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Mes visites du Patrimoine Français

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Maison de George Sand (Indre)

18 Juin 2025 Publié dans #Indre

Le 1er septembre 2023, l'après-midi, j'ai visité la maison de George Sand (Aurore Dupin).

Maison de George Sand (Indre)

À partir de 1228, le village de Nohan apparaît dans les chroniques françaises, sous son ancien nom.

 

La famille Hugues, seigneurs de Nohant, possède un château fort au village.

 

En 1320, le château dépend de la seigneurie de Saint-Chartier.

 

En 1393, Jeanne de Nohant (fille de Hugues III et de Luque de Barmont) épouse Josselin II de Villelume.

Le village entre dans les mains de la famille de Villelume.

 

Entre 1450 et 1452, Charles de Villelume (petit-fils de Jeanne et Josselin) fait reconstruire le château, et l'entoure de fossés et fortifications.

 

Le château se transmet par successions, ventes ou donations.

 

Le 10 novembre 1767, la maison et le terrain sont achetées par Pierre Philippe Pearron (Comte de Serennes et Gouverneur de Vierzon), au Maréchal Claude-Guillaume Testu (Marquis de Balincourt).

Le comte de Serennes fait détruire les remparts du château. 

Il fait construire l'actuelle demeure à l'emplacement de la Forteresse Féodale. Seules subsistent les deux tours qui sont intégrées dans la ferme. 

 

En 1775, les travaux sont terminés. 

 

Le 23 août 1793, en pleine Révolution Française, Marie-Aurore Dupin de Francueil (fille du maréchal Maurice de Saxe et petite-fille d'Auguste II, Roi de Pologne) achète la demeure.

Elle crée un grand parc autour de la propriété.

Elle agrandit le domaine par l'achat de nouvelles terres et fermes.

Son territoire s'étend sur 240 hectares. 

 

Marie-Aurore est encore à Paris et habite avec son fils dans un logement appartenant au Sieur Amonin.

Mais elle y habite en pleine Terreur.

Son propriétaire lui propose de cacher ses valeurs et ses papiers avec les siens dans l'appartement, ainsi que les titres de noblesse appartenant à Monsieur de Villiers.

Seulement à cette époque, un décret interdisait à quiconque de dissimuler des richesses (comme l'or, l'argent et les bijoux).

 

Le 5 frimaire An II (25 novembre 1793), une perquisition a lieu dans l'appartement de Marie-Aurore, suite à une délation.

Les effets de valeur sont trouvés et Marie-Aurore de Saxe est arrêtée.

Elle est emprisonnée au Couvent des Anglaises, qui était devenu une prison lors de la Révolution Française.

Cependant, Marie-Aurore avait également caché des papiers compromettants, qui l'impliquait dans la fuite de plusieurs nobles, dont le Comte d'Artoos. Ces documents n'ont pas été trouvés lors de la perquisition du 25 novembre 1793.

Son fils Maurice et Deschartres réussissent à entrer dans l'appartement malgré les scellés, afin de détruire ces documents. 

 

Le 4 fructidor An II (21 août 1794), Marie-Aurore est libérée à la suite de la chute de Robespierre et de son gouvernement révolutionnaire.

 

Au début de l'An III (septembre 1794), Marie-Aurore retourne s'installer définitivement dans son domaine à Nohant.

Elle poursuit l'éducation de son fils avec François Deschartres.

 

En 1802, Madame Dupin de Francueil fait aménager l'intérieur de la demeure et fait construire l'escalier en pierre, qui remplace l'ancien, afin d'accéder au 1er étage.

 

En 1808, les fossés sont comblés et les vieux murs qui entourent le château sont détruits.

 

En 1815, Marie-Aurore reçoit le Général Alphonse de Colbert, au château de Nohant.

 

À la fin du mois de juillet 1808, Aurore Dupin (future George Sand) découvre Nohant pour la première fois. 

Elle rentre d'Espagne en compagnie de ses parents et son frère. 

 

Le 8 septembre 1808, Aurore Dupin perd son petit frère à Nohant. 

 

Le 16 septembre 1808, Aurore perd accidentellement son père Maurice Dupin de Francueil. 

 

Marie-Aurore de Saxe devient ainsi la tutrice d'Aurore. 

Aurore passe son enfance dans le domaine de Nohant.

 

À l'adolescence, Aurore jonglera entre Paris et Nohant.

 

Le 26 décembre 1821, Marie-Aurore de Saxe décède.

Aurore hérite du domaine familial à Nohant.

 

Aurore fait de nombreux séjours dans le Berry. 

 

En 1847, George Sand établit un théâtre de marionnettes.

Son fils Maurice a peint les décors et sculpté les têtes des marionnettes,  que sa mère habille.

 

En 1849, George Sand crée un deuxième théâtre.

 

De 1850 à 1875, plus de 200 pièces de théâtre sont jouées à Nohant.

 

En 1852, George Sand fait percer 2 ouvertures sur le toit de la maison avec des chiens-assis, afin d'éclairer le grand atelier de Maurice, qui s'est installé dans les combles.

 

Ses amis écrivains et musiciens dont Franz Liszt, Marie d'Agoult, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas fils, Frédéric Chopin, Gustave Flaubert et Eugène Delacroix sont reçus à Nohant par George Sand.

 

Eugène Delacroix a réalisé plusieurs œuvres (dont la toile L'Éducation de la Vierge) dans le parc de Nohant.

 

En 1853, George Sand décide de s'installer définitivement à Nohant.

 

En 1864, Aurore (George Sand) s'installe avec son ami Alexandre Manceau, à Palaiseau. 

 

George Sand (Aurore Dupin) a écrit la majeure partie de ses œuvres dans le parc de sa propriété à Nohant. 

Elle aime jardiner et la botanique.

 

Le 8 juin 1876, George Sand décède dans son château de Nohant.

Son corps repose dans le petit cimetière familial du domaine, à l'ombre d'un if centenaire, en bordure du jardin.

 

Selon le testament de sa mère en date du 17 juillet 1847 et confirmé le 23 mars 1876, Maurice Dudevant-Sand devient l'unique propriétaire de Nohant, au détriment de sa sœur Solange Sand.

 

Le 4 septembre 1889, Maurice décède à Nohant.

Sa femme Lina Calamatta hérite du domaine, puis revient à leur deuxième fille, Gabrielle Dudevant-Sand.

 

En 1908, afin de sauvegarder le domaine, Gabrielle fait des démarches auprès de l'Académie française.

L'institution accepte le legs mais décline l'offre un peu plus tard.

 

Le 27 juin 1909, Gabrielle décède des suites d'une terrible maladie, à Nohant.

Le domaine revient à sa sœur Aurore Dudevant-Sand.

 

N'ayant pas d'enfants,  Aurore Dudevant-Sand, épouse de Frédéric Lauth fait tout son possible afin de sauvegarder le domaine familial. 

Aurore renouvelle les démarches, mais cette fois auprès du Conseil Général de l'Indre.

Cependant, l'offre n'a pas plus de succès.

 

La demeure coûte cher en entretien et réparations.

 

Aurore tente de sauvegarder le domaine auprès de l'État.

 

Le 6 octobre 1952, l'acte de donation est signé à Paris.

L'une des clauses de l'acte de donation stipule qu'Aurore Lauth-Sand conserve la jouissance de Nohant jusqu'à sa mort.

 

Le 22 décembre 1952, le château et son parc sont classés aux Monuments Historiques.

 

Le 15 septembre 1961, Aurore décède au château.

 

Le château et son parc deviennent ainsi la propriété de l'État.

La demeure ayant conservé le mobilier et les objets de George Sand, est gérée par le Centre des Monuments Nationaux.

Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)

La propriété de Nohant jouxte le cimetière communal.

 

Les corps de Maurice Dupin de Francueil (père de George Sand) décédé en 1808 et de sa grand-mère Marie-Aurore de Saxe décédée en 1821, reposent au cimetière.

 

Le 14 janvier 1855, Jeanne Gabrielle Solange Clésinger (petite-fille de George Sand) décède d'une maladie à Paris.

 

Le 16 janvier 1855, son corps est inhumé au cimetière de Nohant.

 

En février 1855, George Sand décide de transformer le coin du cimetière où reposent les corps des 4 membres de sa famille, en une concession perpétuelle.

 

À cette époque, les fossoyeurs ne se préoccupent pas de savoir si un corps occupe déjà la tombe. 

Les restes d'une personne sont susceptibles d'être déplacés.

 

Face à cette problématique, George Sand ne peut pas imaginer que le tombeau de sa petite-fille puisse être profané.

La seule solution afin de protéger les sépultures de sa famille serait de privatiser cette partie du cimetière, qui est attenante à sa propriété. 

Cette partie du cimetière obtiendrait le statut juridique de cimetière particulier, comme il en existe beaucoup dans les familles seigneuriales.

 

George Sand achète à Jean Brunet, un terrain contigu au cimetière.

Elle propose ensuite de céder ce terrain à la commune en échange de l'obtention d'une concession à perpétuité.

 

Le 27 février 1855, Émile Aucante est mandaté par George Sand d'effectuer la transaction avec le conseil municipal, concernant l'échange foncier.

 

Le 1er mars 1855, le maire Félix Aulard valide l'échange foncier.

George Sand avait menacé la commune de demander la fermeture du cimetière pour cause d'insalubrité.

L'échange permet d'intégrer les 3 premières tombes de sa famille dans un enclos dépendant de la propriété de George Sand.

 

En 1864, Marc-Antoine Dudevant (petit-fils de George Sand) est inhumé dans le petit cimetière. 

 

Le corps de Sophie Delaborde (mère de George Sand) est transféré du cimetière de Montmartre à Paris au cimetière de Nohant. 

 

En 1876, George Sand est enterrée sous un if centenaire.

 

Voici la liste des membres de sa famille et ami qui sont enterrés après 1876 :

- son fils Maurice en 1889

- sa fille Solange en 1899

- sa belle-fille Lina Calamatta en 1901

- sa petite-fille Gabrielle en 1909

- son ami Edmond Plauchut (sa tombe est en retrait par rapport à celles des membres de la famille de George Sand) en 1909 également 

- sa deuxième petite-fille Aurore en 1961

Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
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Maison de George Sand (Indre)
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Le parc autour de la maison s'étend sur une surface de 6 hectares.

Il comprend un jardin à la française, des parterres fleuris, un parc boisé, un étang, un verger, un potager et une roseraie.

 

Deux cèdres qui ont été plantés pour la naissance des enfants de George Sand, Maurice et Solange, sont devant la façade Sud du château, à proximité d'un bassin.

 

Ces deux cèdres ont été labellisés "Arbres remarquables de France".

Maison de George Sand (Indre)
Maison de George Sand (Indre)
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Maison de George Sand (Indre)

En 1967, des fêtes romantiques sont créées à Nohant.

 

En 1996, les premières rencontres internationales de Frédéric Chopin sont organisées.

 

Le 11 juin 2006, un accueil-librairie est créé au rez-de-chaussée de l'ancien bâtiment des calèches, à l'entrée du domaine.

Un musée avec une exposition permanente sur les marionnettes de Maurice Sand est aménagé au premier étage.

Un grenier littéraire est créé au second étage.

 

En raison du réaménagement du bâtiment des calèches, les calèches qui se trouvaient au rez-de-chaussée sont transférées vers un appentis dans la cour de la ferme.

 

Entre septembre 2009 et juin 2010, des travaux ont lieu à la bergerie du domaine.

L'aspect extérieur est préservé et les portes en bois sont restaurées.

 

En 2010, à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Chopin, les fêtes romantiques et les rencontres internationales sont regroupées en un seul évènement qui a lieu en même temps que le Festival de Nohant.

Le Festival de Nohant a lieu chaque année aux mois de juin et juillet.

Une salle de concert est construite à l'intérieur de la bergerie du domaine.

 

Le 27 mai 2016, le Centre des  Monuments Nationaux signe un accord de jumelage entre la maison de George Sand à Nohant et la maison de Léon Tolstoï à Moscou, à l'occasion de l'année franco-russe du tourisme culturel 2016-2017.

Pour plus de renseignements afin de visiter la maison de George Sand :

https://www.maison-george-sand.fr

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Église Saint-Nazaire d'Azay-le-Ferron (Indre)

8 Janvier 2025 Publié dans #Indre

Le 10 août 2020, l'après-midi, j'ai visité l'église d'Azay-le-Ferron. 

Église Saint-Nazaire d'Azay-le-Ferron (Indre)

Au 12ème siècle, l'église consacrée à Saint-Nazaire est construite.

 

Le 5 juillet 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

Église Saint-Nazaire d'Azay-le-Ferron (Indre)
Église Saint-Nazaire d'Azay-le-Ferron (Indre)
Église Saint-Nazaire d'Azay-le-Ferron (Indre)

Pour plus de renseignements afin de visiter l'église et la ville d'Azay-le-Ferron :

https://www.azay-le-ferron.fr

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Château d'azay-le-ferron (Indre)

8 Janvier 2025 Publié dans #Indre

Le 10 août 2020, le matin, j'ai visité le Château d'azay-le-ferron. 

Château d'azay-le-ferron (Indre)

Au Moyen-âge, le château d'Azay-le-Ferron est une place fortifiée. 

 

En 1422, la Tour Frotier et le Pavillon François Ier sont construits. 

 

En 1629, l'aile d'Humières est construite entre la Tour Frotier et le Pavillon François Ier.

 

Au 17ème siècle, les communs sont construits à la gauche de la Tour Frotier.

Le Pavillon de Breteuil est construit à la droite du Pavillon François Ier.

 

Le 25 janvier 1950, le château est classé aux Monuments Historiques. 

 

En 1951, la famille Hersent-Luzarche lègue le Domaine d'Azay-le-Ferron à la ville de Tours.

 

Le domaine d’Azay-le-Ferron est composé d'un parc agricole de 32 hectares.

Un parc paysager de 18 hectares a été aménagé autour du château. 

classé monument historique.

 

En 2011, le parc a reçu le label "Jardin Remarquable".

Château d'azay-le-ferron (Indre)
Château d'azay-le-ferron (Indre)
Château d'azay-le-ferron (Indre)
Château d'azay-le-ferron (Indre)
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Château d'azay-le-ferron (Indre)

Photos du parc paysager :

Château d'azay-le-ferron (Indre)
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Château d'azay-le-ferron (Indre)

Pour plus de renseignements afin de visiter le château :

https://www.chateau-azay-le-ferron.com/fr/

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Château de Valençay (Indre)

24 Juillet 2024 Publié dans #Indre

L'après-midi du 29 juillet 2014, j'ai visité le Château de Valençay. 

Château de Valençay (Indre)

Le domaine de Valençay a pour origine une villa de type Gallo-romain du nom de Valens.

 

Entre 1026 et 1047, le premier seigneur se nomme Bertrand.

 

À la fin du 10ème siècle, un donjon est construit.

 

En 1220, Gauthier, seigneur de Valençay, construit le premier Château Féodal.

 

Fin du 12ème siècle, à la suite d'un mariage, le château devient la propriété de la famille de Chalon Tonnerre. La famille l'agrandit et améliore le système défensif.

 

En 1397, Valençay devient un fief du Duc d'Orléans lorsque celui-ci acquiert le comté de Blois.

 

En 1410, Charles d'Orléans, fils de Louis d'Orléans, accorde une réduction d'impôts aux habitants de Valençay réduits à la misère.

 

Le 14 décembre 1434, Jeanne II de Chalon donne Valençay à son neveu Jean bâtard de Tonnerre, fils du Comte Louis II. 

 

Le 28 avril 1451, le bâtard de Tonnerre vend la seigneurie de Valençay à Robert II, dans la maison d'Estampes.

 

En 1520, Louis d'Estampes, fils de Robert III et petit-fils de Robert II, commence la transformation du manoir féodal de Valençay datant du 12ème siècle en château moderne.

 

Ces travaux se poursuivent, de génération en génération, jusqu’en 1650.

 

En 1653, mademoiselle de Montpensier passe à Valençay. Elle l'écrit dans ses mémoires.

 

Au début du 18ème siècle, le domaine est divisé par les successions familiales.

 

En 1719, la veuve de François-Henri d'Estampes cède la moitié du domaine à John Law.

Le Conseil du Roi annule la vente en 1722.

 

Le 22 juillet 1747, Valençay est vendu par les d'Estampes à Jacques-Louis Chaumont de La Millière.

 

Le 3 juillet 1766, Jacques-Louis Chaumont de la Millière vend le domaine à Philippe-Charles Legendre de Villemorien.

 

Le 7 mai 1803, le comte de Luçay, vend l'énorme domaine de 12000 hectares répartis sur 23 communes à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

 

En 1902 le dernier duc de Talleyrand-Valençay fait fermer par des portes-fenêtres la galerie à arcades de la cour d'honneur.

Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château devient un des dépôts secrets des œuvres du Musée du Louvre.

 

Le 16 août 1944, le château échappe à la destruction par la 2e division SS Das Reich.

Celle-ci a investit la ville en représailles au meurtre de deux soldats allemands par des maquisards.

Le duc de Talleyrand ayant un titre allemand de duc de Sagan, avec l'aide de Gérald Van der Kemp, futur conservateur en chef de Versailles, parlementent avec les Allemands afin qu'ils épargnent le château.

 

En 1979, le Duc de Valençay, Boson, n'ayant pas de descendants, légue le domaine à son beau-fils Jean Morel.

Celui-ci cède le domaine, la même année, à une association de gestion regroupant le département de l'Indre, la commune de Valençay, le Crédit Agricole de l'Indre et la caisse de réassurance agricole de l'Indre.

Le domaine est désormais géré par le Syndicat mixte du château de Valençay, qui est un établissement public.

Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
Château de Valençay (Indre)
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Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :

https://www.chateau-valencay.fr

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Château de Bouges (Indre)

24 Juillet 2024 Publié dans #Indre

Le matin du 29 juillet 2014, j'ai visité le Château de Bouges.

Château de Bouges (Indre)

Bouges est inscrit en 917 dans la charte de fondation de l'abbaye de Déols.

 

Au 13ème siècle, elle relève de la châtellenie de Levroux.

 

En 1218, Guillaume de Chauvigny laisse la terre de Bouges en apanage à ses frères.

Elle se transmet donc par les femmes jusqu'au 15ème siècle et, par le mariage en 1416 de Jacquette du Peschin avec Bertrand V de La Tour d'Auvergne.

Elle va entrer dans la famille des Médicis.

 

En 1518, leur arrière-petite-fille, Madeleine de La Tour d'Auvergne, épouse Laurent II de Médicis.

De cette union naît Catherine de Médicis dont le mari devient roi de France sous le nom de Henri II.

En 1547, elle offre la moitié de la terre de Bouges à Jean-Baptiste Seghizo.

En 1565, Jean-Baptiste Seghizo détient la totalité de la terre de Bouges.

De son vivant, elle est divisée entre ses neveux, Marc Antoine et Jean Marc.

Mais ils décèdent sans descendance et la donation revient à Jean-Baptiste qui vend Bouges au profit d'un autre neveu en accord d'une autorisation donnée par Catherine de Médicis le 20 septembre 1570.

 

Le 26 octobre 1657, au lendemain de la Fronde la terre est donnée à Françoise de Prunelé.

Claude Le Roux, son descendant, hérite de Bouges en 1684.

 

Le 30 mars 1759, le château et ses dépendances sont vendus à Claude Charles François Leblanc de Marnaval.

Leblanc de Marnaval fait raser l'ancienne maison forte et construit sur ses vestiges, le château actuel dont le fronton porte ses armes et celles de son épouse.

Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)

En 1778, il procède à une transformation d'ampleur des toitures.

L'allée cavalière est tracée, des orangers sont placés sur les terrasses et une volière trouvent leur place dans le parc.

Toujours en 1778, Marnaval fait faillite et vend la terre de Bouges, le 11 avril 1779.

 

Le 31 janvier 1818, après être passé dans les mains de divers propriétaires, le château est vendu à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, qui possède déjà le château de Valençay.

 

Talleyrand utilise peu le château de Bouges.

 

Le 21 novembre 1826, Talleyrand revend Bouges à Georges Timothée Masson qui possède également le château de Villedieu.

 

En 1839, son fils, Antoine Achille Masson, administre les domaines de Bouges et de Villedieu.

 

Il obtient de transformer le parc de Bouges en parc à l'anglaise.

 

En juin 1853, la famille Masson-Bachasson de Montalivet vend le domaine de Bouges au général Mahmoud Ben Ayed.

 

Dès 1850, le général obtient la nationalité française.

Soupconné d'avoir détourné de l'argent, il fuit à Constantinople d'où il négocie la vente du château en 1857 au profit d'Adolphe Dufour.

 

À la mort d'Adolphe Dufour en 1870, son fils Henri hérite du château et fera d'importants travaux jusqu'à sa mort en 1913.

 

En 1897, Henri Dufour fait appel au paysagiste Henri Duchêne pour créer des jardins à la française à proximité du château.

Son fils Achille s'occupera de ce projet jusqu'en 1909.

 

Le 21 janvier 1917, le château est acheté par Henri Viguier. Avec son épouse Renée, ils restaurent entièrement le château. 

Ils transforment le potager en jardins de fleurs et la serre reçoit des plantes exotiques.

Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)

En 1944, le domaine a failli être réquisitionné par les allemands. 

Grâce à l'intervention de Michel Ranjard (architecte en chef des monuments historiques Michel Ranjard), il ne le sera pas.

 

Les travaux reprennent en 1951.

 

Henri Viguier devenu veuf à 89 ans, et après le décès de son épouse en mai 1966, et n'ayant pas de descendance, il décide de léguer son domaine à la Caisse nationale des Monuments historiques et des Sites (Centre des Monuments Historiques).

 

À sa mort, le 22 août 1967, le domaine entre dans le patrimoine de l'établissement public.

Dans son testament, Henry Viguier a précisé que les revenus du domaine soient destinés à assurer l'entretien et la restauration du château et du parc.

 

En 1991, un cambriolage a lieu au château et une pendule provenant de Louis XVI est volée. Retrouvée par la police chez les époux Berlusconi, ceux-ci demandent à L’État français un dédommagement de 100 000 euros pour la rendre. L'État ayant refusé, la pendule est toujours chez les Berlusconi.

Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)
Château de Bouges (Indre)

Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :

https://www.chateau-bouges.fr

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