Château de La Lorie (Maine-et-Loire)
Le 29 août 2026, l'après-midi, j'ai visité le Château de La Lorie.
En 1635, René Le Pelletier fait construire le nouveau château de La Lorie.
En 1664, criblé de dettes, il est contraint de vendre le château à son gendre Gabriel Constantin.
Gabriel-Félix Constantin devient commissaire-inspecteur des Haras du Roi dans le Maine, l’Anjou et la Touraine.
Face à ses nombreuses responsabilités, il fait construire de grandes écuries sur le domaine du Château de La Lorie.
Charles-Félix, fils de Gabriel-Félix Constantin, amènage le château afin de recevoir des personnalités.
Les pavillons de la Chapelle et du Grand Salon de Marbre sont construits de part et d'autre du Corps de Logis.
Pendant la Révolution Française, la fille aînée de Charles-Félix, la Marquise de Marmier vit au château.
Le château sera brièvement occupé par les troupes républicaines.
À la fin du 18ème siècle, une terrasse de 200 mètres de long est construite afin d'admirer le potager de 7 hectares.
De nos jours, c'est un hippodrome qui se trouve à la place du potager.
En 1818, un catalpa est planté dans le parc.
De nos jours, il est classé Arbre Remarquable et se trouve toujours dans le parc.
En 1842, la Marquise de Marmier décède.
Sa petite-fille, la Duchesse de Fitz James s'installe au château.
En 1886, son fils le Duc de Fitz James est contraint de vendre le château.
Le château est acheté avec ses meubles par le Marquis de Saint Genys.
Le Marquis de Saint Genys entreprend d'importants travaux. Il demande ai paysagiste Édouard André de refaire les jardins.
En 1904, la Grande Galerie est aménagée au rez-de-chaussée.
La même année, une pièce en rotonde est construite afin d'accueillir une nouvelle salle à manger suite à l'aménagement de la Grande Galerie.
Pendant la Première Guerre Mondiale, le château sert d’hôpital militaire pour la convalescence des officiers britaniques.
En 1940, les troupes allemandes occupent le château.
En 1942, le Marquis de Saint Genys propose aux Musées Nationaux de conserver les œuvres d'art.
Ainsi, le château a abrité les œuvres d'art des musées ou monuments historiques d'Angers, de Château-Gonthier, de Rennes, d'Amiens et d'Abbeville.
Les anciennes écuries ont servi de Centre de convalescence pour les soldats blessés.
Jusqu'en 1960, le Château de La Lorie produisait un vin blanc pétillant.
En juillet 1962, la Princesse Anne âgée de 12 ans séjourne une semaine au Château de La Lorie.
En 1981, la Reine mère d’Angleterre est accueillie au château par le Marquis et la Marquise de Saint Genys, le temps d’un déjeuner.
L’hippodrome qui a été installé à la place du potager vers le milieu du 19ème siècle fait encore la notoriété du château.
Il est surplombé des terrasses et jardins du château.
Malgré les pillages et dégradations lors de la Révolution Française ou des guerres, le château a toujours pu conserver son mobilier d’origine.
Le château est toujours habité par la famille de Saint Genys.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de La Lorie :
La Mine Bleue (Maine-et-Loire)
Le 29 août 2026, le matin, j'ai visité la Mine Bleue.
En 1891, la Commission des Ardoisières d'Angers est créée à la suite de la révolution industrielle.
C'est la principale Société d'Extraction d'ardoise en France qui représente 85% de la production nationale.
Le 30 mai 1916, la société des Ardoisières Angevines de Saint-Blaise (Ardoisières de la Gâtelière) est créée.
À cette époque, plusieurs mines sont déjà en exploitation lorsque les Ardoisières de la Gâtelière entrent en service :
- les Ardoisières de Misengrain (1833-1999)
- les Ardoisières de Bel air de Combrée (1896-1982)
- les Ardoisières de la Pouëze (1830-1997)
- les Ardoisières de Renazé (fermeture en 1976)
- les Ardoisières d’Angers (1891-2013)
En 1920, les mineurs des Ardoisières de la Gâtelière obtiennent la Sécurité Sociale et le droit à la retraite à 55 ans, après 30 ans de travail.
En 1927, 94 ouvriers travaillent au fond de la mine.
Et il y a également 200 ouvriers sur la butte dont 140 fendeurs.
En 1930, la méthode d'extraction change.
Les chambres à sciage font leur apparition.
En 1935, 620 tonnes d’ardoises sont extraitent à destination du marché anglais.
Le 25 juillet 1936, la banque Bougère Fils et Pousset fait faillite.
De ce fait, les Ardoisières de la Gâtelière ferment leurs portes, car les Bougère Fils et Pousset étaient les principaux actionnaires.
De 1985 à 1986, les mines de fer et les ardoisières cessent leurs activités.
Plus de 300 mineurs sont licenciés.
La ville de Noyant-la-Gravoyère achète les mines et décide de rouvrir la mine de la Gâtelière.
La commune propose à d'anciens mineurs de sécuriser la mine afin de l'ouvrir au tourisme.
C'est la naissance de la Mine Bleue.
En 1991, la visite de la mine à 126 mètres sous terre accueille 100000 personnes.
En 1999, la mine ferme en raison de coûts de gestion trop important pour pérenniser l'activité.
En 2004, le syndicat Pays du Haut-Anjou Segréen lance un appel d’offres pour la réouverture de la mine.
En 2007, la mine rouvre aux touristes grâce à la Société FD Tourisme.
Fin 2013, la Société FD Tourisme cesse son activité.
Pour éviter une nouvelle fermeture du site, le président du Pays de l'Anjou bleu, Pays Segréen et également Maire de Segré déclare que la Mine Bleue sera désormais sous la responsabilité du Pays de l'Anjou bleu.
Exposition d'outils et reconstitution d'ouvriers chargés de tailler les blocs d'ardoises à la surface de la mine :
Wagonnets qui permettaient de transporter les blocs d'ardoises de la mine à la surface et type de rails utilisés :
Pour plus de renseignements afin de visiter la Mine Bleue :
Ville de Baugé (Maine-et-Loire)
Le 28 septembre 2026, j'ai visité la ville de Baugé.
Des vestiges préhistoriques ont été retrouvés, ce qui témoigne de l'occupation des terrains autour de Baugé :
- 22 hâches de pierres polies, deux menhirs (détruits) et le dolmen de La Pierre-Couverte àPontigné
- 10 hâches de pierres polies et un menhir à Saint-Martin-d'Arcé
- 1 hâche en pierre polie au Vieil-Baugé
Jusqu'au 11ème siècle, la ville de Baugé et le Vieil-Baugé sont fusionnés avec 2 églises et 2 prieurés.
Entre 1015 et 1025, Foulque Nerra déplace le Centre de la Viguerie sur les hauteurs du Val du Couesnon.
Il fait construire un château-fort et une église.
Une ville va se construire autour de la forteresse. Cette ville sera Baugé.
En 1343, le Roi Philippe VI de Valois instaure la gabelle, c'est-à-dire une taxe sur le sel.
Ainsi, la production de sel est monopolisée par l'État.
En Anjou, il y a 16 greniers à sel dont un à Baugé.
De mi-14ème à mi-15ème siècles, la Guerre de Cent Ans fait rage en Anjou.
En 1421, l'armée française comprenant des alliés écossais, gagne la bataille contre l'armée anglaise à Baugé.
La forteresse initiale n'existe plus.
Les Plantagenêt construisent un nouveau château à son emplacement.
Cependant, le château subit de nombreux incendies.
En 1451, le Roi René fait reconstruire le château tout en consolidant les ruines.
Le château sert beaucoup de résidence de chasse pour le Roi René.
Il admire énormément la croix de Baugé qu'il décide de la faire figurer sur son blason.
La croix de Baugé deviendra par la suite le symbole de l'Anjou.
En 1539, Baugé obtient l'autorisation de construire un mur et des tours autour de la ville.
La construction a lieu les années qui suivent.
Pendant les Guerres de Religion, Baugé s'oppose au pouvoir royal.
Henri IV devient Roi et l'Anjou se soumet à son autorité à l'exception d'Angers et de Saumur qui ne veulent pas reconnaître ce Roi Huguenot.
D'autres villes comme Segré, Baugé, Beaupréau et Chalonnes refusent de rejoindre les rangs du Roi Henri IV.
En 1593, Henri IV se converti au catholicisme et la paix s'installe à nouveau.
En 1685, l'Édit de Nantes est révoqué.
Baugé et Saumur en pâtissent beaucoup à cause de la présence de nombreux Protestants.
Jusqu'au 16ème siècle, une importante sénéchaussée se trouve à Baugé. Elle dépend de celle d'Angers et couvre un grand territoire de Château-la-Vallière (Indre-et-Loire) à Le Lude (Sarthe).
En 1793, la Guerre de Vendée éclate à la suite d'une insurrection royaliste.
Après la Révolution Française, les communes sont réorganisées administrativement.
Au 18ème siècle, le Marquis de Turbilly défriche et amènage les prairies.
Il permet l'élevage de moutons.
Au 19ème siècle, des comices cantonaux ont lieu chaque année autour de Baugé.
Des démonstrations d'outils de travail du sol sont présentées lors des comices.
À la fin du 19ème siècle, une ligne de chemin de fer à voie métrique est construite entre Angers et Noyant.
C'est la ligne du Petit Anjou et dessert la ville de Baugé.
En mai 2011, un projet est voté afin de regrouper 5 communes (Baugé, Montpollin, Pontigné, Saint-Martin-d'Arcé et Le Vieil-Baugé) en une seule.
Le 30 mars 2012, la nouvelle commune est officiellement créée : Baugé-en-Anjou.
En 2014, un nouveau projet de fusion de 15 communes est envisagé.
Le 29 avril 2015, le Conseil Communautaire accepte ce projet.
Le 10 juillet 2015, un arrêté préfectoral est signé pour acter la création de ce regroupement.
Le 1er janvier 2016, la création de la nouvelle commune de Baugé-en-Anjou est effective.
Elle regroupe les communes de Baugé, Montpollin, Pontigné, Saint-Martin-d'Arcé, Le Vieil-Baugé, Clefs, Vaulandry, Bocé, Chartrené, Cheviré-le-Rouge, Cuon, Échemiré, Fougeré, Le Guédeniau et Saint-Quentin-lès-Beaurepaire.
Le 8 août 2022, un incendie se déclare sur la commune de Clefs-Val d'Anjou (ancien regroupement des communes de Clefs et Vaulandry) dans la forêt de Pugle.
L'incendie provoque l'explosion de munitions d'un ancien camp militaire.
Le 9 août 2022, 600 hectares sont partis en fumée et 500 hectares supplémentaires étaient menacés malgré l'intervention de 400 pompiers et 2 bombardiers d'eau.
L'Hôtel-Dieu :
Le Château de Baugé-en-Anjou :
Le Sanctuaire de la Croix d'Anjou :
L'église Saint-Pierre Saint-Laurent :
Quelques photos de la ville :
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Baugé-en-Anjou :
Ville de Saint-Pierre-d'Oléron (Charente-Maritime)
Le 26 août 2026, le matin, j'ai visité la ville de Saint Pierre d'Oléron.
En 1068, l'église d'Oléron est donnée au Prieuré de Sainte-Gemme avec la signature d'une charte.
En 1137, Aliénor d'Aquitaine reçoit en héritage le duché d'Aquitaine.
Aliénor d'Aquitaine se marie avec le Roi de France Louis VII.
Sa dot comprend ses possessions du Sud-ouest.
Mais des conflits apparaissent entre les deux époux.
En mars 1152, le mariage est annulé pour cause de consanguinité.
Aussitôt après son divorce avec Louis VII, Aliénor d'Aquitaine se marie avec Henri Plantagenêt, Comte d'Anjou et futur Roi d'Angleterre.
Ainsi, à partir de 1154, l'Aquitaine entre dans les mains du Roi d'Angleterre.
En 1199, l'Île d'Oléron bénéficie d'une liberté telle que la commune d'Oléron, qui englobe toute l'île, éli un maire assisté d'échevins.
Pendant la Guerre de Cent Ans, les Anglais et les Français se disputent l'Île d'Oléron.
En 1372, l'Île d'Oléron passe définitivement dans les mains des Français.
En 1376, l'île passe sous le contrôle de la famille de Céris, qui était détenue par la Seigneurie de Bonnemie.
En 1380, les seigneurs de Pons récupèrent le contrôle de l'île.
En 1508, Marie de Céris se marie avec Pierre Jourdain.
L'île passe dans les mains de la famille Jourdain.
En 1545, l'île passe dans les mains de la famille Le Berton avec le mariage entre Pierrette Jourdain et Jean Le Berton.
En 1548, la paroisse de l'île subit la crise de la gabelle.
Les producteurs de sel et une grande partie de la Saintonge sont impactés.
En 1562, les Guerres de Religion sont très violentes.
De nombreux catholiques sont massacrés dans l'église.
En 1598, l'Édit de Nantes est signé par Henri IV.
Ce qui permet de ramener le calme entre les Catholiques et les Protestants
En 1606, les Protestants obtiennent l'autorisation de construire un temple.
En 1610, le Roi est assassiné.
Une politique de Contre-Réforme débute.
En 1628, les conflits entre les deux communautés reprennent de plus belle.
À la même période, l'église est agrandie. Une façade dans le style de la contre-réforme est édifiée.
En 1685, le Roi Louis XIV annule l'Édit de Nantes.
Les révoqués sont envoyés à l'exil.
Les personnes récalcitrantes sont contraints de se plier aux règles. 350 d'entre eux ont été convertis par les Dragons du Roi.
En 1787, Louis XVI signe l'Édit de tolérance.
Le 5 février 1790, le curé Rivière est élu maire suite à la création de la commune de Saint-Pierre.
Mais ce n'est pas au goût des Révolutionnaires.
Des prêtres refusent de prêter serment.
Ils ont alors le choix entre l'exil ou la prison.
Le curé Rivière s'exile d'abord en Espagne avant d'être emprisonné au bagne de Ré.
En 1793, la ville de Saint-Pierre est rebaptisée La Fraternité.
En 1837, une voie de communication est construite entre Le Château et Chassiron.
Un temple, un hôpital, une école communale et un kiosque à musiques sont construits.
Le port de La Cotinière permet l'exportation des productions saint-pierroises comme le vin, l'eau-de-vie, le vinaigre et le sel.
Entre 1875 et 1880, la vigne souffre du phylloxéra.
Certains habitants se convertissent vers la production de sel, d'autres vers l'élevage.
En 1902, le téléphone fait son apparition sur l'île.
En 1904, le chemin de fer arrive sur l'île.
Deux gares sont construites à Saint-Pierre : Saint-Pierre-La-Cotinière et Saint-Pierre-Ville.
En 1908, un cinéma est construit.
En 1911, c'est au tour de l'électricité d'être installée sur l'île.
En 1923, l'écrivain Pierre Loti décède à Hendaye.
Selon ses dernières volontés, il a droit à des obsèques nationales à Saint-Pierre-d'Oléron après le transfert de son corps.
Le 29 juin 1940, l'Île d'Oléron est occupée par les soldats de la 44ème Division de la Wehrmacht.
Les Allemands s'empressent de fortifier l'île en construisant des blockhaus et en posant des pieux à Rommel et en minant les champs, pendant que la Résistance s'organise.
Le 30 avril 1945, l'opération Jupiter débute.
Le 1er mai 1945, la ville de Saint-Pierre est libérée.
En 1966, un pont est construit entre l'Île d'Oléron et le continent.
Ce pont permet d'accroître le tourisme.
Des résidences et des zones commerciales sont construites.
Le 7 septembre 1972, un tremblement de terre d'une magnitude de 5,7 sur l'échelle de Richter se produit sur l'île.
Ce tremblement de terre a été ressenti jusqu'en Région Parisienne.
En 1979, le Marché Couvert est construit à Saint-Pierre.
En 1980, c'est le Centre Médico-Social qui sort de terre.
En 1986, un golf fait son apparition dans la ville.
En 1987, la criée subit des travaux de modernisation.
Le 18 avril 2005, un tremblement de terre se fait à nouveau ressentir sur l'île.
Il a une magnitude de 4,7.
En 2008, la médiathèque est construite.
En 2009, l'agrandissement du cinéma a lieu.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Saint Pierre d'Oléron :
Ville de Saintes (Charente-Maritime)
Le 3 mai 2026, en milieu de journée, j'ai visité la ville de Saintes.
Entre 2900 et 2500 avant Jésus Christ, des hommes ont vécu aux environs du Lieu-dit de Diconche.
Des traces de fossés ainsi que des vestiges ont été retrouvées lors de fouilles archéologiques.
Un siècle avant Jésus Christ, une ville se serait formée après l'invasion du territoire par les armées romaines.
De 27 avant Jésus Christ jusqu'en l'an 19 après Jésus Christ, pendant le Principat d'Auguste, la ville s'agrandit en devenant la première capitale de la province romaine d'Aquitaine.
En l'an 20 après Jésus Christ, un premier aqueduc permettant d'acheminer l'eau jusqu'à Saintes est construit.
D'importants monuments ont été construits sous les règnes des Julio-Claudiens, et des Flaviens et des Antonins :
- Amphithéâtre et Arc de Germanicus pour les premiers
- Thermes de Saint-Saloine pour les seconds
Un siècle après Jésus christ, la ville subit de nombreuses invasions et périodes d'anarchie.
La population se réfugie dans la forteresse protégée par des remparts construits avec des restes de basiliques et mausolées détruits.
C'est à cette époque que le christianisme fait son apparition par Eutrope, premier Évêque et martyr.
Entre les 9ème et 10ème siècles, la ville subit de nombreuses invasions provenant des Wisigoths, Vikings et Sarrasins.
Les Rois Mérovingiens et Carolingiens s'emparent tour à tour de la ville.
Cette période dévastatrice est due à la mort sans successeur de Landri, dernier Comte de Saintes, ainsi qu'à la vacance du Siège Épiscopal.
Au 11ème siècle, la ville de Saintes fait partie du Duché d'Aquitaine.
Ses remparts sont consolidés.
Sur la colline du Capitole, un château fort est construit.
Une Basilique consacrée à Saint-Eutrope est construite par les Clunisiens.
L'Abbaye des Dames, abbaye bénédictine pour femmes, est également construite sur la rive droite de la Charente.
En 1242, le Comte de La Marche Hugues X de Lusignan se révolte contre le Roi Louis IX.
Le Roi arrive à Saintes avec son armée et le Duc d'Aquitaine débarque avec un corps expéditionnaire en compagnie du Roi d'Angleterre Henri III.
Le bataille de Taillebourg a lieu sous les remparts de Saintes.
Le Duc d'Aquitaine perd le combat et est contraint d'accepter la perte d'une partie de la Saintonge.
La ville de Saintes devient une ville-frontière entre les domaines français et anglo-aquitain.
En 1360, les Anglais récupère la ville ainsi que la Saintonge Septentrionale, grâce à la signature du Traité de Brétigny.
Du 11 au 14 octobre 1361, Jean Chandos est nommé par le Roi Édouard III d'Angleterre afin d'appliquer le Traité de Brétigny.
Il prend possession de la ville et récupère les clés ainsi que celle du pont.
En 1404, la ville est définitivement rattachée à la France.
Au 16ème siècle, quelques monuments de la ville sont partiellement détruits à cause guerres entre Catholiques et Protestants.
En 1648, le Siège Épiscopal de Maillezais est transféré à La Rochelle.
Ce déménagement a pour but d'empêcher les Protestants d'influencer les habitants.
Ainsi, le Pays d'Aunis est rattaché à l'Évêché de Saintes.
Au 18ème siècle, des intendants comme Guéau de Reverseaux autorisent le début de grands travaux comme la construction de grandes rues rectilignes permettant d'aérer la ville.
En 1790, la ville de Saintes devient chef-lieu du département de la Charente-Inférieure.
Mais c'est sans compter par les villes de La Rochelle et Saint-Jean-d'Angély qui contestent cette décision.
En 1802, il est nécessaire de réorganiser les circonscriptions ecclésiastiques.
Ainsi, l'Évêché est transféré de Saintes à La Rochelle.
En 1810, la Préfecture est à son tour transférée à La Rochelle.
En 1867, le chemin de fer arrive à Saintes.
Des ateliers de réparation du matériel ferroviaire sont construits.
Un quartier cheminot se développe autour des ateliers.
Le 24 juin 1944, plusieurs quartiers de Saintes dont le quartier cheminot sont bombardés.
Environ 300 personnes sont tuées.
En décembre 1956, la reconstruction de la ville suite à la guerre est terminée.
En 1967, la ville reçoit le Label des Villes d'art.
En 1986, elle reçoit le Label des Villes d'art et d'histoire.
En 2005, des fouilles archéologiques sont effectuées au lieu-dit Petit Chadignac permettant de définir la présence d'un camp néolithique ainsi que des vestiges d'enclos de la Tène ancienne.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Saintes :
Ville de Brigueuil (Charente)
Le 15 mars 2026, en début d'après-midi, j'ai visité la ville de Brigueuil.
De 3300 à 525 avant Jésus Christ, pendant la Haute Antiquité, le territoire de Brigueuil est un site défensif naturel à la limite des provinces des Lémovices et des Pictaves.
À partir du 11ème siècle, le Vicomté de Brigueuil appartient à la Baronnie de Rochechouart.
Aymerie Ier (surnommé Ostafranc) est le premier vicomte de Rochechouart.
Le château s'élevait au sud des fortifications.
Il se prolongeait vers l'est.
Les remparts faisaient deux mètres d'épaisseur, et on rentrait dans la ville par deux portes :
- une à l'est
- la deuxième à l'ouest
Ces deux portes existent encore de nos jours.
En 1398, la vicomté passe dans les mains de la famille de Reilhac par alliance.
Cette famille était déjà propriétaire de nombreux fiefs dans le Limousin et en Charente.
Au 15ème siècle, le château primitif est remplacé par un château plus moderne.
Le château plus moderne a existé jusqu'en 1825
De 1567 à 1574, les Protestants détiennent la ville de Brigueuil.
Au 17ème siècle, la terre de Brigueuil passe dans les mains du Duc d'Humières par mariage.
Lors de la Terreur, pendant la Révolution Française, la ville de Brigueuil était dans les mains de la famille Monstiers.
Cette famille, très aimée de la population, n'a pas été inquiétée.
Le 6 avril 1943, le Maquis de la forêt de Brigueuil est créé dans le hameau de Villeneuve.
Les 7 et 14 novembre 1943, le Maquis subit les attaques de l'armée allemande.
Le Maquis s'installe alors dans le secteur de Chéronnac.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Brigueuil :
Château de La Chapelle d'Angillon (Cher)
Le 13 mars 2026, l'après-midi, j'ai visité le château de La Chapelle d'Angillon.
La Chapelle d'Angillon a pour patron Saint Jacques de Saxeau.
C'était un ermite grec et fondateur du village.
En 1050, le donjon carré du château est construit dans le style de l'architecture militaire du Cher. Il est le plus ancien donjon carré de la région.
Le Château de La Chapelle d’Angillon est le lieu de résidence des Princes de Boisbelle.
Le château de la ville est une forteresse très importante.
Durant de nombreux siècles, divers bâtiments ont été construits afin de fortifier le château.
Le château est de forme trapézoïdal.
Au 17ème siècle, le Duc de Sully règne sur le Royaume de Boisbelle.
Il fait construire Henrichemont qui devient la Capitale du Royaume de Boisbelle.
Le château a traversé 1000 ans d'histoire, 1000 ans d'indépendance, et le tout sans payer le moindre impôt !!!
De la monnaie y était frappée et la haute et la basse justice y étaient appliquées.
Le château a été le témoin des vies de deux bâtisseurs de cathédrales.
L'ombre de la Princesse de Clèves et de l'auteur du Grand Meaulnes se fait sentir de nos jours, à travers les murs de la bâtisse.
Une atmosphère romantique s'en dégage.
De nos jours, le château est meublé et habité.
Il abrite un musée consacré à Alain-Fournier, l'auteur du Grand Meaulnes, ainsi qu'une collection sur l'Albanie du XIXe siècle.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de La Chapelle-d’Angillon :
Marais de Bourges (Cher)
Le 13 mars 2026, le matin, j'ai visité les Marais de Bourges.
Au 17ème siècle, les Jésuites ont acheté une partie des marais.
Ils ont loué les marais à des particuliers qui se sont empressés de rendre les parcelles cultivables.
Au 18ème siècle, pendant la Révolution Française, les biens nationaux sont vendus.
Les maraîchers en profitent pour vendre leurs productions de fruits et légumes, en ville.
Au milieu du 20ème siècle, la production et la distribution de fruits et légumes change.
En 1970, la profession maraîchère disparaît.
Depuis 1970, les parcelles maraîchères ont été transformées progressivement en jardins familiaux.
En 2003, les Marais de l'Yèvre et de la Voiselle sont classés aux Monuments Naturels et des Sites.
Pour plus de renseignements afin de visiter les Marais de Bourges :
Ville de Bourges (Cher)
Le 12 mars 2026, j'ai visité la ville de Bourges.
L'emplacement de la ville d'Avaricum est occupé depuis le Néolithique.
Au 5ème siècle avant Jésus Christ, le peuple gaulois des Bituriges Cubes accroît l'agglomération sur plusieurs dizaines d'hectares, en étroit contact avec les Gaulois Arvernes (Luern, Vercingétorix) et Méditerranéen (Marseille, Golasecca, Etrurie padane, etc.).
À la fin du 5ème siècle avant Jésus Christ, le site est en grande partie abandonné.
À partir du 2ème siècle avant Jésus Christ, le site d'Avaricum recommence à se repeupler progressivement.
De 58 à 50 avant Jésus Christ, Vercingétorix établi une politique de la terre brûlée partout en Gaule.
Aucunes terres gauloises ne doit servir d'approvisionnement à l'armée romaine.
Cependant, les habitants d’Avaricum ont supplié Vercingétorix d’épargner leur ville.
En effet, la ville est protégée par une butte entourée d’une rivière et de nombreux marais ainsi que par une puissante muraille au sud.
César réussit à s'emparer de la cité après l'avoir assiégé pendant de nombreux mois, privant ses combattants de vivres et en empêchant l'arrivée de l’armée de secours de Vercingétorix.
La vengeance de César est terrible : sur 40000 hommes, femmes et enfants enfermés dans la cité, seuls 800 en réchappèrent.
En 53 avant Jésus Christ, les Bituriges se révoltent contre les Romains.
Les Bituriges sont massacrés par les Romains.
Ce massacre est un des nombreux signaux qui marquent la levée des Gaulois et de Vercingétorix contre César et son armée.
Les Romains reconstruise la ville une fois conquise, dans le style romain avec un plan hippodamien.
De nombreux monuments complexes sortent de terre :
- porte monumentale
- aqueducs
- thermes
- amphithéâtre
Des villas sont construites.
La ville prend une taille importante qui est plus grande que sa superficie au Moyen-Âge.
Un forum est construit au début de l'époque Gallo-romaine.
À partir de 375 après Jésus Christ, la ville se retranche pendant les invasions barbares.
Une enceinte gallo-romaine est construite en utilisant les pierres des bâtiments officiels.
Au 4ème siècle, le diocèse de Bourges est fondé par Saint Ursin, pendant les premières campagnes d'évangélisation de la Gaule.
La ville de Bourges devient le siège d’un archevêché.
Les diocèses d’Albi, Cahors, Clermont-Ferrand, Mende, du Puy-en-Velay, Rodez, Saint-Flour et Tulle dépende de l'archevêché de Bourges.
En 588, un important incendie attaque les bâtiments en bois.
En 731, la ville est dans le Royaume d'Aquitaine.
Elle est prise par Charles Martel, qui est aussitôt reprise par Eudes d'Aquitaine.
En 762, Pépin le Bref prend la ville d'assaut en détruisant ses remparts.
Il incorpore la ville dans le domaine royal.
En 767, Pépin le Bref fait construire un Palais dans la ville.
Pendant l'époque Carolingienne, de nombreux bâtiments sont construits, tels l'Hôtel-Dieu et la première cathédrale de Bourges (à l'emplacement de l'actuelle cathédrale) par Raoul de Turenne.
Un palais est construit (à l'emplacement de l'actuelle Préfecture), des abbayes voient le jour grâce à l'appui du pouvoir Royal, des églises sont édifiées.
En 1038, l'archevêque Aimoin fonde une association diocésaine qui regroupe tous les hommes de plus de quinze ans et qui prêtent serment de défendre la Paix de Dieu.
Au début du 12ème siècle, Bourges est le Chef-lieu d'une Vicomté.
En 1101, Eudes d'Arpin, dernier vicomte de Bourges, vends ses terres au Roi de France afin de financer sa croisade.
En 1149, Renaud de Graçay est contraint d'abandonner le château de Saint-Palais.
Lors d'une forte tempête, la cathédrale est foudroyée.
Elle est en flamme alors que les travaux de reconstruction n'étaient pas terminé.
En 1192, il est décidé de reconstruire la cathédrale sur un plan unique et original.
Cette nouvelle cathédrale se veut montrer la puissance de l’église berruyère, mais également de la monarchie capétienne.
De 1192 jusqu’au milieu du 15ème siècle, pendant plus de 250 ans, le chantier de reconstruction de la cathédrale monopolise toute la ville.
En 1195, des travaux concernant la cathédrale débutent sous l'impulsion de l'archevêque Henri de Sully.
Lors de ces travaux, la parure monumentale de la ville est rénovée.
Une nouvelle enceinte fortifiée (dont l'architecture est un prototype pour les futures enceintes qui seront construites sous Philippe Auguste) est construite.
Cette nouvelle enceinte est composée d'une grande tour circulaire, et permet un agrandissement de la ville à 15 hectares, encerclée par les faubourgs de Saint-Ambroix, Saint-Fulgent et Saint-Ursin.
En 1251, la croisade des Pastoureaux passe à Bourges.
À la fin du mois d'août 1356, les troupes anglaises du Prince Noir pillent et incendient le faubourg d'Auron.
Les Anglais sont chassés par les Berruyers.
Une croix, portant le nom de Croix Moult Joie, qui a été détruite et reconstruite à de nombreuses reprises, est installée à l'emplacement de cette bataille.
L'inscription "Croix érigée en souvenir de la victoire remportée sur les Anglais par les habitants de Bourges en 1356" y est apposée.
La ville de Bourges subit d'importants incendies le 23 juin 1252, en 1259, en 1338, en 1353, en 1407, en 1463, en 1467, le 27 juillet 1487, en 1508 et en 1538.
Malgré les 700 seaux stockés par la ville pour la lutte contre les incendies, de nombreux départs de feu étaient dûs à une mauvaise protection dans les ateliers de quelques artisans.
Au 14ème siècle, la ville de Bourges devient la capitale du Duché de Berry.
Jean de Berry, un des fils du Roi de France Jean le Bon, reçoit la ville en privilège.
Pendant cette période, un Palais Ducal est construit sur les restes de la muraille gallo-romaine et de l'ancien palais des vicomtes de Bourges dont la construction primitive remonterait à Pépin le Bref.
Le palais est accolé à la Sainte-Chapelle par la galerie du Cerf.
Du 23 novembre 1407 au 21 septembre 1435, la guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons sévit.
La ville de Bourges est assiégée par le roi Charles VI.
En 1423, le futur Roi Louis XI naît dans le Palais des Archevêques de Bourges.
En 1438, Charles VII signe la Pragmatique Sanction de Bourges.
Cette Pragmatique Sanction lui permet d'être le gardien des droits de l'Église de France.
Jacques Cœur est un des habitants les plus importants de Bourges.
Il travaille avec son père, marchand drdrapieren tant que fournisseur de la Cour Ducale.
Il épouse par la suite Macée de Léodepart, fille du Prévôt de Bourges.
Jacques Cœur est l'un des protagonistes sur la fabrication des monnaies.
Il devient grand argentier et fournit la Cour Royale.
Ainsi, il est à la tête d'un réseau commercial international grâce à son réseau de comptoirs et d’une importante flotte commerciale.
Sa fortune s'étant attirée des convoitises, jusqu’au Roi, il est condamné par la justice royale.
Ruiné, ses biens ayant été confisqués et vendus au profit du Roi, Jacques est hébergé par le pape Nicolas V.
En 1456, Jacques Cœur décède en exil.
Le seul vestige à Bourges, c'est son hôtel particulier qui est devenu de nos jours, le Palais Jacques Cœur
En 1463, le Roi Louis XI fait construire l’Université de Bourges.
En 1467, un incendie détruit le quartier Bourbonnoux, depuis l'atelier d'un teinturier, près de l'église Saint-Bonnet.
En 1474, un maire et 12 échevins sont nommés à la tête de la ville, à la place des quatre "prud’hommes".
Le 25 août 1487, un grand incendie (encore appelé de nos jours Grand incendie de la Madeleine) détruit un tiers de la ville.
Cet incendie marque le début du déclin de la capitale du Berry.
Le feu est parti de la maison d'un menuisier, rue Saint-Sulpice.
Les marchés ayant été détruits, les foires annuelles ont été déplacées à Troyes et à Lyon.
Après l'incendie, la ville manque cruellement de logements. Les habitants les plus malchanceux ont d'importantes difficultés à se reloger vue que l'incendie a multiplier par 5 le montant des maisons.
Les moines Augustins, eux, font appel à l'évêché voisin. Le diocèse d'Autun fait appel à la générosité de ses fidèles afin de permettre la reconstruction du monastère de Bourges.
Les échevins demandent une aide au Roi. Celui-ci leur octroi une somme de 23000 livres qui leur permet de financer la construction d'un grand palais destiné à héberger l'Hôtel de Ville.
La municipalité fait faire d'importants travaux de restauration sur des bâtiments endommagés ou détruits :
- porte Saint-Privé
- pont levis
- tours de l'enceinte
- boulevard d'artilleries
- l'hôtel de ville
- les prisons
- les marchés publics
- 11 églises
- l'Hôtel-Dieu de Saint-Julien
Les échevins en profitent pour agrandir la place Gordaine.
Le 29 juin 1491, un incendie se déclenche dans les écuries de l'auberge Barangier, dans le faubourg Saint-Sulpice.
Afin d'éviter une propagation du feu, des charpentiers font tomber la charpente de l'écurie à l'aide de grands crochets.
En 1559, un incendie a pris près de la cathédrale.
Une partie de la ville est détruite par le feu.
À partir du début du 16ème siècle, l'Université de Bourges accueille de grands humanistes, dont de grands professeurs de droit comme Alciat, Le Douaren ou Cujas.
Des hommes importants comme Pierre de l'Estoile ou Jacques Amyot y ont fait leurs études.
En mai 1562, pendant la Première Guerre de Religion, Montgomery s'empare de la ville de Bourges.
Au mois d'août 1562, Bourges est assiégée par l'armée Royale Catholique.
Le 21 décembre 1569, des troupes Protestantes venues de Sancerre se retrouvent face aux Catholiques commandés par Claude de La Châtre (Gouverneur du Berry).
Au 17ème siècle, deux épisodes historiques marquent la ville.
Le premier, la Contre-Réforme concerne la construction du collège Sainte-Marie par les Jésuites.
Le second, le futur Prince de Condé est présent à Bourges en tant que Gouverneur du Berry.
La ville se transforme en profondeur.
Des murailles sont détruites, l'Hôpital Général et le Carmel sont construits, l'Hôtel-Dieu ainsi que l'Hôtel des Échevins sont réaménagés.
Deux hommes participent grandement à ces réalisations : l'architecte Le Juge et l'archevêque Michel Phélypeaux de La Vrillière.
La famille de Michel Phélypeaux de La Vrillière est l'une des plus riches de France. Elle a fait construire un Palais Archiépiscopal, des Jardins à la Française ainsi qu'un Grand Séminaire.
En 1665, Louis XIV, poussé par Colbert, signe une loi qui permet de construire une manufacture de dentelle dans de nombreuses villes dont Bourges.
Malheureusement, la manufacture de Bourges ferme au bout de 10 ans.
Monseigneur de Villebanois (curé de Saint Jean-le-Vieil) est élu député du clergé, en attendant la création des États Généraux de 1789.
La ville de Bourges héberge un Régiment de Dragons sous Louis XIV.
En 1839, l'École d'Artillerie est créée sous l'impulsion des élus locaux.
En 1857, un complexe monumental gallo-romains est découvert par hasard.
Une opération architecturale était demandée afin de boucher les caves du Palais Ducal.
En 1944, la ville subit les bombardements anglo-américains.
Le 4 juin 1944, un raid aérien provoque la mort de 17 personnes et une dizaine de blessés sont dénombrés.
Le 27 juin 1944, les bâtiments de construction d'avions sont détruits.
En 1961, des fouilles archéologiques sont organisées à l'emplacement du Forum d'Avaricum.
Des parois ainsi que des plaques de sol de l'ancienne place publique gallo-romaine sont découvertes.
Un "Oushebti (statuette) égyptienne" a été découverte à Bourges.
Elle démontre qu'il y avait des échanges culturels et intellectuels pendant l'Empire Romain.
En 2017, Jean Chen a proposé de reconstituer l'amphithéatre, tel qu'il existait au 16ème siècle.
Bourges et ses environs abritent de nombreux sites militaires comme la Soufflerie Hypersonique du Subdray, les Établissements MBDA, l'Établissement d'Expérimentation Technique qui est le successeur de l’École d’Artillerie créée en 1839.
Cathédrale Saint-Étienne :
Palais Ducal :
Ancien château d'eau de Bourges :
En 1865, la construction du château d'eau débute, situé à proximité de la Place Séraucourt.
Le 18 août 1867, le maire de Bourges, Pierre Planchat, inaugure le château d'eau.
Le château d'eau est l'œuvre de l'ingénieur Paul-Adrien Bourdalouë.
Albert Tissandier a dessiné le château d'eau dans le Style Néoclassique et Jules Dumoutet a réalisé les sculptures.
Le 29 octobre 1975, le château d'eau est inscrit aux Monuments Historiques.
Diverses vues de Bourges :
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Bourges :
Ville de Le Dorat (Haute-Vienne)
Le 11 mars 2026, l'après-midi, j'ai visité la ville de Le Dorat.
Vers 970, le marquis Boson établit une charte de création d'une communauté de chanoines à Le Dorat.
En 1112, le Légat Pontifical octroi une allocation à l'abbé Ranulf concernant le sel et les métaux afin de construire la Collégiale Romane.
Au 13ème siècle, Gérauld de Maulmont se fait élire Abbé du Dorat.
En 1356, la ville de Le Dorat est prise par Édouard de Galles, Prince Noir.
Entre la fin du 14ème siècle et le début du 15ème siècle, le Roi de France reprend possession de son territoire, par l'intermédiaire du Duc du Berry.
Une tour défensive est construite au chevet de la Collégiale.
Entre 1430 et 1530, la ville est fortifiée par les Bourbons, puis le comte de La Marche et les divers passages des rois de France.
En 1559, le culte protestant est célébré publiquement.
En 1572, un tribunal royal sédentaire s'installe en ville au détriment du pouvoir séculaire des chanoines de la Collégiale.
En 1578, le lieutenant général de la Sénéchaussée est assassiné.
Des raisons politiques, religieuses et sentimentales sont à l'origine de l'assassinat.
Au 17ème siècle, deux couvents sont construits sous l'influence protestante :
- le Couvent de Sœurs Bénédictines, qui est l'actuel Collège Pierre Robert
- le Couvent de Frères Récollets Franciscains.
Du 10ème siècle jusqu'à la Révolution Française, le chapitre de chanoines est une institution riche et puissante.
C'est le premier propriétaire foncier de la région et les chanoines vivent dans de belles demeures.
Vers 1760, l'Abbé vit dans un hôtel particulier.
À la veille de la Révolution Française, la communauté est à son apogée.
Au 18ème siècle, la bourgeoisie du Dorat adopte les idées des frères Lumières.
Les religieux en font autant.
Pendant la Révolution Française, les couvents de Sœurs Bénédictines et de Frères Récollets Franciscains ferment leurs portes.
Les chanoines se sont occupés des principales fonctions administratives.
Cependant, les chanoines conservateurs et fidèles à Rome ont été déportés.
De 1790 à 1795, la ville de Le Dorat est Chef-lieu de district.
Pendant la 2ème moitié du 19ème siècle, 3 établissement religieux ont été construits :
- le Couvent Apostolique des Sœurs de Marie-Joseph et de la Miséricorde
- le Monastère du Carmel
- le Couvent de Franciscaines qui est associé à une maison de retraite pour prêtres âgés.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
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