Croisière sur la Loire à Saumur (Maine-et-Loire)
Le 19 juillet 2024, j'ai fait une croisière sur la Loire avec dégustation de liqueurs de la Distillerie Combier.
Photos de la croisière sur un bateau de la compagnie Croisières Saumur Loire :
Pour plus de renseignements afin d'effectuer une croisière sur la Loire à Saumur :
Musée de la Cavalerie à Saumur (Maine-et-Loire)
Le 19 juillet 2024, en deuxième partie de matinée, j'ai visité le Musée de la Cavalerie à Saumur.
En 1763, Louis XV veut réorganiser la Cavalerie Française.
Il charge le duc de Choiseul de créer 5 écoles :
- à Douai
- à Besançon
- à Cambrai
- à Metz
- et une brigade du Royal Carabinier à Angers
Cependant, l'évêque d'Angers ne veut pas que des Carabiniers s'installent à Angers et s'arrange pour qu'ils aillent à Saumur.
À partir de 1771, l'école devient le seul Centre d'Instruction des Cavaliers Militaires.
Cette école remplace les écoles créées en 1763.
En 1788, l'école de Saumur ferme ses portes.
À la fin de 1814, Louis XVIII décide de créer l'École d'Instruction des Troupes à cheval, à Saumur.
En 1822, l'École d'Instruction des Troupes à cheval devient l'École Royale de Cavalerie par Charles X.
À partir de 1830, l'École de Versailles ferme et l'École de Saumur devient la seule école de la tradition équestre française.
Depuis sa création, l'école est hébergée dans le quartier du Régiment des Carabiniers.
Du 18 au 20 juin 1940, l'École de Cavalerie de Saumur assure la résistance face à l'invasion allemande.
Face à l'inévitable invasion allemande, l'École déménage à Tarbes.
En 1945, la Cavalerie et les Chars de combat fusionnent pour former l'Arme Blindée et Cavalerie (ABC).
L'École de Saumur devient l'École d'application de l'Arme Blindée et de la Cavalerie.
En 1972, l'École Nationale d'Équitation est créée autour du Cadre noir de Saumur.
L'école a abrité le Musée des Blindés Général Estienne, qui a déménagé sur la route de Fontevraud.
Seul le Musée de la Cavalerie est toujours présent.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Musée de la Cavalerie de Saumur :
Distillerie Combier à Saumur (Maine-et-Loire)
Le 19 juillet 2024, en première partie de matinée, j'ai visité la distillerie Combier.
En 1834, Jean-Baptiste Combier ouvre une confiserie (Combier-Destre] à Saumur.
Il crée le Triple Sec (liqueur d'oranges) qu'il insère dans ses bonbons et chocolats.
En 1848, il fait construire la Distillerie Combier, à côté de l'École de Cavalerie de Saumur.
Pendant le le règne de Napoléon III, Jean-Baptiste Combier s'investit beaucoup dans la politique.
Napoléon III n'apprécie pas ses idées et l'envoie en prison.
Jean-Baptiste Combier y fait la connaissance du docteur François-Vincent Raspail avec qui il met au point l'Élixir Combier. C'est une liqueur digestive qui permettra la renommée de la distillerie.
En 1879, Jean-Baptiste s'associe avec son fils James.
La Distillerie Combier prend de l'importance grâce à James.
Il construit un établissement à Marseille.
De 1899 à 1915, la Distillerie fabrique de l'absinthe.
En 1915, l'absinthe est interdite en France, par décret.
Au début du 20ème siècle, le Royal Combier (mélange du Triple Sec, de l’Élixir Combier et de cognac d’exception) est créé.
Cette liqueur est particulièrement appréciée des officiers du Cadre Noir de l’École de Cavalerie.
En 1988, Franck Choisne réussi à faire modifier le décret interdisant l'absinthe.
À partir des années 2000, le Triple Sec Combier s'exporte vers les États-Unis, suivi de l’Elixir Combier et le Royal Combier.
En 2004, la mention "absinthe" ayant été de nouveau autorisée en 1988, la Distillerie Combier relance traditionnellement la production d'absinthe.
En 2022, la Distillerie Combier achète le Manège Bossut, ancien Manège de l’École de Cavalerie de Saumur.
C'est dans ce bâtiment que la Distillerie Combier stocke ses liqueurs avant expéditions
Pour plus de renseignements afin de visiter la Distillerie Combier :
Musée du Moteur à Saumur (Maine-et-Loire)
Le 18 juillet 2024, l'après-midi, j'ai visité le Musée du Moteur à Saumur.
Le Musée du Moteur a été créé à Saumur en 1986.
À cette date, les anciens élèves de l'École Industrielle de Saumur, la Ville de SAUMUR et le Lycée Sadi Carnot ont émis le souhait de faire un musée sur les moteurs thermiques.
Le Musée est géré par une association de type 1901.
Le Musée comprend environ 400 moteurs à combustion interne anciens ou contemporains, dont 300 sont présentés dans les allées, en commençant par le moteur à air chaud datant de 1818 jusqu'au moteur de la Peugeot 307 WRC.
Des moteurs d'avions et de fusées (dont la fusée Ariane IV et son moteur Viking) sont également présentés.
Le musée organise des événements et participe à diverses manifestations comme la Fête de la Science, les Journées du patrimoine, etc...
Le musée est aménagé dans un bâtiment industriel datant du début des années 1900
Pour plus de renseignements afin de visiter le Musée du Moteur de Saumur :
Cadre Noir de Saumur (Maine-et-Loire)
Le 18 juillet 2024, le matin, j'ai visité le Cadre Noir de Saumur.
À la fin du 16ème siècle, Philippe Duplessis-Mornay est mandaté par Henri IV afin de créer une Université Protestante dont l'intégration d'une Académie d'Équitation.
L'Académie d'Équitation est dirigée par Monsieur de Saint-Vual et accueille des étudiants originaires d'Anjou, d'Angleterre, de Hollande et d'Allemagne.
Le 14 mai 1674, après la Révocation de l'Édit de Nantes, Monsieur de Malverne remplace Monsieur de Saint-Vual au poste d'Écuyer professeur.
Il est soutenu par Gabrielle de Rochechouart-Mortemart, abbesse de Fontevraud.
Il est accompagné de 10 chevaux qui sont destinés aux exercices pour les élèves.
En 1677, par manque d'élèves dû à la concurrence des Écoles des Tuileries et des Grandes Écuries du Château de Versailles, le manège de Saumur ferme ses portes.
Entre 1756 et 1763, pendant la Guerre de Sept Ans, Louis XV est contraint de réorganiser la cavalerie française à cause des nombreuses défaites.
Le duc de Choiseul est mandaté pour cette réorganisation.
Les fournitures des cavaliers sont données par le Roi, tandis que les chevaux sont fournis par les Haras Nationaux.
Les 5 autres de cavalerie de l’armée Royale sont formés par le corps des Carabiniers.
Les 5 écoles de formation sont Douai, Besançon, Cambrai, Metz et Angers.
Le 11 juin 1763, l'évêque d'Angers, Monseigneur Arnauld, considère que les militaires sont un risque pour la moralité des paroissiens, et décide donc de transférer le Régiment de Carabiniers à Saumur.
Ce corps d'élite avait été créé par le Marquis de Monteynard.
En 1766, les méthodes d'enseignement des Carabiniers d'Angers obligent les autres écoles à apprendre la technique saumuroise.
De 1767 à 1770, le bâtiment central actuel a été construit pour le Régiment de Carabiniers.
En 1768, Monteynard crée une École de Cavalerie après avoir fait construire le manège de Saumur.
En 1771, l'École des Carabiniers est établie à Saumur et est en capacité de former l'élite. Chaque école à l'obligation d'envoyer 4 officiers et 4 sous-officiers afin d'apprendre l'engagement de la Cavalerie sur les champs de bataille.
En 1788, l'École de Cavalerie ferme.
Les Carabiniers sont remplacés par les Dragons de Penthièvre et le Royal-Roussillon.
Le 23 décembre 1814, Louis XVIII crée l'École d'Instruction des Troupes à cheval à Saumur.
Cette école se trouvait à Saint-Germain-en-Laye et les villes d'Angers et Saumur étaient candidates pour l'accueillir.
Le 1er mai 1815, l'école ouvre ses portes aux élèves.
L'école est dirigée par le Général Levesque de La Ferrière.
Chaque année, 2 lieutenants et 2 sous-officiers de chaque régiments sont envoyés à l'école de Saumur.
Le marquis Ducros de Chabanne influence l'école pour enseigner les principes équestres de Jacques d'Auvergne à la Grosse Cavalerie.
Jean-Baptiste Cordier est responsable de la Cavalerie Légère.
Le 24 décembre 1821, plusieurs sous-officiers, qui partaient secourir des civils lors d'un incendie urbain, sont tués par la chute d'un mur.
Une liste comprenant les noms de conspirationnistes bonapartistes est trouvée dans la poche d'un des sous-officiers tués.
40 sous-officiers de l'école sont alors arrêtés et le directeur de l'école (le Maréchal Gentil-Saint-Alphonse) est sommé de s'expliquer.
Le 5 novembre 1823, l'école de Saumur est transférée à Versailles.
Le 10 mars 1825, Charles X recrée l'école en la renommant École Royale de Cavalerie.
Le Général Oudinot est nommé directeur.
Jean-Baptiste Cordier devient le premier Écuyer en chef du manège.
En 1828, le 1er carrousel est présenté.
À partir de 1830, Saumur devient la seule École dépositaire de la tradition équestre française après la fermeture de l'École de Versailles.
En 1847, la forme des sauts est fixée et ne changera plus jusqu'à nos jours[18].
Le 11 novembre 1854, Marie Isabelle (épouse du prince Jérôme Napoléon) vient à Saumur pour donner des cours de dressage à pied.
C'est la première femme qui a été admise au Manège de Saumur.
Le 16 mars 1864, Alexis L'Hotte est écuyer en chef.
Il décide d'interdire le travail de haute école, sauf pour ses chevaux personnels. Il entend former en priorité des cavaliers et des montures aptes au combat.
En 1865, la Société Hippique Française est créée.
C'est le début de l'équitation sportive.
En 1866, Alexis L'Hotte présente pour la première fois dans un concours, des sauts en liberté avec des élèves de l'École.
En 1870, son successeur a reçu l'ordre de pratiquer de plus en plus des pratiques sportives et en extérieur.
En 1875, L'Hotte prend la direction de l'École.
L'écuyer en chef est le Commandant Duthil.
En 1876, les généraux du Barail et L'Hotte définissent un nouveau règlement du Manège de Saumur.
Le commandant Pietu succède à Duthil.
Il fait passer le nombre d'écuyers à 14 et achète des terrains dont celui de Terrefort, où se trouve le Cadre Noir.
L'École se tourne de plus en plus vers l'équitation sportive.
Pietu gagne la première course sur l'hippodrome de Saumur.
En 1886, le Manège se déplace à Paris devant Jules Ferry, Président du Sénat.
En 1898, le chef d'escadron de Contades fait changer la couleur des uniformes qui deviennent noirs à la place du bleu.
Le nom de "Cadre noir" s'impose comme nom d’usage.
Au début du 20ème siècle, le Cadre Noir s'intéresse aux compétitions équestres aux Jeux Olympiques, à la demande du lieutenant-colonel Blacque-Belair.
Les disciplines de dressage, saut d'obstacles et concours complet d'équitation sont proposées.
Pendant la Première Guerre Mondial, le Manège est dissous.
Les écuyers sont répartis sur les autres unités.
En décembre 1918, l'École et le Manège rouvrent leurs portes.
Le Commandant Wattel est chargé de remettre en fonctionnement le service du Manège.
Il a moins d'un an pour le faire car à partir d'octobre 1919, entre 250 et 300 élèves de toutes catégories sont attendus.
Ils ont tous fait la guerre.
Il y a énormément de travaux car les bâtiments de l’école de cavalerie ont servi de baraquements aux artilleurs américains.
Les écuries sont inutilisables et une carrière a été transformée en stade.
En octobre 1919, l'École est remise en état.
450 chevaux y sont hébergés.
Wattel fournit une nouvelle tenue au Cadre Noir : une tunique fendue noire.
En 1922, un Centre de Préparation aux Épreuves Sportives est construit.
En 1928, lors des Jeux Olympiques, des écuyers du Cadre Noir participent aux compétitions, à Amsterdam.
Le Commandant Pierre Danloux participe à une épreuve de dressage, mais il est éliminé.
En 1932, deux écuyers du Cadre Noir rapportent une médaille d'or et une en argent lors des Jeux Olympiques à Los Angeles.
La Deuxième Guerre Mondiale est déclarée.
800 chevaux sont envoyés au front.
Mais l'armée allemande franchit les Ardennes.
Le 15 juin 1940, les 800 élèves de l'École de Cavalerie ont pour mission de tenir une position s'étalant sur 40 kilomètres le long de la Loire, face à la Première Division de Cavalerie Allemande.
Le 16 juin 1940, le lieutenant-colonel de Laissardière, accompagné de 40 palefreniers, est chargé d'emmener en train et en camion les 400 chevaux restants vers la future zone libre.
À Poitiers, Laissardière négocie et peut partir à Montauban.
Le 22 juin 1940, les combats sur la Loire cessent.
Laissardière s'installe à Tarbes.
Le 10 octobre 1940, l'instruction des officiers reprend à Tarbes.
Le 1er janvier 1941, un nouvel écuyer en chef est nommé.
Les cadres du Manège sont inscrits en tant que sportifs et non militaires, de même leurs galons sont noirs et non dorés.
Les selles à piquer sont remplacées par des selles classiques.
La tenue est celle d'avant Wattel, par manque de nouvelles tenues.
En novembre 1942, l'armée allemande envahit la zone libre.
Par la suite, l'Armée Française est dissoute.
Après d'âpres négociations, le Manège est maintenu
L'École Nationale d'Équitation déménage au Carrousel de Fontainebleau et est sous la supervision du Commissariat aux Sports.
Pendant la guerre, l'École de Cavalerie de Saumur a été transformée en prison et le manège est devenu un garage.
Le 30 août 1944, la ville de Saumur est libérée.
Le 1er janvier 1945, le Colonel Préclaire rouvre l'École.
Le 1er août 1945, l'école devient l'École d'application de l'arme blindée et de la cavalerie.
En 1968, le Cadre Noir devient un Établissement civil.
Avant les années 1970, l'École de Saumur est une École de Cavalerie, où le cheval est utilisé à des fins militaires.
En 1972, l’École nationale d'équitation est créée et le Cadre noir est rattaché au Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Au milieu des années 1970, le Cadre Noir est menacé d'être supprimé.
Il sera sauvé grâce à la diplomatie et la promotion de l'État.
En 1984, Florence Labram (lauréate du cours de formation des instructeurs) et Mireille François (professeur au cercle parisien de l'Étrier) sont les premières femmes à bénéficier de l'enseignement du Cadre noir.
Le 21 janvier 1986, le Cadre noir devient un organisme officiel.
Jusqu'à cette date, le Cadre Noir était nommé "Les écuyers du Manège de Saumur" par l'Armée Française.
Depuis 1989, le directeur du Cadre Noir est un civil.
Depuis 2010, le Cadre Noir fait partie de l'Institut Français du Cheval et de l'Équitation.
Les écuyers sont des civils ou des militaires.
Fin 2011, l'Équitation de Tradition Française exercée au Cadre Noir est inscrite sur la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité par l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO).
Quelques chevaux dans les écuries du Cadre Noir, dont un qui a participé aux Jeux Olympiques de Paris en 2024 :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Cadre Noir :
Château d'Angers (Maine-et-Loire)
Le 17 juillet 2024, l'après-midi, j'ai visité le Château d'Angers.
En 4500 avant Jésus Christ, un cairn composé de 4 ou 5 chambres funéraires occupe le site, sous les vestiges de l'ancien château comtal.
Ce cairn a été découvert lors de fouilles à l'ouest de la cour en 1997.
Entre 80 et 10 avant Jésus Christ, un oppidum Gaulois de la tribu des Andécaves occupe le site du château.
Vers la fin du 1er siècle après Jésus Christ, en pleine occupation romaine, une plate-forme de 3600m2 entourée de murs à contreforts est aménagée au-dessus de la Maine.
Un temple et des satellites sont construits.
À la fin du 3ème siècle, les habitants de la région partent se réfugier à Juliomagus (Angers) afin de fuir face à la migration des peuples germaniques.
Ils construisent des remparts hauts de 10 à 12 mètres autour de la ville.
En 851, Dodon, évêque d'Angers, permet au comte d'Anjou de s'établir sur un terrain à proximité de l'enceinte fortifiée.
Ainsi, il occupe une position afin de surveiller la Maine face aux raids Normands.
Cependant, ceux-ci s'emparent plusieurs fois de la ville.
En parallèle, les Bretons s'emparent d'une partie du territoire angevin.
À la fin des invasions, les comtes d’Anjou construisent le Palais Comtal.
Il est composé de plusieurs bâtiments d'habitations, ainsi que de la Chapelle Sainte-Geneviève accessible aux habitants.
Le Palais Comtal a reçu peu de fortifications puisqu'il n'a jamais été assiégé.
En revanche, les Comtes d’Anjou ont soumis au fur et à mesure le Poitou, le Maine, la Normandie et l'Aquitaine.
À la fin du 9ème siècle, la chapelle Sainte-Geneviève reçoit les reliques de Saint Laud.
Par la suite, la chapelle prend le nom de Saint Laud.
En 1131, le Palais est détruit par un incendie.
Le château est reconstruit.
La grande salle est réaménagée et reçoit l'actuelle porte.
Les appartements sont tournés vers le Nord et le Sud de la cour.
La Chapelle Saint-Laud est située à l'extérieur de l'enceinte romaine.
En 1165 Aliénor d'Aquitaine donne naissance à sa fille Jeanne au château.
Ainsi, l'Anjou entre dans les mains des Plantagenêt.
Les Plantagenêts viennent de temps en temps à Angers avec leur cour. En conséquence, les chambres et logis se dégradent.
En 1203, Arthur de Bretagne est assassiné.
Il était duc de Bretagne, mais également comte d'Anjou et du Maine.
Le duché revient à Alix de Bretagne, la demi-sœur d'Arthur.
En 1214, Alix épouse Pierre de Dreux dit Mauclerc.
En 1221, Alix décède après avoir eu 2 garçons (Jean et Arthur) et une fille (Yolande) avec Pierre de Dreux.
Le 16 mars 1227, Yolande de Bretagne devient la fiancée de Jean de France (fils de Louis VIII et Blanche de Castille).
Pierre Mauclerc reçoit le contrôle de l'Anjou, du Maine et du Perche à l'occasion des fiançailles.
En 1228, Pierre Mauclerc perd ses terres après s'être révolté.
De 1230 à 1242, pendant la Régence de Louis IX, Blanche de Castille fait fortifier le château d'Angers (qui conduira à expulser les chanoines de Saint-Laud et une partie des habitants) en tenant tête à la révolte des grands vassaux.
La Forteresse s'étend sur une surface de 2,5 hectares.
L'enceinte fortifiée mesure plus de 800 mètres de long et comprend 17 tours rondes hautes de plus de 40 mètres.
Le flanc nord surplombant la Maine n'a jamais été fortifié à cause de la pente abrupte.
Louis IX décide d'englober la ville dans une enceinte urbaine.
Charles Ier de Sicile reçoit l'Anjou en apanage.
Il est à l'origine des Capétiens d'Anjou.
Étant appelé par le pape en Italie, Charles s'assure de l'entretien de la Forteresse.
Il fait construire à Naples le Castel Nuovo, en s'inspirant du château d'Angers.
En 1290, le château d'Angers revient dans le giron Royal.
Les logis du château se détériorent après qu'Angers soit délaissé de son rôle.
En 1360, l'Anjou devient un duché.
La maison de Valois s'installe à Angers.
Louis Ier d'Anjou séjourne rarement à Angers mais il restaure le logement du sénéchal derrière la porte de la ville et réaménage la grande salle.
Il fait également construire une nouvelle cuisine.
En 1409, Yolande d'Aragon donne naissance à son fils René au château.
Elle fait rétablir les défenses du château face aux menaces d'invasions des Anglais.
En 1410, Louis II fait aménager le logis Royal.
Yolande d'Aragon, épouse de Louis II, fait construire une nouvelle chapelle afin d'héberger la relique de la Vraie Croix d'Anjou, qui se trouve dans l'abbaye de Boissière (qui est menacée par les Anglais).
En 1443, le duc de Somerset arrive à Angers en tête d'une armée de 8000 soldats.
Les seigneurs du château ayant l'intention de se défendre font tirer une salve d'artillerie.
Un des capitaines de Somerset est tué contraignant celui-ci de lever le camp. Somerset et son armée part assiéger le château de Pouancé.
Dans les années 1450, René (fils de Yolande d'Aragon et Louis II) fait construire des corps de logis ainsi que le châtelet.
René d'Anjou et le Roi de France Louis XI entrent en conflit concernant l'héritage du duché d'Anjou.
En 1474, Louis XI s'installe en Anjou avec son armée après s'être emparé du duché.
René est contraint de renoncer à la succession du duché.
Louis XI installe une garnison au château.
Guillaume de Cerisay est nommé par Louis XI pour commander la garnison.
En 1485, les fossés autour du château sont recreusés par Charles VIII.
En 1562, l'architecte Philibert Delorme est nommé afin d'adapter le château aux nouvelles techniques de guerre.
Des terrasses d'artilleries sont aménagées au Sud et derrière le rempart Nord.
Un bastion est construit en avant de la porte des champs, et les fossés sont élargis.
En 1585, en pleine Guerre de Religion, les catholiques et les protestants se disputent le château.
En représailles, Henri III donne l’ordre à Donadieu de Puycharic de raser le château afin qu’aucun des partis ne puisse l'utiliser contre lui. Les travaux de démolition avancent lentement.
À la fin des Guerres de Religion, les travaux sont abandonnés. La grue permettant de démolir le château est restée en place jusqu'au milieu du 18ème siècle.
En 1595, des terrasses d'artillerie sont à nouveau aménagées et quelques meurtrières sont changées en canonnières.
En 1648, le château est encore utilisé lorsque les bourgeois d'Angers se révoltent.
Le château est ensuite utilisé comme prison d'État et en tant que maison de retraite pour invalides.
En 1661, Louis XIV donne l'ordre à d'Artagnan d'arrêter Nicolas Fouquet.
Il le soupçonne d'avoir détourné 12 millions de livres au Trésor Royal.
Fouquet sera enfermé au château d'Angers pendant 3 semaines.
En 1789, pendant la Révolution Française, le Comité Révolutionnaire d'Angers s'installe au château d'Angers.
Au début de messidor an I (fin juin 1793), les Vendéens assiègent sans succès la ville et le château d'Angers.
La Forteresse est de nouveau transformée en prison pendant la Terreur et les Guerres de Vendée.
En 1806, la démolition de l'ouvrage devant la porte des Champs devient nécessaire afin d'aménager un boulevard.
En 1807, le château devient une prison civile et militaire.
En 1813, un étage est construit dans la chapelle permettant l'accueil de 200 marins anglais qui ont été faits prisonniers pendant les guerres napoléoniennes.
En 1815, les Prussiens occupent la forteresse après la défaite de Napoléon.
En 1817, l'armée française réinvestie la forteresse et la transforme en arsenal et en garnison.
En 1857, le Conseil Général de Maine-et-Loire achète le château et doit s'occuper de l'entretien des parties historiques du site.
En 1875, le château est classé aux Monuments Historiques.
Dans le même temps, l'armée installe des constructions militaires et dégrade le logis royal et la chapelle.
En 1912, la ville d'Angers loue les fossés et les aménage en jardins.
En 1936, des daims et des biches sont introduits dans les fossés.
En juillet 1939, des négociations entre l'armée et la Direction Générale des Beaux-Arts sont signées concernant le château.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le projet est interrompu et les Allemands s'installent au château.
Des munitions y sont entreposées.
Les 15 et 16 mai 1944, l'armée allemande évacue le site devant un éventuel bombardement.
Les 25 et 26 mai 1944, les alliés bombardent Angers.
6 bombes tombent sur le château.
En 1945, l'architecte Bernard Vitry est mandaté pour la reconstruction de la chapelle. Il fait démonter les constructions militaires légères.
En 1948, les jardins sont plantés.
Le château ouvre au public.
En 1951, la restauration de la chapelle est terminée.
L'évêque d'Angers inaugure la chapelle.
En 1952, un bâtiment est construit afin d'accueillir la tenture de l'Apocalypse.
Le 30 juillet 1954, le bâtiment est inauguré.
Entre 1970 et 1979, le quai Ligny est détruit par la ville afin d'aménager des voies rapides sur la rive gauche.
Entre 1992 et 2003, des fouilles archéologiques préventives sont réalisées par l'Association pour les Fouilles Archéologiques Nationales ainsi que l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, afin de restaurer la galerie de l'Apocalypse.
Les fouilles permettent la découverte de vestiges du Palais Comtal, mais également des occupations néolithiques, gauloises et romaines.
En 2007, l'espace d'accueil et de billetterie est réaménagé.
En février 2009, un nouvel espace d'accueil intégrant une boutique pour la galerie de l'Apocalypse est aménagé.
Un espace vitré permet d'apercevoir le cairn néolithique ainsi que les vestiges des chambres du Palais Comtal.
Le 10 janvier 2009, le logis Royal est détruit par un incendie.
Les précieuses tapisseries sont mises à l'abri grâce à l'intervention rapide des employés.
Les travaux de restauration ont duré 3 ans.
Les Bâtiments de France ont profité des travaux de restauration pour rendre le monument accessible aux personnes à mobilité réduite.
D'octobre 2009 à janvier 2010, le château a accueilli l'Exposition Internationale "Splendeur de l'enluminure. Le roi René et les livres" organisée pour les 600 ans de la naissance du Roi René.
En juin 2012, la rénovation du logis Royal est terminée.
En octobre 2014, une scénographie a été installée au rez-de-chaussée du logis Royal.
Les jardins :
Vestiges du Palais Comtal :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château d'Angers :
Église Saint Barthélémy de Saumur (Maine-et-Loire)
Le 16 juillet 2024, en milieu d'après-midi, j'ai visité l'Église Saint Barthélémy de Saumur.
En 270, Florent, un Bavarois incorporé dans les légions Romaines est arrêté sur le Danube.
Il est libéré et envoyé en France afin de rencontrer le grand Saint Martin.
Le grand Saint Martin l'envoie en Basse Loire et lui demande de la christianiser après lui avoir octroyé le sacerdoce.
Vers 360, Florent arrive au Mont Glone (Saint Florent le Vieil).
Il a une réputation de sainteté et attire des pèlerins et des frères au Mont Glone.
L’Empereur Charlemagne occupe le Mont Glone et dote généreusement l’abbaye bénédictine, gardienne des reliques de Saint Florent.
En 866, les Normands commandés par Hasting s’emparent du Mont Glone.
Les Moines fuient vers la Bourgogne en emportant le reliquaire de leur Saint fondateur.
En 956, les Normands ayant quitté les lieux, les moines déposent les reliques dans le château de Saumur qui a été construit par Thibault le Tricheur (Comte de Biais), sur les terres qui avaient été données par Charles le Chauve à l'abbé du Mont Glone.
Le comte aide les moines à construire une abbaye.
En 1025, Foulques Nerra, comte d'Anjou, donne l'assaut sur le monastère.
Les moines fuient à nouveau les lieux pour se réfugier près de l'église de Saint-Hilaire-des-Grottes.
Au gré des taxes et des péages perçus par l’intermédiaire des prieurés, l'abbaye de Saint Florent devient riche et puissante.
Entre 1128 et 1159, les travaux de l'église abbatiale permettent la sortie de terre d'une salle capitulaire, du parloir et du réfectoire.
La Chapelle de l’infirmerie destinée aux pèlerins, est également construite.
Pendant la Guerre de Cent Ans, l'expansion de l'abbaye est stoppée.
Au 15ème siècle, Jean V le Vieil et Louis du Bellay passent leur temps à restaurer et fortifier les bâtiments, dont la chapelle Saint-Bathélémy.
En 1790, la Chapelle Saint-Bathélémy qui a survécu à la Révolution Française, est déclarée Bien National.
En 1804, la chapelle devient l'église Saint-Bathélémy de la nouvelle commune de Saint-Hilaire-Saint-Florent, suite à la fusion des bourgs de Saint-Hilaire et Saint-Florent en 1790.
Saint Florent est donc le saint patron de l’église et est fêté le 22 septembre.
En 1865, l’architecte Charles Joly-Leterme prend à sa charge les derniers travaux de restauration de l'église.
Il ajoute une travée supplémentaire afin d'agrandir l'église et il en profite pour construire un nouveau clocher.
En 1973, l'église Saint-Bathélémy est classée aux Monuments Historiques.
En 2013, l'église est intégrée à la paroisse Sainte-Jeanne-Delanoue.
La Saint Barthélémy est fêtée tous les 24 août.
Pour plus de renseignements afin de visiter l'église Saint-Bathélémy :
https://www.ville-saumur.fr/patrimoine-architectural/l-eglise-saint-barthelemy-2
Musée Hippomobile de Saumur (Maine-et-Loire)
Le 16 juillet 2024, en début d'après-midi, j'ai visité le Musée Hippomobile de Saumur.
Une convention a été signée début juin entre l’Institut Français du Cheval et de l'Equitation (propriétaire des voitures hippomobiles), Saumur attelage et la maison Bouvet-Ladubay.
La maison Bouvet-Ladubay a été créée en 1851 à Saumur. Depuis plus plus de 40 ans, elle soutient le Centre Équestre de Saumur.
Depuis 2020, la maison Bouvet-Ladubay accueille dans son hall du 19ème siècle, à Saint Hilaire Saint Florent, une vingtaine de voitures hippomobiles.
Les voitures sont pour la plupart des voitures de service de la fin du 19ème siècle.
Depuis le printemps 2020, la Collection Hippomobile de Saumur a ouvert ses portes au public.
Pour plus de renseignements afin de visiter la Collection Hippomobile de Saumur :
https://www.ifce.fr/haras-nationaux/ouverture-de-la-collection-hippomobile-de-saumur/
Ville de Saint Émilion (Gironde)
Le 19 mai 2024, l'après-midi, j'ai visité la ville de Saint Émilion.
35000 ans avant notre ère, il existe une occupation à Saint Émilion.
Des traces d'une villa gallo-romaine ont été trouvées en bas du coteau.
Des mosaïques ont été découvertes au lieu-dit Le Palat.
Au 8ème siècle, Émilion, un moine breton originaire de Vannes est venu s'installer à Ascumbas (ancien nom de Saint-Émilion).
Il avait tout quitté afin de vivre sa retraite dans un cloître. Il avait donc pris la route en direction de l'Espagne.
Fatigué, il s'est arrêté dans un Monastère de l'Ordre de Saint Benoît, à Saujon.
Quelques temps plus tard, il reprit la route pour aller dans la forêt de Cumbis où il s'est creusé un ermitage troglodyte dans une falaise.
Par la suite, des maisons se sont construites progressivement autour de l'Ermitage de Saint-Émilion.
Une statue à l'effigie de Saint Émilion est en place dans l'église de Loguivy-Plougras depuis le 15ème siècle.
Pendant 17 ans, Émilion a évangélisé la population.
Il a créé un site monastique dont il donné son nom.
Jusqu'en 1110, des moines bénédictns ont géré ce lieu de pèlerinage.
À cette date, l'évêque de Bordeaux a permis à un chapitre de chanoines augustins de s'installer à la suite d'une réforme.
En 1199, La Jurade est instaurée par Jean sans Terre, Roi d'Angleterre.
Il délégue ses pouvoirs à des magistrats et notables.
En échange des privilèges, l'Angleterre jouit des vins de Saint-Émilion.
La superficie du vignoble augmente avec la notoriété des vins.
Le vin était transporté jusqu'en Angleterre depuis le port de Pierrefitte sur la Dordogne, après avoir été contrôlé par la Jurade.
La Jurade a été appliquée jusqu’à la Révolution Française de 1789.
À partir du début du 13ème siècle, des remparts ferment la ville.
Au cours des siècles, la ville est passée entre les mains de Jean sans Terre, de Louis VIII, Philippe le Bel, entre autres.
La ville a bénéficié de beaucoup de privilèges.
En novembre 1461, le Roi Louis XI confirme les privilèges dont jouis la ville.
En mai 1472, en pleine Guerres de Religion, la ville est pillée par les deux camps qui s'opposent.
Pendant la Révolution Française, le patrimoine religieux est en partie détruit.
Entre 1792 et 1795, la ville est renommée Émilion-la-Montagne.
En 1948, un syndicat viticole créé par les viticulteurs rétablit la Jurade sous la forme d’une Confrérie.
Cette Confrérie devient Ambassadrice des vins de Saint-Émilion à travers le monde.
Cela permet de garantir l’authenticité et la qualité des vins.
Elle gère les appellations et organise la Fête de Printemps en juin et le Ban des vendanges en septembre.
Les membres de la Confrérie défilent habillés de la robe rouge traditionnelle lors de ces Fêtes, après avoir assistés aux messes et procédés aux intronisations, soit dans le cloître de l'église collégiale, soit dans l'église monolithe.
Avec le temps, la Jurade est devenue l’emblème de la viticulture à Saint-Émilion.
En 1999, la Cité Médiévale est inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Saint-Émilion :
Maison-École du Grand Meaulnes (Cher)
Le 3 septembre 2023, j'ai visité la maison-école du Grand Meaulnes.
En 1835, la commune d'Épineuil-le-Fleuriel achète un terrain afin de construire un bâtiment destiné à accueillir la mairie, l’école des garçons, et un logement de fonction.
En 1872, la Mairie-École est construite.
En octobre 1891 : Monsieur Fournier Augustin, père d'Henri-Alban est nommé directeur de l'école de garçons.
Augustin Fournier, accompagné de son épouse Marie-Albanie et ses enfants Henri-Alban et Isabelle, emménage dans le logement de fonction.
Henri-Alban a alors 5 ans et Isabelle 2 ans.
Depuis le mois de mai 1893, sa mère Marie-Albanie s'occupe de la petite classe depuis le départ de l'adjoint, tandis que son père prépare les grands élèves au Certificat d'Études ainsi qu'au Brevet Élémentaire.
En 1898, après être resté à Épineuil-le-Fleuriel, il part à Paris afin de continuer ses études au Lycée Voltaire.
À l'automne 1909, Henri-Alban (alias Alain Fournier) termine son service militaire.
Il ne reprend pas ses études.
En 1910, il se fait engager en tant que chroniqueur littéraire à Paris-Journal.
Il publie des poèmes, essais ou contes qui connaissent quelque succès.
Mais il écrit un roman qui le rendra célèbre.
Entre juillet et octobre 1913, son roman Le Grand Meaulnes paraît dans La Nouvelle Revue Française.
En novembre 1913, Le Grand Meaulnes paraît chez Émile-Paul Frères.
Il décrit la maison-école et la commune d'Épineuil-le-Fleuriel dans son roman, tel qu'il s'en souvient lorsqu'il y vivait.
Vers 1955, la mairie déménage dans le bourg.
La pièce vacante est transformée en cantine pour l'école.
Le 27 avril 1972, la maison-école est inscrite aux Monuments Historiques.
A partir de 1973, le logement de fonction n'est plus habité.
En 1991, afin de conserver le bâtiment et le transformer en musée, les éleves restant rejoignent l'école des filles, qui est l'école communale du village de nos jours.
En 1992, l’association Loi 1901 Musée-École du Grand Meaulnes est créée.
Elle a pour but de recevoir des groupes, organiser des manifestations culturelles annuelles afin de mettre en valeur le musée mais également la commune, proposer des visites individuelles ou guidées.
Elle propose également des visites pédagogiques pour les sorties scolaires.
L'entretien du Musée-École revient au services de la commune d'Épineuil-le-Fleuriel.
Entre 1993 et 1994, la maison-école est restaurée pour se fondre dans l'époque où Henri Alain-Fournier y vivait.
En septembre 1994, la maison-école devient le Musée-École du Grand Meaulnes.
Un bâtiment construit à 50 mètres permettant d'accueillir les visiteurs est également inauguré.
Depuis 1994, l’aassociation Musée-École du Grand Meaulnes est adhérente de la Fédération Nationale des Maisons d’écrivain et des Patrimoines Littéraires.
En 2012, le Musée-École a reçu le label Maison des Illustres du Ministère de la Culture.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Musée-École du Grand Meaulnes :
https://www.le-grand-meaulnes.fr
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