Moulin à papier Richard de Bas (Puy-de-Dôme)
Le 25 juillet 2021, le matin, j'ai visité le Moulin Richard de Bas.
Au 15ème siècle, la famille Richard s'installe au moulin, à proximité d'Ambert.
Le moulin est composé de 6 bâtiments qui sont disposés autour du bief.
De 1400 à 1850, la peau des animaux est tannée afin de fabriquer la pâte à papier.
À partir de 1850, la peau des animaux a été remplacée par des chiffons.
Fidèle à la tradition, le Moulin Richard de Bas produit un papier de haute qualité qui est utilisé pour la restauration d'écrits, d'aquarelles, de lithographies, etc.
En 1940, Marius Péraudeau rachète au journal Le Moniteur du Puy-de-Dôme, le moulin qui est à l'abandon depuis le décès de Claude Chantelauze, son ancien propriétaire.
À cette époque, Marius Péraudeau exerce le métier de représentant en papeterie industrielle.
Le 14 octobre 1940, le maréchal Pétain, chef de l'État français, vient à la rencontre du peuple travailleur à Ambert, à la demande d'Henri Pourrat.
Le Maréchal visite le moulin à papier et commande une rame de papier filigrané à son emblème.
Marius Péraudeau fonde l'association La Feuille Blanche. Une colonie de vacances accueillant des apprentis des métiers des arts graphiques est créée. Des résistants recherchés par la Gestapo ont pu se cacher parmi les apprentis.
En 1943, Marius crée le Musée historique du papier dont il devient le conservateur.
Dès 1945, Marius ouvre le moulin aux visites.
De nombreux artistes, comme Salvador Dali, Jacques Prévert, Jean Cocteau, Jean Giono et Edmond Rostand, collaborent avec Marius Péraudeau pour la réalisation d'œuvres d'art.
Le 30 décembre 1983, les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments, les salles de la machinerie au rez-de-chaussée, les salles de l'étage d'habitation dans le bâtiment principal, la grange et le séchoir sont classés aux Monuments Historiques.
En 1997, la fabrication de papier reprend sous la direction d'Emmanuel Kerbourc'h, petit-fils du fondateur.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Moulin Richard de Bas :
Château de Chazeron (Puy-de-Dôme)
Le 24 juillet 2021, j'ai visité le Château de Chazeron.
Au 4ème siècle avant Jésus Christ, un oppidum est construit.
Il est fortifié pour des raisons de sécurité.
Quand les Romains arrivent, les habitants choisissent de se joindre aux troupes romaines.
En 53 avant Jésus Christ, Jules César les récompenses en leur offrant les terres alentours.
En 329 après Jésus Christ, les mercenaires du seigneur voisin, les Tarasks, encerclent le château pendant 3 mois.
C'est un échec pour eux.
Au 11ème siècle, un donjon et 17 tours d'angle sont construites.
Les travaux de construction s'étendent sur 68 ans.
Le château était l'un des plus impressionnants du comté. La seigneurie s'étendait de Chatel-Guyon à l'Étramaille.
Au 17ème siècle, François de Monestay devient propriétaire du château de Chazeron en se mariant avec Claudia de Chazeron.
François est un militaire brillant.
Il sert beaucoup dans divers corps d'armées sous le règne de Louis XIV.
Après de nombreuses années à servir Louis XIV, il est récompensé par de nombreuses décorations, dont la plus haute : l'Ordre du Saint-Esprit (équivalent de la Légion d'honneur).
Afin d'accueillir le Roi Louis XIV pour recevoir l'Ordre du Saint-Esprit, le marquis François de Monestay transforme le château médiéval en une somptueuse résidence, à l'image de Versailles.
Il fait également construire deux ailes de style classique sont construites de part et d'autre d'une grande cour.
En décembre 1697, François de Monestay décède avant la fin des travaux et la venue de Louis XIV.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château de Chazeron sert de prison d'État au régime de Vichy.
Du 6 septembre à mi-novembre 1940, Édouard Daladier, Georges Mandel, Paul Reynaud, Maurice Gamelin et Léon Blum sont emprisonnés au château.
À la mi-novembre 1940, ces 5 prisonniers sont transférés dans d'autres lieux.
À partir de 1942, le château est transformé en collège des chantier de la jeunesse française.
Le 2 juin 1944, le château, la grande cour d'honneur et les bâtiments des communs sont classés aux Monuments Historiques.
Les propriétaires du château (messieurs Coulon et Gras) s'empressent de couper de nombreux arbres âgés de plusieurs siècles.
Avant la Deuxième Guerre Mondiale, ils avaient vendu ou déterrioré de nombreux ouvrages et décorations dans le château.
Dans les années 1950, l'État arrête messieurs Coulon et Gras, et les jette en prison.
Le château de Chazeron est confisqué et mis en vente aux enchères.
En 1965, Roger Bruny achète le château lors d'une vente aux enchères, avec son collègue Michel Mangematin.
À cette époque, ils sont architectes.
Dans les années 1970, Raphaël (fils de Roger) a beaucoup participé la restauration du château avec ses amis.
Aujourd'hui, le château de Chazeron est toujours dans la famille Bruny.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château de Chazeron :
Château de Pontgibaud (Puy-de-Dôme)
Le 23 juillet 2021, en deuxième partie d'après-midi, j'ai visité le Château de Pontgibaud.
Entre 1190 et 1197, Robert Ier, comte d'Auvergne ou dit aussi comte Dauphin, fait construire le Donjon de Pontgibaud ainsi qu'une enceinte fortifiée agrémentée de tours.
En 1213, le Château Dauphin, nom familier du Château de Pontgibaud, est pris par Archambaud de Bourbon.
Il a été mandaté par le Roi de France Philippe Auguste afin de porter secours à Robert d'Auvergne, évêque de Clermont, qui a été emprisonné au Château de Tournoël.
En 1229, Blanche de Castille restitue la forteresse au comte Dauphin.
Elle lui fait promettre de ne plus recevoir les ennemis du Roi de France.
En 1438, Gilbert III Motier de La Fayette est propriétaire du Château Dauphin.
Il est également compagnon d'armes de Jeanne d’Arc.
Charles III, roi de France, autorise Gilbert III Motier de La Fayette à renforcer les défenses du château.
Gilbert agrandit le donjon carré et construit une enceinte fortifiée plus importante.
L'enceinte fortifiée construite par Gilbert comportait sept tours (dont six sont toujours debout de nos jours) :
- la tour du Chevalier
- la tour de Garde
- la tour de la Cloche
- la tour Sérapphique
- la tour de la Ferme
- la tour de la Poterne
- la tour des Clapiers : cette tour est est cours de restauration. Des infiltrations d'eau au niveau de la toiture menaçaient celle-ci de s'effondrer.
Chaques tours étaient reliées par un rempart allait.
L'ensemble fermait complètement la basse-cour.
Le 1er mars 1490, un violent séisme a fortement endommagé le château, l'église et la ville de Pontgibaud.
En 1566, les Guerres de Religion font rage.
Le Capitaine huguenot Matthieu Merle prend le Château Dauphin.
Au 17ème siècle, le Donjon fortifié est abandonné.
Un bâtiment plus confortable est construit dans la basse-cour.
À la fin du 18ème siècle, pendant la Révolution, le château Dauphin est confisqué.
Il est vendu comme bien national.
Entre 1886 et 1891, César III de Pontgibaud récupère la propriété du château.
En 1889, le Château Dauphin est classé aux Monuments Historiques.
Mais le 13 août 1889, il est déclassé.
À la fin du 19ème siècle, le château est restauré par Jean-Bélisaire Moreau pour le compte de César de Moré (comte de Pontgibaud).
Le 19 janvier 1926, il est à nouveau inscrit aux Monuments historiques.
En 1944, Édouard de Germiny est propriétaire du château Dauphin.
Il est également propriétaire du château de Fontenay.
Le 20 octobre 1995, le Château, les 6 tours (sauf celle des clapiers), les communs, le sol, le puits, la fontaine et le jardin potager sont à nouveau classés aux Monuments Historiques.
L'arrêté de classement avait été de nouveau annulé les 12 février 1987 et 7 février 1994.
Le château est habité depuis 1756 par la famille de César Ier de Moré (issu d'un Mousquetaire du Roi).
Le comte et la comtesse Gabriel de Germiny sont les descendants de César Ier.
Le château abrite le musée des mines d'argent du canton de Pontgibaud.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château Dauphin :
https://www.auvergnevolcansancy.com/site-culturel/chateau-dauphin/
Volcan de Lemptégy (Puy-de-Dôme)
Le 23 juillet 2021, en début d'après-midi, j'ai visité le Volcan de Lemptégy.
À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le Volcan de Lemptégy est exploité afin de récolter les pouzzolane formées à base de scories.
Elles servent à fabriquer des parpaings, du béton léger, des sous-couches pour stades de football, du sable de cours de tennis, de la litière pour chats, du sable pour les routes en hiver, etc.
En 1972, la famille Montel reprend l'exploitation du volcan avec le concours de volcanologues clermontois.
En 1992, l'extraction des matériaux se fait à ciel ouvert.
Le site est ouvert au public à but scientifique, touristique et pédagogique.
En décembre 2006, l'extraction de pouzzolane cesse.
Le Volcan de Lemptégy devient un site culturel.
L'ancienne mine à ciel ouvert s'étend sur 10 hectares.
Elle fait 60 mètres de profondeur.
Un parcours de 1,5 kilomètres permet de découvrir les anciennes coulées de lave.
Il est également possible de toucher les bombes volcaniques.
Photos des outils et engins d'extraction :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Volcan de Lemptégy :
Château de Tournoël (Puy-de-Dôme)
Le 22 juillet 2021, j'ai visité le Château de Tournoël.
Entre 1077 et 1095, Bertrannus, seigneur de Tournoile, s'empare de l'église de Cébazat.
Il rend l'église au chapitre de chanoines de Clermont.
Depuis 1190, Guy II d'Auvergne possède le château.
Guy II se rapproche de Richard Cœur de Lion tandis que son frère Robert, évêque de Clermont, est partisan du Roi Philippe Auguste.
Une rivalité entre les deux frères apparaît.
En 1199, Guy II retient son frère prisonnier à Tournoël.
Entre 1210 et 1211, Guy II attaque l'abbaye de Mozac et le prieuré des moniales de Marsat.
À la fin de 1212, Philippe Auguste n'acceptant pas qu'une abbaye soit attaquée, il envoie son armée commandée par Guy II de Dampierre à Tournoël.
Le château est assiégé.
Cependant, les Auvergnats n'ont pas l'intention de se laisser faire.
Ils réussissent à faire rentrer des troupes et des vivres dans le château malgré le siège.
L'armée française est malmenée et le Roi de France finit par sonner la retraite.
Voyant la partie gagnée, les Auvergnats en profitent pour réaliser une sortie afin de capturer les chevaux.
Mais les soldats réussissent à inverser la tendance et infligent de lourdes pertes chez les Auvergnats. De nombreux prisonniers sont faits, dont Guillaume et son cousin Alber.
Voyant le fils de Guy II d'Auvergne capturé, le commandant du château se rend.
En décembre 1213, Tournoël et le comté d'Auvergne sont définitivement tombés.
Une grande majorité de l'Auvergne est annexée au domaine royal de France.
Guy II perd toutes ses terres en Auvergne à l'exception de la région autour de Vic-le-Comte.
Il est contraint, par Philippe Auguste, de restituer les biens appartenant à l'Abbaye de Mozac.
Le 20 décembre 1213, Guy de Dampierre dresse un inventaire du château au Roi Philippe Auguste. Il prend possession du château au nom du Roi.
Le 18 janvier 1216, Guy de Dampierre décède.
Archambaud VIII de Bourbon, son fils, lui succède. Le Roi l'autorise à garder la propriété de Tournoël.
En 1225, le roi Louis VIII à l'intention de donner toutes ses possessions auvergnates à son fils Alphonse de Poitiers (futur comte d'Auvergne).
En 1241, Alphonse de Poitiers prend possession des terres auvergnates à sa majorité.
En 1271, la terre d'Auvergne retourne dans le domaine royal après le décès d'Alphonse de Poitiers.
En 1306, le Roi Philippe le Bel échange Tournoël, Châteauneuf et une partie de la seigneurie de Cébazat avec des terres dans le Périgord et le Limousin avec les héritiers de Géraud de Maumont afin de contrer le domaine anglais d'Aquitaine.
Le 12 février 1313, Pierre de Maumont devient seigneur de Tournoël.
En 1345, Pierre de Maumont décède.
À partir de cette date, le château de Tournoël passera dans les mains des familles de La Roche, d'Albon de Saint-André, de Saint-Germain d'Apchon, de Montvallat, de Naucaze et de Chabrol, par transmissions lors de mariages et héritages.
Le château de Tournoël a été habité jusqu'au 19ème siècle.
En août 2000, Claude Aguttes rachète le Château de Tournoël aux descendants de la famille Chabrol.
Depuis cette date, il a entrepris de restaurer le Château.
Vues depuis le Château :
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Église Saint-Nazaire d'Azay-le-Ferron (Indre)
Le 10 août 2020, l'après-midi, j'ai visité l'église d'Azay-le-Ferron.
Au 12ème siècle, l'église consacrée à Saint-Nazaire est construite.
Le 5 juillet 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'église et la ville d'Azay-le-Ferron :
Château d'azay-le-ferron (Indre)
Le 10 août 2020, le matin, j'ai visité le Château d'azay-le-ferron.
Au Moyen-âge, le château d'Azay-le-Ferron est une place fortifiée.
En 1422, la Tour Frotier et le Pavillon François Ier sont construits.
En 1629, l'aile d'Humières est construite entre la Tour Frotier et le Pavillon François Ier.
Au 17ème siècle, les communs sont construits à la gauche de la Tour Frotier.
Le Pavillon de Breteuil est construit à la droite du Pavillon François Ier.
Le 25 janvier 1950, le château est classé aux Monuments Historiques.
En 1951, la famille Hersent-Luzarche lègue le Domaine d'Azay-le-Ferron à la ville de Tours.
Le domaine d’Azay-le-Ferron est composé d'un parc agricole de 32 hectares.
Un parc paysager de 18 hectares a été aménagé autour du château.
classé monument historique.
En 2011, le parc a reçu le label "Jardin Remarquable".
Photos du parc paysager :
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Ville de Chinon (Indre-et-Loire)
Le 9 août 2020, l'après-midi, j'ai visité la ville de Chinon.
Le plateau de Chinon domine la Vienne, en éperon rocheux.
Des maisons troglodytiques sont construites sur la face Sud de l'éperon.
L'extrémité Ouest est fortifiée par les Gallo-romains.
Au 5ème siècle, un des disciples de Saint Martin de Tours, Saint Mesme, fonde un Couvent de Moines cloitrés à Chinon.
Saint Mesme en devient le premier abbé.
La population s'installe autour du monastère et Mesme fait construire l'église Saint-Étienne.
En 845, le chef Viking, Hasting, pille la ville de Chinon.
En 950, Thibault le Tricheur fait restaurer la Forteresse de Chinon.
Sa fille Emma, épouse de Guillaume Fierabras, hérite de la ville.
L'héritage de la ville passera ensuite à Guillaume le Grand (fils d'Emma), puis à l'oncle de Guillaume, Eudes 1er.
En août 1044, Thibault, Comte de Touraine, est contraint de donner toutes ses terres tourangelles, dont Tours et Chinon, à son voisin angevin Geoffroy Martel (fils de Foulques Nerra).
Le 14 novembre 1060, Geoffroy Martel décède.
Ses neveux, Geoffroy le Barbu et son frère Foulques le Réchin héritent des terres.
Geoffroy le Barbu reçoit la Touraine et Chinon.
Foulques le Réchin reçoit l'Anjou et la Saintonge.
Les deux frères se faisant la guerre, Foulques le Réchin s'empare de l'héritage de son frère.
Mais Geoffroy le Barbu donne son héritage à Geoffroy Martel II, fils du Réchin.
En 1106, Geoffroy Martel II décède sans enfants.
Son demi-frère Foulques V lui succède.
Foulques V épouse Sybille (fille du Comte du Maine).
Par le mariage, la province du Maine est reliée à l'Anjou et à la Touraine.
En 1128, Geoffroy Plantagenet (fils de Foulques V), épouse Mathilde l'Emperesse.
Il réclame l'héritage de Guillaume le Conquérant (grand-père de Mathilde).
En 1151, Geoffroy Plantagenet décède.
Ses terres reviennent à son fils Henri II.
En 1152, Henri II se marie avec Aliénor d'Aquitaine, qui lui apporte le Poitou et l'Aquitaine.
En 1154, Henri II accède au trône d'Angleterre.
Son frère Geoffroy, qui avait reçu en héritage les villes de Chinon, Loudun et Mirebeau, doit également recevoir par testament l'Anjou, la Touraine et le Maine si son frère devient Roi d'Angleterre.
Comme son frère refuse d'appliquer le testament, Geoffroy fortifie les villes de Chinon, Loudun et Mirebeau.
Puis il attaque l'Anjou.
En 1156, Henri II gagne la bataille.
Geoffroy est contraint de renoncer à toutes ses terres.
Henri II fait de la ville une de ses résidences.
La prospérité de la ville est telle que la population augmente.
Il devient nécessaire d'installer une nouvelle paroisse avec l'église Saint-Maurice.
Chinon devient une châtellenie royale sous le règne d'Henri II.
La châtellenie dessert les villes de Candes, Champigny, La Haye-sur-Creuse, l'Île-Bouchard, Saint-Épain, Azay, Sainte-Maure et Bourgueil.
En 1169, Henri II annonce à ses fils le partage de ses biens.
À sa mort, Henri le Jeune recevra l'Angleterre, la Normandie, le Maine, l'Anjou ; Geoffroy la Bretagne recevra la Touraine et Richard Cœur de Lion héritera du Poitou et de l'Aquitaine.
Seul Jean (sans Terre), le dernier de ses fils, ne recevra rien.
En 1187, Richard ayant perdu ses frères aînés et étant en désaccord avec son père, il s'allie avec le Roi de France Philippe Auguste contre son père.
Le 4 juillet 1189, Henri II, malade et épuisé, est contraint d'accepter la perte de toutes ses terres françaises.
Le 6 juillet 1189, Henri II décède à Chinon et son corps est enterré à l'Abbaye de Fontevraud.
Richard succède à son père sur le trône d'Angleterre.
Richard part en croisade.
Sur le chemin du retour, il est fait prisonnier par l’empereur Henri IV.
Pendant sa captivité, sa mère Aliénor gouverne à sa place.
En 1194, Richard est libéré et constate que son frère Jean et le Roi de France se sont partagés ses terres.
Le 6 avril 1199, Richard est mortellement blessé lors du siège de Châlus.
Jean sans Terre succède à son frère Richard Cœur de Lion.
Jean fait enlever Isabelle d'Angoulême promise à Hugues IX.
Le 30 août 1200, Jean épouse Isabelle d'Angoulême à Chinon.
À l'automne 1204, Philippe Auguste part en guerre contre Jean.
Les armées du Roi de France siègent devant la Forteresse de Chinon.
Le 23 juin 1205, le Roi de France Philippe Auguste s'empare de la Forteresse, soi-disant imprenable.
Il fait restaurer les fortifications qui avaient beaucoup souffert à l'assaut.
En mai 1370, le Roi de France Charles V donne la Touraine à son jeune frère Louis.
En 1413, Chinon est occupée par les Bourguignons lors d'affrontements contre les Armagnacs.
L'année suivante, les Armagnacs libèrent Chinon.
Pendant cette période de conflits, la Touraine est donnée au Dauphin (futur Roi Charles VII).
En 1419, les Anglais s'emparent de Paris.
Le dauphin Charles est contraint de s'exiler à Bourges.
En mai 1420, les parents de Charles VII, sous influence anglo-bourguignonne, déshéritent leur fils au profit d’Henri V d'Angleterre en signant un traité.
Le Dauphin n’accepte pas ce traité.
II se fait proclamer Roi de France sans être sacré à Reims qui se situe en terre anglo-bourguignonne.
En 1422, il se marie avec Marie d’Anjou à Bourges.
En 1427, la cour de Charles VII s’installe au Château de Chinon.
En août 1428, sa fille, la princesse Radegonde naît.
Le 23 février 1429, Jeanne d’Arc la Pucelle arrive à Chinon après une chevauchée de 11 jours depuis Vaucouleurs.
Le 25 février 1429, elle rencontre Charles VII afin de lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims.
Charles VII demande à une assemblée de femmes de vérifier la virginité de Jeanne, puis l'envoie à Poitiers auprès de docteurs en théologie afin de constater sa bonne foi.
Jeanne rentre à Chinon et est à nouveau reçue par le Roi.
Elle apporte une couronne en or au Roi en signe matériel de mener le Roi au sacre.
Cette deuxième entrevue marque un tournant dans la Guerre de Cent Ans.
Grâce à l'élection divine de Jeanne, le Prince parvient à convaincre ses partisans de reprendre confiance derrière son étendard.
Pendant la présence de Charles VII à Chinon, de nombreux travaux ont eu lieu.
Le faubourg Saint-Étienne et le faubourg Saint-Mexme ont reçu des fortifications.
L'église Saint-Jacques a été construite et un clocher a été financé pour la reconstruction de l'église Saint-Étienne.
Le 22 juillet 1461, Charles VII décède.
Son fils Louis XI devient Roi.
Il quitte Chinon avec sa cour.
Marie d’Anjou, sa mère, recevra Chinon de sa part.
Le Château et la ville sont placés sous le gouvernement de Philippe de Commynes.
En 1471, et en 1481, Chinon accueille à deux reprises Marguerite d'Anjou, épouse du roi d'Angleterre Henri VI.
En 1474, les marchands qui fréquentent la Loire et les rivières défendent la navigation fluviale contre l'ensablement, les péages, les moulins, les écluses et les abus.
À Chinon, les bourgeois obtiennent même, au grand dam des bateliers et de leurs commanditaires, le droit de prélever, parfois de force, des droits sur le vin, le drap et autres marchandises.
Les entraves au commerce fluvial avaient été levées en 1430 par Charles VII. Il avait supprimé tous les péages en place depuis 60 ans, sur les marchands de la Loire et des affluents.
La navigation se faisait par train de bateaux.
Les périodes de calme faisaient la fortune des auberges postées sur les rives où les mariniers allaient manger et jouent aux cartes.
À Chinon, le passage du pont, dont seule l'arche centrale était franchissable, donnait lieu à des manœuvres complexes.
Les mâts devaient être couchés pour pouvoir passer sous le pont.
Vers 1500, sur une période de 10 ans, 72 naufrages avaient eu lieu.
À partir de 1560, un Temple Protestant s'installe à Chinon.
Il subsiste jusqu'en 1567.
La ville est occupée tour à tour, soit par le parti catholique, soit par le parti protestant.
Pendant les troubles, l'épouse du roi Henri III, Louise de Lorraine-Vaudémont, est mise en sûreté à Chinon.
En 1578, un collège royal est construit à Chinon.
À partir du 23 décembre 1588, le Cardinal de Bourbon est emprisonné.
Il est proclamé Roi par le Duc de Mayenne.
Le 9 mai 1590, il décède à Fontenay-le-Comte après avoir renoncé au trône au profit d’Henri IV.
Le 9 mai 1616, le prince de Condé prend possession de la ville et du château de Chinon, en même temps que le Berry après l'assassinat d'Henri IV.
À l'automne 1616, le Prince de Condé est contraint de restituer Chinon et le Berry.
À cette époque, la Chapelle Saint-Melaine est devenue un moulin et la chapelle Saint-Martin, un cellier.
Depuis 1621, Armand Jean du Plessis de Richelieu est propriétaire du domaine patrimonial de Richelieu, à quelques lieues de Chinon.
IIl devient également propriétaire des seigneuries de l'Île-Bouchard, de Champigny-sur-Veude et de Mirebeau.
Il fait raser le château de Champigny et envisage également de détruire la Forteresse de Chinon.
Mais les Chinonais font ajourner la destruction de leur château.
Le 23 janvier 1632, Richelieu parvient à annexer la ville de Chinon à son duché-pairie.
À partir de cette date, la Forteresse de Chinon commencera à tomber en ruines.
La famille du Plessis-Richelieu restera propriétaire de Chinon et de la forteresse jusqu'à la Révolution.
La ville de Chinon comprend plusieurs établissements religieux et hospitaliers :
- deux maladreries depuis le 12ème siècle (une à Saint-Lazare, une sur le coteau Saint-Mexme),
- le couvent des Augustins (datant du 14ème siècle),
- le couvent des Capucins (de 1604).
Des religieuses de l'ordre des Filles du Calvaire d'Angers sont installées à l'hospice (depuis 1626).
En 1637, un incendie détruit les bâtiments de l'hôtel-Dieu servant d'hôpital.
L'hôtel-Dieu était supervisé par la Collégiale Saint-Mexme.
En 1641, l'hôtel-Dieu est reconstruit à l'emplacement actuel du parking de la Brèche.
À la Révolution, l’Hôtel-Dieu accueille un nombre trop important de blessés.
Il est transféré dans le Couvent des Calvairiennes, situé en dehors du centre-ville.
En 1705, la direction du Collège Royal est confiée aux Augustins.
Mais il est très mal géré, c'est pourquoi la direction est gérée par la Ville à partir de 1722.
Une école pour enfants pauvres est attenante au Collège Royal.
Le collège et l'école sont sous la responsabilité d'un prêtre.
En 1791, l'établissement est placé sous la tutelle de l'archevêque de Tours. Il deviendra par la suite un collège national.
En 1792, Chinon annexe les communes de Parilly, Saint-Louand et Saint-Mexme-les-Champs.
Le département d'Indre-et-Loire est créé.
Chinon devient une sous-préfecture.
Du 9 au 20 mai 1793, Tallien, représentant du peuple en Indre-et-Loire, séjourne à Chinon.
Il rassemble une armée de 5400 hommes.
Son armée est éparpillée sur plusieurs fronts.
Le 12 juin 1793, la ville de Chinon est prise par un détachement Vendéen.
Quelques jours plus tard, les vendéens quittent Chinon pour Nantes.
Le 22 juillet 1793, Tallien revient à Chinon pour rétablir l'ordre.
Il est à la tête d'une armée de 6 000 hommes et finit par écarter le danger.
Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1793, 700 prisonniers arrivent de Saumur. Ils sont répartis en plusieurs endroits pour traverser la ville.
Le 3 décembre 1793, un membre du Comité Révolutionnaire, qui commande le groupe de prisonniers, décide d'aligner environ 300 prisonniers au pied de la Forteresse afin de les exécuter.
Une plaque commémorative rappelle cet exécution.
En 1793, un nouvel hôpital est ouvert.
Cet hôpital existe toujours sous le nom d'Hôpital Saint-Michel.
En 1869, les autorités étudient divers itinéraires pour relier Thouars à Tours par le chemin de fer.
En attendant, le trafic maritime reste important.
Chaque semaine, un bateau de messagerie assure un aller-retour Chinon-Saumur.
Un train de bateaux, hâlé par le remorqueur à vapeur "Blanzy", transporte du charbon jusqu'à Châtellerault.
Chaque année, 262 navires accostaient à Chinon pour charger 6 000 tonnes de marchandises (vins, céréales, pommes de terre, osier, cendres).
D'autres bateaux déchargeaient du charbon de Blanzy, des ardoises de Trélazé, des pierres de Montsoreau, de la chaux de Paviers, des verreries, de la quincaillerie, du poissons frais ou salés, des pièces de bois pour la tonnellerie, du foi, etc.
En 1870, pendant la guerre franco-allemande, l’Indre-et-Loire reste à l'écart du conflit.
Cependant, des milliers de blessés arrivent dans le département.
Le 28 janvier 1871, l'Armistice est signé à Versailles.
Les Allemands s'avancent vers Bourgueil, Chinon et Descartes.
Le 2 février 1871, le canton d'Azay est occupé par 400 hommes du 4ème Uhlans et 500 fantassins du 91ème Régiment d'Oldenburg.
L'occupation dure 5 semaines.
En 1912, le transport de marchandises sur la Vienne s'arrêtera pour laisser la place au chemin de fer.
Première Guerre Mondiale :
En mars 1915, les conscrits du Chinonais participent à la formation du 409ème Régiment d'Infanterie avec des hommes venus de Touraine, d'Anjou, du Poitou, du Berry et des régions envahies du Nord.
Les compagnies des 1er et 2ème bataillons sont constituées à Chinon en mars.
La compagnie du 3ème bataillon sera formée à Azay-le-Rideau.
De janvier à début mai 1915, 2 000 hommes sont cantonnés autour de Chinon.
Le 7 avril 1915, le 3ème bataillon part pour Bourges.
Le 7 mai 1915, les 1er et 2ème bataillons partent de Chinon pour Bourges afin de former, avec le 408ème Régiment d'Infanterie, la 303ème Brigade, de la 120ème Division.
En 1918, sur les 3220 hommes du 409ème Régiment d'Infanterie, il ne reste que 480 hommes.
En tout, la ville de Chinon a perdu 173 citoyens lors de la Première Guerre Mondiale.
Cinq Chinonais morts au combat sont inscrits sur le monument aux morts de la ville.
Seconde Guerre mondiale :
En juin 1940, des convois ininterrompus de réfugiés traversent Chinon.
L'armée allemande arrive rapidement sur la rive droite de la Loire, à Port-Boulet.
Face à elle, des soldats défendent la dernière ligne de défense sur la rive gauche, entre Lignières-de-Touraine et Candes.
Le 14 juin 1940, des soldats du 1er Cuirassier échappés de Dunkerque débarquent à Port-Boulet.
Une compagnie de Saint-Maixent, des cadets de Saumur, des tirailleurs algériens et sénégalais, ainsi qu'un bataillon cycliste venu de Saumur combattent à leurs côtés.
Les combats durent trois jours et font de nombreuses victimes.
Le 21 juin 1940, les Allemands enfoncent la ligne à 2 heures du matin.
Le jour même, à 8 heures du matin, Chinon est occupée.
Un Général Allemand se présente à l'hôtel de ville. Le maire, le docteur Henri Mattrais le reçoit.
La ville de Chinon n'a presque pas de dégâts.
Le conseil municipal s'est opposé à la destruction des ponts pendant la retraite des militaires français.
Les Chinonais s'adaptent à la présence des Allemands, grâce à l'aide du maire, du sous-préfet Paul Cay et de personnalités locales.
Ensemble, ils négocient et tentent d'éviter les confrontations avec l'occupant.
Quelques habitants agiront dans l'ombre afin de sauver des enfants Juifs.
À partir de 1941, la résistance s'organise dans le triangle L'Île-Bouchard-Saumur-Richelieu, centré sur la forêt de Scévolles.
Un groupe armé clandestin en relation avec les FFI est formé.
25 Chinonais ont rejoint le maquis.
Les 13 et 15 juin 1944, le faubourg Saint-Jacques est bombardé. 12 morts.
Le 1er juillet 1944, le maquis de Scévolles est créé dans la forêt de Scévolles.
René Malibeau, un jeune étudiant, en prend le commandement.
Les 13 et 14 juillet 1944, 4 tonnes d’armes et de munitions sont parachutées au lieu-dit « La Chapelle » sur la commune de Lencloître.
Les armes sont transportées vers la ferme Bouet, à Dandésigny.
Le maquis de Scévolles englobe les groupes armés de la région (sauf les Francs-tireurs partisans). 80 hommes en tout.
Du 5 au 20 août 1944, les maquisards font tout pour ralentir les Allemands.
Les 6 et 7 août 1944, l'aviation alliée mitraille la gare.
Le 25 août 1944, les nazis, installés dans la Kommandantur de Chinon, s'enfuient.
Le 28 août 1944, les troupes allemandes reçoivent l'ordre de quitter la ville.
Cependant, quelques soldats allemands reviennent le lendemain pour dynamiter les ponts de pierre et de chemin de fer.
Le 30 août 1944, Chinon et ses habitants sont libérés.
La commune a perdu 67 citoyens pendant le conflit.
Depuis 2000, la ville fait partie de la section du Val de Loire inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des paysages culturels.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
Forteresse Royale de Chinon (Indre-et-Loire)
Le 9 août 2020, le matin, j'ai visité la Forteresse Royale de Chinon.
Le site de la Forteresse est occupé depuis 3000 ans.
À l'époque Gallo-romaine, un guerrier Gaulois construit son habitation à l'emplacement de l'actuel fort Saint-Georges.
Un mur d'enceinte protégeait des maisons, des bâtiments agricoles et un bâtiment culturel.
Le propriétaire des lieux avaient eu l'autorisation de César d'être enterré à l'entrée de sa propriété.
À cette époque, Chinon n'est qu'un petit bourg.
À la fin de l'Empire Romain, le promontoire rocheux où se trouve la propriété de l'ancien guerrier Gaulois est fortifié.
Le site devient alors un castrum.
Une muraille avec des murs de 2,40 mètres d'épaisseur est construite.
12 tours permettent de protéger Chinon.
En 463, Chinon fait partie du Royaume des Wisigoths.
La muraille défensive résiste au siège de la ville par le Général Romain Ægidius.
Aux 7ème et 13ème siècles, Chinon abrite un atelier monétaire royal.
De 920 à 954, l'atelier monétaire de Tours est transféré à Chinon en raison de la menace d'invasion des Vikings.
Au 10ème siècle, la Forteresse est aux mains des Comtes de Blois.
Thibault Ier est le premier propriétaire en tant que Vicomte de Blois.
En 954, il fait construire une tour en pierre.
De 956 à 974, il s'élève au rang de Comte.
Afin de protéger davantage le château, il fait construire une enceinte, en plus de l'enceinte du vieux castrum en place depuis le 5ème siècle, tout autour du château.
Les travaux s'effectueront en grande partie sur la partie orientale de l'éperon rocheux.
Cette partie formera plus tard le Fort de Coudray.
À l'entrée du Fort se trouvaient des bâtiments et une Chapelle consacrée à Saint-Melaine.
Au 10ème siècle, les comtes d’Anjou menacent les comtes de Blois.
En 1044, les comtes d’Anjou s'emparent de la Touraine.
Le Château de Chinon est donné à Geoffroy Martel.
En 1060, Geoffroy Martel décède sans descendance.
Le Château revient à son neveu Foulques IV.
À la moitié du 11ème siècle, d'importants travaux afin d'agrandir la superficie du domaine, un rempart plus grand est construit.
Un prieuré est créé à l'intérieur du Château.
Entre 1087 et 1105, Foulques IV a créé un impôt afin de financer les travaux.
En 1109, à la mort de Foulques IV, l'Anjou a environ la même superficie qu'aujourd'hui.
Geoffroy le Bel, petit-fils de Foulques IV, prend le surnom de Plantagenêt.
En 1152, Henri II Plantagenêt épouse Aliénor d'Aquitaine.
De leur union, 8 enfants naîtront dont 2 seront de futurs rois : Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre.
Le 6 novembre 1153, Henri II Plantagenêt est désigné héritier de la Couronne d'Angleterre, selon le Traité de Wallingford.
Le territoire de Plantagenêt s'étend donc de l'Écosse jusqu'aux Pyrénées.
Chinon devient la Capitale de l'Empire d'Henri II Plantagenêt.
Le Château est transformé tel qu'on le connaît de nos jours.
Entre 1160 et 1180, Henri II Plantagenêt séjourne fréquemment le château de Chinon.
À Noël 1172, il passe les fêtes avec sa femme et ses enfants qui se disputent leur futur héritage territorial.
En 1173, Henri II fait enfermer Aliénor dans la Forteresse de Chinon.
Peu de temps après, il l'envoie en résidence surveillée en Angleterre.
En 1179, Philippe Auguste devient Roi lorsque son père Louis VII est encore en vie.
Philippe s'allie à Richard et Jean contre leur père.
Richard devient l'héritier à la Couronne d'Angleterre.
Par la suite, Philippe se rapproche de Geoffroy (4ème fils d'Henri II) contre Richard.
En 1186, Geoffroy décède et il ne reste plus que deux enfants d'Henri II encore en vie : Richard et Jean.
Philippe est donc dans l'obligation de faire la paix avec Richard.
Henri II s'inquiète de cette amitié.
Philippe persuade Richard que son père veut le déshériter au profit de son frère Jean.
Richard prête alors serment au Roi de France sur les terres des Plantagenêt.
Richard et Philippe siègent les places fortes fidèles à Henri II.
Henri II fui Le Mans pour se réfugier dans sa Forteresse de Chinon.
Le 6 juillet 1189, Henri II Plantagenêt décède dans la Chapelle Saint-Melaine.
Richard devient alors le maître incontesté de l'Empire Plantagenêt.
Le corps d'Henri II Plantagenêt sera transféré plus tard à l'Abbaye de Fontevraud.
Le Fort Saint-Georges ainsi qu'un Palais de 3 ailes abritant une Chapelle consacrée à Saint-Georges ont été construits pendant le règne d'Henri II.
L'ensemble était protégé d'une enceinte sans tours.
Deux tour-portes rectangulaires et monumentales (à l'Est et à l'Ouest) permettaient d'entrer dans la cour du Château.
La tour-porte de l'Ouest est la plus connue.
Elle se trouvait à l’emplacement de l’actuel bâtiment abritant l'accueil du Fort Saint-GeSaint-Georges.
Richard Cœur de Lion ne profitera pas longtemps de ses nouvelles terres.
La Croisade le somme de délivrer Jérusalem de Saladin.
Avant de partir, Richard et Philippe signent un pacte de non-agression.
Ce pacte permet d'éviter qu'aucun des deux ne fassent main basse sur les terres de l'autre.
En 1193, Philippe rentre avant Richard et décide de rompre le pacte.
Il attaque Gisors et le Vexin normand.
L'Empereur Henri IV fait emprisonner Richard, alors sur le chemin du retour.
Pendant sa captivité, c'est sa mère qui gouverne.
Mais son frère Jean profite de la situation pour s'allier au Roi de France.
Jean lui cède une partie du territoire continental des Plantagenêt.
En 1194, Richard est libéré contre une très grande rançon.
Richard s'efforcera de reconquérir ses terres avec la construction de Château-Gaillard.
Il en profite pour envoyer son armée afin de combattre ses vassaux qui se sont tournés vers le Roi de France pendant la Croisade.
Pendant le siège de Châlus, Richard est blessé.
Le 6 avril 1199, Richard Cœur de Lion décède.
À partir de 1200, Jean sans Terre renforce les défenses du château de Chinon afin de résister à la pression du Roi de France.
Le Fort Saint-Georges est fortifié. Il deviendra un poste avancé permettant de protéger le Château depuis la route de Tours.
Des tours et des remparts sont créés et renforcés.
L’extrémité occidentale du promontoire rocheux est protégée par une douve et devient le Fort du Coudray.
En 1199, Jean sans Terre organise le rapt d'Isabelle d'Angoulême, promise à Hugues IX.
Le 24 août 1200, Jean sans Terre se marie avec Isabelle d'Angoulême.
Hugues IX se plaint auprès de Philippe Auguste.
À l'automne 1204, Philippe part en guerre contre Jean.
Les armées du Roi de France siègent devant la Forteresse de Chinon.
Le 23 juin 1205, le Roi de France Philippe Auguste s'empare de la Forteresse, soi-disant imprenable.
Le 24 juin 1205, Philippe Auguste accroît davantage les défenses de la Forteresse car celle-ci est toujours sur le territoire des Plantagenêt.
Un profond fossé est creusé à l'extrémité orientale du château.
Le fossé est donc dominé par une nouvelle tour, le Donjon philippien du Coudray.
Les remparts sont renforcés par 3 tours de flanquement circulaires (Boissy, L'Echaugette et des Chiens).
Les tours sont pourvues d’archères creusées dans l'épaisseur totale des murs.
L'entrée du château se fera par la porte monumentale des Champs, entre le château et le Fort Saint-Georges.
La porte des Champs est composée de 2 grosses tours circulaires, d'une herse précédée d'un pont-levis.
La tour-porte de l’Horloge reçoit également une herse.
Philippe le Bel désire détruire l'ordre du Temple.
Mais il manque de preuves et demande à Guillaume de Nogaret d'enquêter.
Guillaume de Nogaret trouve un bourgeois emprisonné pour meurtre qui aurait partagé sa cellule avec un Templier condamné à mort. L'ancien Templier lui a avoué les pratiques obscènes d'entrée à l'Ordre des Templiers.
En 1305, Esquieu de Floyran parvient à informer le Roi de France par le biais de Guillaume de Nogaret.
Ayant entendu les preuves rapportées par Guillaume de Nogaret, Philippe le Bel écrit au Pape afin de lui faire part de ces aveux sur les pratiques obscènes de la part des Templiers.
Le 24 août 1307, Jacques de Molay obtient du Pape l'ouverture d'une enquête pontificale.
Mais Philippe le Bel n'a pas l'intention d'attendre les résultats de l'enquête. Il prépare l'arrestation des membres de l'Ordre des Templiers, à l'Abbaye de Notre-Dame-La-Royale le jour de la fête de la Sainte-Croix.
Le 13 octobre 1307, tous les Templiers sont arrêtés massivement en France.
En 1308, le Roi convoque les États Généraux à Tours afin de légaliser les arrestations.
Les représentants des États Généraux approuvent la condamnation de l'Ordre malgré l'intervention du Pape Clément V pour interrompre la procédure royale commencée par Philippe le Bel.
Entre le 18 et le 20 août 1308, une guerre de pouvoir a lieu au Château de Chinon entre le Roi de France Philippe le Bel et le Pape Clément V.
Peu de temps après, un procès a lieu et les Templiers reconnaissent avoir craché sur la croix, succombé au péché de fornication, etc.
Le Roi de France tient le Pape à l'écart le temps du procès.
Plusieurs mois après l’arrestation de tous les membres de l'Ordre, le Pape demande à Philippe le Bel d'entendre lui-même les prisonniers.
Philippe le Bel accepte d’envoyer soixante-quinze templiers devant le pape à Poitiers.
Mais, le Roi fait retenir au château de Chinon les quatre dignitaires de l’ordre, dont le grand maître Jacques de Molay. Il ne souhaite pas les voir absouts par le Pape.
Le pape envoie donc au château de Chinon 3 cardinaux afin d’interroger les dignitaires et les réintégrer au sein de l’église catholique.
Philippe le Bel ne tient pas compte de ce repentir et fait condamner les quatre dignitaires au bûcher.
Vers 1370, le duc Louis Ier d’Anjou commence la reconstruction des logis.
De cette reconstruction, il ne reste aujourd'hui que l'aile Sud.
Pendant le règne de Charles VII, un des bâtiments du prieuré Saint-Melaine est transformé en salle de jeu de paume.
De nombreuses transformations sont réalisées au château.
En 1419, les Anglais s'emparent de Paris.
Le dauphin Charles est contraint de s'exiler à Bourges.
En mai 1420, les parents de Charles VII, sous influence anglo-bourguignonne, déshéritent leur fils au profit d’Henri V d'Angleterre en signant un traité.
Le Dauphin n’accepte pas ce traité.
II se fait proclamer Roi de France sans être sacré à Reims qui se situe en terre anglo-bourguignonne.
En 1422, il se marie avec Marie d’Anjou à Bourges.
En 1427, la cour de Charles VII s’installe au Château de Chinon.
En août 1428, sa fille, la princesse Radegonde naît.
Le 23 février 1429, Jeanne d’Arc la Pucelle arrive à Chinon après une chevauchée de 11 jours depuis Vaucouleurs.
Le 25 février 1429, elle rencontre Charles VII afin de lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims.
Charles VII demande à une assemblée de femmes de vérifier la virginité de Jeanne, puis l'envoie à Poitiers auprès de docteurs en théologie afin de constater sa bonne foi.
Jeanne rentre à Chinon et est à nouveau reçue par le Roi.
Elle apporte une couronne en or au Roi en signe matériel de mener le Roi au sacre.
Cette deuxième entrevue marque un tournant dans la Guerre de Cent Ans.
Grâce à l'élection divine de Jeanne, le Prince parvient à convaincre ses partisans de reprendre confiance derrière son étendard.
Au fil des années, la Forteresse de Chinon est progressivement abandonnée.
Elle tombe en ruines.
En 1763, la Chapelle Saint-Georges est détruite.
Pendant la Révolution, le château est vendu comme bien national.
Des particuliers occupent les ruines et construisent des maisons au pied des remparts.
Ils creusent également des caves dans le coteau.
À partir de 1824, le parc du château est transformé en promenade publique.
En 1840, la Forteresse est classée aux Monuments Historiques, mais les ruines restent tout de même dangereuses.
En 1854, la Municipalité de Chinon demande la destruction des bâtiments en ruines.
Mais Prosper Mérimée demande la restauration de la Forteresse.
En 1926, les terrains attenants à la Forteresse sont classés à leurs tours.
Le département d'Indre-et-Loire veut préserver ce patrimoine exceptionnel.
En 2003, des fouilles archéologiques débutent.
À partir de 2005, les travaux de restauration débutent.
En 2015, une équipe de l'émission Secrets d'Histoire enregistre plusieurs séquences au château dans le cadre de deux émissions :
- "Aliénor d'Aquitaine, une rebelle au Moyen Âge"
- "Jeanne d'Arc, au nom de Dieu"
Pour plus de renseignements afin de visiter la Forteresse :
Vallée Troglodytique des Goupillières (Indre-et-Loire)
Le 8 août 2020, l'après-midi, j'ai visité la Vallée Troglodytique des Goupillières.
En 1962, Louis-Marie Chardon, âgé de 10 ans, prend l'habitude de venir s'amuser sur un terrain, que son père André Chardon venait d'acheter afin d'agrandir l'exploitation arboricole familiale.
André Chardon plante des pommiers sur le coteau et laisse le reste du terrain, située dans la vallée, à l'abandon.
Il s'avère que lors de ses nombreuses escapades sur le terrain envahi de ronces, Louis-Marie découvre peu à peu des habitations troglodytiques.
En 1982, Louis-Marie hérite du terrain abandonné.
À cette époque, il est arboriculteur comme son père.
Lors de ses temps libres, il débroussaille les ronces, ce qui lui permet de découvrir le 53ème et dernier souterrain-refuge connu de Touraine.
En 1997, le village troglodytique reprend vie.
La Vallée Troglodytique des Goupillières naît.
En 2000, Louis-Marie Chardon ouvre le site au public.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur des habitations troglodytiques :