loir-et-cher
Ville de Blois (Loir-et-Cher)
Le 7 août 2020, j'ai visité la ville ainsi que le Château Royal de Blois.
En 52 avant Jésus Christ, les Romains envahissent le Pagus Blesensi (Pays Blésois).
À cette époque, Blois fait partie de l'Oppidum Autricum (Chartres).
Blesis (Blois) est entouré de forêts.
C'est une petite ville autour d'une forteresse construite par les Romains. Cette forteresse est à l'emplacement de l'actuel château.
Deux temples romains dédiés à Jupiter et à Mercure ont siégé dans la ville.
En 410, Ivomadus conquiert les pagi de Blois et Chartres en combattant le Consul Odo.
Il a instauré le Royaume de Blois malgré l'Empire.
Entre 481 et 497, la terre est conquise par le Roi des Francs, Clovis.
En 832, Guillaume d'Orléans est nommé Comte de Blois par le Roi Louis Ier.
Le Comté passera dans les mains de Robert le Fort, Robert Ier, Eudes mais également Hugues le Grand.
En 854, 856 et 868, Blois est détruit lors de raids Vikings menés par Hasting.
En 940, Thibaud le Tricheur devient comte indépendant sous Hugues le Grand.
Les comtés de Blois, Chartres et Châteaudun se retrouvent sous son pouvoir. Le comté de Blois restera dans la famille de Thibaud le Tricheur jusqu'en 1397.
En 1171, suite à la disparition inexpliquée d'un enfant chrétien, Blois fait partie d'une des villes d'Europe à accuser les Juifs de crimes rituels.
Le 26 mai 1171 (20 sivan 4931 du calendrier Hébraïque), en représailles, 35 Juifs sont brûlés vifs près des fourches patibulaires par le Comte Thibaut V de Blois.
Le jour même, Rabbenou Tam apprend les tragiques évènements de Blois. Il déclare que le 20 sivan 4931 devient un jour de jeûne pour les Juifs de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne.
Au 12ème siècle, cinq paroisses se trouvent sous le giron de Blois :
- au centre : l'abbaye Notre-Dame de Bourg-Moyen (aujourd'hui disparue)
- à l'est : l'église romane de Saint-Solenne
- à l'ouest : l'église abbatiale de Saint-Laumer de style roman. L'église Saint Nicolas est construite à l'emplacement de l'église abbatiale.
- au Nord : la paroisse Saint-Honoré et son église existaient en 1154. En 1792, l'église est vendue puis détruite.
Aujourd'hui, la Place Saint-Honoré occupe l'emplacement de l'église.
- au Sud de la Loire : l'église Saint-Saturnin construite à l'emplacement de l'ancienne église romane de l’époque.
De toutes les églises romanes, seuls subsistent quelques vestiges de Saint-Solenne (actuelle cathédrale Saint-Louis).
En 1233, Jean Ier de Blois-Châtillon fonde le Couvent des Cordeliers.
Le Couvent était construit dans l'actuelle rue des Cordeliers.
En 1238, Jean Ier de Blois-Châtillon fait construire l'église Saint-Martin-aux-Choux au pied du château.
L'église est détruite pendant la Révolution.
En 1273, Jean Ier fonde le Couvent des Jacobins.
De nos jours, le Musée d'Histoire Naturelle.
Au milieu du 13ème siècle, la ville se protège en construisant des remparts.
Ceux-ci subsisteront jusqu'à la fin du 16ème siècle.
De nos jours quelques tours sont encore en place (les tours Beauvoir et du Foix entre autres).
Quelques rues sont encore présentes de nos jours : les rues Porte Côté, Porte Bastille et Porte Chartraine.
Entre 1356 et 1380, la ville est assiégée par les soldats anglais du Prince Noir, fils du roi Édouard III.
En 1391, la famille de Châtillon étant criblée de dettes et n'ayant pas de descendance vend le Comté de Blois au Duc Louis Ier d’Orléans (fils cadet du Roi Charles V le Sage).
Ainsi, Blois entre dans le domaine royal.
Les ducs d'Orléans s'installent au château.
En 1415, Charles d'Orléans est fait prisonnier lors de la bataille d'Azincourt.
Pendant que Charles d'Orléans est emprisonné, son frère Jean de Dunois, déjà seigneur de Romorantin et de Millançay, protège la ville de Blois qui est à nouveau encerclée par les Anglais.
Fin avril 1429, Jeanne d'Arc séjourne à Blois pour se ravitailler.
Jean de Dunois devient son compagnon d'armes.
Entre le 25 et le 26 avril 1429, Jeanne d'Arc fait bénir son étendard dans la Collégiale Saint-Sauveur.
Le 27 avril 1429, après que les 500 soldats promis par Charles VII soient arrivés, Jeanne d'Arc traverse le pont Saint-Louis afin d'aller libérer la ville d'Orléans, occupée par les Anglais.
En 1444, Charles d'Orléans est libéré.
En 1498, le roi Charles VIII décède à Amboise.
Le duc Louis II d’Orléans (petit-fils de Louis Ier) se rend à Amboise.
Il est couronné sous le nom de Roi Louis XII.
La cour du nouveau roi s'installe à Blois.
Sous le règne de Louis XII, la ville se transformera au fil des années.
En 1526, François Ier désire regagner Paris.
En 1539, les meubles et les tapisseries du Château de Blois sont transférés vers Paris.
En mars 1562, les guerres de Religion commencent.
Catherine de Médicis décide de se réfugier au Château de Blois avec ses fils afin de tenter de restaurer le pouvoir royal.
Le 4 juillet 1562, la ville de Blois est conquise par les protestants.
Cependant, les Catholiques du Maréchal de Saint-André pillent la ville et violent les femmes.
Le 7 février 1568, les Protestants du Capitaine Boucard pillent et incendient la ville à leur tour.
Ils tuent les Catholiques et les églises sont ruinées.
De 1588 à 1589, les États Généraux s'établissent à Blois. Le roi Henri III s’y étant réfugié.
Le 23 décembre 1588, Henri III fait assassiner le duc de Guise au château de Blois.
Le 24 décembre 1588, le Cardinal de Guise sera également exécuté au château.
Blois a perdu son caractère de résidence royale après le départ des rois vers Paris.
Henri IV a transféré la bibliothèque Blésoise à Fontainebleau.
En 1617, Louis XIII prend le pouvoir.
Il décide d'exiler sa mère Marie de Médicis, à Blois.
En 1622, la Contre-Réforme installe l'Ordre des Jésuites à Blois.
Ils font construire une Chapelle dédiée à Saint-Louis. De nos jours, il s'agit de l'église Saint-Vincent de Paul de Blois.
En 1634, Louis XIII fait exiler son frère Gaston d’Orléans, à Blois.
En 1657, Gaston d’Orléans fonde l’Hôpital général ou "hospice de Vienne". De nos jours, c'est la Maison de Retraite Gaston d’Orléans.
Il finance également une partie de la reconstruction de l’Hôtel-Dieu.
Il reste à Blois jusqu’à sa mort.
En 1660, après la mort de Gaston d’Orléans, le château de Blois est abandonné après avoir été dépouillé par Louis XIV.
Blois devient un évêché sous le règne de Louis XIV.
Le premier évêque de Blois, David Nicolas de Bertier, choisit l'église Sainte-Solenne comme future cathédrale.
En 1700, les travaux de transformation de l'église en cathédrale sont achevés.
Le nouvel évêque installe un Palais Épiscopal à l'intérieur.
À partir de 1703, l'aménagement des jardins en terrasse commence.
Les travaux vont s'étaler sur 50 ans.
Dans la nuit du 6 au 7 février 1716, le pont médiéval cède sous la pression d'une débâcle du fleuve.
Le duc Philippe d'Orléans demande à son frère Louis XIV la reconstruction du pont.
Jacques Gabriel est l'architecte de la cour. Il réalisera sa reconstruction.
En 1724, le nouveau pont est inauguré.
Il porte le nom de l'architecte, Jacques Gabriel.
En 1788, Louis XVI envisage de détruire le château. Il est sauvé par le Régiment Royal-Comtois qui s'installe à l'intérieur.
En janvier 1789, la Loire déborde énormément et entraîne une grande perte des récoltes pour l'année 1789.
En juillet 1789, la ville de Blois a très peu participé à la prise de la Bastille lors de la Révolution.
Néanmoins, l'abbé Grégoire, représentant blésois du clergé, a beaucoup contribué à la première abolition de l'esclavage dans les colonies et le territoire français, lors du serment du Jeu de Paume.
En 1790, la province de l'Orléanais est démantelée.
Le département de Loir-et-Cher est créé avec Blois comme chef-lieu.
En 1791, les jardins sont ouverts au public sous l'égide de l'Abbé Henri Grégoire.
Entre 1792 et 1793, les Révolutionnaires votent la destruction des emblèmes royaux au château, à l'ancien hôtel de ville, les églises Saint-Martin-aux-Choux et Saint-Lubin, la Collégiale Saint-Sauveur, l'ancienne église Saint-Nicolas et la paroisse Saint-Honoré.
Napoléon Bonaparte abroge l'esclavage suite à la loi de 1802.
En 1814, l'impératrice, Marie-Louise d’Autriche, se réfugie à Blois au moment de sa deuxième régence.
En 1846, le chemin de fer arrive à Blois avec l'ouverture de la ligne Paris-Orléans-Tours.
Entre 1850 et 1870, de nombreux travaux d'urbanisme sont effectués sous les mandats successifs du maire Eugène Riffault.
En 1846, 1856 et 1866, la Loire sort de son lit 3 fois inondant le centre-ville, le quartier Saint-Jean et le quartier Vienne.
En 1862, Victor-Auguste Poulain installe sa chocolaterie à proximité de la gare.
Au 19ème siècle, avec l'arrivée du chemin de fer, la navigation commerciale sur la Loire s'arrête progressivement.
Le 28 janvier 1871, le Lieutenant Georges de Villebois-Mareuil libère la ville qui était occupée depuis le 13 décembre 1870 par les Prussiens.
Un monument, rappelant la libération du faubourg de Vienne par les généraux Pourcet et Chabron, est installé sur l'avenue Wilson.
Entre 1910 et 1933, un réseau de 5 lignes de tramway est créé en ville en plus des réseaux départementaux TLC et TELC96 déjà existants.
Entre 1932 et 1939, la basilique Notre-Dame-de-la-Trinité est construite en béton.
Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février 1939, 3100 réfugiés espagnols fuyant l’effondrement de la république espagnole arrivent en Loir-et-Cher.
Au début de la Seconde Guerre Mondiale, une foule de réfugiés fuyant les territoires envahis depuis le 10 mai 1940 par l'Allemagne nazie, traverse Blois.
Le 14 juin 1940, les Blésoises et enfants de moins de 13 ans sont appelés à évacuer la ville.
Le 15 juin 1940, des obus sont tirés sur la rive droite. La gare ayant été visée, ce sont le cimetière et les bâtiments voisins qui sont touchés.
Cette même journée, de nombreux réfugiés provenant des villes occupées par les Nazis dont Orléans, traversent la ville de Blois.
Le 16 juin 1940, de nouveaux bombardements ont lieu. La maison du maire Émile Laurens, qui décédera un peu plus tard, et la gare sont touchés.
Du 17 au 19 juin 1940, les bombardements reprennent de plus belle détruisant de nombreux bâtiments ainsi que le pont Jacques Gabriel afin de ralentir l’avancée des Nazis.
Cependant, afin de protéger le château de l'incendie qui ravage la ville basse autour de la place Louis XII, les hôtels d'Amboise et d'Épernon sont détruits.
Le 20 juin 1940, deux jours après l'appel du Général de Gaulle, les soldats français sont contraints d'abandonner Blois-Vienne et de se replier plus au sud, à Montrichard.
Le 21 juin 1940, les Blésois valides encore présents en ville sont réquisitionnés à la Kommandantur.
Ils sont assignés à remettre en état les routes de la ville.
Le 22 juin 1940, l'Armistice est signé.
Blois se trouve alors au Nord de la ligne de démarcation.
Le 11 juin 1944, les soldats anglais et américains bombardent la ville.
De nombreux ouvrages sont détruits dont le viaduc ferroviaire des Noëls sur la ligne Blois-Romorantin.
Le 8 août 1944, la Gestapo déplace la Kommandantur de Blois à Cellettes.
Le 15 août 1944, les soldats allemands repoussent un convoi de soldats américains qui tente d'entrer par la forêt de Blois.
Le 1er septembre 1944, la ville de Blois est libérée après d'intenses combats entre les soldats allemands et les 500 résistants blésois soutenu par les soldats américains.
À la fin de la guerre, la ville de Blois compte 230 morts et 1522 bâtiments détruits.
Pour la Reconstruction à Blois, seul le pont Jacques-Gabriel sera reconstruit à l'identique. Il est rouvert à la circulation en décembre 1948.
Les autres bâtiments et ouvrages détruits sont reconstruits selon les caractéristiques régionales.
En 2007, le centre-ville a été transformé en zone piétonne.
Certaines rues ont été pavées.
Depuis 2007, de nombreux travaux de rénovation et de construction ont lieu dans les divers quartiers de la ville.
Roseraie des Jardins de l'Évêché.
Le bâtiment qui surplombe les jardins est l'Hôtel de ville :
L'hôtel de Villebresme :
L'Hôtel d'Alluye :
L'Église Saint-Vincent :
L'Église Saint-Nicolas :
Le pont Jacques Gabriel :
Photos dans les rues de Blois :
Le Château Royal de Blois :
En 854, le château de Blois est attaqué par les Vikings.
Du 10ème au 11ème siècle, la Forteresse appartient aux Comtes de Blois.
Leurs domaines s'étendent de la région de Blois à la région de Chartres et jusqu’à la Champagne.
À la fin du 12ème siècle, la Collégiale Saint-Sauveur est construite dans l’avant-cour.
Au 13ème siècle, le château est reconstruit par la famille bourguignonne de Châtillon.
En 1392, Guy II de Blois-Châtillon, dernier descendant de la famille de Châtillon, vend la propriété à Louis d'Orléans.
En 1397, à la mort de Guy II de Blois-Châtillon, Louis d'Orléans prend possession du château.
En 1407, Louis d'Orléans est assassiné à la demande de Jean sans Peur.
Valentine Visconti, veuve de Louis d'Orléans, part vivre au château de Blois.
Elle décède en 1408 après avoir fait graver sur les murs du château : "Rien ne m'est plus, plus ne m'est rien".
En 1415, son fils Charles d’Orléans est emprisonné pendant la bataille d’Azincourt.
En 1429, Jeanne d'Arc est bénie dans la Chapelle du Château de Blois par l'Archevêque-duc de Reims, Regnault de Chartres.
Après la bénédiction, Jeanne d'Arc prend le départ pour lever le siège d’Orléans.
En 1440, Charles d'Orléans est libéré.
Il rentre au château de Blois.
En 1458, il lance un concours de poésie.
Charles d'Orléans vit au château pendant 25 ans.
Il transforme le château afin de le rendre habitable.
Seuls subsistent, de nos jours, la grande salle datée du 13ème siècle ainsi que la Tour Cylindrique du Foix.
Le 27 juin 1462, Louis d’Orléans (fils de Charles d’Orléans), naît au château de Blois.
En 1498, Louis d'Orléans devient roi de France sous le nom de Louis XII.
Entre 1498 et 1503, Louis XII, avec Anne de Bretagne, entreprend de reconstruire le château dans le style Louis XII, en mélangeant les styles Gothique Flamboyant et Renaissance.
Le 9 janvier 1514, Anne de Bretagne décède au château.
Ses funérailles sont célébrées à la Collégiale Saint-Sauveur.
En 1514, Claude de France (fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne), épouse son cousin François d’Angoulême (arrière-petit-fils de Louis d’Orléans).
En 1515, François d’Angoulême monte sur le trône sous le nom de François Ier.
Claude de France quitte le château d'Amboise et meuble le château de Blois afin d'y installer la Cour.
François Ier fait construire une nouvelle aile de style Renaissance. Il commence une grande collection de livres anciens.
En 1524, Claude de France décède.
Les travaux s'arrêtent et François Ier délaisse le château de Blois au profit de celui de Fontainebleau.
Il y transfère sa collection de livres afin de fonder la Bibliothèque Nationale.
Le château de Blois ne sera pas totalement délaissé puisque Claude de France avait eu 7 enfants.
Les enfants royaux seront éduqués jusqu'à Marie de Médicis.
Le 18 octobre 1534, le château est au cœur de l'affaire des Placards.
Cette affaire marque le début de la répression du protestantisme en France.
En 1539, Charles Quint est reçu à Blois.
En 1547, Henri II (fils de François Ier) devient Roi de France.
Il fait une entrée solennelle à Blois, accompagné de sa femme.
En 1556, Catherine de Médicis fait représenter la tragédie Sophonisbe (première pièce de théâtre à respecter la règle classique des trois unités) devant le Roi.
Le Château servira de résidence principale pour les successeurs du Roi Henri II.
En 1572, un traité est signé avec l’Angleterre.
Les fiançailles d'Henri de Navarre (futur Roi Henri IV) et de Marguerite de France sont célébrées dans la chapelle du château.
Entre 1588 et 1589, Henri III convoque les États Généraux.
Le 23 décembre 1588, Henri III fait assassiner son ennemi, le Duc de Guise, dans sa chambre.
Le 24 décembre 1588, le Cardinal de Lorraine, frère du duc de Guise, sera à son tour assassiné.
Le 5 janvier 1589, Catherine de Médicis décède au château.
Henri IV, successeur d'Henri III, séjourne au château en 1589, 1598 et 1599.
En 1598, Henri IV fait faire de nouvelles constructions au château dont une galerie de 200 mètres de long au fond du jardin.
Mais les travaux seront interrompus plus tard. Certains édifices s'écrouleront en 1756.
En 1610, à la mort d’Henri IV, sa veuve Marie de Médicis s'exile au château.
En 1617, Marie de Médicis fait construire un pavillon dans l’angle Nord-Ouest.
En 1626, Louis XIII alloue le comté de Blois à son frère Gaston d’Orléans en guise de cadeau de mariage.
En 1634, Gaston d’Orléans s'installe au château.
En 1638, Gaston ayant des problèmes financiers, il s'installe dans l'aile François Ier.
De 1652 à 1653, Gaston vit au château après la Fronde.
Le 2 février 1660, Gaston décède au château.
À partir de cette date, le château est abandonné.
Au 18ème siècle, Louis XIV cède le château à d'anciens serviteurs.
Ils cloisonnent l’intérieur afin de faire plusieurs appartements.
En 1788, le château de Blois est mis en vente.
Au moment de la Révolution, cela fait 130 ans que le château est à l’abandon.
Les Révolutionnaires l'ont pillé en le vidant des meubles et statues afin de faire disparaître les vestiges de la royauté.
La Collégiale Saint-Sauveur est vendue à l’entrepreneur Guillon.
Il la détruira entièrement.
En 1789 et 1790, le régiment Royal-Comtois s’y installe.
Après 1790, le château est tellement délabré que sa démolition est envisagée.
Le 10 août 1810, Napoléon Ier décide de céder le château à la ville de Blois.
Par manque d’argent, le château est à nouveau utilisé par l'armée.
En 1834, la moitié sud de l’aile Charles d’Orléans est détruite.
Les cuisines militaires sont construites à cet emplacement.
Le château est ouvert au public pendant la présence militaire.
Victor Hugo, Honoré de Balzac et Alexandre Dumas, entre autres, le visitent.
En 1840, le château est classé aux Monuments Historiques, pendant e règne de Louis-Philippe.
En 1850, Pierre-Stanislas Maigreau-Blau, maire de Blois, fonde le Musée des Beaux-arts qu'il souhaite installer dans l'aile François Ier.
En 1869, le Musée sera finalement ouvert au public dans l’aile Louis XII.
Entre 1880 et 1913, des travaux de restauration sont effectués au château, confiés à Anatole de Baudot (inspecteur général des monuments historiques).
Alphonse Goubert succède à Anatole de Baudot.
Il fait construire l'escalier monumental en pierre, à partir d’esquisses de Mansart.
En 1921, Alphonse Goubert crée un musée lapidaire dans les anciennes cuisines du château.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la façade de l’aile Louis XII est endommagée par les bombardements.
En 1946, les travaux de remise en état sont confiés à Michel Ranjard.
Pendant les années 1990, les toitures, les façades extérieures et les planchers de l’aile François Ier sont restaurés.
Les jardins sont confiés au paysagiste Gilles Clément.
Afin de faire vivre le château, un spectacle son et lumière, écrit par Alain Decaux et Éric Demarsan, est créé en utilisant les voix de Robert Hossein, Pierre Arditi ainsi que Fabrice Luchini entre autres : "Ainsi Blois vous est conté...".
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
Château de Beauregard (Loir-et-Cher)
Le 6 août 2020, l'après-midi, j'ai visité le Château de Beauregard.
Au 15ème siècle, les ruines d'une chapelle, datant d'avant le 15ème siècle, sont visibles dans le parc.
La coquille des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle est gravée sur une pierre de la chapelle.
À la fin du 15ème siècle, un manoir est construit par la famille Doulcet.
En 1495, Louis II d'Orléans, successeur de Jean Doulcet, érige la terre de Beauregard en seigneurie.
Une autorisation par édit permet de construir un pigeonnier.
En 1521, François Ier offre le Château à son oncle René de Savoie.
En 1525, René de Savoie décède lors de la bataille de Pavie. Sa veuve hérite du Domaine.
En 1545, Jean du Thier achète le domaine pour 2000 écus d'or.
Jean du Thier incorpore le vieux logis au sein du nouveau bâtiment construit dans le style Renaissance.
La galerie centrale relie les deux corps de bâtiment d'habitation.
À partir de 1553, Jean du Thier fait appel à plusieurs artistes étrangers afin d'effectuer la décoration intérieure.
Au pied des fenêtres de l'aile Sud, Jean du Thier crée un jardin typique de la Renaissance.
En 1559, Jean du Thier décède.
Catherine de Médicis nomme Florimond Robertet secrétaire d'état aux finances.
Le château de Beauregard lui revient et ne fera aucun travaux au château.
En 1617, les héritiers de Florimond Robertet cèdent le château à Paul Ardier.
Âgé de 72 ans, et après avoir passé 55 ans au service des rois Henri III, Henri IV et Louis XIII, il se consacre à l'embellissement de son nouveau domaine.
Il détruit le vieux logis afin d'entourer la galerie centrale de deux ailes modernes symétriques.
La galerie des portraits occupe beaucoup Paul Ardier.
Son fils, Paul II Ardier, et Gaspard de Fieubet, poursuivent ses travaux.
En 1654, la terre de Beauregard est érigée en vicomté par Louis XIV.
En 1816, le domaine de Beauregard quitte le patrimoine des Fieubet et est vendu au Vicomte de Préval.
La comtesse de Sainte-Aldegonde, lui succéde au château.
Le 8 octobre 1839, sa fille, Marie-Valentine Joséphine, épouse Alexandre-Edmond de Talleyrand-Périgord, au Château de Beauregard.
En 1850, Jules, comte de Cholet, est le nouveau propriétaire.
Il confie la restauration du château à Jules de la Morandière.
En 1864, Prosper Mérimée fait classé le Château aux Monuments Historiques.
Le château restera pendant 62 ans dans sa famille.
En 1912, Louis Thillier lance un vaste projet de modernisation et de restauration du Château.
Depuis 1925, la famille de Gosselin est propriétaire du Domaine de Beauregard.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de Beauregard :
Château de Villesavin (Loir-et-Cher)
Le 6 août 2020, le matin, j'ai visité le Château de Villesavin.
Entre 1527 et 1537, Jean le Breton (seigneur de Villandry et secrétaire des finances du roi François Ier) fait construire le Château sur les terres de Villesavin.
Les terres de Villesavin s'étendent sur 27 hectares.
À cette époque, Jean le Breton était chargé de surveiller et de financer les travaux importants de Chambord.
François Ier lui octroie le titre de Gouverneur des Travaux du Château de Chambord.
Ainsi, le château de Villesavin est surnommé "Cabane de chantier de Chambord".
Au 18ème siècle, Jean Phélippeaux est le deuxième propriétaire du Château de Villesavin.
Il fait faire des travaux dans le château dont les peintures du plafond de la chapelle.
Pendant le 19ème siècle, de nombreux comtes et marquis deviendront propriétaires du domaine.
Le 5 octobre 1928, le Château fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.
En 2009, une mini-ferme est créée par les actuels propriétaires.
Il y a des chèvres, des moutons, des vaches, des lapins, des poules ainsi que des baudets du Poitou et des carpes dans les bassins du château.
Le Château de Villesavin appartient à la troisième génération de la famille de Sparre.
La mini-ferme :
Pour plus de renseignements afin de visiter le château de Villesavin :
Château de Gué-Péan (Loir-et-Cher)
Le 3 août 2019, l'après-midi, j'ai visité le Château de Gué-Péan.
Au 15ème siècle, Nicolas Alaman achète la seigneurie et fait construire le château.
La seigneurie devient une châtellenie par François Alaman, vassal du seigneur de Saint-Aignan.
Son petit-fils termine la construction du château.
En octobre 1676, Charlotte Alaman vend le Gué-Péan et ses dépendances à François de La Motte-Villebret comte d'Aspremont.
La propriété passe ensuite dans les mains de la famille Amelot pendant 62 ans.
En 1832, la famille de Cassin devient propriétaire du Château.
En 1885, une orangerie est ajoutée ainsi qu'un jardin d'hiver.
En 1961, le château est vendu à Raymond Massiet.
Le 10 octobre 1980, les façades, les toitures et le pont d'accès sont classés aux Monuments Historiques.
En 1995, le Château devient la propriété de Denis Laming, architecte du Futuroscope.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Château de Talcy (Loir-et-Cher)
En première partie de l'après-midi du 31 juillet 2014, j'ai visité le Château de Talcy ainsi que l'église.
Concernant l'Eglise, je n'ai pas de photos de l'intérieur.
En 1517, Bernard Salviati achète le château.
En 1520, Bernard Salviati obtient le droit de fortifier le château du roi François Ier.
En 1638, Isabelle Salviati, arrière petite fille de Bernard Salviati, fait prolonger l'aile est.
Au 18ème siècle, l'intérieur du Château est rénové par la famille Burgeat.
Le château passe entre les mains de la famille Stapfer, alliée aux Burgeat. Il deviendra la propriété de Philipp Albert Stapfer.
En 1892, Albert Stapfer décède au château à l'âge de 90 ans.
Le 4 août 1908, le château est classé aux monuments historiques.
En 1933, le château est vendu à l'État en 1933.
La garenne et son allée d'accès, feront l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 2004.
Les grilles, le bois, les murs et l’allée plantée devant le château seront classés au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 2005.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateau-talcy.fr
Château Royal de Blois (Loir-et-Cher)
Le matin du 31 juillet 2014, j'ai visité le Château Royal de Blois.
En 854, le Château de Blois est édifié sur les bords de la Loire. Il est attaqué par les Vikings.
À la fin du 12ème siècle, la Collégiale Saint-Sauveur est construite.
Au 13ème siècle, le château est reconstruit par la famille bourguignonne de Châtillon.
En 1392, Guy II de Blois-Châtillon vend le château à Louis d’Orléans, frère de Charles VI.
En 1397, Louis d'Orléans en prendra possession à la mort de Guy II de Blois-Châtillon.
En 1429, Jeanne d'Arc est bénie dans la Chapelle du château par Regnault de Chartres, avant son départ pour lever le siège dOrléans.
En 1458, Charles d'Orléans organise un concours de poésie au château.
Le 27 juin 1462, Louis d’Orléans, fils de Charles Ier d’Orléans, naît au château de Blois.
En 1498, il deviendra roi de France sous le nom de Louis XII. Le château deviendra la résidence principale du Roi au détriment du château d'Amboise.
Entre 1498 et 1503 Louis XII reconstruira le château en mélangeant les styles Gothique flamboyant et Renaissance, avec son épouse Anne de Bretagne.
En 1515, Claude de France, fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne, épouse son cousin François d’Angoulême, arrière-petit-fils de Louis d’Orléans.
Celui-ci montera sur le trône la même année sous le nom de François Ier.
Des travaux dureront jusqu'en 1524, année où Claude de France décéde.
François Ier délaissera le château de Blois au profit du château de Fontainebleau.
Cependant, Claude de France ayant mis au monde sept enfants, Blois deviendra ainsi une sorte de « pouponnière » royale où ont été éduqués les enfants royaux jusqu’à Catherine de Médicis.
En 1539, Blois reçoit la visite de Charles Quint.
En août 1547, Henri II, fils de François Ier, est sacré Roi de France.
En 1556, Catherine de Médicis organise la pièce de théâtre Sophonisbe devant le Roi.
En 1572, un traité avec l’Angleterre est signé au château.
La même année, au mois d'avril, Henri de Navarre et Marguerite de France se fiancent dans la chapelle.
Le 5 janvier 1589, la reine Catherine de Médicis décède à Blois.
En 1610, à la mort d'Henri IV, le château sera le lieu d'exil de sa veuve, Marie de Médicis.
En 1626, Louis XIII offre le comté de Blois à son frère Gaston d’Orléans en guise de cadeau de mariage.
En 1634, Gaston d’Orléans s'installera à Blois.
Le 2 février 1660, le château sera abandonné après le décès de Gaston.
Au 18ème siècle, Louis XIV cède le château à d’anciens serviteurs qui transformeront l'intérieur en plusieurs petits appartements.
En 1788, le château est mis en vente. N'ayant pas trouvé d'acquèreurs, le régiment Royal-Comtois s’y installera.
Au moment de la Révolution, le château est à l’abandon depuis 130 ans et il est pillé.
La collégiale Saint-Sauveur située dans l’avant cour est vendue à l’entrepreneur Guillon, qui la détruira entièrement.
Le château est tellement dégradé qu'il est envisagé de le démolir.
Le 10 août 1810 Napoléon Ier le donne finalement à la ville de Blois.
En 1834, le château sera utilisé en tant que caserne par l'armée. Malgré la présence militaire, le château sera ouvert au public.
Parmi les personnalités l'ayant visité, nous retrouvons Victor Hugo, Honoré de Balzac, ou Alexandre Dumas.
En 1840, le château est classé au Monuments Historiques, sous le règne de Louis-Philippe.
En 1850, Pierre-Stanislas Maigreau-Blau (maire de Blois) fonde le musée des beaux-arts de Blois, qu’il installe dans l’aile François Ier.
En 1869, le musée ouvrira ses portes.
La façade sud du château par bombardée pendant la 2ème Guerre mondiale. Les vitraux de la Chapelle ne résisteront pas aux bombes.
En 1946, Michel Ranjard commencera les travaux de remise en état.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateaudeblois.fr
Château du Moulin (Loir-et-Cher)
L'après-midi du 30 juillet 2014, j'ai visité le Château du Moulin.
Entre 1480 et 1501, le château est construit pour Philippe du Moulin, ami de jeunesse du roi Charles VIII.
En 1495, après avoir sauvé Charles VIII lors de la bataille de Fornoue, Philippe du Moulin a été anobli.
Le château est l'œuvre de l'architecte de la cour Jacques de Persigny.
Bâti avec des briques oranges et noires, l'apparence de château fort entouré de douves était destinée à marquer le nouveau rang de son propriétaire plutôt que d'assurer une fonction défensive.
Jusqu'en 2020, il restait le châtelet encadrant l'entrée, le donjon, la courtine et une des tours qui a été rehaussée sous Louis XIII.
Bien entretenu, il est encore habité.
Le jardin potager avait été redessiné au 20ème siècle.
Un Conservatoire de la Fraise s'y etait installé.
Le château est définitivement fermé aux visites depuis septembre 2019.
Château de Chambord (Loir-et-Cher)
Le matin du 30 juillet 2014, j'ai visité le Château de Chambord et son parc.
Au 10ème siècle, à la fin du Moyen Âge, il existe un château fort à Chambord.
En 1397, le château de Chambord passe de la maison de Châtillon à celle des ducs d’Orléans.
En 1498, il est rattaché à la couronne de France lorsque Louis d’Orléans devint Louis XII de France.
En 1516, François Ier décide la construction d’un palais à l’orée de la forêt de Chambord.
Le 6 septembre 1519, Chambord naît lorsque François Ier demande à François de Pontbriand, son chambellan, d’ordonner toutes les dépenses qu’il y aurait à faire pour la construction du château.
À l'origine, le chantier présentait un château-donjon accolé au milieu d’un des grands côtés d’une enceinte rectangulaire.
Cette nouvelle « merveille du monde » est destinée à immortaliser son constructeur, François Ier.
Il est probable que Léonard de Vinci, installé à Amboise depuis 1516, soit associé à la construction du château avec l’architecte Domenico Bernabei da Cortona.
Les travaux débutent par la destruction de plusieurs bâtiments, dont l’ancien château et l’église du village.
En 1526, le Roi modifie son projet par l’ajout de deux ailes latérales au donjon primitif.
Dans la nuit du 18 au 19 décembre 1539, Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, est accueilli à Chambord par François Ier.
François Ier meurt en 1547.
Le roi aura passé 42 jours au total à Chambord en 32 ans de règne.
Les travaux continuent sous le règne de Henri II, mais sont interrompus lorsqu'il décède en 1559.
En 1566, des travaux de consolidation sont réalisés sous le règne de Charles IX.
Henri III, puis Henri IV, n’y résident pas et n’y entreprennent pas de travaux.
Louis XIII ne se rend que deux fois à Chambord.
La première fois en 1614, à l’âge de treize ans.
La seconde fois en 1616, alors qu’il rentre de Bordeaux en compagnie de la nouvelle reine Anne d’Autriche.
À partir de 1639, le château est occupé par le frère du roi exilé, Gaston d’Orléans.
Entre 1680 et 1686, Louis XIV achève le projet de François Ier.
Le 10 décembre 1700, Philippe V visite le château en compagnie des ducs de Berry et de Bourgogne.
Le 25 août 1733, le roi de Pologne et sa femme quittent l’inconfortable château de Chambord.
Le château reste inhabité pendant 12 ans.
Le 25 août 1745, Louis XV fait don du château au maréchal de Saxe qui en devient gouverneur à vie. Des casernes seront construites pour son régiment.
En 1750, le château ne sera habité que par les gouverneurs de Maurice de Saxe, après sa mort.
À la Révolution française, le château est pillé par les habitants des villages limitrophes mais il échappe à la destruction.
Le 2 juillet 1802, Napoléon Bonaparte attribue le château à la 15ème cohorte de la Légion d’honneur.
En 1804, le général Augereau visite le château dévasté par les pilleurs. Celui-ci est dans un état de délabrement avancé. Afin de sauver le domaine, il fait fermer les portes du parc et réparer l’enceinte, en dépit des protestations de la population.
Le 15 août 1809, le château est donné au maréchal Louis-Alexandre Berthier.
En 1815, à la mort de Berthier, le château est mis sous séquestre avant d’être mis en vente en 1820 par sa veuve Élisabeth de Bavière.
En 1821, le domaine de Chambord est acquis par une souscription nationale pour être offert au petit-neveu de Louis XVIII, le jeune Henri d’Artois.
Pendant la guerre de 1870 il sert d’hôpital de campagne.
Le 13 avril 1930, le domaine de Chambord est acheté par l’État français au prince Élie de Bourbon. Âcette époque, le toit mansardé qui couvrait l’enceinte basse du château datant du règne de Louis XIV, est supprimé.
Dès le début de la 2ème Guerre mondiale, le château abrite des trésors des musées nationaux de Paris et du Nord de la France afin de les protéger des bombardements allemands.
Ainsi, dès le 28 août 1939, La Joconde part pour Chambord, accompagnée de 50 autres tableaux exceptionnels.
En tout, 37 convois pour 3690 tableaux quitteront le Louvre pour Chambord et d'autres refuges. Des œuvres du château de Versailles furent également stockées à Chambord.
À partir de 1947, les œuvres seront progressivement rapatriées vers Paris.
Les combles sont reconstruits entre 1950 et 1952, la tour de la chapelle restaurée entre 1957 et 1960, ainsi que le logis de François Ier en 1960 et les offices en 1962.
Dans le parc, le canal est de nouveau creusé en 1972.
En 1981, le domaine est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En 1998, la réfection des terrasses, des balustrades des donjons ainsi que de l’aile antérieure des offices débutent.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chambord.org/fr
Château de Cheverny (Loir-et-Cher)
Le 8 septembre 2013, j'ai visité le Château de Cheverny ainsi que l'exposition sur Tintin dans les greniers à fourrage du Château.
Les terres du domaine sur lequel est situé le château sont cédées, dans la seconde moitié du 14ème siècle, à Jean Hurault, par Henri le Mareschau.
Jacques Hurault (1437-1517), fils de Raoul Ier et petit-fils de Jean, acquiert la seigneurie de Cheverny après avoir exercé de hautes fonctions sous Louis XI, Charles VIII et Louis XII. Il forme plusieurs agrandissements autour du pressoir alors que sa carrière connaissait son apogée, le portant au poste de gouverneur et bailli du comté de Blois sous le règne de François Ier.
Avant sa mort, il cède le domaine à son fils, Raoul II Hurault, qui obtient du roi, en juin 1510, l'autorisation de fortifier la nouvelle demeure qu'il vient d'édifier.
Claude de France lui cède en avril 1514 le droit de justice ainsi que celui de sceau et de tabellionage sur la paroisse de Cheverny, François Ier validant, l'année suivante, les concessions afin que le château soit adapté aux longs séjours de la cour dans la région.
En 1551, c'est Diane de Poitiers, favorite du roi Henri II, qui acquiert le château.
Mais la vente initiale étant contraire au droit et, au terme d'un procès, Diane de Poitiers doit le restituer à Jacques et Philippe Hurault (deux des fils de Raoul II) par acte du 25 février 1564.
En 1577, les terres sont érigées en vicomté, puis, en 1582, en comté.
Le chancelier cède en 1596 le domaine de Cheverny à son fils Henri Hurault.
En 1604, Henri Hurault se remarie avec Marguerite Gaillard de la Morinière.
Henri étant rappelé au service du Roi, son épouse crée, en lieu et place du château, une forteresse. L'ancien bâtiment est rasé presque entièrement au début des années 1630.
De 1629 à 1640, c'est le menuisier Hevras Hammerber, qui est chargé des menuiseries intérieures, des portes et croisées.
Durant 70 ans, le Château change plusieurs fois de propriétaires dont de Jean-Nicolas Dufort de Cheverny.
Il est racheté au début du Premier Empire par Julien Guillot, qui le céda en viager à Anne-Victor Hurault, marquis de Vibraye en 1825.
En 1922, le marquis de Vibraye, propriétaire des lieux, ouvre le château au public.
La famille y habite toujours et Cheverny est devenu l'un des châteaux de la Loire les plus visités, renommé pour ses intérieurs riches et sa collection d'objets d'art et de tapisseries.
Le château a reçut la visite d'Elizabeth Bowes-Lyon, reine-mère d'Angleterre en 1963.
Depuis 2001, le château héberge une collection relative à Tintin dans les greniers à fourrage ainsi qu'un rallye automobile, au départ du Mans, sur le thème des voitures représentées dans les albums.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateau-cheverny.fr