Viaduc ferroviaire de Garabit (Cantal)
Le 21 septembre 2025, en début de matinée, j'ai visité le Viaduc ferroviaire de Garabit.
Le Viaduc ferroviaire de Garabit se trouve sur la ligne ferroviaire Béziers à Neussargues.
Le 27 mars 1852, la convention permettant de transporter des produits miniers entre Graissessac et Béziers est approuvée.
Le 26 février 1853, la Compagnie du Chemin de Fer de Graissessac à Béziers est créée.
La Compagnie du Chemin de Fer de Graissessac à Béziers commence à construire une ligne à voie unique et à écartement standard.
Entre 1853 et 1857, le viaduc de Bédarieux sur l’Orb est construit.
En 1855, la ville de Bédarieux est atteinte.
Le 12 mai 1858, la compagnie ferroviaire rencontre d'importants problèmes financiers et est placée sous séquestre.
Grâce à l'accord de plusieurs crédits, elle parvient tant bien que mal à terminer la liaison ferroviaire.
Le 15 août 1858, l'exploitation ferroviaire commence entre Béziers et Bédarieux.
Le 6 septembre 1858, le premier train, transportant le préfet, l'ingénieur en chef du département et l’administrateur du séquestre, circule entre Béziers et Bédarieux.
Le 28 décembre 1858, la section entre Bédarieux et Graissessac est mise en service.
Le 1er mai 1863, une convention est signée entre le ministre des Travaux Publics et la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (Compagnie du Midi) concernant le rachat de la liaison ferroviaire entre Béziers et Graissessac.
La Compagnie du Midi envisage de prolonger la ligne ferroviaire entre Bédarieux et Neussargues.
Le but était de désenclaver les bassins miniers de Graissessac et d'entrer en concurrence afin d'acheminer les vins du Languedoc vers Paris.
La liaison ferroviaire entre Séverac-le-Château à Marvejols s'embranche sur la ligne de Millau à Rodez.
Le 10 août 1868, la ligne reliant Marvejols à Neussargues est approuvée selon la signature d'une convention entre la Compagnie du Midi et le Ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics.
Le 23 mars 1874, la liaison de Marvejols à Neussargues est déclarée d'utilité publique.
Afin de franchir la Truyère sur les communes de Ruynes-en-Margeride et de Val d'Arcomie, il était envisagé de construire un pont métallique avec un grand arc.
C'est Léon Boyer, un jeune ingénieur, qui a la charge de permettre le franchissement de la Truyère par la ligne ferroviaire.
Pour des raisons financières, qui se seraient avérées très coûteuses, il impose le franchissement de la Truyère à 120 mètres au-dessus du niveau d'étiage.
De ce fait, la construction d'un pont suspendu n'était pas souhaitable.
Léon Boyer s'est inspiré du viaduc Maria Pia sur le Douro au Portugal, construit par Théophile Seyrig, un des associés de l'entreprise Eiffel.
Ce viaduc est composé d'un arc métallique de 160 mètres avec une flèche d'intrados de 37,50 mètres.
De novembre à décembre 1878, Léon Boyer exécute des relevés géométriques afin d'établir le futur tracé de la ligne de chemin de fer et du viaduc.
Le 25 mars 1879, un premier projet d'ouvrage d'art est remis à l'administration par Léon Boyer.
Le projet est accepté par le ministère des Travaux Publics le 14 juin 1879.
Le 30 juin 1879, Gustave Eiffel rompt le contrat avec Théophile Seyrig qui est le directeur du bureau d'études.
En octobre 1879, Gustave Eiffel remplace Théophile Seyrig par Maurice Koechlin.
En janvier 1880, la construction des fondations du viaduc commence.
Le 16 août 1880, Gustave Eiffel remet le projet définitif à l'administration.
Le 1er août 1882, la construction des piles commence sur les fondations.
Le 20 avril 1884, la charpente de la clef d'intrados est posée.
Le 26 avril 1884, c'est au tour de la charpente de la clef d'extrados d'être posée.
En juin 1884, les tabliers du viaduc sont en place.
Le 17 septembre 1884, les voûtes en maçonnerie sont terminées et la voie est posée sur le viaduc.
Le 9 mai 1887, la liaison ferroviaire entre Marvejols et Saint-Chély-d'Apcher est mise en service.
Le 10 avril 1888, afin de tester la résistance du viaduc, un train lourd est stoppé au milieu de l'ouvrage d'art.
Le 27 mai 1888, la liaison ferroviaire est mise en service entre Saint-Chély-d'Apcher et Saint-Flour.
Le 10 novembre 1888, la ligne ferroviaire entre Béziers et Neussargues est mise en service.
Le 14 septembre 1965, le Viaduc de Garabit est inscrit aux Monuments Historiques.
En Août 1984, une plaque commémorative est posée sur l'estacade d'accès en hommage à Léon Boyer lors des 100 ans du viaduc.
Entre 1992 et 1998, le Viaduc de Garabit est entièrement repeint en rouge Gauguin.
Le 11 septembre 2009, le viaduc est fermé à toutes circulations ferroviaires à cause de la découverte d'une fissure sur l'une des piles maçonnées.
Le 11 octobre 2009, la circulation des trains est autorisée à une vitesse maximale de 10 km/h sur toute la longueur de l'ouvrage d'art, alors qu'elle était de 40 km/h avant la fermeture un mois avant.
Du 14 juin à décembre 2011, la circulation des trains est interrompue entre Neussargues et Saint-Chély-d'Apcher afin de réaliser d'importants travaux de maintenance sur le viaduc.
Le 18 octobre 2017, le Viaduc de Garabit est classé aux Monuments Historiques.
Pour plus de renseignements sur le Viaduc ferroviaire de Garabit :
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