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Roseraie Les Chemins de la Rose à Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire)
Le 3 août 2021, j'ai visité la Roseraie de Doué-la-Fontaine.
En 1999, la famille Gay a le projet de créer une Roseraie dans la Cité des roses : Doué-la-Fontaine.
Après des travaux de plantations, la Roseraie ouvre au public.
En 2014, Floriane et Guillaume Dittière deviennent les nouveaux propriétaires de la Roseraie.
En 2015, ils proposent un nouveau parcours de visite avec des panneaux expliquant l'histoire des roses.
En 2016, 4000 rosiers sont plantés.
Le jardin de l'Horoscope Végétal est créé.
La Roseraie est un jardin à l’anglaise avec des formes irrégulières.
De nos jours, 13000 rosiers sont plantés dans un jardin de 4 hectares.
Photos de rosiers en fleurs :
Pour plus de renseignements afin de visiter la Roseraie Les Chemins de la Rose :
Village Troglodytique de Rochemenier (Maine-et-Loire)
Le 2 août 2021, j'ai visité le Village Troglodytique de Rochemenier.
Au 13ème siècle, une ferme troglodyte est creusée dans le coteau de Rochemenier.
Les paysans ont commencé à creuser la cour de ferme.
Puis ils ont creusé d'autres cavités afin d'abriter le matériel, les animaux et des habitations.
La population augmente progressivement.
D'autres fermes sont creusées à leurs tours.
Au 19ème siècle, le village troglodytique est composé de 250 salles souterraines réparties sur 40 fermes.
Au début du 20ème siècle, deux fermes sont abandonnées.
En 1967, les deux fermes sont ouvertes aux visites.
Une fois l'arche de falun franchie, nous entrons dans la première ferme datant d'entre la fin du 17ème et début du 18ème siècles.
Les meubles, objets, outils ont été sauvegardés afin de montrer aux visiteurs comment était la vie dans des fermes troglodytes.
Grange abritant des outils de la première ferme.
Il y a également une locomobile. Elle fonctionnait à la vapeur et servait à actionner des engins agricoles.
Les paysans de plusieurs fermes se regroupaient afin de louer une locomobile à une société de battage :
La cave à vin.
L'entrée de la cave est située au Nord afin de maintenir l'obscurité pour conserver le vin.
Il y a également un pressoir à levier et une grosse bouteille en verre (dame-Jeanne) entre autres :
La chambre à coucher.
Cette pièce était toujours plus petite que les autres.
Ainsi, la lumière et la chaleur provenant du soleil permettaient d'éclairer et de chauffer rapidement la pièce.
Il y faisait 10° en hiver et 20° en été.
Le puisard fermé par une grille permettait de canaliser les pluies d'orages :
La cuisine :
Le cellier.
La salle du cellier a servi de lieu de rencontres pour les villageois jusqu'aux années 1970.
À la sortie de la salle du cellier se trouve un pressoir Vaslin.
Son concepteur, Joseph Vaslin, originaire de Doué-la-Fontaine. Il a réalisé son premier pressoir à cage et vis horizontale en 1856.
Le pressoir exposé a été donné par un viticulteur de Saint-Rémy-La-Varenne dans les années 1970 :
La petite cour.
Cette cour est une des nombreuses carrières d'extraction de falun.
Le falun était récupéré pour être vendu ou être utilisé comme fertilisant naturel.
Dès que l'extraction était finie, la salle servait d'abri pour les animaux la nuit :
Les différents outils et charettes exposés dans la première ferme :
La cave à vin de la deuxième ferme.
La cave est composée d'un cellier et d'un pressoir :
La petite écurie de la deuxième ferme.
Elle pouvait accueillir un âne, un mulet ou un cheval.
Comme pour la première ferme, l'écurie était située près du puits et de l'abreuvoir :
La salle des puits.
La salle abritait des puits de lumière, mais également des puits d'eau :
La Chapelle souterraine.
Cette large cavité est une ancienne carrière d'extraction de falun.
Au 16ème siècle, l'église de Varannes a été incendiée pendant les Guerres de Religion.
La carrière a donc été transformée en Chapelle de remplacement :
Le manège à chevaux.
Le manège permettait de transformer la force de traction du cheval en force mécanique.
Il a été utilisé du 16ème au 19ème siècle.
Comme cela coûtait cher, les paysans se regroupaient et partageaient son utilisation :
Le poulailler :
Chapelle Sainte Émerance de Rochemenier :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Village Troglodytique de Rochemenier :
https://louresse-rochemenier.fr/tourisme-patrimoine/musee-troglodytiques/
Château de Montsoreau (Maine-et-Loire)
Le 27 juillet 2016, visite du château de Montsoreau.
Au 6ème siècle, le mont Soreau est occupé par le domaine de Restis.
En 990, Eudes 1er de Blois transforme le domaine en place forte.
En 996, le château entre dans les mains de Foulques Nerra.
En 997, Foulques Nerra donne le château au chevalier Gautier de Montsoreau.
Gautier fait partie d'une des plus prestigieuses familles d'Anjou.
En 1101, l'Abbaye de Fontevraud dépend de Gautier 1er de Montsoreau. château restera dans la famille de Montsoreau jusqu'en 1152.
En 1150, Henri II est fait duc de Normandie.
En 1151, il hérite du comté d'Anjou à la mort de son père Geoffroy V d'Anjou.
En 1152, Henri II épouse la duchesse Aliénor d'Aquitaine, divorcée du roi de France Louis VII.
La même année, Geoffroy VI organise une révolte contre son frère Henri II sur ses possessions en Anjou.
Cette révolte prend fin lors du siège la prise de Montsoreau oblige Geoffroy à capituler.
En 1154, Henri II reste comte d'Anjou, mais les forteresses de Chinon, Mirebeau, Loudun et Montsoreau sont rendues à Geoffroy.
Henri II étant le légitime propriétaire de l'Anjou, de la Normandie et de l'Aquitaine par son alliance avec Aliénor, il se met en quête d'aller reconquérir l'Angleterre.
En 1153, il signe le Traité de Wallingford avec le roi Étienne, lui donnant l'Angleterre en héritage.
En 1154, à la mort du Roi Étienne, Henri II devient roi d'Angleterre.
En 1156, Geoffroy VI organise une deuxième révolte contre son frère. Montsoreau est à nouveau pris malgré sa fortification.
Geoffroy et Guillaume de Montsoreau sont faits prisonniers.
Vers 1168, Henri II fait construire la première levée de la Loire, entre Langeais et Saint-Martin-de-la-Place sur plus de 45 km afin de protéger la vallée.
Cette ordonnance du roi d'Angleterre est signée de Guillaume de Montsoreau et de son fils Guillaume.
En 1171, ce dernier octroie aux moines de Turpenay le droit de construire dans l'enceinte du castrum des maisons libres de toute redevance.
En 1213, la seigneurie de Montsoreau passe dans la famille Savary de Montbazon, avec le mariage de Ferrie (fille de Gautier de Montsoreau) et Pierre II Savary (seigneur de Montbazon).
En 1362, la famille de Montsoreau s'éteint avec le mariage de la fille unique de Renaud VII avec Guillaume II de Craon.
La famille de Craon conserve la seigneurie jusqu'en 1398.
Entre 1443 et 1453, Louis II Chabot fait construire le corps de logis de l'actuel château de Montsoreau.
En 1450, afin de régler ses dettes, Louis II Chabot vend ses domaines de Montsoreau et de la Coutancière à son beau frère Jean II de Chambes.
En 1453, Jean II de Chambes reçoit, après la disgrâce de Jacques Cœur, une somme considérable que le financier lui devait.
En 1473, Jean III succède à son père (Jean II de Chambes) décédé.
En 1519, il épouse Marie de Châteaubriant qui fonde la collégiale Sainte-Croix de l'autre côté du fossé ceinturant le château.
En 1530, Philippe de Chambes épouse Anne de Laval-Montmorency.
En 1560, son fils aîné, Jean IV de Chambes hérite des domaines de Montsoreau, de la Coutancière, et voit ses terres érigées en baronnie.
En 1568, Montsoreau est pillée par les Protestants. La Collégiale Sainte-Croix est rasée et les fortifications de la ville détruites.
Le 22 août 1572, une tentative d'assassinat contre Gaspard de Coligny entraîne le massacre de Protestants à Paris le 24 août.
Le massacre s'étend sur plus d'une vingtaine de villes de province.
Jean IV de Chambes s'acquitte avec zèle de l'exécution de la « Saint-Barthélemy angevine » à Saumur, puis à Angers les 28 et 29 août, malgré l'interdiction ordonnée par le roi Charles IX.
Entre 1573 et 1575, la Baronnie de Montsoreau est érigée en Comté.
En 1575, Charles de Chambes (frère de Jean IV de Chambes) devient comte de Montsoreau.
En 1576, Charles épouse Françoise de Maridor.
Au 16ème siècle, René de Chambes sollicite une garnison de troupes royales. Mais Richelieu refuse.
Accusé d'être un faux-monnayeur et un faux-saunier, il est condamné à mort.
Il s'enfuit en Angleterre et ne reviendra jamais.
Après le décès de son successeur Bernard de Chambes, le château de Montsoreau est rarement occupé par ses propriétaires.
Catherine de Chambes (filles de Bernard de Chambes) se marie avec Louis-François Ier du Bouchet.
Louis 1er du Bouchet, son fils aîné, épouse Jeanne de Pocholle du Hamel.
En 1793 le château de Montsoreau est déclaré bien national.
À partir de 1804, la veuve de Louis-François II du Bouchet de Sourches, vend le château et ce qui reste du domaine de Montsoreau.
En 1910, après être passé dans les mains de 19 propriétaires, le château est en très mauvais état.
À partir de 1913, le département de Maine-et-Loire achète le domaine et commence d'importants travaux de restauration qui se poursuivent sans interruption jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
De 1956 à 1999, le château de Montsoreau accueille le « Musée des goums marocains et des affaires indigènes du Maroc ».
Le musée ferme prématurément le 1er mars 1997.
En janvier 2016, le Conseil départemental de Maine-et-Loire loue le château avec un bail emphytéotique de 25 ans à Philippe Méaille qui y installe sa collection d'art contemporain centrée sur "Art and Language".
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
https://www.chateau-montsoreau.com/wordpress/fr/
Château de Brissac (Maine-et-Loire)
Le 26 juillet 2016, pendant l'après-midi, j'ai visité le Château de Brissac.
Au 11ème siècle, Foulques Nerra, Comte d'Anjou, construit un château-fort.
Après la défaite des Anglais par Philippe Auguste, il cède le château au sénéchal Guillaume des Roches.
En 1435, le château est acheté par Pierre de Brézé.
En 1455, il reconstruit le château.
À la mort de Pierre de Brézé, son fils Jacques hérite du château avec sa femme Charlotte de Valois.
En 1502, la propriété est achetée par René de Cossé.
Le château entre dans les mains de la famille des Cossé qui adopteront le nom de Brissac.
Pendant les guerres de religion, le château est assiégé par le Roi Henri IV.
En 1606, 1594, Charles de Cossé (petit-fils de René) retrouve son château très endommagé, après avoir rallié le Roi Henri IV en 1594.
En 1611, il obtient le titre de Maréchal de France, puis celui de Duc de Brissac.
Il demande à l'architecte Jacques Corbineau de reconstruire la Forteresse.
Le 13 août 1620, une entrevue de conciliation a lieu à Brissac en terrain neutre entre Louis XIII et sa mère Marie de Médicis.
La famille Cossé-Brissac conserve le château jusqu'en 1792.
Pendant la Révolution, le château est réquisitionné et transformé en cantonnement pour les « Bleus » de Vendée.
Le château sera très dégradé par les révolutionnaires.
En 1844, la restauration du château est entreprise par la famille Cossé-Brissac, à qui le château est restitué après la Révolution.
En 1890, le théâtre est inauguré. Il a été créé sur deux étages par sa propriétaire, Jeanne-Marie Say (petite-fille du raffineur de sucre Louis Say), veuve en premières noces de Roland de Cossé.
Entre 1939 et 1940, le duc de Brissac a proposé son château pour abriter des œuvres d'art et du mobilier de Versailles, mais également des œuvres des musées Gustave Moreau, Nissim de Camondo, Arts Décoratifs, de Châlons-sur-Marne, des palais de l'Élysée et du Sénat, de la Comédie-Française, de la légation de Suisse, des ambassades d'Argentine et de Grande-Bretagne ainsi que 65 collections privées (dont celles d'André Lhote, Maurice Denis, Paul Valéry ainsi que le trésor de la cathédrale d'Angers).
Les œuvres et les meubles seront sous la garde de l'épouse de Gaston Brière jusqu'en 1946.
En 1950, Jean Morin, préfet du département, organise une représentation théâtrale au château.
Ce spectacle monté par René Rabault deviendra par la suite le festival d'Anjou.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
https://brissac.net
Château de Brézé (Maine-et-Loire)
Le 26 juillet 2016, j'ai visité le Château de Brézé le matin.
Depuis le 11ème siècle, les terres de Brézé appartiennent aux seigneurs de Brézé.
Ils ont fait de nombreuses donations à l'abbaye de Fontevraud qui se trouve à proximité.
Au début du 14ème siècle, la seigneurie ne revient pas à Louis de Brézé.
Elle est transmise à d'autres branches en lignées féminines, dont la famille Maillé.
En 1448, le Roi René autorise Gilles de Maillé-Brézé de fortifier le château. Il fera creuser des fossés.
Au début du 16ème siècle, Arthur de Maillé reconstruit le château Renaissance de style italien et les dépendances.
En 1615, Urbain de Maillé-Brézé sera le premier Marquis.
En effet, Louis XIII a érigé le domaine en marquisat cette année-là.
Urbain de Maillé-Brézé se marie avec Nicole du Plessis, sœur de Richelieu.
Ils auront deux enfants : Armand et Claire-Clémence.
Celle-ci épouse Louis II de Bourbon-Condé et elle recevra le patrimoine en 1650.
En 1653, le château est occupé par les troupes royales de Louis XIV.
En 1682, Louis II de Bourbon-Condé échange le château de Brézé contre La Galissonnière à Béré appartenant à Thomas de Dreux.
En 1685, Thomas de Dreux est confirmé Marquis de Brézé par le roi Louis XIV.
Au 19ème siècle, Henri-Évrard de Dreux-Brézé prolonge la partie renaissance du château.
Son fils Pierre et son petit-fils Henri Simon transformeront le château qui deviendra néogothique.
En 1959, Charlotte de Dreux-Brézé se marie avec le comte Bernard de Colbert.
La propriété passe dans les mains de la famille Colbert du Cannet qui y vit encore.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
https://www.chateaudebreze.com
Abbaye de Fontevraud (Maine-et-Loire)
Le 27 juillet 2014, visite de l'Abbaye de Fontevraud.
L'ermite Robert d'Arbrissel a reçu le pape Urbain II en 1096 à Angers pour une mission de prédication apostolique.
Il fonde l'abbaye de Fontevraud en 1101, dans un vallon nommé Fons Ebraldi.
À cette époque, la communauté fontevriste dépend de Gautier de Montsoreau.
En 1101 donc, la maison se transforme en un ordre double. Il sépare ainsi les hommes (le monastère Saint-Jean-de-l'Habit) des femmes (le monastère du Grand-Moûtier).
Deux autres structures sont également créées : le monastère de la Madeleine et le couvent Saint-Lazare.
L'ordre de Fontevraud est reconnu dès 1106 par l'évêque de Poitiers ainsi que par le pape Pascal II.
Les premiers bâtiments sont édifiés dans le premier quart du 12ème siècle.
Une première abbesse, Pétronille de Chemillé, est ensuite élue en octobre 1115, avant la mort de Robert, le 25 février de l'année suivante.
Son corps est enterré dans le chœur de l'abbatiale de Fontevraud, alors en construction.
En 1180, Henri II finance la construction de l'église paroissiale de Fontevraud, l'église Saint-Michel, construite près de l'abbaye.
Pendant tout le 12ème siècle, l'ordre de Fontevraud n'en finit pas de s'étendre : à la mort de Robert d'Arbrissel, il compte déjà trente-cinq prieurés.
À la fin du siècle, on compte une centaine de prieurés dans toute la France, puis par la suite, en Espagne et en Angleterre.
En 1248, le pape Innocent IV impose l'abbaye de dix livres tournois pour l'entretien de l'évêque de Tibériade, contribution refusée par l'abbesse Mathilde de Flandres.
En 1369, l'abbaye perd environ 60 % de ses rentes foncières, avec la guerre de Cent Ans, mais n'est pas pillée.
En 1457, l'abbesse Marie de Bretagne s'empresse de réformer l'ordre : elle supprime les prieurés trop pauvres et rédige une nouvelle règle.
En 1670, l'abbaye compte 230 religieuses, 60 religieux ainsi que plusieurs laïcs chargés de l'administration et des serviteurs au nombre de 47.
La Révolution française va porter le coup fatal à l'abbaye et à l'ordre de Fontevraud.
Dans la nuit du 3 au 4 août 1789, l'Assemblée nationale décrète la fin des privilèges.
Le coup de grâce arrive le 2 novembre 1789 : les biens du clergé sont déclarés biens nationaux.
Le 18 octobre 1804, Napoléon Ier signe un décret qui transforme l'abbaye en prison destinée à accueillir les détenus de plusieurs départements du Val de Loire et de la France de l'Ouest, ainsi que celles de Clairvaux et du Mont-Saint-Michel.
La prison fermera le 1er juillet 1963.
Le Centre culturel de l'Ouest (CCO) est fondé en 1975 par Olivier Guichard, président du Conseil régional des Pays de la Loire.
Henri Beaugé-Berubé y est nommé à sa tête en 1976.
Le but de cette association (reconnue d'utilité publique) est « la défense, le développement, l'animation et la promotion de l'abbaye de Fontevraud ». Elle propose des expositions, des concerts, l’accueil d’artistes en résidence, des achats d’œuvres...
Depuis 2021, l'abbaye héberge également le musée d'Art moderne de Fontevraud, qui présente les 800 œuvres léguées par Martine et Léon Cligman (décédé le 15 mai 2022).
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur de l'Abbaye :
https://www.fontevraud.fr