quitte le Domaine de Candé et part s'installer à Cannes.

 

Le 23 juillet 1927, ayants d'importants problèmes financiers, Jean Drake del Castillo vend le Domaine de Candé à Charles Bedaux et son épouse Fern, de riches industriels américains. 

 

Charles Bedaux fait construire un couloir permettant d'accéder aux pièces d'apparat.

Il détruit le vestibule qui avait été construit par Santiago Drake del Castillo.

Il modernise profondément l'intérieur du Château en le rendant plus confortable. 

Il stoppe l'abattage des arbres qui avait été demandé par Jean Drake del Castillo. 

Il fait réaménager le parc et les jardins par l'architecte paysagiste Louis Decorges. 

Enfin, il fait construire un golf de 18 trous sur 3 hectares du parc. 

 

Tous ces travaux se termineront en août 1930 par une grande fête organisée au château. 

 

Le 3 juin 1937, le mariage du duc de Windsor (ex-roi Édouard VIII) et de Wallis Simpson est célébré au Château de Candé.

Le mariage civil est prononcé par le docteur Charles Mercier, maire de Monts.

Aucun membre de la famille royale britannique n'assiste au mariage, à l'exception de 16 invités dont Randolph Churchill (fils de Winston Churchill), du Préfet d'Indre-et-Loire et du Consul de Grande-Bretagne à Nantes.

À la fin du repas de noces dans la soirée, le duc et la duchesse de Windsor montent dans l'Orient-Express à Laroche-Migennes.

Le train les emmenera à Venise.

 

De juin à septembre 1940, l'ambassade Américaine se réfugie dans une partie du château mise à sa disposition.

Le Domaine de Candé se trouve en Zone Occupée, après la signature de l'armistice du 22 juin 1940.

 

En décembre 1942, Marcel Carné envisage de tourner son film "Les Visiteurs du soir" au domaine.

 

À cette époque, le château est placé sous séquestre allemand, car il appartient à un Américain.

En effet, les États-Unis et l'Allemagne sont en guerre depuis décembre 1941.

 

Le 18 octobre 1943, la Poudrerie du Ripault explose accidentellement.

Les vitres des pièces du château tournées vers la Poudrerie sont détruitent.

Fern Candé, qui se trouvait dans une des pièces exposées, est blessée. 

 

Le 18 février 1944, Charles Bedaux décède.

Fern Bedaux devient propriétaire du Domaine. 

 

En 1951, Fern Bedaux fait don du château et d'une partie de son mobilier à l'État.

Elle s'en réserve l'usufruit jusqu'à sa mort.

 

En 1972, Fern Bedaux décède.

Selon sa volonté, l'État entre en possession de son don.

 

En 1974, le Domaine de Candé devient la propriété du Conseil Départemental d'Indre-et-Loire.

 

Fern Bedaux souhaitait, en 1951, voir le Château de Candé devenir une résidence présidentielle. 

Le mobilier du Château est transféré au Mobilier National et inscrit dans ses inventaires. Les meubles sont alors dispersés et se trouvent place dans des résidences présidentielles comme le Palais de l'Élysée, l'Hôtel de Marigny ou encore le Fort de Brégençon.

Cependant, une des volontés de Fern Bedaux a été respectée : que « le domaine ne soit ni morcelé, ni loti, et que le château conserve une affectation culturelle, artistique, universitaire ou de haut intérêt national et régional ».

 

Depuis 2014, à la demande du Conseil Départemental d'Indre-et-Loire, le Mobilier National réinstalle progressivement les meubles d'origine, en prenant pour référence un inventaire réalisé à la demande de Charles Bedaux en 1930.

Les deux tiers des meubles ont été restitués.

 

En 2016, plusieurs séquences sont tournées au Château par une équipe de l'émission Secrets d'Histoire. 

L'émission était consacrée à Wallis Simpson.

 

En juillet 2018, les rideaux de plusieurs pièces reconfectionnés à l'identique par le Mobilier National sont inaugurés.

Domaine de Candé (Indre-et-Loire)
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Domaine de Candé (Indre-et-Loire)
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Domaine de Candé (Indre-et-Loire)
Domaine de Candé (Indre-et-Loire)
Domaine de Candé (Indre-et-Loire)
Domaine de Candé (Indre-et-Loire)

Pour plus de renseignements afin de visiter le Château : 

https://domainecande.fr

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