gironde
Phare de Cordouan (Gironde)
Le 17 août 2025, l'après-midi, j'ai visité le Roi des Phares : Cordouan.
En 1088, une charte de l'Abbaye de Cluny atteste la présence de l'Abbé Étienne de Saint-Rigault et du frère Prieur Ermenaud.
Ils se sont retirés du monde pour s'installer sur l'Île de Cordouan.
En 1092, des écrits de l'Abbaye de La Sauve-Majeure prouvent que les moines de Cordouan sonnent une cloche et allument un feu afin de prévenir les marins de tous dangers.
En 1337, au début de la Guerre de Cent Ans, Édouard de Woodstock (surnommé Le Prince Noir) représente son père Édouard III à la tête du Duché d'Aquitaine.
En 1356, il gagne le combat contre le Roi Jean le Bon, à Poitiers.
Le Prince Noir fait construire un édifice sur le Plateau de Cordouan.
À son sommet, un ermite allume un feu chaque nuit afin de guider les navires.
Chaque bateau qui entre dans l'estuaire doit payer un droit de passage.
Édouard de Woodstock souhaitait nommer l'édifice "Tour du Prince Noir".
Il n'en sera rien.
Deux siècles après sa construction, la Tour est en ruine.
À la fin du 16ème siècle, le Maréchal de Matignon est inquiet concernant la sécurité des navires dans l'estuaire.
Le 2 mars 1584, il demande à Louis de Foix (Ingénieur-architecte) de construire un phare de type "Royal".
Le Maréchal de Matignon est accompagné de son ami Michel de Montaigne (maire de Bordeaux).
En 1592, des membres de la commission, chargée de contrôler les travaux de Louis de Foix, sont nommés par le Maréchal :
- Loys Baradier
- Pierre Hardouyn
- Estienne Arnault
- Jacques Guilhermain
- Loys Cothereau
- Francoys Gabriel
Le 15 mars 1593, la commission remet son rapport.
La toise de maçonnerie est estimée à 25 écus, ce qui représente une fortune à l'époque.
En 1602, Louis de Foix décède après avoir dépensé toute sa fortune dans la construction du phare.
Il y a passé 18 ans de sa vie.
Pierre de Foix, fils de Louis, continue l'œuvre de son père.
Mais il est ruiné.
Il décide de transmettre la construction à François Beuscher, l'ancien conducteur de travaux de son père Louis.
En 1611, 27 ans après le début du chantier, François Beuscher achève la construction du phare.
La même année, le Phare de Cordouan est mis en service.
Le feu du phare se trouve à 37 mètres au-dessus des plus hautes mers.
Cependant, les défenses du phare ne sont pas entretenus, cela permet aux vagues de grignoter la cité ouvrière qui avait été construite pour loger les ouvriers.
Seul le Roc de l'Îlot de Cordouan est épargné.
En 1645, une tempête très violente détruit la pyramide et le dôme.
Entre 1661 et 1664, le soubassement du phare est renforcé.
En 1664, le dôme est reconstruit.
Le combustible est remplacé par du blanc de baleine.
En 1719, la partie supérieure de la tour est détruite.
En 1724, celle-ci est reconstruite selon de nouveaux plans du Chevalier de Bitry (Ingénieur en chef des fortifications de Bordeaux).
En 1782, le premier feu à réverbères paraboliques est mis en service.
Seulement, le phare est en mauvais état.
Les marins se plaignent couramment de la mauvaise portée du feu, étant donné que le phare n'est pas assez haut.
Entre 1782 et 1790, l'ingénieur Joseph Teulère demande à relever le phare de 30 mètres, tout en conservant le rez-de-chaussée et les deux étages.
Le tout dans le style Louis XVI.
En 1790, le phare est désormais à 60 mètres au-dessus des plus hautes mers.
L'ingénieur Joseph Teulère installe le 1er feu tournant à réverbères paraboliques.
Des lampes à huile, ou à bec d'argand, sont commandées par une machine imaginée par Mulotin (horloger à Dieppe).
Le combustible est à base de blanc de baleine, d'huile d'olive et de colza.
En 1823, Augustin-Jean Fresnel teste son invention, le 1er appareil lenticulaire à système tournant, au Phare de Cordouan.
C'est une lampe à 3 mèches concentriques, approvisionnée d'huile de colza grâce à une pompe aspirante et refoulante.
Des logements pour les gardiens ont été installés dans le rez-de-chaussée, sous le Second Empire.
En 1948, le Phare de Cordouan est électrifié grâce à deux groupes électrogènes autonomes.
En 1976, un 3ème groupe électrogène est installé.
Les trois groupes électrogènes sont reliés à une lampe de 6 000 watts en 110 volts triphasé.
Le feu fixe qui a été transformé en feu à occultations colorés sur 3 secteurs, se trouve à 60,30 mètres au-dessus des eaux.
En 1982, un téléphone est installé par un chef d'entreprise qui effectue des travaux sur le fort.
Il souhaitais entrer en relation avec ses autres chantiers sur le continent.
Le téléphone est resté sur place à la fin des travaux.
En 1984, une lampe de 450 watts au xénon est installée.
En 1987, la lampe de 450 watts est remplacée par une lampe de 2 000 watts aux halogènes.
En 2002, le phare de Cordouan est inscrit sur une liste des Monuments susceptibles d'être classés au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
Entre mars et novembre 2005, une coque en béton armé d'une longueur de 70 mètres sur 8 mètres de haut est construite afin de protéger le flanc sud-ouest du bouclier, des assautsdes vagues.
En effet, les vagues provoquent des vibrations et menacent la structure du phare.
Les travaux été effectués par la société Guintoli sous la surveillance de la subdivision du Verdon du Centre d'Études Techniques Maritimes et Fluviales (CETMEF).
En 2006, le phare est entièrement automatisé et informatisé.
Le CETMEF en profite pour remplacer les groupes électrogènes, l’automate de gestion, les bâtis et les moteurs de rotation, le feu et son support.
La lampe de 2 000 watts est remplacée par une nouvelle ampoule halogène métallique de 250 watts.
Le 10 novembre 2006, les pièces remplacées sont mises en services.
En 2010, les toitures des locaux abritant les gardiens et les groupes électrogènes sont rénovés.
En 2011, le Phare de Cordouan fête ses 400 ans.
Pour l'occasion, le SMIDDEST organise plusieurs événements entre les mois de mars et juillet, en partenariat avec la commune de Royan.
Le 11 juin 2011, a lieu le point d'orgue de la fête.
C'est ce jour 400 ans avant, que le Phare a été allumé pour la première fois.
Le 13 juillet 2011, le Ministère de l’Écologie demande au Comportement Jean-Marie Gagez d'enregistrer une œuvre polyphonique dans la Chapelle du Phare.
Cette œuvre a été composée selon les paroles du Sonnet de l’architecte Louis de Foix, gravé dans la chapelle du phare.
En 2012, la lumière du phare est automatisée.
Elle est gérée par le service des phares et balises qui se trouve au Verdon-sur-Mer.
De 2013 à 2022, le Phare a subit d'importants travaux de restauration.
Le 24 juillet 2021, le Phare de Cordouan est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
Afin de visiter le Phare de Cordouan, embarquons sur le Jules Verne à Royan.
17 août 2025, 15H16 :
Arrivés à proximité du phare, le bateau ne peut pas aller plus loin.
Il devient nécessaire de prendre place dans un bateau amphibie :
Le bateau amphibie nous dépose au bout du chemin d'accès au Phare.
Nous avons de l'eau jusqu'aux mollets.
17 août 2025, 16H39 :
Visite du Phare :
17 août 2025, 18H02, nous nous dirigeons vers le point d'embarquement du bateau amphibie :
17 août 2025, 18H17, tout le monde est à bord.
Nous partons en direction du Jules Verne :
17 août 2025, 18H29, nous sommes à bord du Jules Verne.
Nous rentrons au port de Royan où nous arriverons à 19H11 :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Phare de Cordouan :
https://www.phare-de-cordouan.fr
Les compagnies maritimes de Royan et le Verdon-sur-Mer pour accéder au Phare :
Ville de Libourne (Gironde)
Le 11 décembre 2024, j'ai visité la ville de Libourne.
Entre 1268 et 1270, la ville de Libourne est créée.
Elle se situe au confluent de la Dordogne et de l'Isle.
Un port fluvial pour le transport du bois par gabares, et maritime pour le commerce du vin, est aménagé sur la Dordogne.
À partir de la fin du 13ème siècle, les vins du Saint-Émilionnais, Bergeracois, etc..., sont exportés depuis le port maritime de Libourne vers l'Angleterre.
Les rois d'Angleterre exemptaient la ville de Libourne de droits de douane sur l'exportation des vins.
Entre octobre 1461 et juin 1472, Libourne est récompensée de sa fidélité aux Anglais lors de la Guerre de Cent Ans, par Louis XI.
Il confirme le maintien des privilèges octroyés à la ville.
En 1542, la gabelle est imposée à la Saintonge et à l'Angoumois.
La révolte éclate aux alentours d'Angoulême et Libourne est prise par les révoltés.
En 1548, les Pitauds se révoltent.
Entre 1648 et 1652, lors de la Fronde, le duc d'Épernon et Gouverneur de Guyenne, Bernard de Nogaret de La Valette, fait fortifier la ville.
En 1652, la ville de Libourne est à nouveau assiégée par les Troupes Françaises.
Entre 1688 et 1697, le commerce portuaire de Libourne souffre beaucoup du blocus imposé par les puissances maritimes d'Angleterre, des Provinces-Unies, de l'Empire et d'Espagne.
Au milieu du 18ème siècle, Tourny, Intendant de Guyenne, permet à la ville de créer des allées, construire des fontaines et lavoirs, et d'améliorer ses quais portuaires.
Le 19 août 1944, une garnison allemande qui était stationnée à Périgueux décide de partir vers Libourne par la Route Nationale 89. Le Colonel Sternkopf est à la tête de cette garnison composée d'un millier de soldats.
Le 28 août 1944, le Commandant Angelini (un des chefs des Forces Françaises d'Intervention (FFI) obtient la reddition des Allemands. 260 soldats allemands sortent de la Caserne Proteau, armés de mitrailleuses lourdes, de canons et de tanks.
Les maquisards défilent dans la ville en brandissant leur brassard et leur armement.
Le Bataillon FFI "Le Libournais" est créé.
Il est sous le commandement du Commandant Jean Bernadet.
Le Bataillon Le Libournais permet la libération de la poche de Royan, la Pointe de Grave, et contribue également à la libération de la France.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Libourne :
Ville de Saint Émilion (Gironde)
Le 19 mai 2024, l'après-midi, j'ai visité la ville de Saint Émilion.
35000 ans avant notre ère, il existe une occupation à Saint Émilion.
Des traces d'une villa gallo-romaine ont été trouvées en bas du coteau.
Des mosaïques ont été découvertes au lieu-dit Le Palat.
Au 8ème siècle, Émilion, un moine breton originaire de Vannes est venu s'installer à Ascumbas (ancien nom de Saint-Émilion).
Il avait tout quitté afin de vivre sa retraite dans un cloître. Il avait donc pris la route en direction de l'Espagne.
Fatigué, il s'est arrêté dans un Monastère de l'Ordre de Saint Benoît, à Saujon.
Quelques temps plus tard, il reprit la route pour aller dans la forêt de Cumbis où il s'est creusé un ermitage troglodyte dans une falaise.
Par la suite, des maisons se sont construites progressivement autour de l'Ermitage de Saint-Émilion.
Une statue à l'effigie de Saint Émilion est en place dans l'église de Loguivy-Plougras depuis le 15ème siècle.
Pendant 17 ans, Émilion a évangélisé la population.
Il a créé un site monastique dont il donné son nom.
Jusqu'en 1110, des moines bénédictns ont géré ce lieu de pèlerinage.
À cette date, l'évêque de Bordeaux a permis à un chapitre de chanoines augustins de s'installer à la suite d'une réforme.
En 1199, La Jurade est instaurée par Jean sans Terre, Roi d'Angleterre.
Il délégue ses pouvoirs à des magistrats et notables.
En échange des privilèges, l'Angleterre jouit des vins de Saint-Émilion.
La superficie du vignoble augmente avec la notoriété des vins.
Le vin était transporté jusqu'en Angleterre depuis le port de Pierrefitte sur la Dordogne, après avoir été contrôlé par la Jurade.
La Jurade a été appliquée jusqu’à la Révolution Française de 1789.
À partir du début du 13ème siècle, des remparts ferment la ville.
Au cours des siècles, la ville est passée entre les mains de Jean sans Terre, de Louis VIII, Philippe le Bel, entre autres.
La ville a bénéficié de beaucoup de privilèges.
En novembre 1461, le Roi Louis XI confirme les privilèges dont jouis la ville.
En mai 1472, en pleine Guerres de Religion, la ville est pillée par les deux camps qui s'opposent.
Pendant la Révolution Française, le patrimoine religieux est en partie détruit.
Entre 1792 et 1795, la ville est renommée Émilion-la-Montagne.
En 1948, un syndicat viticole créé par les viticulteurs rétablit la Jurade sous la forme d’une Confrérie.
Cette Confrérie devient Ambassadrice des vins de Saint-Émilion à travers le monde.
Cela permet de garantir l’authenticité et la qualité des vins.
Elle gère les appellations et organise la Fête de Printemps en juin et le Ban des vendanges en septembre.
Les membres de la Confrérie défilent habillés de la robe rouge traditionnelle lors de ces Fêtes, après avoir assistés aux messes et procédés aux intronisations, soit dans le cloître de l'église collégiale, soit dans l'église monolithe.
Avec le temps, la Jurade est devenue l’emblème de la viticulture à Saint-Émilion.
En 1999, la Cité Médiévale est inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Saint-Émilion :
Bateau "Hermione" en escale à Bordeaux (Gironde)
Le 11 octobre 2014, j'ai visité l'"Hermione".
Ce bateau est une réplique du navire de guerre français l'Hermione de 1779.
Histoire succincte de l'Hermione d'origine :
La construction de L’Hermione d'origine commence en décembre 1778 à l'arsenal de Rochefort.
À cette époque, c'est la Guerre d'Indépendance Américaine.
Les chantiers navals français fonctionnent à plein régime.
Le 28 avril 1779, la frégate est mise à flot.
Le 10 mars 1780, le Marquis de Lafayette embarque sur l'Hermione à Port-des-Barques avec son secrétaire, 2 officiers et 6 domestiques.
Le 14 mars 1780, des passagers attendus par Lafayette embarquent à La Rochelle.
Le même jour, la frégate met le cap à l'ouest.
Le 17 mars 1780, la rupture de la grande vergue contraint le Commandant Latouche à rentrer dans la rade de l'île d'Aix.
Le 20 mars 1780, après la réparation, la Frégate met le cap vers l'Amérique.
Le 28 avril 1780, la Frégate arrive à Boston.
Le 2 février 1782, après avoir participé à de nombreux combats en Amérique, l'Hermione quitte les côtes américaines pour regagner la France.
Le 25 février 1782, la Frégate mouille dans la rade de l'île d'Aix.
Le 2 septembre 1782, l'Hermione repart sous le commandement de François Bérauld du Perou en direction de l'océan indien.
Elle part renforcer l'escadre de Pierre André de Suffren dans un conflit avec les Britanniques pour le contrôle du golfe de Bengale, qu'elle rejoindra le 14 juillet 1783.
Le 15 septembre 1783, la frégate quitte Trinquemalay pour la direction de la France.
Le 12 février 1784, l'Hermione arrive à Rochefort.
La Frégate coule le 20 septembre 1793 au large du Croisic.
Histoire de l'Hermione :
Fin 1992, l'association Hermione - La Fayette est créée dans le but de reconstruire la Frégate l'Hermione.
Pendant, les membres de l'association vont tout faire pour que le rêve devienne réalité.
La ville de Rochefort soutient dès le premier jour l'association.
En 1996, l'association permet au public de participer et ouvre le chantier aux visites.
Le 4 juillet 1997, jour anniversaire de la déclaration de l'Indépendance Américaine, la quille de l'Hermione a été posée symboliquement au fond de la forme de radoub Louis XV.
La construction de L’Hermione commence donc.
Le 7 septembre 2014, après 17 ans de travaux, l'Hermione est enfin terminée.
De septembre à novembre 2024, l’Hermione effectue des essais sur l'Océan Atlantique et la mer d’Iroise.
Ces essais l'amènent dans les villes de La Rochelle, Bordeaux et Brest avant un retour à Rochefort son port d'attache en novembre 2014.
Les essais étant concluants, l'association peut projeter la réalisation d'un voyage vers l'Amérique. L'Hermione a effectué un aller-retour entre la France et les États-Unis du 18 avril 2015 au 10 août 2015.
Pour plus de renseignements afin de soutenir l'association Hermione - La Fayette :
https://fregate-hermione.com
/image%2F7033530%2F20250817%2Fob_a125ea_20250817-164347.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_84e139_20250817-151638.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_7fb22d_20250817-152141.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_694279_20250817-152529.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_96a689_20250817-155533.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_d099a6_20250817-155709.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_ce7fb1_20250817-155723.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_d58b58_20250817-160903.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_88e6f6_20250817-163002.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_c9140a_20250817-163241.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_ec1f83_20250817-163749.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_8099d9_20250817-163941.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_3f5d8b_20250817-164404.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_3d87a0_20250817-164347.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_1869da_20250817-164756.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_443ee9_20250817-174532.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_cdd6ba_20250817-174721.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_a0bafd_20250817-180118.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_cd1539_20250817-180207.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_7b5c34_20250817-180224.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_4ac5f4_20250817-180230.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_2dbaa0_20250817-180236.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_29e988_20250817-180543.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_f66ce4_20250817-180547.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_c5cbe2_20250817-180556.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_f21df9_20250817-180644.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_5733aa_20250817-180745.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_11261c_20250817-181752.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_41ce3d_20250817-183004.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_3ea77b_20250817-184619.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_de67e4_20250817-184631.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_5cba8a_20250817-190034.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_5932c4_20250817-190202.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_95337d_20250817-190303.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_fa9dea_20250817-190345.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_5a746f_20250817-190419.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_d773fe_20250817-190629.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_e40804_20250817-190642.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_facb40_20250817-190741.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_f9a2ca_20250817-191015.jpg)
/image%2F7033530%2F20250831%2Fob_53e9e1_20250817-191154.jpg)
/image%2F7033530%2F20250704%2Fob_922a6d_20241211-151145.jpg)
/image%2F7033530%2F20250704%2Fob_eb14a5_20241211-151539.jpg)
/image%2F7033530%2F20250704%2Fob_cbd0c4_20241211-160725.jpg)
/image%2F7033530%2F20250704%2Fob_03d7f0_20241211-155748.jpg)
/image%2F7033530%2F20250704%2Fob_7e80bb_20241211-152533.jpg)
/image%2F7033530%2F20250704%2Fob_04cafb_20241211-160333.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_0d6213_20240519-175930.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_4b6879_20240519-161627.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_eb0bab_20240519-163551.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_b38778_20240519-164102.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_8bb4a4_20240519-165232.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_1ed6d0_20240519-173702.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_0ad480_20240519-173926.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_ebe98a_20240519-180301.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_096650_20240519-183422.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_5f30ed_20240519-183546.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_f02aa4_20240519-184944.jpg)
/image%2F7033530%2F20250620%2Fob_daf60f_20240519-185216.jpg)