Château de La Bussière (Loiret)
Le 2 août au matin, j'ai visité le Château de La Bussière.
Fin 11ème-début 12ème siècle, le château de La Bussière est construit par Étienne de Feins. Il a fait détourner la route de Paris à Lyon pour qu'elle passe devant le château.
Le château abrite une garnison de soldats chargée de défendre la route et le domaine de Feins.
Mais les descendants entendent utiliser la route différemment. Par exemple, avant 1264, Jean de Feins créera 5 foires par an et un marché hebdomadaire.
Dans les années 1260, Agnès de Feins épouse Robert de Sancerre.
Au 14ème siècle, à partir de ce mariage, La Bussière dépendra d'une branche de la Maison de Sancerre.
Après 1350, à la mort d'Agnès de Feins, La Bussière passe à son fils Louis de Sancerre, puis à ses deux enfants : Louis, puis Isabeau de Sancerre qui avait épousé Arnould de Bonnay.
Le domaine, toujours lié à Menetou-Salon, passe à Robert de Bonnay, un de lleurs fils.
Après sa mort en 1415, son frère Philippe de Bonnay lui succède.
Il n'utilise pas La Bussière et doit mettre le domaine en vente après la mort de son frère Robert.
En 1420, La Bussière est achetée par Étienne Froment.
En 1462, il partage ses biens entre ses sept enfants. François, son seul fils, reçoit La Bussière, mais sa charge de greffierdau Parlement de Toulouse l'éloigne du château. Son père reste donc le seigneur du château.
En 1484, Charles VIII rend visite à sa sœur Anne de Beaujeu à Gien.
Les soldats de la Garde Écossaise qui l'accompagne logent au château de La Bussière.
En 1498, Georges Froment, le petit-fils d’Étienne, achète les parts de ses trois sœurs.
En 1513, Georges décède sans enfants. Jean Brinon, un lointain cousin par alliance, hérite de La Bussière.
Vers 1525, Jean Brinon fera construire un relais de poste dans le bourg de La Bussière. Ainsi, le bourg devient une étape sur la route Paris-Lyon.
Le 27 avril 1533, François Ier s'arrête à la Bussière.
En 1536, il autorise Jean Brinon à rétablir les foires et marchés mis en place à l'époque des Feins.
Jean Brinon épouse Jeanne Lhuillier.
À partir de 1540, à la mort de Jean, Jeanne gère seule le domaine. Ils ont eu une fille, Jeanne Brinon, qui épouse en 1533 Jean du Tillet.
En 1550, Jeanne Lhuillier était restée au château. Elle décède cette même année.
Pendant la deuxième moitié du 15ème siècle, le château est transformé pour se conformer à l'évolution des armes de guerre.
La tourelle d'escalier est le seul élément en briques pour cette époque.
En 1557, Jean 1er du Tillet et Jeanne de Brinon, trop occupés à Paris, donnent le château de La Bussière à leur fils Jean II.
Fin août 1562, afin de protéger la région des Huguenots très menaçants, une garnison de soldats est établie au château de la Bussière.
Le 13 septembre 1567, Jean II du Tillet épouse Jeanne de Nicolaï.
Le 18 octobre 1567, face aux attaques des Protestants, 17 prêtres de Gien viennent se réfugier au château de La Bussière.
Apprenant cette nouvelle, les autorités de Gien se dirigent vers le château et tiennent un siège pendant plusieurs jours. Les villageois qui s'étaient réfugiés à l'intérieur obtiennent la vie sauve en livrant les prêtres aux Protestants.
En 1571, Madeleine, une des sœurs de Jean II, épouse Jacques de Saint-André. Sa deuxième sœur, Marie, épouse Pierre Séguier.
En 1582, Séraphin du Tillet, son frère, devient aumônier de Catherine de Médicis.
Entre 1580 et 1587, Jean II fait construite des bâtiments communs à la place de quelques maisons autour du château. En même temps, il profite des désordres causés par les guerres de Religion pour acquérir des terres pour agrandir son domaine. Cela lui permet de créer un parc de 60 hectares entouré de murs, toujours existant aujourd'hui.
Il reconstruit également l’église qui avait été détruite par les protestants en 1567.
Les fossés sont recreusés et asséchés. Ils prennent une forme quadrangulaire.
À l'entrée, un pavillon avec pont-levis est ouvert du côté de la route.
En 1585, la seigneurie de la Bussière est érigée en baronnie par le roi Henri III. Cette récompense héréditaire montre qu'à cette date la famille du Tillet est toujours bien considérée par le roi de France, et ce malgré les positions ligueuses de Jean II.
En 1615, Jean III, fils de Jean II du Tillet, fonde un couvent d'Oratoriens dans le village.
Jusqu'en 1646, Jean III continue les travaux du château jusqu'à sa mort.
Jean III était resté proche de son frère Hélie, marié à Françoise de Faucon de Ris.
En 1646, leur fils, Jean IV, hérite du château.
En 1651, il épouse en secondes noces Marguerite Frézon.
En 1677, leur fils Charles épouse Jeanne-Marie Brunet à Paris.
En 1678, il est fait Marquis de la Bussière par Louis XIV.
Les du Tillet, qui étaient Barons de la Bussière depuis 1585, deviennent donc Marquis à partir de Charles et jusqu'à la Révolution.
À partir du milieu du 17ème siècle, les aînés des du Tillet désertent la Bussière. Aucun réaménagement du château ne sera fait à cette époque.
Charles du Tillet, soucieux de pouvoir profiter du parc lors de ses rares voyages à la Bussière, le fait réaménager.
C'est pendant les travaux de réaménagement que l'étang est recreusé et que les allées rectilignes du parc sont tracées.
En 1687, le fils de Charles et Jeanne-Marie Brunet est né. Il se nomme Jean-Baptiste Charles du Tillet.
Le 22 avril 1708, il épouse Jeanne-Marguerite Le Fèvre d’Ormesson.
Leur fils Charles-Jean-Baptiste du Tillet est né en 1710. Il ne s'occupera pas de La Bussière.
Antoine-Charles du Tillet, petit rère de Charles-Jean-Baptiste, gère le domaine de la Bussière à sa place.
Antoine-Charles se marie en 1760 à sa cousine Marie-Adèle Charlotte du Tillet de Montramé.
Ils vont surtout s'occuper du parc du château. Les entrées sont réaménagées et mises en valeur. Un des bâtiments des communs qui avait été détruit par un incendie est reconstruit. Il abrite l'orangerie. Ils construisent également les deux pavillons et la grille d'entrée.
En 1783, Henriette Charlotte du Tillet récupère le château à la mort de son oncle.
Le 1er mai 1798, très endéttée, elle est contrainte de vendre le château et les terres à un dénommé Charles Armand.
Le 3 avril 1799, Charles Armand revend le domaine de La Bussière à Liphard-Daniel Lefort et son épouse, Marie-Jeanne Chevalier.
Le 14 septembre 1814, Alphonse Duchemin de Chasseval achète le château de la Bussière. Il est le fils de Gabriel Duchemin de Chasseval et Marie Monique Janson de Couët.
Alphonse Duchemin de Chasseval épouse Adèle Tournyol de la Rode.
À la suite de l'achat du château de la Bussière, il devient maire à partir de 1826 pendant 30 ans. En 1831, il est conseiller d'arrondissement et en 1840 conseiller général.
Il a trois enfants avec Adèle : Laure, Léon et Henri.
Laure, mariée à Gustave de Champgrand. Elle décède en 1846 à 33 ans. Elle voulait ouvrir une école gratuite pour les filles du village. Ses parents exécuteront ses volontés.
En 1847, Alphonse de Chasseval obtient l'autorisation du roi Louis-Philippe Ier de construire une chapelle dans le parc du château, afin d'y déposer la dépouille de Laure.
En 1856, à la mort de son père, Léon hérite du château et prend sa place de maire de la Bussière.
En 1859, il se marie à Ferdinande Marie Albertine de Béthune-Hesdigneul. Il avait épousé en premières noces Hortense de Perrochel de Morainville, avec laquelle il avait eu une fille.
En 1866, il commence la restauration du château afin de le moderniser. Un nouveau bâtiment est construit à côté de l'étang, recevant la lingerie, la véranda, le vestibule et le salon de billard.
En 1868, le fils de Léon, Bruno Duchemin de Chasseval épouse Jeanne de Goulaine. Il est élu maire de la Bussière pendant plus de 50 ans.
En 1912, Jeanne fait réaménager le parc et le potager par René-Édouard André pour lui redonner l'aspect du 18ème siècle.
Antoine Duchemin de Chasseval, le fils de Léon, se marie à Françoise Baconnière de Salverte.
Le 22 avril 1962, Henri Duchemin de Chasseval et Geneviève d'Espinay de Saint-Luc décident d'ouvrir à la visite le château et son parc.
Le château de la Bussière devient alors le « Château des Pêcheurs » avec une importante collection de poissons.
Le château est réaménagé pour pouvoir s'adapter à sa nouvelle vocation muséale, et la famille de Chasseval cesse d'y habiter.
Henri Duchemin de Chasseval va également être maire de la Bussière et conseiller général du Loiret.
En 1992, le potager est restauré par Geneviève de Chasseval caractéristique du XVIIIe siècle. Depuis 2004, il possède le label Jardin remarquable.
En 1993, le Château est inscrit aux Monuments Historiques.
En 1995, il sera enfin classé aux Monuments Historiques.
En 2012, Bertrand et Laure Bommelaer, née Chasseval, reprennent la direction du château.
Le parc aussi s'ouvre de plus en plus à la visite.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateau-de-la-bussiere.com
Château de Sully-sur-Loire (Loiret)
En deuxième partie de l'après-midi du 1er août 2014, visite du Château de Sully-sur-Loire.
En 1102, un premier château était construit. Il contrôlait un pont sur la Loire. Le château a disparu au début du 14ème siècle. Pendant ces quelques siècles, il n’a appartenu qu’à trois familles : les premiers seigneurs de Sully et leurs descendants de la famille de La Trémoille, puis la famille de Béthune.
En 1396, Gui VI de La Trémoille et Marie de Sully font construire le château actuel, par Raymond du Temple.
Le 6 mai 1446, Georges Ier de La Trémoille décède au château de Sully-sur-Loire.
En 1524, un bâtiment est ajouté au susud-estu château.
En 1602 Maximilien de Béthune entre en possession du château en achetant à Claude de La Trémoille la baronnie de Sully-sur-Loire.
Entre 1602 et 1607, Maximilien de Béthune transforme le Château en construisant un parc.
En mars 1652, le jeune Louis XIV se réfugie au château, lors de la Fronde des princes.
En 1715, le château accueille Voltaire.
Au milieu du 18ème siècle, un bâtiment est construit au nord du corps d’entrée.
En 1918, le château subit un incendie.
De juin 1940 à août 1944, le château est régulièrement bombardé.
Jusqu'en 1962, le château est resté dans la famille du 1er duc de Sully.
Cette même année, le Conseil Général du Loiret achète le château et le restaure.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateausully.fr
Château de Chamerolles (Loiret)
En début d'après-midi du 1er août 2014, j'ai visité le Château de Chamerolles.
Vers 1530, le château est construit par Lancelot Ier du Lac, sur l'emplacement d'une ancienne maison forte construite par Les Brouard de Chamerolles. Conçu comme château d'habitation, il a conservé la forme des forteresses médiévales.
Au 16ème siècle, le château de Chamerolles abrite un temple protestant dans une de ses pièces.
En 1672, Chamerolles appartient à Jacques Saumery, beau-frère de Jean-Baptiste Colbert. C'est le gouverneur du château royal de Chambord et du comté de Blois.
En 1774, le château deviendra la propriété des Lambert.
En 1924, la famille de Gaston Jessé-Curély rachète le château.
Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, le château est occupé, saccagé et dépouillé.
En 1970, il sera mis en vente.
En 1976, la Ville de Paris se retrouve avec la charge de Chamerolles. Délaissé, le château tombe en ruines.
En 1987, le Conseil Général du Loiret rachète le château, qui est très mauvais état.
En 1992, après 5 ans de travaux, le château et ses jardins sont ouverts à la visite.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateauchamerolles.fr
Basilique de Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret)
Le matin du 1er août 2014, visite de la Basilique de Saint-Benoît-sur-Loire, connue également sous le nom Abbaye de Fleury.
En 542, le jour de l'épiphanie, l'évêque du Mans envoie des religieux de son diocèse au mont Cassin afin de se renseigner sur la règle de saint Benoît.
Saint Maur quitte donc le mont Cassin. Il arrive avec ses moines à Orléans. Il tentera en vain d’introduire la règle bénédictine à l’abbaye de Saint-Pierre-aux-Bœufs (qui prendra plus tard le nom de Saint-Aignan).
Sous l’épiscopat de l'évêque d’Orléans, l’abbé de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans, Léodebold, souhaite introduire la règle de saint Benoît dans son abbaye. Mais les moines de la Collégiale refusent.
Il décide donc de fonder une nouvelle abbaye.
En 651, Il échange, avec Clovis, le Roi des Francs, une propriété qu’il possédait près d'Orléans avec la villa gallo-romaine de Floriacum.
La même année, il envoie des religieux (dont Liébaut et Rigomaire), pour fonder la nouvelle abbaye. Ce sont probablement les futurs premiers abbés de Fleury.
Mommolin, le deuxième abbé de Fleury, demande à un de ses moines d’aller en Italie pour rapporter le corps de saint Benoît qui se trouve dans un monastère du mont Cassin.
Le 27 juin 651, le premier monastère est construit. Il est situé dans le Royaume des Francs.
En juin 655, Aigulfe est de retour avec les reliques de Saint Benoît et Sainte Scholastique.
Le corps de sainte Scholastique est alors donné aux moines du Mans.
Le corps de saint Benoît est enterré dans l’église consacrée à la Vierge Marie en décembre 655.
L‘abbaye prend alors le nom de Saint-Benoît de Fleury ou de Saint-Benoît-Fleury.
Entre 691 et 720, un prince royal offre de vastes domaines dans le diocèse de Langres où l'abbé de Saint-Benoît créera un monastère relevant de son autorité.
Entre 752 et 754, des moines de l’abbaye du Mont-Cassin, viennent à l'abbaye pour reprendre les reliques de saint Benoît sur l'ordre du pape Zacharie et du roi Pépin le Bref.
En 853, les Normands remontent la Loire en pillant les villages sur leur passage.
En 883, les moines rentrent dans l'abbaye et un fort est construit à l'angle sud-est du monastère.
En 887, une partie des reliques de saint Benoît est donnée au monastère de Perrecy-les-Forges dépendant de l'abbaye de Fleury-Saint-Benoît.
Au début du 9ème siècle, l'évêque d'Orléans, Théodulphe, gouverne l'abbaye.
Pendant le règne de Charlemagne, il demandera aux moines de Saint-Benoît d'instruire les jeunes nobles. Il fera donc construire un oratoire carolingien à Germigny-des-Prés.
Vers 897, les Normands parcourent encore la Loire avec leurs navires.
Ils reviennent à Saint-Benoît et pillent le monastère. Par précaution, les moines étaient déjà repartis avec le corps de saint Benoît.
En 922, le nouveau roi, Raoul de Bourgogne, connaît l'abbé Odon de Cluny.
Il lui demande de restaurer le monastère des bords de Loire.
Cluny ranime la fidélité à la Règle bénédictine.
En 1026, l'abbaye subit un incendie.
En 1108, le Roi Philippe Ier est inhumé dans le sanctuaire., la même année, du roi de France Philippe Ier.
En 1130, Bernard de Clairvaux vient bénir l'alliance de l'Église romaine et de la Monarchie capétienne entre le pape Innocent II et le roi Louis VI le Gros.
Au début du 13ème siècle, l'abbaye compte environ 170 religieux.
Une soixantaine de moines vivent au monastère, 70 dans les grands prieurés de La Réole, Perrecy-les-Forges et Saint-Benoît-du-Sault et 40 dans les petits prieurés.
En 1299, les finances sont dans un état critique. Les religieux sont limités à 45 à Saint-Benoît-sur-Loire, 24 à La Réole, 20 à Perrecy-les-Forges et 12 à Saint-Benoît-du-Sault.
En 1335, la vie eest très ifficile pour les religieux. Pendant la guerre de Cent Ans, ils doivent payer d'énormes contributions alors que leurs revenus diminuent.
Entre 1358 et 1359, les Anglais tiennent un siège devant Châteauneuf-sur-Loire. Ils ravagent les environs.
En 1963, un incendie achèvera la destruction du monastère.
En 1364, sur demande du pape Urbain V, une partie des reliques de Saint-Benoît sont envoyées à Montpellier.
En 1372, le monastère est très dégradé.
En 1415, n'y ne reste plus que 24 religieux.
En 1429, Jeanne d'Arc et Charles VII passent par Saint-Benoît-sur-Loire.
En 1443, les ressources manquent pour réhabiliter les bâtiments.
Deux abbés seront élus par les religieux.
Le cardinal Jean VI de La Trémoïlle restaure l'église et les bâtiments conventuels.
Le cardinal Étienne Poncher sépare les dortoirs en cellules et achève la restauration du logis abbatial.
En 1515, le pape Léon X accorde au Roi François Ier la nomination des évêques et des abbés.
Charles d’Orléans, fils naturel de Charles IX, restaure le monastère et l'église détruite par un incendie.
À la fin du 16ème siècle, les biens de l'abbaye sont dilapidés.
Entre 1621 et 1642, le cardinal de Richelieu, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire, introduit la Réforme de Saint-Maur dans l'abbaye.
En 1660, afin de faire entrer de l'argent pour restaurer l'abbaye, 20 mauristes acceptent d'enseigner la philosophie, la théologie et la rhétorique.
En 1712, un bâtiment est construit ainsi que deux nouvelles ailes. Ils abriteront des cellules, un réfectoire, une salle commune, le transept de l'église, la salle capitulaire, la sacristie, l'infirmerie, l'hôtellerie, et une bibliothèque.
En 1736, le Roi de Pologne, Stanislas Leszczyński, demande une petite partie des ossements du Saint qui sera donnée au monastère de Saint-Léopold, en Russie.
En 1789, les paroissiens de Saint-Benoît-sur-Loire demandent au roi Louis XVI la création d'un collège tenu par les bénédictins qui serait gratuit pour les enfants du pays et payant pour les étrangers.
Le 6 janvier 1865, Félix Dupanloup, évêque d'Orléans, annonce aux autorités de la commune l'arrivée de deux bénédictins pour administrer la paroisse.
En 1944, une dizaine de moines refondent vraiment l'abbaye.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur de l'abbaye :
https://www.abbaye-fleury.com/index.html
Château de Meung-sur-Loire (Loiret)
En deuxième partie de l'après-midi du 31 juillet 2014, j'ai visité le Château de Meung-sur-Loire.
Au début du 12ème siècle, le château de Meung-sur-Loire apparaît dans la vie de Louis VI le Gros.
En 1103, l'évêque d'Orléans appelle le Roi Philippe Ier afin de contrer Léon de Meung qui cherche à enlever la majeure partie de ce château.
Louis VI, fils de Philippe Ier, apporte son aide à l'évêque et assiège le château.
Léon de Meung se réfugie alors dans l'église Saint-Liphard pour continuer à se défendre. L'église est détruite par les armées du roi.
En octobre 1104, l’église de Saint-Liphard est solennellement reconsacrée par Raoul (archevêque de Tours), Galon (évêque de Paris), Jean (évêque d'Orléans), et Chrétien (abbé de Saint-Liphard).
En 1162, Manassès construit une fortification accolée à la collégiale Saint-Liphard.
À partir de 1209, la construction d'un nouveau palais episcopal débute. Il est construit à une cinquantaine de mètres de l'ancien qui sera transformé en prison.
Pendant la guerre de Cent Ans, le château devient une forteresse anglaise.
Le 14 juin 1429, Jeanne d'Arc reprendra la Forteresse avec le duc Jean II d'Alençon.
Le poète François Villon est enfermé dans la prison du château de Meung en 1461 sur ordre de l'évêque d'Orléans[6].
Vers 1500, un corps de bâtiment est ajouté au nord, avec une tour de pont-levis.
À la fin du 16ème siècle et jusqu'au début du 18ème siècle, le château est laissé à l'abandon.
En 1706, l'évêque Louis-Gaston Fleuriau reprend le château et le transforme en résidence.
À partir de 1771, le château sert de résidence à l'évêque Louis-Sextius Jarente de La Bruyère. Il continue les travaux commencés par Louis-Gaston Fleuriau.
En 1784, une Chapelle de style néo-classique est construite. Le parc est aménagé à l'anglaise. Un petit pavillon de musique, une orangerie et une glacière sont également construits dans le parc.
À la Révolution française, le château est vendu à Jacques-Jean Le Couteulx du Molay. Sa famille le conservera jusqu'en 1859.
Le 16 septembre 1942, le parc est classé.
Le 8 septembre 1988, la tour Manassès de Garlande, en ruine, est classée aux monuments historiques.
Le 26 janvier 2004, le château et ses dépendances seront classés à leur tour.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://chateau-de-meung.com
Château de Talcy (Loir-et-Cher)
En première partie de l'après-midi du 31 juillet 2014, j'ai visité le Château de Talcy ainsi que l'église.
Concernant l'Eglise, je n'ai pas de photos de l'intérieur.
En 1517, Bernard Salviati achète le château.
En 1520, Bernard Salviati obtient le droit de fortifier le château du roi François Ier.
En 1638, Isabelle Salviati, arrière petite fille de Bernard Salviati, fait prolonger l'aile est.
Au 18ème siècle, l'intérieur du Château est rénové par la famille Burgeat.
Le château passe entre les mains de la famille Stapfer, alliée aux Burgeat. Il deviendra la propriété de Philipp Albert Stapfer.
En 1892, Albert Stapfer décède au château à l'âge de 90 ans.
Le 4 août 1908, le château est classé aux monuments historiques.
En 1933, le château est vendu à l'État en 1933.
La garenne et son allée d'accès, feront l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 2004.
Les grilles, le bois, les murs et l’allée plantée devant le château seront classés au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 2005.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateau-talcy.fr
Château Royal de Blois (Loir-et-Cher)
Le matin du 31 juillet 2014, j'ai visité le Château Royal de Blois.
En 854, le Château de Blois est édifié sur les bords de la Loire. Il est attaqué par les Vikings.
À la fin du 12ème siècle, la Collégiale Saint-Sauveur est construite.
Au 13ème siècle, le château est reconstruit par la famille bourguignonne de Châtillon.
En 1392, Guy II de Blois-Châtillon vend le château à Louis d’Orléans, frère de Charles VI.
En 1397, Louis d'Orléans en prendra possession à la mort de Guy II de Blois-Châtillon.
En 1429, Jeanne d'Arc est bénie dans la Chapelle du château par Regnault de Chartres, avant son départ pour lever le siège dOrléans.
En 1458, Charles d'Orléans organise un concours de poésie au château.
Le 27 juin 1462, Louis d’Orléans, fils de Charles Ier d’Orléans, naît au château de Blois.
En 1498, il deviendra roi de France sous le nom de Louis XII. Le château deviendra la résidence principale du Roi au détriment du château d'Amboise.
Entre 1498 et 1503 Louis XII reconstruira le château en mélangeant les styles Gothique flamboyant et Renaissance, avec son épouse Anne de Bretagne.
En 1515, Claude de France, fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne, épouse son cousin François d’Angoulême, arrière-petit-fils de Louis d’Orléans.
Celui-ci montera sur le trône la même année sous le nom de François Ier.
Des travaux dureront jusqu'en 1524, année où Claude de France décéde.
François Ier délaissera le château de Blois au profit du château de Fontainebleau.
Cependant, Claude de France ayant mis au monde sept enfants, Blois deviendra ainsi une sorte de « pouponnière » royale où ont été éduqués les enfants royaux jusqu’à Catherine de Médicis.
En 1539, Blois reçoit la visite de Charles Quint.
En août 1547, Henri II, fils de François Ier, est sacré Roi de France.
En 1556, Catherine de Médicis organise la pièce de théâtre Sophonisbe devant le Roi.
En 1572, un traité avec l’Angleterre est signé au château.
La même année, au mois d'avril, Henri de Navarre et Marguerite de France se fiancent dans la chapelle.
Le 5 janvier 1589, la reine Catherine de Médicis décède à Blois.
En 1610, à la mort d'Henri IV, le château sera le lieu d'exil de sa veuve, Marie de Médicis.
En 1626, Louis XIII offre le comté de Blois à son frère Gaston d’Orléans en guise de cadeau de mariage.
En 1634, Gaston d’Orléans s'installera à Blois.
Le 2 février 1660, le château sera abandonné après le décès de Gaston.
Au 18ème siècle, Louis XIV cède le château à d’anciens serviteurs qui transformeront l'intérieur en plusieurs petits appartements.
En 1788, le château est mis en vente. N'ayant pas trouvé d'acquèreurs, le régiment Royal-Comtois s’y installera.
Au moment de la Révolution, le château est à l’abandon depuis 130 ans et il est pillé.
La collégiale Saint-Sauveur située dans l’avant cour est vendue à l’entrepreneur Guillon, qui la détruira entièrement.
Le château est tellement dégradé qu'il est envisagé de le démolir.
Le 10 août 1810 Napoléon Ier le donne finalement à la ville de Blois.
En 1834, le château sera utilisé en tant que caserne par l'armée. Malgré la présence militaire, le château sera ouvert au public.
Parmi les personnalités l'ayant visité, nous retrouvons Victor Hugo, Honoré de Balzac, ou Alexandre Dumas.
En 1840, le château est classé au Monuments Historiques, sous le règne de Louis-Philippe.
En 1850, Pierre-Stanislas Maigreau-Blau (maire de Blois) fonde le musée des beaux-arts de Blois, qu’il installe dans l’aile François Ier.
En 1869, le musée ouvrira ses portes.
La façade sud du château par bombardée pendant la 2ème Guerre mondiale. Les vitraux de la Chapelle ne résisteront pas aux bombes.
En 1946, Michel Ranjard commencera les travaux de remise en état.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateaudeblois.fr
Château du Moulin (Loir-et-Cher)
L'après-midi du 30 juillet 2014, j'ai visité le Château du Moulin.
Entre 1480 et 1501, le château est construit pour Philippe du Moulin, ami de jeunesse du roi Charles VIII.
En 1495, après avoir sauvé Charles VIII lors de la bataille de Fornoue, Philippe du Moulin a été anobli.
Le château est l'œuvre de l'architecte de la cour Jacques de Persigny.
Bâti avec des briques oranges et noires, l'apparence de château fort entouré de douves était destinée à marquer le nouveau rang de son propriétaire plutôt que d'assurer une fonction défensive.
Jusqu'en 2020, il restait le châtelet encadrant l'entrée, le donjon, la courtine et une des tours qui a été rehaussée sous Louis XIII.
Bien entretenu, il est encore habité.
Le jardin potager avait été redessiné au 20ème siècle.
Un Conservatoire de la Fraise s'y etait installé.
Le château est définitivement fermé aux visites depuis septembre 2019.
Château de Chambord (Loir-et-Cher)
Le matin du 30 juillet 2014, j'ai visité le Château de Chambord et son parc.
Au 10ème siècle, à la fin du Moyen Âge, il existe un château fort à Chambord.
En 1397, le château de Chambord passe de la maison de Châtillon à celle des ducs d’Orléans.
En 1498, il est rattaché à la couronne de France lorsque Louis d’Orléans devint Louis XII de France.
En 1516, François Ier décide la construction d’un palais à l’orée de la forêt de Chambord.
Le 6 septembre 1519, Chambord naît lorsque François Ier demande à François de Pontbriand, son chambellan, d’ordonner toutes les dépenses qu’il y aurait à faire pour la construction du château.
À l'origine, le chantier présentait un château-donjon accolé au milieu d’un des grands côtés d’une enceinte rectangulaire.
Cette nouvelle « merveille du monde » est destinée à immortaliser son constructeur, François Ier.
Il est probable que Léonard de Vinci, installé à Amboise depuis 1516, soit associé à la construction du château avec l’architecte Domenico Bernabei da Cortona.
Les travaux débutent par la destruction de plusieurs bâtiments, dont l’ancien château et l’église du village.
En 1526, le Roi modifie son projet par l’ajout de deux ailes latérales au donjon primitif.
Dans la nuit du 18 au 19 décembre 1539, Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, est accueilli à Chambord par François Ier.
François Ier meurt en 1547.
Le roi aura passé 42 jours au total à Chambord en 32 ans de règne.
Les travaux continuent sous le règne de Henri II, mais sont interrompus lorsqu'il décède en 1559.
En 1566, des travaux de consolidation sont réalisés sous le règne de Charles IX.
Henri III, puis Henri IV, n’y résident pas et n’y entreprennent pas de travaux.
Louis XIII ne se rend que deux fois à Chambord.
La première fois en 1614, à l’âge de treize ans.
La seconde fois en 1616, alors qu’il rentre de Bordeaux en compagnie de la nouvelle reine Anne d’Autriche.
À partir de 1639, le château est occupé par le frère du roi exilé, Gaston d’Orléans.
Entre 1680 et 1686, Louis XIV achève le projet de François Ier.
Le 10 décembre 1700, Philippe V visite le château en compagnie des ducs de Berry et de Bourgogne.
Le 25 août 1733, le roi de Pologne et sa femme quittent l’inconfortable château de Chambord.
Le château reste inhabité pendant 12 ans.
Le 25 août 1745, Louis XV fait don du château au maréchal de Saxe qui en devient gouverneur à vie. Des casernes seront construites pour son régiment.
En 1750, le château ne sera habité que par les gouverneurs de Maurice de Saxe, après sa mort.
À la Révolution française, le château est pillé par les habitants des villages limitrophes mais il échappe à la destruction.
Le 2 juillet 1802, Napoléon Bonaparte attribue le château à la 15ème cohorte de la Légion d’honneur.
En 1804, le général Augereau visite le château dévasté par les pilleurs. Celui-ci est dans un état de délabrement avancé. Afin de sauver le domaine, il fait fermer les portes du parc et réparer l’enceinte, en dépit des protestations de la population.
Le 15 août 1809, le château est donné au maréchal Louis-Alexandre Berthier.
En 1815, à la mort de Berthier, le château est mis sous séquestre avant d’être mis en vente en 1820 par sa veuve Élisabeth de Bavière.
En 1821, le domaine de Chambord est acquis par une souscription nationale pour être offert au petit-neveu de Louis XVIII, le jeune Henri d’Artois.
Pendant la guerre de 1870 il sert d’hôpital de campagne.
Le 13 avril 1930, le domaine de Chambord est acheté par l’État français au prince Élie de Bourbon. Âcette époque, le toit mansardé qui couvrait l’enceinte basse du château datant du règne de Louis XIV, est supprimé.
Dès le début de la 2ème Guerre mondiale, le château abrite des trésors des musées nationaux de Paris et du Nord de la France afin de les protéger des bombardements allemands.
Ainsi, dès le 28 août 1939, La Joconde part pour Chambord, accompagnée de 50 autres tableaux exceptionnels.
En tout, 37 convois pour 3690 tableaux quitteront le Louvre pour Chambord et d'autres refuges. Des œuvres du château de Versailles furent également stockées à Chambord.
À partir de 1947, les œuvres seront progressivement rapatriées vers Paris.
Les combles sont reconstruits entre 1950 et 1952, la tour de la chapelle restaurée entre 1957 et 1960, ainsi que le logis de François Ier en 1960 et les offices en 1962.
Dans le parc, le canal est de nouveau creusé en 1972.
En 1981, le domaine est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En 1998, la réfection des terrasses, des balustrades des donjons ainsi que de l’aile antérieure des offices débutent.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chambord.org/fr
Château de Valençay (Indre)
L'après-midi du 29 juillet 2014, j'ai visité le Château de Valençay.
Le domaine de Valençay a pour origine une villa de type Gallo-romain du nom de Valens.
Entre 1026 et 1047, le premier seigneur se nomme Bertrand.
À la fin du 10ème siècle, un donjon est construit.
En 1220, Gauthier, seigneur de Valençay, construit le premier Château Féodal.
Fin du 12ème siècle, à la suite d'un mariage, le château devient la propriété de la famille de Chalon Tonnerre. La famille l'agrandit et améliore le système défensif.
En 1397, Valençay devient un fief du Duc d'Orléans lorsque celui-ci acquiert le comté de Blois.
En 1410, Charles d'Orléans, fils de Louis d'Orléans, accorde une réduction d'impôts aux habitants de Valençay réduits à la misère.
Le 14 décembre 1434, Jeanne II de Chalon donne Valençay à son neveu Jean bâtard de Tonnerre, fils du Comte Louis II.
Le 28 avril 1451, le bâtard de Tonnerre vend la seigneurie de Valençay à Robert II, dans la maison d'Estampes.
En 1520, Louis d'Estampes, fils de Robert III et petit-fils de Robert II, commence la transformation du manoir féodal de Valençay datant du 12ème siècle en château moderne.
Ces travaux se poursuivent, de génération en génération, jusqu’en 1650.
En 1653, mademoiselle de Montpensier passe à Valençay. Elle l'écrit dans ses mémoires.
Au début du 18ème siècle, le domaine est divisé par les successions familiales.
En 1719, la veuve de François-Henri d'Estampes cède la moitié du domaine à John Law.
Le Conseil du Roi annule la vente en 1722.
Le 22 juillet 1747, Valençay est vendu par les d'Estampes à Jacques-Louis Chaumont de La Millière.
Le 3 juillet 1766, Jacques-Louis Chaumont de la Millière vend le domaine à Philippe-Charles Legendre de Villemorien.
Le 7 mai 1803, le comte de Luçay, vend l'énorme domaine de 12000 hectares répartis sur 23 communes à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.
En 1902 le dernier duc de Talleyrand-Valençay fait fermer par des portes-fenêtres la galerie à arcades de la cour d'honneur.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château devient un des dépôts secrets des œuvres du Musée du Louvre.
Le 16 août 1944, le château échappe à la destruction par la 2e division SS Das Reich.
Celle-ci a investit la ville en représailles au meurtre de deux soldats allemands par des maquisards.
Le duc de Talleyrand ayant un titre allemand de duc de Sagan, avec l'aide de Gérald Van der Kemp, futur conservateur en chef de Versailles, parlementent avec les Allemands afin qu'ils épargnent le château.
En 1979, le Duc de Valençay, Boson, n'ayant pas de descendants, légue le domaine à son beau-fils Jean Morel.
Celui-ci cède le domaine, la même année, à une association de gestion regroupant le département de l'Indre, la commune de Valençay, le Crédit Agricole de l'Indre et la caisse de réassurance agricole de l'Indre.
Le domaine est désormais géré par le Syndicat mixte du château de Valençay, qui est un établissement public.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur du Château :
https://www.chateau-valencay.fr