Château de Tournoël (Puy-de-Dôme)
Le 22 juillet 2021, j'ai visité le Château de Tournoël.
Entre 1077 et 1095, Bertrannus, seigneur de Tournoile, s'empare de l'église de Cébazat.
Il rend l'église au chapitre de chanoines de Clermont.
Depuis 1190, Guy II d'Auvergne possède le château.
Guy II se rapproche de Richard Cœur de Lion tandis que son frère Robert, évêque de Clermont, est partisan du Roi Philippe Auguste.
Une rivalité entre les deux frères apparaît.
En 1199, Guy II retient son frère prisonnier à Tournoël.
Entre 1210 et 1211, Guy II attaque l'abbaye de Mozac et le prieuré des moniales de Marsat.
À la fin de 1212, Philippe Auguste n'acceptant pas qu'une abbaye soit attaquée, il envoie son armée commandée par Guy II de Dampierre à Tournoël.
Le château est assiégé.
Cependant, les Auvergnats n'ont pas l'intention de se laisser faire.
Ils réussissent à faire rentrer des troupes et des vivres dans le château malgré le siège.
L'armée française est malmenée et le Roi de France finit par sonner la retraite.
Voyant la partie gagnée, les Auvergnats en profitent pour réaliser une sortie afin de capturer les chevaux.
Mais les soldats réussissent à inverser la tendance et infligent de lourdes pertes chez les Auvergnats. De nombreux prisonniers sont faits, dont Guillaume et son cousin Alber.
Voyant le fils de Guy II d'Auvergne capturé, le commandant du château se rend.
En décembre 1213, Tournoël et le comté d'Auvergne sont définitivement tombés.
Une grande majorité de l'Auvergne est annexée au domaine royal de France.
Guy II perd toutes ses terres en Auvergne à l'exception de la région autour de Vic-le-Comte.
Il est contraint, par Philippe Auguste, de restituer les biens appartenant à l'Abbaye de Mozac.
Le 20 décembre 1213, Guy de Dampierre dresse un inventaire du château au Roi Philippe Auguste. Il prend possession du château au nom du Roi.
Le 18 janvier 1216, Guy de Dampierre décède.
Archambaud VIII de Bourbon, son fils, lui succède. Le Roi l'autorise à garder la propriété de Tournoël.
En 1225, le roi Louis VIII à l'intention de donner toutes ses possessions auvergnates à son fils Alphonse de Poitiers (futur comte d'Auvergne).
En 1241, Alphonse de Poitiers prend possession des terres auvergnates à sa majorité.
En 1271, la terre d'Auvergne retourne dans le domaine royal après le décès d'Alphonse de Poitiers.
En 1306, le Roi Philippe le Bel échange Tournoël, Châteauneuf et une partie de la seigneurie de Cébazat avec des terres dans le Périgord et le Limousin avec les héritiers de Géraud de Maumont afin de contrer le domaine anglais d'Aquitaine.
Le 12 février 1313, Pierre de Maumont devient seigneur de Tournoël.
En 1345, Pierre de Maumont décède.
À partir de cette date, le château de Tournoël passera dans les mains des familles de La Roche, d'Albon de Saint-André, de Saint-Germain d'Apchon, de Montvallat, de Naucaze et de Chabrol, par transmissions lors de mariages et héritages.
Le château de Tournoël a été habité jusqu'au 19ème siècle.
En août 2000, Claude Aguttes rachète le Château de Tournoël aux descendants de la famille Chabrol.
Depuis cette date, il a entrepris de restaurer le Château.
Vues depuis le Château :
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Église Saint-Nazaire d'Azay-le-Ferron (Indre)
Le 10 août 2020, l'après-midi, j'ai visité l'église d'Azay-le-Ferron.
Au 12ème siècle, l'église consacrée à Saint-Nazaire est construite.
Le 5 juillet 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'église et la ville d'Azay-le-Ferron :
Château d'azay-le-ferron (Indre)
Le 10 août 2020, le matin, j'ai visité le Château d'azay-le-ferron.
Au Moyen-âge, le château d'Azay-le-Ferron est une place fortifiée.
En 1422, la Tour Frotier et le Pavillon François Ier sont construits.
En 1629, l'aile d'Humières est construite entre la Tour Frotier et le Pavillon François Ier.
Au 17ème siècle, les communs sont construits à la gauche de la Tour Frotier.
Le Pavillon de Breteuil est construit à la droite du Pavillon François Ier.
Le 25 janvier 1950, le château est classé aux Monuments Historiques.
En 1951, la famille Hersent-Luzarche lègue le Domaine d'Azay-le-Ferron à la ville de Tours.
Le domaine d’Azay-le-Ferron est composé d'un parc agricole de 32 hectares.
Un parc paysager de 18 hectares a été aménagé autour du château.
classé monument historique.
En 2011, le parc a reçu le label "Jardin Remarquable".
Photos du parc paysager :
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Ville de Chinon (Indre-et-Loire)
Le 9 août 2020, l'après-midi, j'ai visité la ville de Chinon.
Le plateau de Chinon domine la Vienne, en éperon rocheux.
Des maisons troglodytiques sont construites sur la face Sud de l'éperon.
L'extrémité Ouest est fortifiée par les Gallo-romains.
Au 5ème siècle, un des disciples de Saint Martin de Tours, Saint Mesme, fonde un Couvent de Moines cloitrés à Chinon.
Saint Mesme en devient le premier abbé.
La population s'installe autour du monastère et Mesme fait construire l'église Saint-Étienne.
En 845, le chef Viking, Hasting, pille la ville de Chinon.
En 950, Thibault le Tricheur fait restaurer la Forteresse de Chinon.
Sa fille Emma, épouse de Guillaume Fierabras, hérite de la ville.
L'héritage de la ville passera ensuite à Guillaume le Grand (fils d'Emma), puis à l'oncle de Guillaume, Eudes 1er.
En août 1044, Thibault, Comte de Touraine, est contraint de donner toutes ses terres tourangelles, dont Tours et Chinon, à son voisin angevin Geoffroy Martel (fils de Foulques Nerra).
Le 14 novembre 1060, Geoffroy Martel décède.
Ses neveux, Geoffroy le Barbu et son frère Foulques le Réchin héritent des terres.
Geoffroy le Barbu reçoit la Touraine et Chinon.
Foulques le Réchin reçoit l'Anjou et la Saintonge.
Les deux frères se faisant la guerre, Foulques le Réchin s'empare de l'héritage de son frère.
Mais Geoffroy le Barbu donne son héritage à Geoffroy Martel II, fils du Réchin.
En 1106, Geoffroy Martel II décède sans enfants.
Son demi-frère Foulques V lui succède.
Foulques V épouse Sybille (fille du Comte du Maine).
Par le mariage, la province du Maine est reliée à l'Anjou et à la Touraine.
En 1128, Geoffroy Plantagenet (fils de Foulques V), épouse Mathilde l'Emperesse.
Il réclame l'héritage de Guillaume le Conquérant (grand-père de Mathilde).
En 1151, Geoffroy Plantagenet décède.
Ses terres reviennent à son fils Henri II.
En 1152, Henri II se marie avec Aliénor d'Aquitaine, qui lui apporte le Poitou et l'Aquitaine.
En 1154, Henri II accède au trône d'Angleterre.
Son frère Geoffroy, qui avait reçu en héritage les villes de Chinon, Loudun et Mirebeau, doit également recevoir par testament l'Anjou, la Touraine et le Maine si son frère devient Roi d'Angleterre.
Comme son frère refuse d'appliquer le testament, Geoffroy fortifie les villes de Chinon, Loudun et Mirebeau.
Puis il attaque l'Anjou.
En 1156, Henri II gagne la bataille.
Geoffroy est contraint de renoncer à toutes ses terres.
Henri II fait de la ville une de ses résidences.
La prospérité de la ville est telle que la population augmente.
Il devient nécessaire d'installer une nouvelle paroisse avec l'église Saint-Maurice.
Chinon devient une châtellenie royale sous le règne d'Henri II.
La châtellenie dessert les villes de Candes, Champigny, La Haye-sur-Creuse, l'Île-Bouchard, Saint-Épain, Azay, Sainte-Maure et Bourgueil.
En 1169, Henri II annonce à ses fils le partage de ses biens.
À sa mort, Henri le Jeune recevra l'Angleterre, la Normandie, le Maine, l'Anjou ; Geoffroy la Bretagne recevra la Touraine et Richard Cœur de Lion héritera du Poitou et de l'Aquitaine.
Seul Jean (sans Terre), le dernier de ses fils, ne recevra rien.
En 1187, Richard ayant perdu ses frères aînés et étant en désaccord avec son père, il s'allie avec le Roi de France Philippe Auguste contre son père.
Le 4 juillet 1189, Henri II, malade et épuisé, est contraint d'accepter la perte de toutes ses terres françaises.
Le 6 juillet 1189, Henri II décède à Chinon et son corps est enterré à l'Abbaye de Fontevraud.
Richard succède à son père sur le trône d'Angleterre.
Richard part en croisade.
Sur le chemin du retour, il est fait prisonnier par l’empereur Henri IV.
Pendant sa captivité, sa mère Aliénor gouverne à sa place.
En 1194, Richard est libéré et constate que son frère Jean et le Roi de France se sont partagés ses terres.
Le 6 avril 1199, Richard est mortellement blessé lors du siège de Châlus.
Jean sans Terre succède à son frère Richard Cœur de Lion.
Jean fait enlever Isabelle d'Angoulême promise à Hugues IX.
Le 30 août 1200, Jean épouse Isabelle d'Angoulême à Chinon.
À l'automne 1204, Philippe Auguste part en guerre contre Jean.
Les armées du Roi de France siègent devant la Forteresse de Chinon.
Le 23 juin 1205, le Roi de France Philippe Auguste s'empare de la Forteresse, soi-disant imprenable.
Il fait restaurer les fortifications qui avaient beaucoup souffert à l'assaut.
En mai 1370, le Roi de France Charles V donne la Touraine à son jeune frère Louis.
En 1413, Chinon est occupée par les Bourguignons lors d'affrontements contre les Armagnacs.
L'année suivante, les Armagnacs libèrent Chinon.
Pendant cette période de conflits, la Touraine est donnée au Dauphin (futur Roi Charles VII).
En 1419, les Anglais s'emparent de Paris.
Le dauphin Charles est contraint de s'exiler à Bourges.
En mai 1420, les parents de Charles VII, sous influence anglo-bourguignonne, déshéritent leur fils au profit d’Henri V d'Angleterre en signant un traité.
Le Dauphin n’accepte pas ce traité.
II se fait proclamer Roi de France sans être sacré à Reims qui se situe en terre anglo-bourguignonne.
En 1422, il se marie avec Marie d’Anjou à Bourges.
En 1427, la cour de Charles VII s’installe au Château de Chinon.
En août 1428, sa fille, la princesse Radegonde naît.
Le 23 février 1429, Jeanne d’Arc la Pucelle arrive à Chinon après une chevauchée de 11 jours depuis Vaucouleurs.
Le 25 février 1429, elle rencontre Charles VII afin de lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims.
Charles VII demande à une assemblée de femmes de vérifier la virginité de Jeanne, puis l'envoie à Poitiers auprès de docteurs en théologie afin de constater sa bonne foi.
Jeanne rentre à Chinon et est à nouveau reçue par le Roi.
Elle apporte une couronne en or au Roi en signe matériel de mener le Roi au sacre.
Cette deuxième entrevue marque un tournant dans la Guerre de Cent Ans.
Grâce à l'élection divine de Jeanne, le Prince parvient à convaincre ses partisans de reprendre confiance derrière son étendard.
Pendant la présence de Charles VII à Chinon, de nombreux travaux ont eu lieu.
Le faubourg Saint-Étienne et le faubourg Saint-Mexme ont reçu des fortifications.
L'église Saint-Jacques a été construite et un clocher a été financé pour la reconstruction de l'église Saint-Étienne.
Le 22 juillet 1461, Charles VII décède.
Son fils Louis XI devient Roi.
Il quitte Chinon avec sa cour.
Marie d’Anjou, sa mère, recevra Chinon de sa part.
Le Château et la ville sont placés sous le gouvernement de Philippe de Commynes.
En 1471, et en 1481, Chinon accueille à deux reprises Marguerite d'Anjou, épouse du roi d'Angleterre Henri VI.
En 1474, les marchands qui fréquentent la Loire et les rivières défendent la navigation fluviale contre l'ensablement, les péages, les moulins, les écluses et les abus.
À Chinon, les bourgeois obtiennent même, au grand dam des bateliers et de leurs commanditaires, le droit de prélever, parfois de force, des droits sur le vin, le drap et autres marchandises.
Les entraves au commerce fluvial avaient été levées en 1430 par Charles VII. Il avait supprimé tous les péages en place depuis 60 ans, sur les marchands de la Loire et des affluents.
La navigation se faisait par train de bateaux.
Les périodes de calme faisaient la fortune des auberges postées sur les rives où les mariniers allaient manger et jouent aux cartes.
À Chinon, le passage du pont, dont seule l'arche centrale était franchissable, donnait lieu à des manœuvres complexes.
Les mâts devaient être couchés pour pouvoir passer sous le pont.
Vers 1500, sur une période de 10 ans, 72 naufrages avaient eu lieu.
À partir de 1560, un Temple Protestant s'installe à Chinon.
Il subsiste jusqu'en 1567.
La ville est occupée tour à tour, soit par le parti catholique, soit par le parti protestant.
Pendant les troubles, l'épouse du roi Henri III, Louise de Lorraine-Vaudémont, est mise en sûreté à Chinon.
En 1578, un collège royal est construit à Chinon.
À partir du 23 décembre 1588, le Cardinal de Bourbon est emprisonné.
Il est proclamé Roi par le Duc de Mayenne.
Le 9 mai 1590, il décède à Fontenay-le-Comte après avoir renoncé au trône au profit d’Henri IV.
Le 9 mai 1616, le prince de Condé prend possession de la ville et du château de Chinon, en même temps que le Berry après l'assassinat d'Henri IV.
À l'automne 1616, le Prince de Condé est contraint de restituer Chinon et le Berry.
À cette époque, la Chapelle Saint-Melaine est devenue un moulin et la chapelle Saint-Martin, un cellier.
Depuis 1621, Armand Jean du Plessis de Richelieu est propriétaire du domaine patrimonial de Richelieu, à quelques lieues de Chinon.
IIl devient également propriétaire des seigneuries de l'Île-Bouchard, de Champigny-sur-Veude et de Mirebeau.
Il fait raser le château de Champigny et envisage également de détruire la Forteresse de Chinon.
Mais les Chinonais font ajourner la destruction de leur château.
Le 23 janvier 1632, Richelieu parvient à annexer la ville de Chinon à son duché-pairie.
À partir de cette date, la Forteresse de Chinon commencera à tomber en ruines.
La famille du Plessis-Richelieu restera propriétaire de Chinon et de la forteresse jusqu'à la Révolution.
La ville de Chinon comprend plusieurs établissements religieux et hospitaliers :
- deux maladreries depuis le 12ème siècle (une à Saint-Lazare, une sur le coteau Saint-Mexme),
- le couvent des Augustins (datant du 14ème siècle),
- le couvent des Capucins (de 1604).
Des religieuses de l'ordre des Filles du Calvaire d'Angers sont installées à l'hospice (depuis 1626).
En 1637, un incendie détruit les bâtiments de l'hôtel-Dieu servant d'hôpital.
L'hôtel-Dieu était supervisé par la Collégiale Saint-Mexme.
En 1641, l'hôtel-Dieu est reconstruit à l'emplacement actuel du parking de la Brèche.
À la Révolution, l’Hôtel-Dieu accueille un nombre trop important de blessés.
Il est transféré dans le Couvent des Calvairiennes, situé en dehors du centre-ville.
En 1705, la direction du Collège Royal est confiée aux Augustins.
Mais il est très mal géré, c'est pourquoi la direction est gérée par la Ville à partir de 1722.
Une école pour enfants pauvres est attenante au Collège Royal.
Le collège et l'école sont sous la responsabilité d'un prêtre.
En 1791, l'établissement est placé sous la tutelle de l'archevêque de Tours. Il deviendra par la suite un collège national.
En 1792, Chinon annexe les communes de Parilly, Saint-Louand et Saint-Mexme-les-Champs.
Le département d'Indre-et-Loire est créé.
Chinon devient une sous-préfecture.
Du 9 au 20 mai 1793, Tallien, représentant du peuple en Indre-et-Loire, séjourne à Chinon.
Il rassemble une armée de 5400 hommes.
Son armée est éparpillée sur plusieurs fronts.
Le 12 juin 1793, la ville de Chinon est prise par un détachement Vendéen.
Quelques jours plus tard, les vendéens quittent Chinon pour Nantes.
Le 22 juillet 1793, Tallien revient à Chinon pour rétablir l'ordre.
Il est à la tête d'une armée de 6 000 hommes et finit par écarter le danger.
Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1793, 700 prisonniers arrivent de Saumur. Ils sont répartis en plusieurs endroits pour traverser la ville.
Le 3 décembre 1793, un membre du Comité Révolutionnaire, qui commande le groupe de prisonniers, décide d'aligner environ 300 prisonniers au pied de la Forteresse afin de les exécuter.
Une plaque commémorative rappelle cet exécution.
En 1793, un nouvel hôpital est ouvert.
Cet hôpital existe toujours sous le nom d'Hôpital Saint-Michel.
En 1869, les autorités étudient divers itinéraires pour relier Thouars à Tours par le chemin de fer.
En attendant, le trafic maritime reste important.
Chaque semaine, un bateau de messagerie assure un aller-retour Chinon-Saumur.
Un train de bateaux, hâlé par le remorqueur à vapeur "Blanzy", transporte du charbon jusqu'à Châtellerault.
Chaque année, 262 navires accostaient à Chinon pour charger 6 000 tonnes de marchandises (vins, céréales, pommes de terre, osier, cendres).
D'autres bateaux déchargeaient du charbon de Blanzy, des ardoises de Trélazé, des pierres de Montsoreau, de la chaux de Paviers, des verreries, de la quincaillerie, du poissons frais ou salés, des pièces de bois pour la tonnellerie, du foi, etc.
En 1870, pendant la guerre franco-allemande, l’Indre-et-Loire reste à l'écart du conflit.
Cependant, des milliers de blessés arrivent dans le département.
Le 28 janvier 1871, l'Armistice est signé à Versailles.
Les Allemands s'avancent vers Bourgueil, Chinon et Descartes.
Le 2 février 1871, le canton d'Azay est occupé par 400 hommes du 4ème Uhlans et 500 fantassins du 91ème Régiment d'Oldenburg.
L'occupation dure 5 semaines.
En 1912, le transport de marchandises sur la Vienne s'arrêtera pour laisser la place au chemin de fer.
Première Guerre Mondiale :
En mars 1915, les conscrits du Chinonais participent à la formation du 409ème Régiment d'Infanterie avec des hommes venus de Touraine, d'Anjou, du Poitou, du Berry et des régions envahies du Nord.
Les compagnies des 1er et 2ème bataillons sont constituées à Chinon en mars.
La compagnie du 3ème bataillon sera formée à Azay-le-Rideau.
De janvier à début mai 1915, 2 000 hommes sont cantonnés autour de Chinon.
Le 7 avril 1915, le 3ème bataillon part pour Bourges.
Le 7 mai 1915, les 1er et 2ème bataillons partent de Chinon pour Bourges afin de former, avec le 408ème Régiment d'Infanterie, la 303ème Brigade, de la 120ème Division.
En 1918, sur les 3220 hommes du 409ème Régiment d'Infanterie, il ne reste que 480 hommes.
En tout, la ville de Chinon a perdu 173 citoyens lors de la Première Guerre Mondiale.
Cinq Chinonais morts au combat sont inscrits sur le monument aux morts de la ville.
Seconde Guerre mondiale :
En juin 1940, des convois ininterrompus de réfugiés traversent Chinon.
L'armée allemande arrive rapidement sur la rive droite de la Loire, à Port-Boulet.
Face à elle, des soldats défendent la dernière ligne de défense sur la rive gauche, entre Lignières-de-Touraine et Candes.
Le 14 juin 1940, des soldats du 1er Cuirassier échappés de Dunkerque débarquent à Port-Boulet.
Une compagnie de Saint-Maixent, des cadets de Saumur, des tirailleurs algériens et sénégalais, ainsi qu'un bataillon cycliste venu de Saumur combattent à leurs côtés.
Les combats durent trois jours et font de nombreuses victimes.
Le 21 juin 1940, les Allemands enfoncent la ligne à 2 heures du matin.
Le jour même, à 8 heures du matin, Chinon est occupée.
Un Général Allemand se présente à l'hôtel de ville. Le maire, le docteur Henri Mattrais le reçoit.
La ville de Chinon n'a presque pas de dégâts.
Le conseil municipal s'est opposé à la destruction des ponts pendant la retraite des militaires français.
Les Chinonais s'adaptent à la présence des Allemands, grâce à l'aide du maire, du sous-préfet Paul Cay et de personnalités locales.
Ensemble, ils négocient et tentent d'éviter les confrontations avec l'occupant.
Quelques habitants agiront dans l'ombre afin de sauver des enfants Juifs.
À partir de 1941, la résistance s'organise dans le triangle L'Île-Bouchard-Saumur-Richelieu, centré sur la forêt de Scévolles.
Un groupe armé clandestin en relation avec les FFI est formé.
25 Chinonais ont rejoint le maquis.
Les 13 et 15 juin 1944, le faubourg Saint-Jacques est bombardé. 12 morts.
Le 1er juillet 1944, le maquis de Scévolles est créé dans la forêt de Scévolles.
René Malibeau, un jeune étudiant, en prend le commandement.
Les 13 et 14 juillet 1944, 4 tonnes d’armes et de munitions sont parachutées au lieu-dit « La Chapelle » sur la commune de Lencloître.
Les armes sont transportées vers la ferme Bouet, à Dandésigny.
Le maquis de Scévolles englobe les groupes armés de la région (sauf les Francs-tireurs partisans). 80 hommes en tout.
Du 5 au 20 août 1944, les maquisards font tout pour ralentir les Allemands.
Les 6 et 7 août 1944, l'aviation alliée mitraille la gare.
Le 25 août 1944, les nazis, installés dans la Kommandantur de Chinon, s'enfuient.
Le 28 août 1944, les troupes allemandes reçoivent l'ordre de quitter la ville.
Cependant, quelques soldats allemands reviennent le lendemain pour dynamiter les ponts de pierre et de chemin de fer.
Le 30 août 1944, Chinon et ses habitants sont libérés.
La commune a perdu 67 citoyens pendant le conflit.
Depuis 2000, la ville fait partie de la section du Val de Loire inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des paysages culturels.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
Forteresse Royale de Chinon (Indre-et-Loire)
Le 9 août 2020, le matin, j'ai visité la Forteresse Royale de Chinon.
Le site de la Forteresse est occupé depuis 3000 ans.
À l'époque Gallo-romaine, un guerrier Gaulois construit son habitation à l'emplacement de l'actuel fort Saint-Georges.
Un mur d'enceinte protégeait des maisons, des bâtiments agricoles et un bâtiment culturel.
Le propriétaire des lieux avaient eu l'autorisation de César d'être enterré à l'entrée de sa propriété.
À cette époque, Chinon n'est qu'un petit bourg.
À la fin de l'Empire Romain, le promontoire rocheux où se trouve la propriété de l'ancien guerrier Gaulois est fortifié.
Le site devient alors un castrum.
Une muraille avec des murs de 2,40 mètres d'épaisseur est construite.
12 tours permettent de protéger Chinon.
En 463, Chinon fait partie du Royaume des Wisigoths.
La muraille défensive résiste au siège de la ville par le Général Romain Ægidius.
Aux 7ème et 13ème siècles, Chinon abrite un atelier monétaire royal.
De 920 à 954, l'atelier monétaire de Tours est transféré à Chinon en raison de la menace d'invasion des Vikings.
Au 10ème siècle, la Forteresse est aux mains des Comtes de Blois.
Thibault Ier est le premier propriétaire en tant que Vicomte de Blois.
En 954, il fait construire une tour en pierre.
De 956 à 974, il s'élève au rang de Comte.
Afin de protéger davantage le château, il fait construire une enceinte, en plus de l'enceinte du vieux castrum en place depuis le 5ème siècle, tout autour du château.
Les travaux s'effectueront en grande partie sur la partie orientale de l'éperon rocheux.
Cette partie formera plus tard le Fort de Coudray.
À l'entrée du Fort se trouvaient des bâtiments et une Chapelle consacrée à Saint-Melaine.
Au 10ème siècle, les comtes d’Anjou menacent les comtes de Blois.
En 1044, les comtes d’Anjou s'emparent de la Touraine.
Le Château de Chinon est donné à Geoffroy Martel.
En 1060, Geoffroy Martel décède sans descendance.
Le Château revient à son neveu Foulques IV.
À la moitié du 11ème siècle, d'importants travaux afin d'agrandir la superficie du domaine, un rempart plus grand est construit.
Un prieuré est créé à l'intérieur du Château.
Entre 1087 et 1105, Foulques IV a créé un impôt afin de financer les travaux.
En 1109, à la mort de Foulques IV, l'Anjou a environ la même superficie qu'aujourd'hui.
Geoffroy le Bel, petit-fils de Foulques IV, prend le surnom de Plantagenêt.
En 1152, Henri II Plantagenêt épouse Aliénor d'Aquitaine.
De leur union, 8 enfants naîtront dont 2 seront de futurs rois : Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre.
Le 6 novembre 1153, Henri II Plantagenêt est désigné héritier de la Couronne d'Angleterre, selon le Traité de Wallingford.
Le territoire de Plantagenêt s'étend donc de l'Écosse jusqu'aux Pyrénées.
Chinon devient la Capitale de l'Empire d'Henri II Plantagenêt.
Le Château est transformé tel qu'on le connaît de nos jours.
Entre 1160 et 1180, Henri II Plantagenêt séjourne fréquemment le château de Chinon.
À Noël 1172, il passe les fêtes avec sa femme et ses enfants qui se disputent leur futur héritage territorial.
En 1173, Henri II fait enfermer Aliénor dans la Forteresse de Chinon.
Peu de temps après, il l'envoie en résidence surveillée en Angleterre.
En 1179, Philippe Auguste devient Roi lorsque son père Louis VII est encore en vie.
Philippe s'allie à Richard et Jean contre leur père.
Richard devient l'héritier à la Couronne d'Angleterre.
Par la suite, Philippe se rapproche de Geoffroy (4ème fils d'Henri II) contre Richard.
En 1186, Geoffroy décède et il ne reste plus que deux enfants d'Henri II encore en vie : Richard et Jean.
Philippe est donc dans l'obligation de faire la paix avec Richard.
Henri II s'inquiète de cette amitié.
Philippe persuade Richard que son père veut le déshériter au profit de son frère Jean.
Richard prête alors serment au Roi de France sur les terres des Plantagenêt.
Richard et Philippe siègent les places fortes fidèles à Henri II.
Henri II fui Le Mans pour se réfugier dans sa Forteresse de Chinon.
Le 6 juillet 1189, Henri II Plantagenêt décède dans la Chapelle Saint-Melaine.
Richard devient alors le maître incontesté de l'Empire Plantagenêt.
Le corps d'Henri II Plantagenêt sera transféré plus tard à l'Abbaye de Fontevraud.
Le Fort Saint-Georges ainsi qu'un Palais de 3 ailes abritant une Chapelle consacrée à Saint-Georges ont été construits pendant le règne d'Henri II.
L'ensemble était protégé d'une enceinte sans tours.
Deux tour-portes rectangulaires et monumentales (à l'Est et à l'Ouest) permettaient d'entrer dans la cour du Château.
La tour-porte de l'Ouest est la plus connue.
Elle se trouvait à l’emplacement de l’actuel bâtiment abritant l'accueil du Fort Saint-GeSaint-Georges.
Richard Cœur de Lion ne profitera pas longtemps de ses nouvelles terres.
La Croisade le somme de délivrer Jérusalem de Saladin.
Avant de partir, Richard et Philippe signent un pacte de non-agression.
Ce pacte permet d'éviter qu'aucun des deux ne fassent main basse sur les terres de l'autre.
En 1193, Philippe rentre avant Richard et décide de rompre le pacte.
Il attaque Gisors et le Vexin normand.
L'Empereur Henri IV fait emprisonner Richard, alors sur le chemin du retour.
Pendant sa captivité, c'est sa mère qui gouverne.
Mais son frère Jean profite de la situation pour s'allier au Roi de France.
Jean lui cède une partie du territoire continental des Plantagenêt.
En 1194, Richard est libéré contre une très grande rançon.
Richard s'efforcera de reconquérir ses terres avec la construction de Château-Gaillard.
Il en profite pour envoyer son armée afin de combattre ses vassaux qui se sont tournés vers le Roi de France pendant la Croisade.
Pendant le siège de Châlus, Richard est blessé.
Le 6 avril 1199, Richard Cœur de Lion décède.
À partir de 1200, Jean sans Terre renforce les défenses du château de Chinon afin de résister à la pression du Roi de France.
Le Fort Saint-Georges est fortifié. Il deviendra un poste avancé permettant de protéger le Château depuis la route de Tours.
Des tours et des remparts sont créés et renforcés.
L’extrémité occidentale du promontoire rocheux est protégée par une douve et devient le Fort du Coudray.
En 1199, Jean sans Terre organise le rapt d'Isabelle d'Angoulême, promise à Hugues IX.
Le 24 août 1200, Jean sans Terre se marie avec Isabelle d'Angoulême.
Hugues IX se plaint auprès de Philippe Auguste.
À l'automne 1204, Philippe part en guerre contre Jean.
Les armées du Roi de France siègent devant la Forteresse de Chinon.
Le 23 juin 1205, le Roi de France Philippe Auguste s'empare de la Forteresse, soi-disant imprenable.
Le 24 juin 1205, Philippe Auguste accroît davantage les défenses de la Forteresse car celle-ci est toujours sur le territoire des Plantagenêt.
Un profond fossé est creusé à l'extrémité orientale du château.
Le fossé est donc dominé par une nouvelle tour, le Donjon philippien du Coudray.
Les remparts sont renforcés par 3 tours de flanquement circulaires (Boissy, L'Echaugette et des Chiens).
Les tours sont pourvues d’archères creusées dans l'épaisseur totale des murs.
L'entrée du château se fera par la porte monumentale des Champs, entre le château et le Fort Saint-Georges.
La porte des Champs est composée de 2 grosses tours circulaires, d'une herse précédée d'un pont-levis.
La tour-porte de l’Horloge reçoit également une herse.
Philippe le Bel désire détruire l'ordre du Temple.
Mais il manque de preuves et demande à Guillaume de Nogaret d'enquêter.
Guillaume de Nogaret trouve un bourgeois emprisonné pour meurtre qui aurait partagé sa cellule avec un Templier condamné à mort. L'ancien Templier lui a avoué les pratiques obscènes d'entrée à l'Ordre des Templiers.
En 1305, Esquieu de Floyran parvient à informer le Roi de France par le biais de Guillaume de Nogaret.
Ayant entendu les preuves rapportées par Guillaume de Nogaret, Philippe le Bel écrit au Pape afin de lui faire part de ces aveux sur les pratiques obscènes de la part des Templiers.
Le 24 août 1307, Jacques de Molay obtient du Pape l'ouverture d'une enquête pontificale.
Mais Philippe le Bel n'a pas l'intention d'attendre les résultats de l'enquête. Il prépare l'arrestation des membres de l'Ordre des Templiers, à l'Abbaye de Notre-Dame-La-Royale le jour de la fête de la Sainte-Croix.
Le 13 octobre 1307, tous les Templiers sont arrêtés massivement en France.
En 1308, le Roi convoque les États Généraux à Tours afin de légaliser les arrestations.
Les représentants des États Généraux approuvent la condamnation de l'Ordre malgré l'intervention du Pape Clément V pour interrompre la procédure royale commencée par Philippe le Bel.
Entre le 18 et le 20 août 1308, une guerre de pouvoir a lieu au Château de Chinon entre le Roi de France Philippe le Bel et le Pape Clément V.
Peu de temps après, un procès a lieu et les Templiers reconnaissent avoir craché sur la croix, succombé au péché de fornication, etc.
Le Roi de France tient le Pape à l'écart le temps du procès.
Plusieurs mois après l’arrestation de tous les membres de l'Ordre, le Pape demande à Philippe le Bel d'entendre lui-même les prisonniers.
Philippe le Bel accepte d’envoyer soixante-quinze templiers devant le pape à Poitiers.
Mais, le Roi fait retenir au château de Chinon les quatre dignitaires de l’ordre, dont le grand maître Jacques de Molay. Il ne souhaite pas les voir absouts par le Pape.
Le pape envoie donc au château de Chinon 3 cardinaux afin d’interroger les dignitaires et les réintégrer au sein de l’église catholique.
Philippe le Bel ne tient pas compte de ce repentir et fait condamner les quatre dignitaires au bûcher.
Vers 1370, le duc Louis Ier d’Anjou commence la reconstruction des logis.
De cette reconstruction, il ne reste aujourd'hui que l'aile Sud.
Pendant le règne de Charles VII, un des bâtiments du prieuré Saint-Melaine est transformé en salle de jeu de paume.
De nombreuses transformations sont réalisées au château.
En 1419, les Anglais s'emparent de Paris.
Le dauphin Charles est contraint de s'exiler à Bourges.
En mai 1420, les parents de Charles VII, sous influence anglo-bourguignonne, déshéritent leur fils au profit d’Henri V d'Angleterre en signant un traité.
Le Dauphin n’accepte pas ce traité.
II se fait proclamer Roi de France sans être sacré à Reims qui se situe en terre anglo-bourguignonne.
En 1422, il se marie avec Marie d’Anjou à Bourges.
En 1427, la cour de Charles VII s’installe au Château de Chinon.
En août 1428, sa fille, la princesse Radegonde naît.
Le 23 février 1429, Jeanne d’Arc la Pucelle arrive à Chinon après une chevauchée de 11 jours depuis Vaucouleurs.
Le 25 février 1429, elle rencontre Charles VII afin de lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims.
Charles VII demande à une assemblée de femmes de vérifier la virginité de Jeanne, puis l'envoie à Poitiers auprès de docteurs en théologie afin de constater sa bonne foi.
Jeanne rentre à Chinon et est à nouveau reçue par le Roi.
Elle apporte une couronne en or au Roi en signe matériel de mener le Roi au sacre.
Cette deuxième entrevue marque un tournant dans la Guerre de Cent Ans.
Grâce à l'élection divine de Jeanne, le Prince parvient à convaincre ses partisans de reprendre confiance derrière son étendard.
Au fil des années, la Forteresse de Chinon est progressivement abandonnée.
Elle tombe en ruines.
En 1763, la Chapelle Saint-Georges est détruite.
Pendant la Révolution, le château est vendu comme bien national.
Des particuliers occupent les ruines et construisent des maisons au pied des remparts.
Ils creusent également des caves dans le coteau.
À partir de 1824, le parc du château est transformé en promenade publique.
En 1840, la Forteresse est classée aux Monuments Historiques, mais les ruines restent tout de même dangereuses.
En 1854, la Municipalité de Chinon demande la destruction des bâtiments en ruines.
Mais Prosper Mérimée demande la restauration de la Forteresse.
En 1926, les terrains attenants à la Forteresse sont classés à leurs tours.
Le département d'Indre-et-Loire veut préserver ce patrimoine exceptionnel.
En 2003, des fouilles archéologiques débutent.
À partir de 2005, les travaux de restauration débutent.
En 2015, une équipe de l'émission Secrets d'Histoire enregistre plusieurs séquences au château dans le cadre de deux émissions :
- "Aliénor d'Aquitaine, une rebelle au Moyen Âge"
- "Jeanne d'Arc, au nom de Dieu"
Pour plus de renseignements afin de visiter la Forteresse :
Vallée Troglodytique des Goupillières (Indre-et-Loire)
Le 8 août 2020, l'après-midi, j'ai visité la Vallée Troglodytique des Goupillières.
En 1962, Louis-Marie Chardon, âgé de 10 ans, prend l'habitude de venir s'amuser sur un terrain, que son père André Chardon venait d'acheter afin d'agrandir l'exploitation arboricole familiale.
André Chardon plante des pommiers sur le coteau et laisse le reste du terrain, située dans la vallée, à l'abandon.
Il s'avère que lors de ses nombreuses escapades sur le terrain envahi de ronces, Louis-Marie découvre peu à peu des habitations troglodytiques.
En 1982, Louis-Marie hérite du terrain abandonné.
À cette époque, il est arboriculteur comme son père.
Lors de ses temps libres, il débroussaille les ronces, ce qui lui permet de découvrir le 53ème et dernier souterrain-refuge connu de Touraine.
En 1997, le village troglodytique reprend vie.
La Vallée Troglodytique des Goupillières naît.
En 2000, Louis-Marie Chardon ouvre le site au public.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur des habitations troglodytiques :
Domaine de Candé (Indre-et-Loire)
Le 8 août 2020, le matin, j'ai visité le Domaine de Candé.
À partir du 10ème siècle, une maison fortifiée est construite sur le site de Candé dès.
En 1313, Macé de Larcay est le premier seigneur connu des seigneurs de Candé.
Au Moyen-âge, le domaine de Candé est un fief faisant partie de la châtellenie de Montbazon.
Quelques parcelles appartiennent malgré tout à l'Abbaye Saint-Paul de Cormery.
En 1499, François Briçonnet (maire de Tours) achète le Domaine de Candé.
Il fait construire un pavillon de style Louis XII à l'emplacement de la maison fortifiée.
En 1508, Jeanne, fille de François Briçonnet, termine les travaux entrepris par son père.
De 1564 à 1715, le Domaine de Candé appartient à la famille Brodeau.
En 1770, une crue de la rivière Indre endommage les moulins du Ripault.
En 1772, le Domaine se sépare des moulins du Ripault.
Ils sont vendus et reconstruits afin d'actionner une tréfilerie.
En 1786, les moulins du Ripault deviennent la Poudrerie Nationale du Ripault.
Le 24 juin 1853, Santiago Drake del Castillo achète le domaine à Raoul Le Caron.
Il fait construire une balustrade qui relie les tours de la façade Ouest datant de 1840.
En 1857, Giuseppe Devers décore le fronton de la porte d'entrée par une peinture sur émail qui représente Saint Martin partageant son manteau.
Parallèlement, Drake del Castillo construit l'aile Nord dans le style Néogothique.
De 1864 à 1867, Drake del Castillo entreprend d'importants travaux.
Il fait construire une chapelle dédiée à Sainte Claire en hommage à Charlotte Claire Spitz, à l'ouest du parc.
Un bâtiment abritant une école de filles se trouve à proximité de la chapelle.
Ne servant plus, l'école est fermée et réaménagée.
Une partie du bâtiment abrite le logement du directeur de la poudrerie.
L'autre partie abrite un hospice.
Il modernise les fermes agricoles du domaine.
En février et mars 1871, des chambres du château sont occupées par des officiers Prussiens.
Les écuries du Domaine sont réquisitionnées afin d'abriter leurs chevaux.
Le 25 octobre 1871, Santiago Drake del Castillo décède au Domaine de Candé.
Jacques Drake del Castillo, fils aîné de Santiago, termine les travaux en cours.
Il remplace les communs par des dépendances, à l'écart du château.
Il continue d'améliorer les techniques agricoles, commencées par son père, notamment dans le mode de culture de la vigne. Il gagnera de nombreuses récompenses dans des concours.
Amateur d'art, il possède à Candé de nombreuses toiles de son ami Claude Monet.
En 1918, Jacques Drake del Castillo décède.
En 1918, à la fin de la Première Guerre Mondiale, Jean (fils de Jacques Drake del Castillo) récupère le Domaine ainsi que la mairie de Monts. En effet, son père était devenu maire de Monts.
En 1925, Jean perd les élections municipales.
Il quitte le Domaine de Candé et part s'installer à Cannes.
Le 23 juillet 1927, ayants d'importants problèmes financiers, Jean Drake del Castillo vend le Domaine de Candé à Charles Bedaux et son épouse Fern, de riches industriels américains.
Charles Bedaux fait construire un couloir permettant d'accéder aux pièces d'apparat.
Il détruit le vestibule qui avait été construit par Santiago Drake del Castillo.
Il modernise profondément l'intérieur du Château en le rendant plus confortable.
Il stoppe l'abattage des arbres qui avait été demandé par Jean Drake del Castillo.
Il fait réaménager le parc et les jardins par l'architecte paysagiste Louis Decorges.
Enfin, il fait construire un golf de 18 trous sur 3 hectares du parc.
Tous ces travaux se termineront en août 1930 par une grande fête organisée au château.
Le 3 juin 1937, le mariage du duc de Windsor (ex-roi Édouard VIII) et de Wallis Simpson est célébré au Château de Candé.
Le mariage civil est prononcé par le docteur Charles Mercier, maire de Monts.
Aucun membre de la famille royale britannique n'assiste au mariage, à l'exception de 16 invités dont Randolph Churchill (fils de Winston Churchill), du Préfet d'Indre-et-Loire et du Consul de Grande-Bretagne à Nantes.
À la fin du repas de noces dans la soirée, le duc et la duchesse de Windsor montent dans l'Orient-Express à Laroche-Migennes.
Le train les emmenera à Venise.
De juin à septembre 1940, l'ambassade Américaine se réfugie dans une partie du château mise à sa disposition.
Le Domaine de Candé se trouve en Zone Occupée, après la signature de l'armistice du 22 juin 1940.
En décembre 1942, Marcel Carné envisage de tourner son film "Les Visiteurs du soir" au domaine.
À cette époque, le château est placé sous séquestre allemand, car il appartient à un Américain.
En effet, les États-Unis et l'Allemagne sont en guerre depuis décembre 1941.
Le 18 octobre 1943, la Poudrerie du Ripault explose accidentellement.
Les vitres des pièces du château tournées vers la Poudrerie sont détruitent.
Fern Candé, qui se trouvait dans une des pièces exposées, est blessée.
Le 18 février 1944, Charles Bedaux décède.
Fern Bedaux devient propriétaire du Domaine.
En 1951, Fern Bedaux fait don du château et d'une partie de son mobilier à l'État.
Elle s'en réserve l'usufruit jusqu'à sa mort.
En 1972, Fern Bedaux décède.
Selon sa volonté, l'État entre en possession de son don.
En 1974, le Domaine de Candé devient la propriété du Conseil Départemental d'Indre-et-Loire.
Fern Bedaux souhaitait, en 1951, voir le Château de Candé devenir une résidence présidentielle.
Le mobilier du Château est transféré au Mobilier National et inscrit dans ses inventaires. Les meubles sont alors dispersés et se trouvent place dans des résidences présidentielles comme le Palais de l'Élysée, l'Hôtel de Marigny ou encore le Fort de Brégençon.
Cependant, une des volontés de Fern Bedaux a été respectée : que « le domaine ne soit ni morcelé, ni loti, et que le château conserve une affectation culturelle, artistique, universitaire ou de haut intérêt national et régional ».
Depuis 2014, à la demande du Conseil Départemental d'Indre-et-Loire, le Mobilier National réinstalle progressivement les meubles d'origine, en prenant pour référence un inventaire réalisé à la demande de Charles Bedaux en 1930.
Les deux tiers des meubles ont été restitués.
En 2016, plusieurs séquences sont tournées au Château par une équipe de l'émission Secrets d'Histoire.
L'émission était consacrée à Wallis Simpson.
En juillet 2018, les rideaux de plusieurs pièces reconfectionnés à l'identique par le Mobilier National sont inaugurés.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château :
Ville de Blois (Loir-et-Cher)
Le 7 août 2020, j'ai visité la ville ainsi que le Château Royal de Blois.
En 52 avant Jésus Christ, les Romains envahissent le Pagus Blesensi (Pays Blésois).
À cette époque, Blois fait partie de l'Oppidum Autricum (Chartres).
Blesis (Blois) est entouré de forêts.
C'est une petite ville autour d'une forteresse construite par les Romains. Cette forteresse est à l'emplacement de l'actuel château.
Deux temples romains dédiés à Jupiter et à Mercure ont siégé dans la ville.
En 410, Ivomadus conquiert les pagi de Blois et Chartres en combattant le Consul Odo.
Il a instauré le Royaume de Blois malgré l'Empire.
Entre 481 et 497, la terre est conquise par le Roi des Francs, Clovis.
En 832, Guillaume d'Orléans est nommé Comte de Blois par le Roi Louis Ier.
Le Comté passera dans les mains de Robert le Fort, Robert Ier, Eudes mais également Hugues le Grand.
En 854, 856 et 868, Blois est détruit lors de raids Vikings menés par Hasting.
En 940, Thibaud le Tricheur devient comte indépendant sous Hugues le Grand.
Les comtés de Blois, Chartres et Châteaudun se retrouvent sous son pouvoir. Le comté de Blois restera dans la famille de Thibaud le Tricheur jusqu'en 1397.
En 1171, suite à la disparition inexpliquée d'un enfant chrétien, Blois fait partie d'une des villes d'Europe à accuser les Juifs de crimes rituels.
Le 26 mai 1171 (20 sivan 4931 du calendrier Hébraïque), en représailles, 35 Juifs sont brûlés vifs près des fourches patibulaires par le Comte Thibaut V de Blois.
Le jour même, Rabbenou Tam apprend les tragiques évènements de Blois. Il déclare que le 20 sivan 4931 devient un jour de jeûne pour les Juifs de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne.
Au 12ème siècle, cinq paroisses se trouvent sous le giron de Blois :
- au centre : l'abbaye Notre-Dame de Bourg-Moyen (aujourd'hui disparue)
- à l'est : l'église romane de Saint-Solenne
- à l'ouest : l'église abbatiale de Saint-Laumer de style roman. L'église Saint Nicolas est construite à l'emplacement de l'église abbatiale.
- au Nord : la paroisse Saint-Honoré et son église existaient en 1154. En 1792, l'église est vendue puis détruite.
Aujourd'hui, la Place Saint-Honoré occupe l'emplacement de l'église.
- au Sud de la Loire : l'église Saint-Saturnin construite à l'emplacement de l'ancienne église romane de l’époque.
De toutes les églises romanes, seuls subsistent quelques vestiges de Saint-Solenne (actuelle cathédrale Saint-Louis).
En 1233, Jean Ier de Blois-Châtillon fonde le Couvent des Cordeliers.
Le Couvent était construit dans l'actuelle rue des Cordeliers.
En 1238, Jean Ier de Blois-Châtillon fait construire l'église Saint-Martin-aux-Choux au pied du château.
L'église est détruite pendant la Révolution.
En 1273, Jean Ier fonde le Couvent des Jacobins.
De nos jours, le Musée d'Histoire Naturelle.
Au milieu du 13ème siècle, la ville se protège en construisant des remparts.
Ceux-ci subsisteront jusqu'à la fin du 16ème siècle.
De nos jours quelques tours sont encore en place (les tours Beauvoir et du Foix entre autres).
Quelques rues sont encore présentes de nos jours : les rues Porte Côté, Porte Bastille et Porte Chartraine.
Entre 1356 et 1380, la ville est assiégée par les soldats anglais du Prince Noir, fils du roi Édouard III.
En 1391, la famille de Châtillon étant criblée de dettes et n'ayant pas de descendance vend le Comté de Blois au Duc Louis Ier d’Orléans (fils cadet du Roi Charles V le Sage).
Ainsi, Blois entre dans le domaine royal.
Les ducs d'Orléans s'installent au château.
En 1415, Charles d'Orléans est fait prisonnier lors de la bataille d'Azincourt.
Pendant que Charles d'Orléans est emprisonné, son frère Jean de Dunois, déjà seigneur de Romorantin et de Millançay, protège la ville de Blois qui est à nouveau encerclée par les Anglais.
Fin avril 1429, Jeanne d'Arc séjourne à Blois pour se ravitailler.
Jean de Dunois devient son compagnon d'armes.
Entre le 25 et le 26 avril 1429, Jeanne d'Arc fait bénir son étendard dans la Collégiale Saint-Sauveur.
Le 27 avril 1429, après que les 500 soldats promis par Charles VII soient arrivés, Jeanne d'Arc traverse le pont Saint-Louis afin d'aller libérer la ville d'Orléans, occupée par les Anglais.
En 1444, Charles d'Orléans est libéré.
En 1498, le roi Charles VIII décède à Amboise.
Le duc Louis II d’Orléans (petit-fils de Louis Ier) se rend à Amboise.
Il est couronné sous le nom de Roi Louis XII.
La cour du nouveau roi s'installe à Blois.
Sous le règne de Louis XII, la ville se transformera au fil des années.
En 1526, François Ier désire regagner Paris.
En 1539, les meubles et les tapisseries du Château de Blois sont transférés vers Paris.
En mars 1562, les guerres de Religion commencent.
Catherine de Médicis décide de se réfugier au Château de Blois avec ses fils afin de tenter de restaurer le pouvoir royal.
Le 4 juillet 1562, la ville de Blois est conquise par les protestants.
Cependant, les Catholiques du Maréchal de Saint-André pillent la ville et violent les femmes.
Le 7 février 1568, les Protestants du Capitaine Boucard pillent et incendient la ville à leur tour.
Ils tuent les Catholiques et les églises sont ruinées.
De 1588 à 1589, les États Généraux s'établissent à Blois. Le roi Henri III s’y étant réfugié.
Le 23 décembre 1588, Henri III fait assassiner le duc de Guise au château de Blois.
Le 24 décembre 1588, le Cardinal de Guise sera également exécuté au château.
Blois a perdu son caractère de résidence royale après le départ des rois vers Paris.
Henri IV a transféré la bibliothèque Blésoise à Fontainebleau.
En 1617, Louis XIII prend le pouvoir.
Il décide d'exiler sa mère Marie de Médicis, à Blois.
En 1622, la Contre-Réforme installe l'Ordre des Jésuites à Blois.
Ils font construire une Chapelle dédiée à Saint-Louis. De nos jours, il s'agit de l'église Saint-Vincent de Paul de Blois.
En 1634, Louis XIII fait exiler son frère Gaston d’Orléans, à Blois.
En 1657, Gaston d’Orléans fonde l’Hôpital général ou "hospice de Vienne". De nos jours, c'est la Maison de Retraite Gaston d’Orléans.
Il finance également une partie de la reconstruction de l’Hôtel-Dieu.
Il reste à Blois jusqu’à sa mort.
En 1660, après la mort de Gaston d’Orléans, le château de Blois est abandonné après avoir été dépouillé par Louis XIV.
Blois devient un évêché sous le règne de Louis XIV.
Le premier évêque de Blois, David Nicolas de Bertier, choisit l'église Sainte-Solenne comme future cathédrale.
En 1700, les travaux de transformation de l'église en cathédrale sont achevés.
Le nouvel évêque installe un Palais Épiscopal à l'intérieur.
À partir de 1703, l'aménagement des jardins en terrasse commence.
Les travaux vont s'étaler sur 50 ans.
Dans la nuit du 6 au 7 février 1716, le pont médiéval cède sous la pression d'une débâcle du fleuve.
Le duc Philippe d'Orléans demande à son frère Louis XIV la reconstruction du pont.
Jacques Gabriel est l'architecte de la cour. Il réalisera sa reconstruction.
En 1724, le nouveau pont est inauguré.
Il porte le nom de l'architecte, Jacques Gabriel.
En 1788, Louis XVI envisage de détruire le château. Il est sauvé par le Régiment Royal-Comtois qui s'installe à l'intérieur.
En janvier 1789, la Loire déborde énormément et entraîne une grande perte des récoltes pour l'année 1789.
En juillet 1789, la ville de Blois a très peu participé à la prise de la Bastille lors de la Révolution.
Néanmoins, l'abbé Grégoire, représentant blésois du clergé, a beaucoup contribué à la première abolition de l'esclavage dans les colonies et le territoire français, lors du serment du Jeu de Paume.
En 1790, la province de l'Orléanais est démantelée.
Le département de Loir-et-Cher est créé avec Blois comme chef-lieu.
En 1791, les jardins sont ouverts au public sous l'égide de l'Abbé Henri Grégoire.
Entre 1792 et 1793, les Révolutionnaires votent la destruction des emblèmes royaux au château, à l'ancien hôtel de ville, les églises Saint-Martin-aux-Choux et Saint-Lubin, la Collégiale Saint-Sauveur, l'ancienne église Saint-Nicolas et la paroisse Saint-Honoré.
Napoléon Bonaparte abroge l'esclavage suite à la loi de 1802.
En 1814, l'impératrice, Marie-Louise d’Autriche, se réfugie à Blois au moment de sa deuxième régence.
En 1846, le chemin de fer arrive à Blois avec l'ouverture de la ligne Paris-Orléans-Tours.
Entre 1850 et 1870, de nombreux travaux d'urbanisme sont effectués sous les mandats successifs du maire Eugène Riffault.
En 1846, 1856 et 1866, la Loire sort de son lit 3 fois inondant le centre-ville, le quartier Saint-Jean et le quartier Vienne.
En 1862, Victor-Auguste Poulain installe sa chocolaterie à proximité de la gare.
Au 19ème siècle, avec l'arrivée du chemin de fer, la navigation commerciale sur la Loire s'arrête progressivement.
Le 28 janvier 1871, le Lieutenant Georges de Villebois-Mareuil libère la ville qui était occupée depuis le 13 décembre 1870 par les Prussiens.
Un monument, rappelant la libération du faubourg de Vienne par les généraux Pourcet et Chabron, est installé sur l'avenue Wilson.
Entre 1910 et 1933, un réseau de 5 lignes de tramway est créé en ville en plus des réseaux départementaux TLC et TELC96 déjà existants.
Entre 1932 et 1939, la basilique Notre-Dame-de-la-Trinité est construite en béton.
Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février 1939, 3100 réfugiés espagnols fuyant l’effondrement de la république espagnole arrivent en Loir-et-Cher.
Au début de la Seconde Guerre Mondiale, une foule de réfugiés fuyant les territoires envahis depuis le 10 mai 1940 par l'Allemagne nazie, traverse Blois.
Le 14 juin 1940, les Blésoises et enfants de moins de 13 ans sont appelés à évacuer la ville.
Le 15 juin 1940, des obus sont tirés sur la rive droite. La gare ayant été visée, ce sont le cimetière et les bâtiments voisins qui sont touchés.
Cette même journée, de nombreux réfugiés provenant des villes occupées par les Nazis dont Orléans, traversent la ville de Blois.
Le 16 juin 1940, de nouveaux bombardements ont lieu. La maison du maire Émile Laurens, qui décédera un peu plus tard, et la gare sont touchés.
Du 17 au 19 juin 1940, les bombardements reprennent de plus belle détruisant de nombreux bâtiments ainsi que le pont Jacques Gabriel afin de ralentir l’avancée des Nazis.
Cependant, afin de protéger le château de l'incendie qui ravage la ville basse autour de la place Louis XII, les hôtels d'Amboise et d'Épernon sont détruits.
Le 20 juin 1940, deux jours après l'appel du Général de Gaulle, les soldats français sont contraints d'abandonner Blois-Vienne et de se replier plus au sud, à Montrichard.
Le 21 juin 1940, les Blésois valides encore présents en ville sont réquisitionnés à la Kommandantur.
Ils sont assignés à remettre en état les routes de la ville.
Le 22 juin 1940, l'Armistice est signé.
Blois se trouve alors au Nord de la ligne de démarcation.
Le 11 juin 1944, les soldats anglais et américains bombardent la ville.
De nombreux ouvrages sont détruits dont le viaduc ferroviaire des Noëls sur la ligne Blois-Romorantin.
Le 8 août 1944, la Gestapo déplace la Kommandantur de Blois à Cellettes.
Le 15 août 1944, les soldats allemands repoussent un convoi de soldats américains qui tente d'entrer par la forêt de Blois.
Le 1er septembre 1944, la ville de Blois est libérée après d'intenses combats entre les soldats allemands et les 500 résistants blésois soutenu par les soldats américains.
À la fin de la guerre, la ville de Blois compte 230 morts et 1522 bâtiments détruits.
Pour la Reconstruction à Blois, seul le pont Jacques-Gabriel sera reconstruit à l'identique. Il est rouvert à la circulation en décembre 1948.
Les autres bâtiments et ouvrages détruits sont reconstruits selon les caractéristiques régionales.
En 2007, le centre-ville a été transformé en zone piétonne.
Certaines rues ont été pavées.
Depuis 2007, de nombreux travaux de rénovation et de construction ont lieu dans les divers quartiers de la ville.
Roseraie des Jardins de l'Évêché.
Le bâtiment qui surplombe les jardins est l'Hôtel de ville :
L'hôtel de Villebresme :
L'Hôtel d'Alluye :
L'Église Saint-Vincent :
L'Église Saint-Nicolas :
Le pont Jacques Gabriel :
Photos dans les rues de Blois :
Le Château Royal de Blois :
En 854, le château de Blois est attaqué par les Vikings.
Du 10ème au 11ème siècle, la Forteresse appartient aux Comtes de Blois.
Leurs domaines s'étendent de la région de Blois à la région de Chartres et jusqu’à la Champagne.
À la fin du 12ème siècle, la Collégiale Saint-Sauveur est construite dans l’avant-cour.
Au 13ème siècle, le château est reconstruit par la famille bourguignonne de Châtillon.
En 1392, Guy II de Blois-Châtillon, dernier descendant de la famille de Châtillon, vend la propriété à Louis d'Orléans.
En 1397, à la mort de Guy II de Blois-Châtillon, Louis d'Orléans prend possession du château.
En 1407, Louis d'Orléans est assassiné à la demande de Jean sans Peur.
Valentine Visconti, veuve de Louis d'Orléans, part vivre au château de Blois.
Elle décède en 1408 après avoir fait graver sur les murs du château : "Rien ne m'est plus, plus ne m'est rien".
En 1415, son fils Charles d’Orléans est emprisonné pendant la bataille d’Azincourt.
En 1429, Jeanne d'Arc est bénie dans la Chapelle du Château de Blois par l'Archevêque-duc de Reims, Regnault de Chartres.
Après la bénédiction, Jeanne d'Arc prend le départ pour lever le siège d’Orléans.
En 1440, Charles d'Orléans est libéré.
Il rentre au château de Blois.
En 1458, il lance un concours de poésie.
Charles d'Orléans vit au château pendant 25 ans.
Il transforme le château afin de le rendre habitable.
Seuls subsistent, de nos jours, la grande salle datée du 13ème siècle ainsi que la Tour Cylindrique du Foix.
Le 27 juin 1462, Louis d’Orléans (fils de Charles d’Orléans), naît au château de Blois.
En 1498, Louis d'Orléans devient roi de France sous le nom de Louis XII.
Entre 1498 et 1503, Louis XII, avec Anne de Bretagne, entreprend de reconstruire le château dans le style Louis XII, en mélangeant les styles Gothique Flamboyant et Renaissance.
Le 9 janvier 1514, Anne de Bretagne décède au château.
Ses funérailles sont célébrées à la Collégiale Saint-Sauveur.
En 1514, Claude de France (fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne), épouse son cousin François d’Angoulême (arrière-petit-fils de Louis d’Orléans).
En 1515, François d’Angoulême monte sur le trône sous le nom de François Ier.
Claude de France quitte le château d'Amboise et meuble le château de Blois afin d'y installer la Cour.
François Ier fait construire une nouvelle aile de style Renaissance. Il commence une grande collection de livres anciens.
En 1524, Claude de France décède.
Les travaux s'arrêtent et François Ier délaisse le château de Blois au profit de celui de Fontainebleau.
Il y transfère sa collection de livres afin de fonder la Bibliothèque Nationale.
Le château de Blois ne sera pas totalement délaissé puisque Claude de France avait eu 7 enfants.
Les enfants royaux seront éduqués jusqu'à Marie de Médicis.
Le 18 octobre 1534, le château est au cœur de l'affaire des Placards.
Cette affaire marque le début de la répression du protestantisme en France.
En 1539, Charles Quint est reçu à Blois.
En 1547, Henri II (fils de François Ier) devient Roi de France.
Il fait une entrée solennelle à Blois, accompagné de sa femme.
En 1556, Catherine de Médicis fait représenter la tragédie Sophonisbe (première pièce de théâtre à respecter la règle classique des trois unités) devant le Roi.
Le Château servira de résidence principale pour les successeurs du Roi Henri II.
En 1572, un traité est signé avec l’Angleterre.
Les fiançailles d'Henri de Navarre (futur Roi Henri IV) et de Marguerite de France sont célébrées dans la chapelle du château.
Entre 1588 et 1589, Henri III convoque les États Généraux.
Le 23 décembre 1588, Henri III fait assassiner son ennemi, le Duc de Guise, dans sa chambre.
Le 24 décembre 1588, le Cardinal de Lorraine, frère du duc de Guise, sera à son tour assassiné.
Le 5 janvier 1589, Catherine de Médicis décède au château.
Henri IV, successeur d'Henri III, séjourne au château en 1589, 1598 et 1599.
En 1598, Henri IV fait faire de nouvelles constructions au château dont une galerie de 200 mètres de long au fond du jardin.
Mais les travaux seront interrompus plus tard. Certains édifices s'écrouleront en 1756.
En 1610, à la mort d’Henri IV, sa veuve Marie de Médicis s'exile au château.
En 1617, Marie de Médicis fait construire un pavillon dans l’angle Nord-Ouest.
En 1626, Louis XIII alloue le comté de Blois à son frère Gaston d’Orléans en guise de cadeau de mariage.
En 1634, Gaston d’Orléans s'installe au château.
En 1638, Gaston ayant des problèmes financiers, il s'installe dans l'aile François Ier.
De 1652 à 1653, Gaston vit au château après la Fronde.
Le 2 février 1660, Gaston décède au château.
À partir de cette date, le château est abandonné.
Au 18ème siècle, Louis XIV cède le château à d'anciens serviteurs.
Ils cloisonnent l’intérieur afin de faire plusieurs appartements.
En 1788, le château de Blois est mis en vente.
Au moment de la Révolution, cela fait 130 ans que le château est à l’abandon.
Les Révolutionnaires l'ont pillé en le vidant des meubles et statues afin de faire disparaître les vestiges de la royauté.
La Collégiale Saint-Sauveur est vendue à l’entrepreneur Guillon.
Il la détruira entièrement.
En 1789 et 1790, le régiment Royal-Comtois s’y installe.
Après 1790, le château est tellement délabré que sa démolition est envisagée.
Le 10 août 1810, Napoléon Ier décide de céder le château à la ville de Blois.
Par manque d’argent, le château est à nouveau utilisé par l'armée.
En 1834, la moitié sud de l’aile Charles d’Orléans est détruite.
Les cuisines militaires sont construites à cet emplacement.
Le château est ouvert au public pendant la présence militaire.
Victor Hugo, Honoré de Balzac et Alexandre Dumas, entre autres, le visitent.
En 1840, le château est classé aux Monuments Historiques, pendant e règne de Louis-Philippe.
En 1850, Pierre-Stanislas Maigreau-Blau, maire de Blois, fonde le Musée des Beaux-arts qu'il souhaite installer dans l'aile François Ier.
En 1869, le Musée sera finalement ouvert au public dans l’aile Louis XII.
Entre 1880 et 1913, des travaux de restauration sont effectués au château, confiés à Anatole de Baudot (inspecteur général des monuments historiques).
Alphonse Goubert succède à Anatole de Baudot.
Il fait construire l'escalier monumental en pierre, à partir d’esquisses de Mansart.
En 1921, Alphonse Goubert crée un musée lapidaire dans les anciennes cuisines du château.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la façade de l’aile Louis XII est endommagée par les bombardements.
En 1946, les travaux de remise en état sont confiés à Michel Ranjard.
Pendant les années 1990, les toitures, les façades extérieures et les planchers de l’aile François Ier sont restaurés.
Les jardins sont confiés au paysagiste Gilles Clément.
Afin de faire vivre le château, un spectacle son et lumière, écrit par Alain Decaux et Éric Demarsan, est créé en utilisant les voix de Robert Hossein, Pierre Arditi ainsi que Fabrice Luchini entre autres : "Ainsi Blois vous est conté...".
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
Château de Beauregard (Loir-et-Cher)
Le 6 août 2020, l'après-midi, j'ai visité le Château de Beauregard.
Au 15ème siècle, les ruines d'une chapelle, datant d'avant le 15ème siècle, sont visibles dans le parc.
La coquille des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle est gravée sur une pierre de la chapelle.
À la fin du 15ème siècle, un manoir est construit par la famille Doulcet.
En 1495, Louis II d'Orléans, successeur de Jean Doulcet, érige la terre de Beauregard en seigneurie.
Une autorisation par édit permet de construir un pigeonnier.
En 1521, François Ier offre le Château à son oncle René de Savoie.
En 1525, René de Savoie décède lors de la bataille de Pavie. Sa veuve hérite du Domaine.
En 1545, Jean du Thier achète le domaine pour 2000 écus d'or.
Jean du Thier incorpore le vieux logis au sein du nouveau bâtiment construit dans le style Renaissance.
La galerie centrale relie les deux corps de bâtiment d'habitation.
À partir de 1553, Jean du Thier fait appel à plusieurs artistes étrangers afin d'effectuer la décoration intérieure.
Au pied des fenêtres de l'aile Sud, Jean du Thier crée un jardin typique de la Renaissance.
En 1559, Jean du Thier décède.
Catherine de Médicis nomme Florimond Robertet secrétaire d'état aux finances.
Le château de Beauregard lui revient et ne fera aucun travaux au château.
En 1617, les héritiers de Florimond Robertet cèdent le château à Paul Ardier.
Âgé de 72 ans, et après avoir passé 55 ans au service des rois Henri III, Henri IV et Louis XIII, il se consacre à l'embellissement de son nouveau domaine.
Il détruit le vieux logis afin d'entourer la galerie centrale de deux ailes modernes symétriques.
La galerie des portraits occupe beaucoup Paul Ardier.
Son fils, Paul II Ardier, et Gaspard de Fieubet, poursuivent ses travaux.
En 1654, la terre de Beauregard est érigée en vicomté par Louis XIV.
En 1816, le domaine de Beauregard quitte le patrimoine des Fieubet et est vendu au Vicomte de Préval.
La comtesse de Sainte-Aldegonde, lui succéde au château.
Le 8 octobre 1839, sa fille, Marie-Valentine Joséphine, épouse Alexandre-Edmond de Talleyrand-Périgord, au Château de Beauregard.
En 1850, Jules, comte de Cholet, est le nouveau propriétaire.
Il confie la restauration du château à Jules de la Morandière.
En 1864, Prosper Mérimée fait classé le Château aux Monuments Historiques.
Le château restera pendant 62 ans dans sa famille.
En 1912, Louis Thillier lance un vaste projet de modernisation et de restauration du Château.
Depuis 1925, la famille de Gosselin est propriétaire du Domaine de Beauregard.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de Beauregard :
Château de Villesavin (Loir-et-Cher)
Le 6 août 2020, le matin, j'ai visité le Château de Villesavin.
Entre 1527 et 1537, Jean le Breton (seigneur de Villandry et secrétaire des finances du roi François Ier) fait construire le Château sur les terres de Villesavin.
Les terres de Villesavin s'étendent sur 27 hectares.
À cette époque, Jean le Breton était chargé de surveiller et de financer les travaux importants de Chambord.
François Ier lui octroie le titre de Gouverneur des Travaux du Château de Chambord.
Ainsi, le château de Villesavin est surnommé "Cabane de chantier de Chambord".
Au 18ème siècle, Jean Phélippeaux est le deuxième propriétaire du Château de Villesavin.
Il fait faire des travaux dans le château dont les peintures du plafond de la chapelle.
Pendant le 19ème siècle, de nombreux comtes et marquis deviendront propriétaires du domaine.
Le 5 octobre 1928, le Château fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.
En 2009, une mini-ferme est créée par les actuels propriétaires.
Il y a des chèvres, des moutons, des vaches, des lapins, des poules ainsi que des baudets du Poitou et des carpes dans les bassins du château.
Le Château de Villesavin appartient à la troisième génération de la famille de Sparre.
La mini-ferme :
Pour plus de renseignements afin de visiter le château de Villesavin :