indre-et-loire
Château de Montpoupon (Indre-et-Loire)
Le 3 août 2019, en deuxième partie de matinée, j'ai visité le Château de Montpoupon.
Le promontoire rocheux où le Château de Montpoupon est construit aurait été choisi par les Poppo, une famille Germanique à l'époque de Charlemagne.
Au Moyen Âge, le château se trouvait à mi-chemin entre Loches (appartenant à Foulques Nerra) et Montrichard (propriété de Eudes de Blois).
Foulques Nerra possédait déjà une partie de la seigneurie d'Amboise.
Il s'est également emparé des forteresses de Semblaçay, Langeais et Montbazon.
Ceci dit, il passe son temps à faire la guerre à ses voisins, en particulier Eudes de Blois (propriétaire des villes de Montrichard, Saint-Aignan, Chinon et Saumur.
Parti en Terre Sainte pour expier ses actes de cruauté, Foulques Nerra voit ses terres ravagées par Eudes de Blois.
À son retour, il décide d'attaquer Montrichard.
Il y fait construire une puissante Forteresse.
En 1012, en rentrant de son deuxième pèlerinage en Terre Sainte, il fait la guerre à ses ennemis et récupère son château de Montrichard.
En 1016, il combat contre l'armée du Comte d'Anjou à la bataille de Pontlevoy.
Il y aura 6000 tués ou prisonniers.
Foulques Nerra agrandi son territoire.
En 1040, Foulques Nerra meurt en rentrant d'un troisième pèlerinage en Terre Sainte.
En 1151, Henri II Plantagenêt, futur roi d’Angleterre, s'empare de l’Anjou, de la Touraine et du Maine, avec son mariage avec Aliénor d'Aquitaine.
En 1154, Hugues II d'Amboise prend le parti d'Henri Il Plantagenêt.
Cette allégeance provoque de nombreux conflits avec ses voisins étant dans le parti du Roi de France Louis VII.
Par la suite, Richard Cœur de Lion (successeur au trône d'Angleterre) et Philippe II Auguste (Roi de France) entrent en guerre.
Montrichard reviendra dans le giron du Roi de France après 2 mois de siège.
Montpoupon sera récupéré quelques temps plus tard.
En 1199, Jean sans Terre, frère de Richard Cœur de Lion, s'empare de la Couronne d'Angleterre.
En 1204, Philippe Auguste récupère Tours.
En 1205, toute la Touraine est annexée à la Couronne de France.
En 1431, Antoine de Prie épouse Madeleine d'Amboise-Chaumont.
Antoine de Prie, Seigneur de Buzançais et de Montpoupon, entra au service du roi de France. Il prend part au siège d’Orléans avec Jeanne d’Arc.
En 1431 également, il est nommé Grand Queux de France et premier Baron de Touraine.
À partir de 1450, Antoine de Prie et sa femme entreprennent d'importants travaux de restauration du château de Montpoupon.
Le château a subi de lourds dégâts pendant la Guerre de Cent Ans.
En 1490, leur fils Louis de Prie hérite du domaine.
En 1527, Louis n'ayant pas de petits-enfants, le Domaine de Montpoupon revient au 3ème fils d'Antoine de Prie et de Madeleine d'Amboise, Aymar de Prie.
Louise de La Motte-Houdancourt hérite du Château de Montpoupon à la mort de sa mère Françoise de St-Gelais. Mais elle délaisse la demeure.
En 1709, à la mort de Louise de La Motte-Houdancourt, la propriété est entretenu par le fermier général Claude Defrance qui y réside. La propriété revient à sa troisième fille Isabelle Gabrielle.
Le château passera dans la famille La Ferté-Senneterre avec le mariage entre Isabelle Gabrielle et Henri-François, Duc de la Ferté-Senneterre.
Leur deuxième fille, Françoise-Charlodee, hérite de la seigneurie de Montpoupon.
En 1763, faute d'argent pour entretenir le Domaine, la famille décide de la vendre.
Le Marquis de Tristan vend la terre de Houssoye en Beauvaisis pour acheter les seigneuries de Montpoupon et Luzillé.
Dès son achat, Nicolas Tristan résilie le bail du fermier général Claude Defrance.
Il commence à faire d'importants travaux de rénovation afin de redonner sa splendeur d'antan au château.
En 1765, Nicolas Tristan décède et n'a pas le temps de finir les travaux de restauration.
Son fils aîné, Nicolas-Marie Tristan, hérite du château de Montpoupon.
Il continuera les travaux.
Pendant la Révolution, le château de Montpoupon ne souffrira pas trop.
Seule la chapelle, située entre la poterne et la tour isolée, est entièrement détruite par les Jacobins de Francueil.
Le 7 août 1820, Nicolas-Marie de Tristan décède à l'âge de 87 ans.
En 1831, leur fille aînée Marie-Thérèse-Sophie (marquise de la Touanne par son mariage avec Pierre-Sébastien-Irénée Bigot de La Touanne), hérite de Montpoupon.
En 1834, il était envisagé de modifier le tracé de la route entre Montrichard et Loches en la faisant passer au pied de la grosse tour et près de la fontaine du côté Nord du château, mais le Comte de la Touane s'y est opposé.
La même année, à la mort du Marquis, ses héritiers décident de vendre la propriété.
Le 2 mars 1836, Monsieur Benoît-Elisabeth-Lancelot Garnier de Farville achète le Domaine.
Monsieur de Farville s’employe à faire de Montpoupon une propriété de rapport en développant les cultures, moulins et métairies.
En 1840, il fait agrandir les communs du château tels qu'ils sont aujourd'hui.
En 1840 toujours, Monsieur et Madame de Farville font de nombreux dons à l’église de Céré-la-Ronde.
En 1843, afin de les remercier, ils obtiennent la concession de la chapelle dite de Saint-Étienne, à droite du chœur.
Le 5 février 1856, Monsieur de Farville décède.
Le 1er avril 1857, sa veuve et ses héritiers vendent le château et ses dépendances à Monsieur Jean-Baptiste-Léon de La Motte Saint-Pierre.
Jean-Baptiste-Léon s'installe au château avec sa femme Clémentine.
Ils entreprennent des travaux afin de redonner l'aspect Renaissance au château.
En 1872, leur fils aîné Émile devient propriétaire du Château à la mort de son père.
Émile-Léon de la Motte Saint-Pierre consacre également sa vie au village de Céré-la-Ronde dont il devient maire en 1874.
En 1873, il fonde l'Équipage de Montpoupon avec de ses voisins.
Le 10 mai 1912, à sa mort, son troisième fils Bernard hérite de la terre de Montpoupon.
Ses deux autres fils ayant renoncé au domaine.
Le 2 août 1914, Bernard de la Motte Saint-Pierre part rejoindre son nouveau régiment, le 25ème Dragons d'Angers.
Blessé, il sera nommé capitaine du 13ème Dragons lors de son retour du Front en 1918 et jusqu'à sa démobilisation en mars 1919.
Pendant la guerre, Thérèse de la Motte Saint-Pierre géra le domaine de Montpoupon.
Le 21 septembre 1918, elle donne naissance à son unique fille, Solange.
Après son retour de la guerre, Bernard de la Motte Saint-Pierre fait d'importants travaux de modernisation comme l'installation de l'électricité, de l'eau courante et du chauffage central.
Le 1er mai 1930, le château de Montpoupon et ses dépendances sont inscrits aux Monument Historique.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, le château est occupé par un bataillon autrichien puis allemand pendant 15 jours.
Ayant été prévenus de l'arrivée des troupes ennemies, Monsieur et Madame de la Motte Saint-Pierre ont pu cacher leurs biens les plus précieux dans les oubliettes de la tour du 13ème siècle.
Pendant l'occupation du château, les châtelains sont restés sur place.
Le 22 juin 1940, la ligne de démarcation est établie dans le Cher.
Les Allemands quittent le château sans faire de dégradations.
Le 3 août 1944, le marquis de Coz prend en otage Bernard de la Motte Saint-Pierre et sa fille.
Madame de la Motte Saint-Pierre ne voulant pas les abandonner, ils sont emmenés tous les trois dans la forêt de Brouard où ils seront libérés à la suite du paiement d'une rançon et grâce à l'intervention de membres de la Résistance.
Après la guerre, la famille de la Motte Saint-Pierre revient au château. La vie reprend son cours, de même que les chasses à courre.
Le 6 juillet 1956, Bernard de la Motte Saint-Pierre décède.
Sa fille Solange prend en main les affaires de son père.
Le 28 janvier 1966, les façades et les toitures du châtelet et de la tour dite Le Donjon ainsi que le château sont classés.
En 1971, Solange ouvre le château aux visites.
La Chapelle, la bibliothèque et une salle au niveau des communs rassemblant les souvenirs de l'Équipage de Montpoupon et les voitures hippomobiles de la famille sont visibles.
À partir des années 1990, Solange de la Motte Saint-Pierre associe son petit-neveu (Amaury de Louvencourt) à la gestion du château.
En 1995, le comte Amaury de Louvencourt crée le Musée du Veneur dans les communs du château.
En 2005, il devient propriétaire du domaine au décès de sa grand-tante.
Aujourd'hui, les visiteurs ont accès à onze pièces meublées, la trentaine de salles du musée, et une balade dans le parc.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Château de Montrésor (Indre-et-Loire)
Le 3 août 2019, en première partie de matinée, j'ai visité le Château de Montrésor.
L'éperon rocheux de Montrésor serait utilisé par l'homme depuis le Néolithique pour se défendre contre l'ennemi.
En 887, le premier seigneur de Montrésor participe à l'escorte de 6000 personnes pour transférer les reliques de saint Martin depuis Auxerre jusqu'à Tours.
À cette époque, une demeure se trouve sur l'éperon rocheux. Elle est protégée par des douves au Nord et par une palissade en terre.
Vers 1005, Foulques Nerra fait construire une puissante Forteresse sur l'éperon rocheux qui domine la vallée de l’Indrois.
Au 12ème siècle, Montrésor tombe aux mains d’Henri II Plantagenêt.
En 1188, Philippe Auguste reprend temporairement Montrésor aux Anglais.
Mais le domaine reste une possession anglaise avec André Ier de Chauvigny de Châteauroux.
Au début du 13ème siècle, Montrésor repasse dans le giron de la Couronne de France avec la famille de Palluau.
En 1378, la famille de Bueil rachète le domaine.
À la fin du 14ème siècle, Jean IV de Bueil devient seigneur de Montrésor.
Il entreprend d'importants travaux au château. Il fait construire les communs, le châtelet d'entrée sur la base des tours du 12ème siècle, répare l'enceinte fortifiée et le chemin de ronde.
Montrésor redevient ainsi une Forteresse à l'aspect médiéval.
Dans les années 1490, Antoine de Villequier de Saint-Sauveur est endetté.
Il ne peut pas s'opposer à la saisie de ses biens, dont Montrésor.
En 1491, Imbert de Batarnay du Bouchage achète le château.
Il est déjà propriétaire de la Forteresse médiévale de Bridoré.
Il fait construire un nouveau Logis de style Renaissance et fait reconstruire l'entrée du château entre les tours médiévales.
Les travaux durent jusqu'au début du 15ème siècle.
Le 5 janvier 1498, le Roi autorise Imbert de Batarnay d'abattre des arbres dans la forêt de Loches afin de construire la charpente du Logis.
Pendant le 16ème siècle, les descendants d'Imbert de Batarnay gardent Montrésor.
En 1600, la famille de Bourdeille achète le château par le biais de Marie, Duchesse de Guise et de Joyeuse (fille d'Henriette-Catherine), une amie de Claude de Bourdeille.
En 1697, la famille de Beauvilliers de Saint-Aignan acquiert le château.
Jusqu'en 1789, le château ne sera pas modifié.
En 1792, les Beauvilliers possèdent la châtellenie de Montrésor depuis près d'un siècle.
Entre 1792 et 1831, ils vendent la propriété en plusieurs lots.
Au début du 19ème siècle, le châtelet d'entrée sert provisoirement de prison.
Vers 1845, Louis-François-Jouffroy de Gonsans fait abattre la Chapelle Notre-Dame et l'aile Ouest du château.
Cependant, il reconstruit l'aile Est.
Le pont-levis à l'entrée du château est détruit.
Les riverains se plaignent de l'eau qui stagne au fond des fossés, source d'insalubrité selon eux.
Le fossé sera remblayé avec les décombres de la Chapelle Notre-Dame.
En 1849, la comtesse polonaise Rose Potocki achète le domaine de Montrésor, pour son fils aîné Xavier Branicki.
Il réside peu à Montrésor au début.
D'importantes transformations sont entreprises par un ancien officier de l'armée polonaise, Rodolf Domaradzki, à la demande de Xavier Branicki.
En 1879, Xavier Branicki décède. Les travaux de modification s'arrêtent.
Pendant la 1ère Guerre mondiale, un hôpital auxiliaire est installé dans une partie du château d'une capacité de 32 lits.
En 1944, le village de Montrésor, dont le château, fait l'objet d'une inscription sur l'inventaire des sites "dont la conservation présente un intérêt général".
A la fin de la 2ème Guerre mondiale, en novembre 1945, un escadron du 19ème Régiment de Dragons est logé au château pendant une semaine environ.
Le 13 février 1996, l'ensemble du Domaine du Château est classé au titre des Monuments Historiques.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Château de Langeais (Indre-et-Loire)
Le 2 août 2019, j'ai visité le Château de Langeais.
À partir du 10ème siècle, Langeais se trouve sur un éperon rocheux entre la Loire et son affluent la Roumer.
C'est un lieu stratégique, à la frontière du comté d'Anjou et du comté de Blois.
À cette époque subsistait une tour et une chapelle.
En 994, Foulques Nerra s'empare de Langeais lors de sa marche vers la Touraine.
Il fait construire une Forteresse.
En 1017, après avoir été repoussé par les troupes de Thibaut II, Foulques Nerra reprend Langeais à son successeur Eudes II.
De 1189 à 1199, le château est agrandi par le Roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion, sous la domination de la dynastie anglaise des Plantagenêt.
En 1206, Philippe Auguste récupère le Château mais il est détruit par les Anglais lors de la Guerre de Cent Ans.
En 1465, Louis XI ordonne la reconstruction du château.
En 1469, les travaux de reconstruction sont terminés.
Le 6 décembre 1491, Charles VIII épouse Anne de Bretagne alors âgée de 14 ans, au Château de Langeais.
C'est la fin de l'indépendance du Duché de Bretagne.
Le Château de Langeais reste la propriété de la Couronne de France jusqu'au règne de Louis XIII.
Au début du 19ème siècle, le château est pillé et laissé à l'abandon.
À partir de 1833, le château est remis en état.
En 1838, Casimir Boisleve, maire depuis 1830, explique au Conseil Municipal d'acquérir le Château afin de le transformer en Mairie.
Mais le prix d'achat est trop élevé.
En avril 1839, Mr Baron achete le château, en très mauvais état.
En 1867, Mme Baron offre une grande réplique en bronze de Diane Chasseresse de Hourdon, au Musée des Beaux-arts de Tours.
En 1869, le fils de Mr Baron est très endetté.
Il vend l'importante collection de son père.
Le 28 juillet 1886, après la mort du fils Baron, le château est acheté par Jacques Siegfried.
Il restaurera et remeublera le château jusqu'au 22 mars 1904, date à laquelle il le donne à l'Institut de France, avec réserve d'usufruit pour ses héritiers.
À partir de septembre 1939, le Château abrite les Archives diplomatiques.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Château d'Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire)
L'après-midi du 28 juillet 2014, j'ai visité l'Eglise et le Château d'Azay-le-Rideau.
Concernant l'Eglise, je n'ai pas de photos de l'extérieur.
À la fin du 15ème siècle, Martin Berthelot reçoit, en dot de sa femme, l'ancienne forteresse d'Azay qui avait été achetée par le père de celle-ci.
Le château d'Azay-le-rideau a été construit par un architecte de 1518 à 1524 pour Gilles Berthelot (fils de Martin Berthelot) et son épouse Philippe Lesbahy, sur l'emplacement d'un Château Féodal brûlé en 1418.
Gille Berthelot n'a pas le temps de terminer la construction du château. Il est est condamné en octobre 1527 à cause d'une accusation pour malversation.
Craignant pour sa vie, il s'enfuit alors à Metz avec son épouse. Il décède à Cambrai en 1529.
En juin 1528, François Ier confisque le château qui est alors inachevé.
Philippe Lesbahy, veuve de Gille Berthelot demande à François Ier la restitution du château d'Azay-Le-Rideau.
En vain : le roi l'offre en 1535 à Antoine Raffin.
Par le mariage de sa petite-fille, le château passe dans la famille de Saint-Gelais de Lusignan de Lansac.
En 1651, le château passe dans la famille de Vassé et en 1684 à Henri de Beringhen, premier écuyer du roi.
En 1791 le château est abandonné et très dégradé.
Il est vendu pour 300 000 livres par Henry de Courtemanche au marquis Charles de Biencourt. Le château échappe donc à la destruction lors de la Révolution.
Le marquis de Biencourt et son épouse Marie-Jeanne Chauvelin de Beauséjour vont entreprendre de profonds changements avec l'aide de l'architecte Pierre-Charles Dusillion, qui avait également travaillé au château d'Ussé.
En 1845, son fils Armand-François-Marie construit une tour de style Renaissance qui remplacera une tour médiévale qui se trouvait à droite de l'entrée de la cour d'honneur et ajoute en 1865 une nouvelle tour copiée sur la première, pour rendre symétrique la façade est. Il rétablit les voûtes et les lucarnes, et fait élargir le terre-plein dominant la rivière au sud.
Le château est ouvert aux visiteurs sous le Second Empire. C'est très rare pour un bien privé.
En 1871, le château est réquisitionné par les troupes prussiennes après la défaite de l'armée française.
Charles-Marie-Christian de Biencourt étant ruiné par le krach boursier de l'Union Générale, il est contraint de mettre en vente le domaine en 1898.
Le domaine est acquis une première fois en mars 1899 par Henry de Larocque-Latour et son épouse Alice de Cugnac, afin de le transformer en Université pour de jeunes pensionnaires étrangers.
Le projet ne pouvant pas être réalisé, le Domaine est vendu aux enchères par le tribunal civil de Chinon le 19 mars 1903.
La vente n'aura pas lieu faute d'enchères et le domaine fut remis en vente sur une nouvelle mise à prix de 300 000 francs.
Le domaine est acheté pour 517 000 francs par Jean-Achille Arteau qui conserve les terres et le bois. Il propose le château vide de mobilier et du parc à l'État.
Le 11 août 1905, l'État achète le château et une partie du parc pour 200 000 francs-or grâce à un legs de l'industriel Léon Dru.
L'ensemble est classé Monument Historique le même jour, et un Musée National de l'art de la Renaissance y est créé un an plus tard par décret.
Depuis 1907, le château a fait l'objet d'importantes restaurations.
Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, le château abrite en 1939-1940, la Direction Générale de l’Éducation Nationale.
Le château est aujourd'hui géré par le Centre des monuments nationaux.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château mais également l'Eglise :
https://www.azay-le-rideau.fr
https://www.azaylerideau.fr/restauration-de-l-eglise-saint-symphorien
Château d'Ussé (Indre-et-Loire)
Le 28 juillet 2014, j'ai visité le Château d'Ussé (connu sous le nom de Château de la Belle au bois dormant de Charles Perrault).
Le site est habité depuis la Préhistoire, et il y aurait également une présence gallo-romaine.
Au 6ème siècle, Ussé est adossé à la forêt de Chinon et occupe une position stratégique.
En effet, Ussè contrôle la route de Chinon, et la navigation sur la Loire et l'Indre.
En 1004, Guelduin Ier de Saumur est le premier Seigneur d'Ussé.
Il porte les couleurs des comtes de Blois Thibaut II puis Eudes II.
Il construit la première forteresse en bois.
En 1040, son fils Guelduin II construit un premier château en pierres.
En 1099, Olivier d'Ussé est le seigneur des lieux. Sa famille conserve la seigneurie jusqu'au 14ème siècle.
Au tournant des 14ème et 15ème siècles, Ussé passe aux familles de Montjean puis de Bueil.
En 1424, vers la fin de la guerre de Cent Ans, Jean V de Bueil construit la structure de base du château actuel.
Dans les années 1460, son fils Antoine entreprend la reconstruction du château dans le style du 15ème siècle.
Très endetté, il vend Ussé à Jacques d'Espinay en 1485.
En 1521, Jacques d'Espinay fonde la Collégiale, destinée à devenir la chapelle funéraire de sa famille.
Charles d'Espinay et sa belle-fille Lucrèce de Pons poursuivront les travaux commencé par Jacques d'Espinay.
Le fils de Charles et Lucrèce, René, leur succède en 1534.
Le 11 août 1538, la Chapelle est consacrée à sainte Anne.
René d'Espinay étant à son tour criblé de dettes, il vend le château en 1557 à Suzanne de Bourbon.
Après être passé par plusieurs propriétaires, le château est acheté en 1659 par Thomas Bernin.
En 1664, il fait aménager les jardins d'après des dessins de Le Nôtre.
Charles Perrault, ami de Louis Ier Bernin de Valentinay, est reçu plusieurs fois au château vers la fin 1700.
En 1780, les descendants et héritiers des Bernin de Valentinay vendent le château aux Rohan-Guéméné-Montbazon.
En août 1785, ils le cèdent à Louis-Vincent Roger de Chalabre.
En 1807, Amédée-Bretagne-Malo de Durfort rachète le château d'Ussé aux Roger de Chalabre.
En 1817, Francois-René de Chateaubriand ramène des cèdres du Liban de Terre sainte.
Ils sont visibles près de la chapelle.
Louis XVIII a offert son portrait aux propriétaires de l'époque qui est toujours accroché au mur de l'escalier d'honneur.
Pendant la 2ème Guerre Mondiale, le château d'Ussé a servit de dépôt de repli pour une partie des collections de la Bibliothèque Nationale et du Sénat de France.
Le Château d'Ussé est encore habité par le Duc de Blacas et sa famille.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateaudusse.fr
Château de Chenonceau (Indre-et-Loire)
L'après-midi du 7 septembre 2013, j'ai visité le Château de Chenonceau.
Le premier château édifié à Chenonceau remonte au 13ème siècle, ainsi qu'un moulin fortifié datant de 1230.
À cette date, la seigneurie de Chenonceau est aux mains de la famille Marques.
Le pont ne sera construit que bien plus tard. Ainsi, le premier château ne permet pas de contrôler le passage d'une rive à l'autre.
Il sert plus à une gestion du trafic fluvial sur le Cher, entre la Sologne et le Berry d'un côté, et la Touraine et l'Anjou de l'autre.
Durant la guerre de Cent Ans, le château subit de nombreuses dégradations. Jean Marques se dresse contre le dauphin Louis de Guyenne et livre Chenonceau aux troupes anglaises.
Chenonceau est repris par les Français en 1411, grâce à la victoire de Boucicaut dans les prés du Vintin. Le château est alors brûlé et rasé.
Plus tard, Jean II Marques demande l'autorisation de reconstruire un château sur le domaine à Charles VII. Elle lui est accordée L’autorisation lui est donnée en 1432.
Le château est alors reconstruit à un autre emplacement, et présente une architecture nouvelle : appuyé au Cher, il délimite un espace presque carré, terrassé et maçonné, entouré sur trois côtés de fossés d'eaux vives, le Cher fermant le quatrième en isolant le bâtiment. Il comprend 4 tours rondes aux angles, les bases baignant dans les douves, munies de courtines, entre lesquelles se dressent les corps de logis, interrompus par les fortifications de la porte d’entrée.
De ce château féodal ne subsiste de nos jours que la tour sud-ouest connue sous le nom de « tour des Marques ».
Derrière le château, sur les rives du Cher, est bâti un moulin sur deux piles de pierre.
L'un des successeurs de Jean II, Pierre Marques, épouse Martine Bérart, fille d'un trésorier de France et maître d’hôtel de Louis XI.
Une mauvaise gestion du domaine entraine la famille dans de graves difficultés financières, qui conduisent à la saisie du domaine le 3 juin 1496.
Thomas Bohier s'en porte acquéreur, pour 7 374 livres tournois.
Le 9 novembre 1499, Guillaume Marques, frère de Pierre, revendique le domaine, et engage des procédures en vue de le récupérer.
Au terme d'une difficile bataille judiciaire, le 8 février 1512 voit la confiscation de la seigneurie de Chenonceau et son adjudication au bailliage de Tours.
Thomas Bohier peut ainsi librement prendre possession du domaine le 10 février 1512.
Thomas Bohier et sa femme Katherine Briçonnet vont entreprendre de nombreux travaux.
Il rase l’ancien château des Marques. La plate-forme d’origine est gardée mais ne sera plus qu’une esplanade d’accès au nouveau château. Les travaux dureront de 1513 à 1521.
Thomas Bohier meurt en 1524 en Italie. Sa veuve disparaît deux ans après, le 3 novembre 1526. Un contrôle des comptes publics permet de constater des détournements de fonds de Thomas Bohier.
François Ier impose alors une forte amende à ses héritiers. Le roi réclame près de 190 000 livres au fils de Thomas, Antoine II Bohier. Le 28 mai 1535 à Abbeville, il cède au roi la totalité des domaines de sa famille dont Chenonceau. Le tout représente un montant de 150 000 livres. François Ier fait don de la différence à Antoine Bohier, en reconnaissance des services rendus à la monarchie par sa famille.
Chenonceau devient donc une résidence royale.
Antoine Bohier n'a pas entretenu le château de son vivant et François Ier n'entreprendra pas de rénovations.
François Ier meurt d'une septicémie à Rambouillet, le 31 mars 1547. Son fils Henri II offre Chenonceau à sa favorite Diane de Poitiers quelques semaines plus tard. Cette donation est confirmée par lettres patentes à Saint-Germain-en-Laye, au mois de juin 1547. Diane de Poitiers fait aménager sur la rive droite du Cher, le jardin qui porte son nom.
Le 10 juillet 1559, la reine Catherine de Médicis, veuve d’Henri II, écarte rapidement Diane de Poitiers et installe l’autorité du jeune roi à Chenonceau.
Au 18ème siècle, c’est Louise Dupin qui reçoit à Chenonceau des philosophes et académiciens français.
Au 19ème siècle, Madame Pelouze montre sa réussite triomphante avant qu’un scandale financier n’entraine sa ruine…et la démission du quatrième président de la République Française, Jules Grévy.
Henri Menier le rachète au Crédit Foncier en 1913.
A sa mort, son frère Gaston, transforme Chenonceau en Hôpital Militaire pendant toute la durée de la Grande Guerre.
Lors de la seconde guerre mondiale, la grande galerie de Chenonceau devient le seul accès vers la zone libre.
Le château ouvre à la visite depuis 1913 par la famille propriétaire.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château : https://www.chenonceau.com
Château d'Amboise (Indre-et-Loire)
Le 7 septembre 2013, visite du Château d'Amboise.
Il se situe sur un éperon du plateau des Châtelliers.
Le site est occupé depuis la Préhistoire.
Une agglomération s'implante à partir de la fin de l'âge du fer jusqu'à la période romaine. Les Romains constituent la continuité de cet établissement.
Au 10ème siècle, Amboise est la place forte la mieux protégée de l'ouest de la France.
Au 11ème siècle, trois seigneurs se livrent une guerre incessante sur le passage de la Loire.
Au début du 12ème siècle, les seigneurs d'Amboise prennent le contrôle complet de la ville et de toutes ses forteresses.
En 1431, Louis d'Amboise participe à un complot contre Georges Ier de La Trémoille. Son château lui sera confisqué en 1434 par Charles VII. Ainsi, Amboise devient rapidement une demeure royale.
Charles VIII est élevé à Amboise et, une fois devenu Roi, il transforme le Château en ajoutant :
- la Chapelle Saint-Hubert
- l'aile, dite « Charles VIII », de style gothique flamboyant
- les deux tours cavalières (tour des Minimes et tour Heurtault)
- un parc aménagé sur la terrasse
Charles VIII meurt à Amboise d'une hémorragie cérébrale le 7 avril 1498.
Louis XII, son cousin et successeur, y fait construire une seconde aile, perpendiculaire à l'aile Charles VIII, dans le style renaissance.
Léonard de Vinci décède à Amboise en 1519.
Le château sera transformé en prison de luxe pour les grands personnages de l'État sous Henri III.
Les domaines d'Amboise et de Chanteloup sont rachetés par Louis-Jean-Marie de Bourbon.
À sa mort, ils deviennent domaines nationaux et l'État devient propriétaire.
Louis-Philippe hérita du château par le biais de sa mère.
L'État en redevient propriétaire à la suite de la Révolution de 1848.
En 1848, un traité de reddition est non respecté par les autorités françaises.
L'Émir Abd El-Kader et une centaine de compagnons y sont retenus captifs, avant d'être libérés par Napoléon III le 16 octobre 1852.
En 1873, le château repasse à la famille d'Orléans qui confie la restauration de l'édifice à Victor Ruprich-Robert et son fils. Henri d'Orléans, duc d'Aumale, le transforme en maison d'accueil pour personnes âgées.
En 1974, le comte de Paris le confie à la Fondation Saint-Louis dont il est le président-fondateur.
Pour plus de renseignements pour visiter l'intérieur :
Château de Villandry (Indre-et-Loire)
Bonsoir tout le monde,
Je viens de créer ce blog pour partager mes visites de Châteaux, Parcs et jardins paysagers, Édifices religieux, vieux navires, etc...
Par respect envers les propriétaires qui habitent encore certains Châteaux et Édifices religieux, je ne publierais volontairement pas de photos des intérieurs des châteaux, cathédrales, abbayes et églises.
Je rajouterai le site internet de chaque site touristique pour que vous puissiez vous renseigner.
Je commence mon blog par le premier château que j'ai visité le 6 septembre 2013.
Il s'agit du Château de Villandry, en Indre-et-Loire.
Du Moyen-âge jusqu'au début du 17ème siècle, le Domaine de Villandry s'appelait Colombiers. Il s'agissait d'une châtellenie appartenant au Château de Tours.
Geoffroy le Roux a été le premier Seigneur de Colombiers grâce au mariage de sa fille Lisoye avec Hugues II d'Amboise.
Le 4 juillet 1189, Henri II Plantagenêt (roi d'Angleterre) a reconnu sa défaite face à Philippe Auguste (roi de France) dans la Forteresse médiévale en signant le traité de la "Paix des Colombiers".
De la Forteresse médiévale, il ne reste que les fondations et le donjon du 12ème siècle, qui a été incorporé dans l'une des ailes de la cour d'honneur au 14ème siècle.
La Forteresse médiévale sera détruite afin de construire à la place une grande demeure dans le style de la Renaissance Française entre 1533 et 1536 par Jean Le Breton.
Le village et le Domaine de Colombiers changeront de nom pour Villandry en Juillet 1639.
Le parc est agrandi par le Marquis de Castellane en 1760.
Pierre-Laurent Hainguerlot transforme le Jardin à la Française par un Jardin à l'Anglaise.
Les jardins du Château de Villandry ont été reconstitués par Joachim Carvallo entre 1908 et 1916 dans le style d'un Jardin de la Renaissance du 16ème siècle.
Le Château de Villandry appartient toujours à la famille Carvallo.
Le Château et les Jardins ont été classés aux Monuments Historiques le 4 septembre 1934.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur :