Ville de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire)
Le 26 août 2025, du milieu de matinée jusqu'en fin d'après-midi, j'ai visité la ville de Candes-Saint-Martin.
D'après Grégoire de Tours, Candes est une des paroisses qui ont été fondées par Saint Martin.
Vers 387, Martin détruit un temple païen et fonde la paroisse de Candes.
Les premiers religieux à s'installer dans le nouveau Prieuré, arrivent de Ligugé et Marmoutier, à la demande de Martin.
Une église est construite à son tour. Elle est consacrée à Saint Maurice.
En octobre 397, un conflit entre religieux éclate.
Martin, âgé de 81 ans et très fatigué, se rend à Candes pour y mettre fin.
Le 8 novembre 397, très affaibli, Martin décède à Candes, dans un bâtiment.
Ce bâtiment se trouve, de nos jours, à l'emplacement de la chapelle de la Collégiale Saint Martin.
Peu de temps plus tard, le corps de Martin est enlevé par des Tourangeaux et transféré en barque sur la Loire, jusqu'à Tours.
Le 11 novembre 397, les obsèques de Martin ont lieux.
À la mort de Martin, les pèlerins affluent à Candes après avoir prié sur son tombeau à Tours.
Ils se rendent dans le lieu où il est décédé.
De nombreux pèlerins, après être passés à Candes, continuent leur périple vers Sainte Jacques de Compostelle.
Des personnalités comme Sainte Geneviève, les Reines Clotilde et Radegonde ou le Roi Charles le Chauve sont venus à Candes.
Au 9ème siècle, une église existe non loin de la cellule de Martin.
Elle abrite un collège de Chanoines.
En 1175, l'ancienne église tombe en ruine.
À ce moment, il est décidé de construire un édifice en forme de croix latine, en englobant l'ancienne cellule de Martin.
À la fin du 12ème siècle, le chœur et le transept sont construits.
Dans le courant du 13ème siècle, la nef est à son tour construite.
Vers 1250, les travaux de construction sont interrompus pour des raisons financières.
Le décor du porche reste inachevé.
Au milieu du 13ème siècle, Candes est un lieu de résidence des Archevêques de Tours, pendant la saison estivale.
Pendant le 13ème siècle, la ville de Candes est clôturée de murailles doublées, à l'exception du front de Vienne qui est protégé par des fossés secs dont la rue de la Douve, la rue des Perrières et le Sentier des Cavaliers.
4 portes permettent d'accéder dans la ville : la Porte de Saint-Germain à l'Est, la Porte de Montsoreau à l'Ouest, la Porte de Torché ou de la Garnison au Sud et une porte près de la Tour l'Enfant au Sud-Ouest.
Des poternes ont également complétés le dispositif de défense.
Candes est une ville importante.
Elle compte sa propre juridiction.
Le pouvoir ecclésiastique est exercé par un prévôt.
Une garnison est présente en permanence et il y a également une capitainerie des gabelles.
Entre la fin du 14ème siècle et le début du 15ème siècle, le château-fort de Candes est restauré à la suite des dégâts survenus lors de la Guerre de Cent Ans.
En 1473, Louis XI assure à Candes, sa protection royale.
En 1485, le château est détruit par l'Archevêque Robert de Lenoncourt.
En 1525, le nouveau Château est terminé, sous l'épiscopat de Martin de Beaune.
Il porte le nom de Château Vieux.
En 1562, pendant les Guerres de Religion, les troupes de Gabriel Ier de Montgommery causent d'importants dégâts à Candes.
Ils incendient le chartrier de la Collégiale et détruisent une effigie en cire de Louis XI, qui était conservée dans l'église.
En 1568, l'église est pillée.
Les statues qui décorent le porche sont décapitées.
Ces mutilations sont toujours visibles de nos jours.
En 1682, Michel Amelot de Gournay fait construire une nouvelle résidence épiscopale, à l'ouest du château Vieux qui n'a pas été détruit.
À partir de 1779, Joachim François Mamert de Conzié demande au Roi, l'autorisation de vendre la résidence épiscopale datant du 17ème siècle.
Il souhaite réaménager le Parc de Grandmont qui est rattaché au Domaine Archiépiscopal.
En 1789, la vieille enceinte médiévale symbolisant l'Ancien Régime est détruite.
Quelques vestiges (portions de courtine, tours), sont encore visibles de nos jours au sud de Candes-Saint-Martin comme sur le front de Vienne.
En 1791, les biens du chapitre sont saisis.
Les religieux sont contraints de partir et l'église ferme ses portes.
À cette époque, les chanoines percevaient 20000 livres par an.
Le 30 novembre 1793, un des chanoines refuse de prêter serment à la Constitution civile. Il est arrêté.
Entre le 2 et le 17 décembre 1793, il est transféré de Saumur à Bourges dans un convoi de 700 prisonniers royalistes.
Parmi les prisonniers figurent 5 habitants de Candes qui avaient hissé un drapeau blanc au sommet de l'église et détruit l'arbre de la liberté.
En 1793, le Maire et 5 conseillers municipaux ont été suspendus pour conspiration contre la République.
En 1798, le curé de Candes a été dénoncé comme ennemi des institutions républicaines.
En 1802, l'église rouvre ses portes.
En 1820, le nouvel acheteur du château le détruit afin de construire une terrasse à la place.
Il fait reconstruire le château un peu plus au Sud.
Le château est baptisé Château Neuf.
C'est à présent une résidence privée.
Candes-Saint-Martin est situé au confluent de la Loire qui est navigable sur une grande partie de son cours, et de la Vienne dont les bateaux peuvent remonter jusqu'à Châtellerault.
Le village est donc un port important de la navigation fluviale qui a vu transiter les vins et produits agricoles produits localement comme les poires tapées ou les pruneaux de Tours, la pierre de taille extraite des coteaux de la Loire ou l'ardoise angevine, le sel de Guérande et les poissons bretons, les céréales poitevines.
Le transport fluvial est également actif pour les voyageurs.
En 1846, le chemin de fer arrive à Tours depuis Paris.
En 1848, Saumur est desservi par le chemin de fer.
En 1851, Nantes est à son tour relié à Paris par le train.
En 1863, les bateaux à vapeur disparaissent.
En 1913, le trafic commercial cesse sur cette portion de la Loire.
Un ultime trajet maritime entre Montsoreau et Chinon aura lieu avec le transport de tuffeau.
Les bateliers Candais ne transportent pas de vin deTouraine.
Ils décident de se reconvertir dans sa production. Ils arrivent à survivre à la crise de phylloxéra qui touche les vignes à la fin du 19ème siècle.
Avec la fin du transport fluvial, la population a considérablement baissé.
En contrepartie, des artistes (comme Paul-Désiré Trouillebert, Albert Robida, ou les frères Adolphe et Émile Rouargue) viennent pour peindre ou dessiner. Certains artistes décident de s'installer à Candes.
Pendant la Première Guerre Mondiale, 10 morts sont à déplorer parmi les habitants.
Les 19 et 20 juin 1940, les Cadets de Saumur participent à la défense de la Loire face aux Allemands.
Un des postes des Cadets est situé sur les hauteurs de Candes.
Des soldats du 6ème Régiment de Cuirassiers s'activent à la défense des ponts sur la Loire, depuis Candes.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale, on dénombre deux victimes dans la population.
Le 2 décembre 1949, selon la publication d'un décret, la ville prend le nom de Candes-Saint-Martin.
Depuis 1959, un prêtre officie pour l'ensemble des communes de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc dont fait partie Candes.
En 1966, le bac de Candes est retiré du service sans attendre l'ouverture d'un pont.
En 1969, le pont sur la Loire est construit.
En 1975, le dernier pêcheur professionnel sur la Loire cesse son activité.
En 2016, la commune participe à l'émission de télévision française "Le Village préféré des Français" sur France 2.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Candes-Saint-Martin :
Chapelle Notre-Dame des Ardilliers (Maine-et-Loire)
Le 26 août 2025, le matin, j'ai visité la Chapelle Notre-Dame des Ardilliers.
En 1454, un agriculteur découvre, en labourant son champ, une statuette en pierre d'environ 30 centimètres de haut et qui représente une Pietà.
La statuette était dans de l'ardille (argile).
Par curiosité, l'agriculteur emporte la statuette chez lui.
Par deux fois, il découvre que la Pietà est revenue à l'endroit où il l'a découvert.
C'était à proximité d'une fontaine qui était connue pour ses vertus bienfaisantes.
À cette époque, la statuette a été placée dans une niche sous un arceau de pierre et le lieu est devenu spirituel.
Le 1er août 1534, l'évêque d'Angers, Jean Olivier, pose les premières pierres des fondations de la Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers, en présence du maire de Saumur Jean de Castagnier et de Guillaume Bourdeau, magistrat municipal.
Le 30 juillet 1553, Monseigneur Gabriel Bouvery, évêque d'Angers, inaugura la Chapelle.
À l'origine, il y avait 9 travées dans la chapelle.
Lors de la construction de la rotonde, deux travées sont détruites.
En 1614, Marie de Médicis confie la gestion du sanctuaire à l'Ordre des Oratoriens.
En 1619, l'Ordre des Oratoriens s'installe aux Ardilliers.
En 1624, ils souhaitent créer un Collège Royal.
De 1628 à 1643, grâce à Louis XIII consent à statuer la Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers en Chapelle Royale.
Les Oratoriens construisent des bâtiments, à l'Est de la Chapelle, qui permettront d'abriter leur communauté, mais également les salles de cours et les dortoirs pour les élèves.
Dès 1634, une chapelle est construite sur le mur Nord par Richelieu.
Elle a une vocation votive et funéraire.
De 1652 à 1656, le Surintendant des Finances Abel Servien fait construire une chapelle de l'autre côté du mur.
Son épouse y sera inhumée.
À partir de 1655, le Père Louis Abel de Saint-Marthe fait construire la Rotonde en avant de la Chapelle, avec l'aide d'Abel Servien.
En 1659, Abel Servien décède.
Les travaux de la Rotonde sont interrompus à la base carrée.
En 1696, la Rotonde est terminée.
Pierre Biardeau a commencé à faire les sculptures sur la Rotonde mais il décède en 1671.
Antoine Charpentier, sculpteur lui aussi, termine le chantier.
La rotonde mesure 32 mètres du sol à la voûte. La coupole est surmontée d'un lanterneau qui culmine à 50 mètres du sol.
Pendant la Révolution, la Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers est fermée.
La maison des Oratoriens est transformée en caserne et la Rotonde devient un magasin de munitions.
En 1796, les sœurs de Sainte-Anne-de-la-Providence ouvrent un hospice pour les exclus dans la chapelle.
En 1798, la Chapelle devient une propriété de la ville de Saumur.
En 1799, la Chapelle redevient un lieu de culte, mais l'humidité l'a fortement endommagée.
À partir de 1849, la restauration de la Chapelle est confiée à l'architecte Charles Joly-Leterme.
En 1866, les sœurs de Sainte-Anne-de-la-Providence deviennent propriétaires de l’ancienne maison des Oratoriens.
En juin 1940, les charpentes de la chapelle et de la maison des Oratoriens sont détruites par les bombardements.
Cela a provoqué l'effondrement de la voûte.
Entre 1947 et 1957, les bâtiments endommagés par la guerre sont restaurés.
La charpente en chêne du dôme a été remplacée par une coque en béton.
En 1953, la maison des Oratoriens devient un Établissement scolaire.
En février 2025, un incendie s'est déclenché dans la chapelle.
De nos jours, de la chapelle d'origine, il ne reste plus grand chose, vu que le plafond a été rehaussé lors de l'installation du retable de l'abbé Choyer, et que l'édifice a été restauré au 19ème siècle.
Cependant, des traces de la voûte primitive subsistent encore dans la sacristie.
Pour plus de renseignements afin de visiter la Chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers :
https://www.ot-saumur.fr/fiches/chapelle-notre-dame-des-ardilliers-5371477/
Château de Montreuil-bellay (Maine-et-Loire)
Le 25 août 2025, l'après-midi, j'ai visité le Château de Montreuil-bellay.
À son origine, la ville de Montreuil appartenait au diocèse de Poitiers.
Deux chemins importants passent par la ville :
- un chemin qui relie Angers à Poitiers via Loudun et Doué. Il franchit le Thouet grâce à un pont.
- le second chemin permet de relier Le Mans en passant par Saumur, longer la rive droite du Thouet, poursuivre vers Thouars et atteindre la Côte Aquitaine.
Au 10ème siècle, un petit monastère se trouve au pied du pont sur le Thouet.
Montreuil a pris son nom grâce à la présence du moutier.
Au 11ème siècle, Foulque Nerra s'empare de Montreuil afin d'y installer une ville fortifiée permettant d'assurer la sécurité du Loudunois.
En effet, Geoffroy Ier d'Anjou avait acquis le Loudunois contre les ducs d'Aquitaine, les comtes du Poitou et les vicomtes de Thouars.
La construction de la ville fortifiée de Montreuil fait suite à la construction d'autres châteaux par Foulque Nerra :
- le Château de Langeais
- le Château de Montrichard
- le Château de Montbazon
- le Château de Trèves
En 1025, Foulque Nerra cède le château de Montreuil à son vassal Berlay, fils de Giraud Ier.
Berlay étant devenu Bellay, la ville prend le nom de Montreuil-Bellay.
En 1050, Grécie (veuve de Berlay) se remarie avec le Comte Geoffroy Martel.
Le château passe dans les mains de diverses baronnies à la suite de mariages.
Si bien que cela constitue une menace par le comte.
En 1124, le Château de Montreuil-Bellay est assiégé par Foulque V le Jeune.
Après le siège, Foulque V confisque le château et la seigneurie.
En 1129, Berlai II récupère le château lors du départ du Comte pour la Terre Sainte.
La même année, Giraud II Berlai donne des terres à l'Abbaye Saint-Nicolas d'Angers.
L'Abbaye d'Asnières a été construite sur ces terres.
En 1147, de retour de Croisade, Geoffroy Plantagenêt (comte d'Anjou et Duc de Normandie) fait construire un Château au Coudray-Macouard, afin de surveiller Giraud II.
À la suite de cette surveillance, Plantagenêt siège le Territoire de Giraud II.
En 1151, Berlai II décède.
Son fils Giraud II essaie, avec l'accord du Roi Louis VII le Jeune, de se défaire de la tutelle des Comtes d'Anjou.
Cependant, le Château de Montreuil-Bellay est pris par Plantagenêt à la fin du Siège.
Le siège et la prise du château ont été expliqué dans deux récits.
Dans les deux récits, il est fait mention d'un château constitué d'une tour en pierre entourée de deux enceintes, un avant-mur et un profond fossé.
La tour est rasée et Giraud II emprisonné.
En 1162, Berlai III fait partie de l'entourage d'Henri II.
En 1194, Berlay III est allé chercher le Roi Richard Cœur de Lion, en compagnie d'autres hommes, à Spire.
Entre 1204 et 1212, le Château de Montreuil-Bellay n'appartenant pas vraiment au Roi, Philippe Auguste demande à Abelin (Maître-maçon) et Gilbert (Maître-terrassier) de réaliser des travaux.
Une partie des remparts date tout de même du 13ème siècle.
Dans le devis des travaux, onze tournelles et une porte doivent être construites, un fossé de 40 pieds de large et profond d'environ 20 pieds, fermer toutes les douves, construire un mur de 120 toises de 6 pieds d'épaisseur et 14 pieds de hauteur du côté de l'eau, construire un mur entre la haute-cour et la basse-cour et reconstruire une tour maîtresse cylindrique dans la cour près de la porte d'entrée.
Coût total des travaux prévus par le Trésor Royal : 2500 livres tournois.
En 1205, Philippe II Auguste rajoute le Comté d'Anjou à la Couronne.
Entre 1207 et 1208, Philippe Auguste mène 2 campagnes militaires contre le Vicomte de Thouars, qui s'est rapproché du Roi d'Angleterre.
En 1208, le Roi Philippe Auguste vient au Château de Montreuil-Bellay afin de soumettre la baronnie de Montreuil.
En 1224, Louis VIII vient à Montreuil-Bellay afin de combattre les Barons Poitevins qui sontcommandés par Aimery VII de Thouars.
Ils ont le soutient du Roi d'Angleterre Jean sans Terre.
Pendant la Guerre de Cent Ans, les seigneurs de Montreuil-Bellay se battent aux côtés du Roi de France.
En 1350, les Anglais commencent à arriver à cheval.
En 1356, le Prince Noir arrive à Montreuil-Bellay.
Le château n'ayant pas été entretenu, il devient nécessaire de le restaurer.
La ville n'est pas dotée de remparts pour la protéger. À chaque attaque, les habitants doivent se réfugier dans le château.
En 1362, des maisons sont incendiées par les Anglais.
Entre 1365 et 1366, des travaux afin de réparer la couverture de la tour maîtresse sont entrepris.
Le Roi accorde de quoi aménager le Château et construire l'enceintre urbaine.
En 1382, les voûtes de la Chapelle Castrale s'effondrent.
Entre 1382 et 1415, Guillaume IV de Melun fait construire un rempart avec la tour Neuve du Boille afin de protéger la basse-cour.
En 1415, Guillaume IV de Melun (comte de Tancarville et vicomte de Melun) est tué lors du combat d'Azincourt.
En 1417, Marguerite de Melun (fille de Guillaume IV) épouse Jacques II d'Harcourt-Montgommery.
Ainsi, le château passe dans les mains de la famille d'Harcourt-Montgommery.
Marguerite de Melun a deux enfants avec Jacques II, Marie et Guillaume d'Harcourt.
Guillaume d'Harcourt (comte de Tancarville et seigneur de Montreuil-Bellay) a été marié une deuxième fois avec Yolande de Laval qui est la belle-sœur de René d'Anjou.
Entre 1445 et 1480, Guillaume et Yolande effectuent d'importants travaux dans les châteaux de Montreuil-Bellay et Tancarville.
À Montreuil-Bellay, ils construisent le Vieux Logis comprenant deux ailes en équerre. Le vieux logis est construit contre les remparts à l'Est.
L'édifice a été construit en plusieurs fois.
- entre 1445 et 1446, c'est l'aile orientale qui est construite
- entre 1451 et 1452, c'est au tour de l'aile occidentale
- entre 1457 et 1458, le Châtelet d'entrée et ses deux tours. Ils sont construits en avant de l'ancienne porte et la tour du 13ème siècle.
En 1472, Guillaume IV d'Harcourt demande la générosité du Pape Sixte IV afin de financer la construction de la Collégiale Notre-Dame.
Lorsque Guillaume IV d'Harcourt décède, seule la partie Est est faîte.
Jeanne d'Harcourt continue les travaux.
Dans les années 1490, les travaux de la Collégiale sont terminés.
Guillaume d'Harcourt avait eu deux filles lors de son premier mariage : Marie d'Harcourt décédée en 1488 sans alliance et Jeanne d'Harcourt décédée également en 1488.
Jeanne était Comtesse de Tancarville et Dame de Montreuil-Bellay. Elle était l'épouse de René II de Lorraine.
À son décès, Jeanne d'Harcourt a légué ses domaines à son cousin François Ier d'Orléans-Longueville.
La tante de Jeanne, Marie d'Harcourt, est l'héritière de la branche des Harcourt, barons de Montgommery et de Parthenay, sires de Varenguebec et connétables de Normandie, seigneurs de Montreuil-Bellay, princes de Châtelaillon, vicomtes de Melun et d'Abbeville, comtes de Tancarville.
Marie d'Harcourt avait épousé Jean de Dunois en 1439.
Leur fils François Ier d'Orléans-Longueville a hérité du château et de la seigneurie de Montreuil-Bellay.
Le domaine passe dans les mains des Ducs d'Orléans-Longueville.
En 1617, Henri II d'Orléans-Longueville épouse Louise de Bourbon (Mademoiselle de Soissons).
En 1618, Louis XIII séjourne au Château de Montreuil-Bellay.
Le 5 mars 1625, Marie d'Orléans-Longueville, fille de Louise de Bourbon et Henri II d'Orléans-Longueville, naît.
En 1642, Henri II d'Orléans-Longueville se remarie avec Anne-Geneviève de Condé (Mademoiselle de Cond, sœur du grand Condé et célèbre frondeuse).
En 1653, Anne-Geneviève de Condé est exilée.
Entre 1662 et 1664, Charles de la Porte (Maréchal de La Meilleraye) et son épouse Marie de Cossé-Brissac acquièrent la baronnie et le Château de Montreuil-Bellay.
À cette époque, c'est la fin des seigneurs héréditaires de Montreuil-Bellay.
Charles-Timoléon-Louis de Cossé-Brissac, petit-neveu de Marie de Cossé-Brissac, hérite de Montreuil-Bellay.
Catherine-Françoise-Charlotte de Cossé-Brissac, fille de Marie de Cossé-Brissac, a reçu le titre Baronne de Montreuil-Bellay.
En 1792, le Château est saisi.
Il est transformé en prison pour femmes royalistes.
Le 6 thermidor an IV (24 juillet 1796), le château est vendu comme bien national.
En 1815, le couple La Trémoille rachète le domaine.
En 1822, face à d'importantes dépenses nécessaires pour restaurer le château, celui-ci est vendu à Jean Niveleau, commerçant à Saumur.
Sa fille Marie-Augustine Niveleau devient Baronne Millin de Grandmaison, par mariage.
Vers 1840, la tour maîtresse est détruite.
En 1860, la famille Grandmaison demande à Charles Joly-Leterme, architecte, de restaurer le château.
En 1890, Georges de Grandmaison, neveu des propriétaires, hérite du château.
En 1892, il devient maire de la ville. Un an après, il devient député.
En 1933, Georges de Grandmaison devient Sénateur.
Son fils Robert a marché sur les pas de son père Georges.
Au 19ème siècle, la Collégiale Notre-Dame a été donnée à la ville.
De nos jours, le Château de Montreuil-Bellay appartient à la famille de Thuy (la fille de Robert, Chantal de Grandmaison ayant épousé Xavier Brasier de Thuy).
Leur fille Marie-Guilhem De Valbray, née De Thuy, est la propriétaire du Château.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de Montreuil-Bellay :
Phare de la Coubre (Charente-Maritime)
Le 18 août 2025, le matin, j'ai visité le Phare de la Coubre.
En 1690, une balise porte-feu se trouve sur la Pointe de la Coubre.
Pendant le 19ème siècle, des édifices ont été construits afin de guider les navires, mais ils ont tous été détruits par les vagues et l'érosion de l'Océan Atlantique.
Le 12 mai 1860, sur l'ordre d'un Décret Impérial, un phare est construit à l'embouchure Nord de la Gironde.
De nombreux naufrages ont eu lieu.
En 1895, une tour en pierre d'une hauteur de 57 mètres est construite.
En octobre 1904, la décision est prise de construire le Phare de la Coubre.
Le phare est construit à 1,8 kilomètres de l'océan.
En 1905, le Phare de la Coubre entre en service.
En mai 1907, à cause de l'érosion sur ses fondations, la tour qui avait était construite en 1895 s'écroule.
En 2005, afin de célébrer les 100 ans du phare, un musée est ouvert sur le site.
Le musée retrace l'Histoire du phare et son mode de fonctionnement.
Le 15 avril 2011, le phare est inscrit aux Monuments Historiques.
En 2016, le service Phares et Balises repeint le phare en rouge et blanc.
Trois mois de travaux ont été nécessaires pour utiliser une tonne de peinture.
Un durcisseur a été rajouté à la peinture pour étanchéifié le phare.
En 2018, à cause de l'érosion marine, le Phare de la Coubre n'est plus qu'à 150 mètres du rivage.
L'érosion menace le phare.
Face à cette constatation, la démolition du phare est une certitude, mais à une date inconnue à ce jour.
Visite du Phare :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Phare de la Coubre, ainsi que le Musée :
Phare de Cordouan (Gironde)
Le 17 août 2025, l'après-midi, j'ai visité le Roi des Phares : Cordouan.
En 1088, une charte de l'Abbaye de Cluny atteste la présence de l'Abbé Étienne de Saint-Rigault et du frère Prieur Ermenaud.
Ils se sont retirés du monde pour s'installer sur l'Île de Cordouan.
En 1092, des écrits de l'Abbaye de La Sauve-Majeure prouvent que les moines de Cordouan sonnent une cloche et allument un feu afin de prévenir les marins de tous dangers.
En 1337, au début de la Guerre de Cent Ans, Édouard de Woodstock (surnommé Le Prince Noir) représente son père Édouard III à la tête du Duché d'Aquitaine.
En 1356, il gagne le combat contre le Roi Jean le Bon, à Poitiers.
Le Prince Noir fait construire un édifice sur le Plateau de Cordouan.
À son sommet, un ermite allume un feu chaque nuit afin de guider les navires.
Chaque bateau qui entre dans l'estuaire doit payer un droit de passage.
Édouard de Woodstock souhaitait nommer l'édifice "Tour du Prince Noir".
Il n'en sera rien.
Deux siècles après sa construction, la Tour est en ruine.
À la fin du 16ème siècle, le Maréchal de Matignon est inquiet concernant la sécurité des navires dans l'estuaire.
Le 2 mars 1584, il demande à Louis de Foix (Ingénieur-architecte) de construire un phare de type "Royal".
Le Maréchal de Matignon est accompagné de son ami Michel de Montaigne (maire de Bordeaux).
En 1592, des membres de la commission, chargée de contrôler les travaux de Louis de Foix, sont nommés par le Maréchal :
- Loys Baradier
- Pierre Hardouyn
- Estienne Arnault
- Jacques Guilhermain
- Loys Cothereau
- Francoys Gabriel
Le 15 mars 1593, la commission remet son rapport.
La toise de maçonnerie est estimée à 25 écus, ce qui représente une fortune à l'époque.
En 1602, Louis de Foix décède après avoir dépensé toute sa fortune dans la construction du phare.
Il y a passé 18 ans de sa vie.
Pierre de Foix, fils de Louis, continue l'œuvre de son père.
Mais il est ruiné.
Il décide de transmettre la construction à François Beuscher, l'ancien conducteur de travaux de son père Louis.
En 1611, 27 ans après le début du chantier, François Beuscher achève la construction du phare.
La même année, le Phare de Cordouan est mis en service.
Le feu du phare se trouve à 37 mètres au-dessus des plus hautes mers.
Cependant, les défenses du phare ne sont pas entretenus, cela permet aux vagues de grignoter la cité ouvrière qui avait été construite pour loger les ouvriers.
Seul le Roc de l'Îlot de Cordouan est épargné.
En 1645, une tempête très violente détruit la pyramide et le dôme.
Entre 1661 et 1664, le soubassement du phare est renforcé.
En 1664, le dôme est reconstruit.
Le combustible est remplacé par du blanc de baleine.
En 1719, la partie supérieure de la tour est détruite.
En 1724, celle-ci est reconstruite selon de nouveaux plans du Chevalier de Bitry (Ingénieur en chef des fortifications de Bordeaux).
En 1782, le premier feu à réverbères paraboliques est mis en service.
Seulement, le phare est en mauvais état.
Les marins se plaignent couramment de la mauvaise portée du feu, étant donné que le phare n'est pas assez haut.
Entre 1782 et 1790, l'ingénieur Joseph Teulère demande à relever le phare de 30 mètres, tout en conservant le rez-de-chaussée et les deux étages.
Le tout dans le style Louis XVI.
En 1790, le phare est désormais à 60 mètres au-dessus des plus hautes mers.
L'ingénieur Joseph Teulère installe le 1er feu tournant à réverbères paraboliques.
Des lampes à huile, ou à bec d'argand, sont commandées par une machine imaginée par Mulotin (horloger à Dieppe).
Le combustible est à base de blanc de baleine, d'huile d'olive et de colza.
En 1823, Augustin-Jean Fresnel teste son invention, le 1er appareil lenticulaire à système tournant, au Phare de Cordouan.
C'est une lampe à 3 mèches concentriques, approvisionnée d'huile de colza grâce à une pompe aspirante et refoulante.
Des logements pour les gardiens ont été installés dans le rez-de-chaussée, sous le Second Empire.
En 1948, le Phare de Cordouan est électrifié grâce à deux groupes électrogènes autonomes.
En 1976, un 3ème groupe électrogène est installé.
Les trois groupes électrogènes sont reliés à une lampe de 6 000 watts en 110 volts triphasé.
Le feu fixe qui a été transformé en feu à occultations colorés sur 3 secteurs, se trouve à 60,30 mètres au-dessus des eaux.
En 1982, un téléphone est installé par un chef d'entreprise qui effectue des travaux sur le fort.
Il souhaitais entrer en relation avec ses autres chantiers sur le continent.
Le téléphone est resté sur place à la fin des travaux.
En 1984, une lampe de 450 watts au xénon est installée.
En 1987, la lampe de 450 watts est remplacée par une lampe de 2 000 watts aux halogènes.
En 2002, le phare de Cordouan est inscrit sur une liste des Monuments susceptibles d'être classés au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
Entre mars et novembre 2005, une coque en béton armé d'une longueur de 70 mètres sur 8 mètres de haut est construite afin de protéger le flanc sud-ouest du bouclier, des assautsdes vagues.
En effet, les vagues provoquent des vibrations et menacent la structure du phare.
Les travaux été effectués par la société Guintoli sous la surveillance de la subdivision du Verdon du Centre d'Études Techniques Maritimes et Fluviales (CETMEF).
En 2006, le phare est entièrement automatisé et informatisé.
Le CETMEF en profite pour remplacer les groupes électrogènes, l’automate de gestion, les bâtis et les moteurs de rotation, le feu et son support.
La lampe de 2 000 watts est remplacée par une nouvelle ampoule halogène métallique de 250 watts.
Le 10 novembre 2006, les pièces remplacées sont mises en services.
En 2010, les toitures des locaux abritant les gardiens et les groupes électrogènes sont rénovés.
En 2011, le Phare de Cordouan fête ses 400 ans.
Pour l'occasion, le SMIDDEST organise plusieurs événements entre les mois de mars et juillet, en partenariat avec la commune de Royan.
Le 11 juin 2011, a lieu le point d'orgue de la fête.
C'est ce jour 400 ans avant, que le Phare a été allumé pour la première fois.
Le 13 juillet 2011, le Ministère de l’Écologie demande au Comportement Jean-Marie Gagez d'enregistrer une œuvre polyphonique dans la Chapelle du Phare.
Cette œuvre a été composée selon les paroles du Sonnet de l’architecte Louis de Foix, gravé dans la chapelle du phare.
En 2012, la lumière du phare est automatisée.
Elle est gérée par le service des phares et balises qui se trouve au Verdon-sur-Mer.
De 2013 à 2022, le Phare a subit d'importants travaux de restauration.
Le 24 juillet 2021, le Phare de Cordouan est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
Afin de visiter le Phare de Cordouan, embarquons sur le Jules Verne à Royan.
17 août 2025, 15H16 :
Arrivés à proximité du phare, le bateau ne peut pas aller plus loin.
Il devient nécessaire de prendre place dans un bateau amphibie :
Le bateau amphibie nous dépose au bout du chemin d'accès au Phare.
Nous avons de l'eau jusqu'aux mollets.
17 août 2025, 16H39 :
Visite du Phare :
17 août 2025, 18H02, nous nous dirigeons vers le point d'embarquement du bateau amphibie :
17 août 2025, 18H17, tout le monde est à bord.
Nous partons en direction du Jules Verne :
17 août 2025, 18H29, nous sommes à bord du Jules Verne.
Nous rentrons au port de Royan où nous arriverons à 19H11 :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Phare de Cordouan :
https://www.phare-de-cordouan.fr
Les compagnies maritimes de Royan et le Verdon-sur-Mer pour accéder au Phare :
Ville de Felletin (Creuse)
Le 14 août 2025, l'après-midi, j'ai visité la ville de Felletin.
Deux bourgs composent la ville de Felletin : le 1er qui se trouve autour du Château des vicomtes d'Aubusson, sur le piton Ouest de la colline de Beaumont ; et le 2ème qui s'est construit autour du Prieuré du Moutier, des moines bénédictins de l'Abbaye Sainte-Valérie de Chambon-sur-Voueize.
Il y a également 2 paroisses.
Celle de Beaumont avec l'église Saint-Blaise et celle du Prieuré avec l'église Sainte-Valérie.
L'église Sainte-Valérie a été construite entre 1121 et 1125.
L'église Saint-Blaise était géré par une Communauté de Prêtres-filleuls depuis la fin du Moyen-Âge.
En 1228 et en 1248, deux incendies font d'importants dégâts à Felletin.
En 1278, la ville de Felletin est le siège d'une châtellenie.
En 1310, Marie d'Avesnes épouse Louis de Bourbon. Marie est la fille de Jean de Hainaut.
À cette date, la tapisserie fait son apparition dans le Comté de la Marche à Felletin, mais également à Aubusson et Bellegarde-en-Marche.
Pour des raisons politiques, les Anglais cessent de livrer de la laine dans les ports Flamands.
Marie d'Avesnes ainsi que sa cousine Marie de Flandre (qui est l'épouse de Robert VII d'Auvergne) attirent donc les tapissiers flamands vers le Comté de la Marche.
En 1356, les Anglais occupent la ville.
Au début du 15ème siècle, le Château de Beaumont est détruit afin de construire un autre Château à la place.
À la fin du 15ème siècle, le nouveau Château est détruit à son tour.
La ville de Felletin est alors protégée par des remparts qui comportent 4 portes :
- la Porte du Château au Nord,
- la Porte de la Pelleterie à l'Est,
- la Porte de la Font-Anel au Sud,
- la Porte Pisseloche à l'Ouest.
Entre 1454 et 1480, le Prieur du Moutier commence la reconstruction de l'église Sainte-Valérie.
En 1456, Jacques Bonnyn est un tapissier résident à Felletin.
Ainsi, la tapisserie est mentionnée une 1ère fois dans le Comté de la Marche.
En 1473, la tapisserie est à nouveau mentionnée par les Consuls de Riom après avoir rencontré le tapissier Jehan Beranhe.
En 1478, Pierre de Bourbon (Comte de la Marche) autorise la construction de l'église Notre-Dame-du-Château par la Communauté de Beaumont.
En 1479, l'Hôtel-Dieu est construit par les consuls de Riom.
En 1514, 75 pièces de tapisseries sont mentionnées à leurs tours à Felletin après l'inventaire des biens de Charlotte d'Albret.
De 1576 à 1580, les Protestants occupent la ville.
En 1581, les moines du Chambon quittent le Prieuré.
Ils retournent s'installer à l'Abbaye.
Le 22 novembre 1581, Montaigne rentre d'Italie.
Il traverse la ville de Felletin et se dirige vers Bordeaux afin de prendre ses fonctions de maire.
Le 15 février 1589, afin d'améliorer l'enseignement Catholique, un collège est fondé.
En 1606, la Confrérie des Pénitents Noirs de la Sainte-Croix est créée.
Ils s'installent dans la Chapelle de l'église Saint-Blaise avant de faire construire sa propre Chapelle en face de l'église Notre-Dame du château. La Chapelle sera détruite en 1805.
En 1617, la Confrérie des Pénitents Bleus de l'Assomption-de-la-Vierge est créée.
Elle prend ses fonctions dans la Chapelle Bleue.
En 1625, la Confrérie des Pénitents Blancs fait construire la Chapelle Blanche qui est consacrée à Notre-Dame de Bonne-Espérance.
En 1674, de l'Hôtel-Dieu, il ne reste que la chapelle.
Elle est renommée Chapelle des Pénitents Bleus de l'Assomption-de-la-Vierge.
En 1689, Felletin devient une Manufacture Royale.
Elle est en concurrence directe avec la Manufacture Royale d'Aubusson.
Au 18ème siècle, la Manufacture Royale d'Aubusson s'impose et celle de Felletin est progressivement abandonnée.
Les commerces ferment petit à petit en ville.
Les fortifications sont progressivement détruites.
En 1771, Michel-Etienne Lepeletier de Saint-Fargeau est exilé par Louis XV à Felletin après s'être opposé à la réforme judiciaire du Chancelier Maupeou.
Entre 1790 et 1800, la ville de Felletin est nommée Chef-lieu de district.
En 1795, un incendie ravage l'église Saint-Blaise.
L'église Sainte-Valérie devient donc la principale église de la ville.
En 1817, il ne reste que 2 tours sur les 4 qui existaient depuis le 15ème siècle. ..
Entre 1850 et 1950, la Creuse perd la moitié de sa population à la suite du départ de nombreux habitants partis trouver du travail dans la Capitale Française.
En 1877, la Lanterne des Morts ainsi que le Cimetière de Beaumont sont déplacés.
Le 28 août 1882, la gare de Felletin ouvre aux trafics voyageurs et marchandises, après l'inauguration de la section ferroviaire entre Aubusson et Felletin.
En 1889, de nombreuses maisons insalubres sont détruites.
La ville de Felletin fait construire une Halle à la place des maisons.
La Halle se trouve à côté de la fontaine Courtaud.
Entre 1889 et 1890, Claude Blaise Vennat est à l'origine de la création d'un Atelier de taille de diamants, à Felletin.
Il avait appris la taille de diamants à Paris auprès de Louis Gruet (originaire de la Dynastie de lapidaires originaires de Saint-Saint-Claude).
Claude Blaise Vennat s'associe avec Edouard Willingstorfer (diamantaire et lapidaire). Ils s'installent dans le Moulin de Chissat.
En 1902, un nouvel abattoir est construit à Felletin.
Le 1er juin 1905, la gare de Felletin devient une gare de passage après la mise en service du tronçon entre Felletin et Ussel par la Compagnie de Chemin de Fer de Paris à Orléans (PO).
Entre 1905 et 1906, la Société Coopérative des Ouvriers Diamantaires de Felletin est créée. De plus en plus d'ouvriers qualifiés pour tailler les diamants sont progressivement embauchés.
En 1906, la Caisse d'Épargne de Felletin est construite.
Elle se trouve en face du portail de l'église Sainte-Valérie.
Le 9 décembre 1906, la SCOD de Felletin est officiellement créée après sa parution dans le Journal Officiel.
En 1911, l'École des Métiers du Bâtiment est créée à Felletin.
Entre 1911 et 1912, un atelier moderne est construit par 15 coopérateurs.
La diamanterie de Pont-Roby est née.
Elle travaille en partenariat avec la Fédération des Coopératives Diamantaires de France et de Suisse qui se sitie à Saint-Claide.
En 1927, 25 coopérateirs travaillent dans l'atelier moderne.
En 1932, en raison du déclin de l'activité diamantaire, 21 diamantaires subsistent dans l'atelier de Felletin.
En 1947, l'École des Métiers du Bâtiment est renommée École Nationale du Bâtiment.
En 1950, les diamants synthétiques apparaissent sur le marché.
En 1959, la Place Courtaud est créée à la place de la Halle.
Le 30 septembre 1979, la gare de Felletin redevient une gare terminus avec la fermeture â tout trafic de la section entre Felletin à Ussel.
En 1982, la Société Coopérative des Ouvriers Diamantaires (SCOD) de Felletin, nommée la Fellinoise, ferme définitivement.
En 1998, l'École Nationale du Bâtiment devient le Lycée des Métiers du Bâtiment.
Jusqu'en 2025, les voies de services ne sont entretenues et sont peu à peu abandonnées.
Seules deux voies permettent le garage d'un train en gare.
Le 1er septembre 2025, la ligne ferroviaire entre Felletin et Busseau-sur-Creuse fermera définitivement aux trafics voyageurs et marchandises.
La liaison ferroviaire sera ainsi remplacée par des cars régionaux.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Felletin :
Voyage ferroviaire entre Guéret et Felletin le 14 août 2025 :
Ville de Guéret (Creuse)
Le 14 août 2025, le matin, j'ai visité la ville de Guéret.
Au 7ème siècle, Lantarius, Comte de Limoges, parvient à faire venir le moine Pardulphe (futur Saint Pardoux) dans son domaine rural de Waractus.
Pardulphe est réputé pour ses pouvoirs de Thaumaturge.
Il devient donc Abbé d'un Monastère.
Un village s'installe autour.
Au 9ème siècle, les Wikings détruisent le village.
Quelques temps plus tard, une petite cité est reconstruite. Elle prend le nom de Guéret.
En 1514, Guéret devient la Capitale de la Marche, une province du Royaume de France.
Depuis le Moyen Âge, de nombreux hommes des communes de la Creuse partaient dans les grandes villes afin de se faire embaucher sur les chantiers du bâtiment.
Ils sont devenus les Maçons de la Creuse.
En 1624, les Maçons de la Creuse ont construit la Digue de La Rochelle.
Le 1er juin 1705, les habitants se révoltent contre l'impôt : la Maltôte.
Quelques centaines d'émeutiers s'en prennent aux employés et huissiers chargés de prélever l'impôt.
Dans l'excès de foule, l'entrepôt de la Ferme des Tabacs est attaqué. Les autorités municipales n'interviennent pas.
En 1790, la vocation de siège administratif de Guéret est retenue lorsque la ville est choisie comme Chef-lieu de département.
En , des paysans sont emprisonnés car ils se sont opposés à l'impôt des 45 centimes qui venait d'être voté par l’Assemblée Conservatrice.
En représailles, des paysans des communes d'Ajain, Ladapeyre et Pionnat marchent en direction de Guéret dans le but de délivrer leurs camarades emprisonnés.
Ils sont surnommés les révoltés d'Ajain.
Dès qu'ils arrivent à l'entrée de la ville de Guéret, ils s'affrontent contre la Garde Nationale.
16 morts sont à déplorer du côté des manifestants.
Au 19ème siècle, les Maçons de la Creuse ont participé sur les chantiers du Baron Haussmann, à Paris.
Entre 1850 et 1950, la Creuse a perdu la moitié de sa population, en raison du départ des hommes vers les grandes villes.
Cela a considérablement changé les modes de vie.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, des Creusois ont été sélectionnés pour le Service du Travail Obligatoire.
Nombreux d'entre eux ont rejoint les maquis afin d'échapper au STO.
En 1943, Albert Fossey est le chef départemental adjoint des Mouvements Unis de la Résistance de la Creuse.
Il devient ensuite le chef départemental des maquis de l'Armée Secrète de la Creuse.
En 1944, il est nommé Lieutenant-colonel des Forces Françaises de l'Intérieur de la Creuse.
Le 7 juin 1944, Albert commande la 1ère libération de la ville de Guéret.
Le 9 juin 1944, les Allemands reprennent la ville après avoir reçu des renforts.
La 2ème Division SS Das Reich commandée par le Major Helmut Kämpfe, fait route vers Guéret mais rebrousse chemin.
La 2ème Division SS est capturée par les maquisards sous le commandement de Jean Canou qui appartient au groupe de Georges Guingouin.
Le groupe de Georges Guingouin se trouve entre Saint-Léonard-de-Noblat et Sauviat-sur-Vige.
En 1986, l'artiste Sanfourche construit un monument pour rappeler la capture du major Helmut Kämpfe par le groupe de Georges Guingouin.
Le monument est érigé à Moissannes.
Le 25 août 1944, après d'intenses combat dans le département de la Creuse, la ville de Guéret est à nouveau libérée par les maquisards du Commandant François.
Roger Cerclier, Président du Comité Départemental de Libération, reçoit la reddition des Allemands qui occupaient la ville de Guéret.
En 1953, le Comité d’action du Centre (appelé également Comité de Guéret) est créé à la suite de manifestations paysannes.
Ce Comité regroupe 18 fédérations départementales agricoles.
Le Comité durera jusqu'en 1968. Il permettait de défendre les intérêts des paysans face à la politique agricole.
De 1963 à 1980, dans le but de repeupler des départements métropolitains qui subissent de plein fouet une désertification, des milliers d'enfants Réunionnais ont été arrachés de force à leurs parents et conduits dans la Métropole.
Un nombre important de ces enfants ont été placés dans un foyer à Guéret avant d'être transférés dans des familles d'accueil dans tout le département creusois.
De nos jours, l'Espace Créole occupe les bâtiments de l'ancien foyer.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Guéret :
Ville de Crémieu (Isère)
Le 12 août 2025, j'ai visité la Cité Médiévale de Crémieu.
La ville de Crémieu est connue depuis la Préhistoire.
Deux grottes situées à Bethenaz ont été découvertes, avec des silex du Magdalénien, des ossements de rennes, d'aurochs, de chevaux et de cerfs.
Les grottes et les silex datent de 13000 à 10000 avant Jésus Christ.
Un corps avec des objets datés du Bronze final de 1250 à 1100 avant Jésus Christ a été découvert dans une tombe à la chapelle de Notre Dame de la Salette.
Tous ces objets attestent de la fin de l'âge du Bronze et le début de l'âge du Fer.
À la fin du 12ème siècle, Crémieu est une Châtellenie de la baronnie de La Tour-du-Pin.
Pendant le 13ème siècle, la ville de Crémieu augmente sous les murailles du Château Delphinal, mais également entre les collines Saint-Laurent et Saint-Hippolyte.
Son activité principale est le commerce de grains entre la France, la Savoie, la Suisse et l'Italie.
En 1282, la châtellenie de Crémieu est rattachée au Dauphiné.
Le Château de Crémieu est construit sur la colline Saint-Laurent, à la frontière entre le Dauphiné et la Savoie.
La châtellenie a un rôle très important du point de vue militaire.
En face du château, un Prieuré de Bénédictins entouré de fortifications se trouve sur les falaises de Saint-Hippolyte.
En 1314, le Marché est construit au cœur de la ville.
En 1315, les habitants de Crémieu bénéficient d'une Charte de franchises qui leur accorde d'importants privilèges commerciaux.
En 1337, un Atelier Monétaire permet à la ville de prendre un essor économique important.
En 1349, le Dauphiné est rattaché à la Couronne de France.
Au début du 14ème siècle, Jean II, dauphin de Viennois, fait construire dans la partie neuve de la ville, un Prieuré.
Une dizaine d'ermites de Saint-Augustin, un Ordre mendiant formé au 13ème siècle, y sont accueillis.
À partir du 14ème siècle, les riches marchands font construire des maisons et hôtels particuliers à l’architecture soignée, dans la ville basse.
Pendant deux siècles, la ville prospèrera et de nouveaux remparts sont construits,
Les nouveaux remparts englobent les deux collines ainsi que la ville basse.
Au 15ème siècle, une grande Halle recouverte de lauze de Crémieu, remplace le Marché qui avait été construit en 1314.
En 1508, un clocher est construit au-dessus d'une tour de défense, du couvent abritant les ermites de Saint-Augustin.
Au 17ème siècle, le Cloître est réaménagé et un portail est construit.
Pendant le 17ème siècle, les Ordres Religieux et Confréries des Capucins, Pénitents Blanc, Visitandines et Ursulines s'installent à Crémieu.
En 1627, Jeanne de Chantal fonde le couvent de la Visitation.
Les Religieuses qui y vivent n'ont qu'une petite maison et une chapelle.
En 1632 et 1682, les bâtiments actuels sont construits.
En 1702, les Foires annuelles, qui avaient été créées au 14ème siècle, sont supprimées.
Le commerce de la ville commence à décliner.
Les habitants se tournent alors vers l'industrie du textile grâce à des productions de lin sur les campagnes voisines.
En 1710, un quart de la population s'occupe de la production de cuir.
Pendant le 18ème siècle, le Château Delphinal est abandonné.
Il sert de carrière de pierres jusqu’à la Révolution Française.
Le 9 mai 1791, en pleine Révolution française, les bâtiments du Couvent de la Visitation sont saisis comme bien national.
En 1792, les bâtiments du Couvent et de l'église sont vendus à la ville de Crémieu pour la somme de 7 000 livres.
Au 19ème siècle, le Château Delphinal est en partie reconstruit.
En 1822, la municipalité installe un hôpital dans les bâtiments du couvent.
En 1864, le Refuge des Vieillards est annexé à l'hôpital.
En 1884, l'architecte lyonnais Pierre Richard construit une nouvelle chapelle.
En 1943, le Château Delphinal est classé aux Monuments Historiques.
Cloître du Couvent des Augustins (17ème siècle) :
La Mairie de Crémieu qui est installée dans le Couvent des Augustins (du 14ème au 19ème siècles) :
La fontaine à balancier :
Portail des Augustins (17ème siècle) :
Porte de la Loi (14ème siècle) :
D'anciennes maisons à échoppes et des maisons urbaines (du 15ème au 19ème siècles) :
La Fresque des Crémolans :
La Halle Médiévale (15ème siècle) :
Ancienne Église Saint-Jean (16ème et 17ème siècles) :
Couvent des Visitandines (17ème siècle) :
Le Château Delphinal (12ème et 13ème siècles, restauré au début du 20ème siècle) :
Le château est encore habité.
Il ne se visite donc pas.
La Porte de Quirieu (13ème siècle) :
La Porte Neuve (16ème siècle) :
Atelier Monétaire (milieu du 16ème siècle) :
À cet endroit, se trouvait la Porte du Reclus.
La porte a été détruite au milieu du 19ème siècle :
Maison Consulaire ou du Reclus (16ème et 17ème siècles) :
Ancienne Auberge de l'Écu de France (fin du 15ème siècle) :
La Porte de Lyon (13ème siècle) :
La Colline Saint-Hippolyte et son enceinte fortifiée avec la Tour de l'Horloge :
Site de l'Imprimerie Clandestine du Journal de la Résistance "Combat".
L'Imprimerie a été dynamitée par les Allemands le 28 mars 1944 :
Coucher de soleil depuis le panorama à côté de la Tour de l'Horloge :
Pour plus de renseignements afin de visiter la Cité Médiévale de Crémieu :
Ville de Mornac-sur-Seudre (Charente-Maritime)
Le 29 avril 2025, en début d'après-midi, j'ai visité la ville de Mornac-sur-Seudre.
Au 6ème siècle, la Seigneurie de Mornac est une des plus anciennes de la presqu’île d'Arvert, et est composée d’un hameau et d’une église.
À la fin du 11ème siècle, des salines bordent l'Estuaire de la Seudre.
Le port de Plordonnier est actif grâce au sel blanc du Liman.
En 1156, le seigneur de Mornac signe une charte afin de faire don de terres à l'Abbaye de la Sauve-Majeure afin d'installer un Prieuré dédié à Saint Nicolas.
Pendant le Moyen-Âge, les seigneurs de Mornac ont été très influents dans la région, et plus particulièrement dans la presqu'île d'Arvert.
Au 12ème siècle, Mornac est une petite ville active grâce aux marais salants et à son port de pêche.
Pendant le 12ème siècle, la nouvelle église est en construction, un château-fort est construit de même qu'une enceinte urbaine de 650 mètres de long.
En 1433, le château est assiégé.
En 1622, des mercenaires Protestants agissants sous les ordres du seigneur de Soubise, s'emparent du château.
Pendant les Guerres de Religion, le Prieuré Saint-Nicolas est gravement endommagé et finira par tomber en ruines.
À cette époque, une grande majorité de la population est Protestante.
Lors des persécutions, le port de Mornac sert de lieu d'embarquement pour l'exil vers les Amériques.
Le 10 novembre 1898, la ville prend le nom de Mornac-sur-Seudre.
De nos jours, le village de Mornac-sur-Seudre est classé comme l'un des plus beaux villages de France.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Mornac-sur-Seudre :
https://mairie-mornac-sur-seudre.fr/v2/
La ville est accessible par la route, mais également par le train grâce à l'Association Trains et Traction, exploitant le Train des Mouettes pour le compte du département de Charente-Maritime :
Ville de Libourne (Gironde)
Le 11 décembre 2024, j'ai visité la ville de Libourne.
Entre 1268 et 1270, la ville de Libourne est créée.
Elle se situe au confluent de la Dordogne et de l'Isle.
Un port fluvial pour le transport du bois par gabares, et maritime pour le commerce du vin, est aménagé sur la Dordogne.
À partir de la fin du 13ème siècle, les vins du Saint-Émilionnais, Bergeracois, etc..., sont exportés depuis le port maritime de Libourne vers l'Angleterre.
Les rois d'Angleterre exemptaient la ville de Libourne de droits de douane sur l'exportation des vins.
Entre octobre 1461 et juin 1472, Libourne est récompensée de sa fidélité aux Anglais lors de la Guerre de Cent Ans, par Louis XI.
Il confirme le maintien des privilèges octroyés à la ville.
En 1542, la gabelle est imposée à la Saintonge et à l'Angoumois.
La révolte éclate aux alentours d'Angoulême et Libourne est prise par les révoltés.
En 1548, les Pitauds se révoltent.
Entre 1648 et 1652, lors de la Fronde, le duc d'Épernon et Gouverneur de Guyenne, Bernard de Nogaret de La Valette, fait fortifier la ville.
En 1652, la ville de Libourne est à nouveau assiégée par les Troupes Françaises.
Entre 1688 et 1697, le commerce portuaire de Libourne souffre beaucoup du blocus imposé par les puissances maritimes d'Angleterre, des Provinces-Unies, de l'Empire et d'Espagne.
Au milieu du 18ème siècle, Tourny, Intendant de Guyenne, permet à la ville de créer des allées, construire des fontaines et lavoirs, et d'améliorer ses quais portuaires.
Le 19 août 1944, une garnison allemande qui était stationnée à Périgueux décide de partir vers Libourne par la Route Nationale 89. Le Colonel Sternkopf est à la tête de cette garnison composée d'un millier de soldats.
Le 28 août 1944, le Commandant Angelini (un des chefs des Forces Françaises d'Intervention (FFI) obtient la reddition des Allemands. 260 soldats allemands sortent de la Caserne Proteau, armés de mitrailleuses lourdes, de canons et de tanks.
Les maquisards défilent dans la ville en brandissant leur brassard et leur armement.
Le Bataillon FFI "Le Libournais" est créé.
Il est sous le commandement du Commandant Jean Bernadet.
Le Bataillon Le Libournais permet la libération de la poche de Royan, la Pointe de Grave, et contribue également à la libération de la France.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de Libourne :
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