Maison de George Sand (Indre)
Le 1er septembre 2023, l'après-midi, j'ai visité la maison de George Sand (Aurore Dupin).
À partir de 1228, le village de Nohan apparaît dans les chroniques françaises, sous son ancien nom.
La famille Hugues, seigneurs de Nohant, possède un château fort au village.
En 1320, le château dépend de la seigneurie de Saint-Chartier.
En 1393, Jeanne de Nohant (fille de Hugues III et de Luque de Barmont) épouse Josselin II de Villelume.
Le village entre dans les mains de la famille de Villelume.
Entre 1450 et 1452, Charles de Villelume (petit-fils de Jeanne et Josselin) fait reconstruire le château, et l'entoure de fossés et fortifications.
Le château se transmet par successions, ventes ou donations.
Le 10 novembre 1767, la maison et le terrain sont achetées par Pierre Philippe Pearron (Comte de Serennes et Gouverneur de Vierzon), au Maréchal Claude-Guillaume Testu (Marquis de Balincourt).
Le comte de Serennes fait détruire les remparts du château.
Il fait construire l'actuelle demeure à l'emplacement de la Forteresse Féodale. Seules subsistent les deux tours qui sont intégrées dans la ferme.
En 1775, les travaux sont terminés.
Le 23 août 1793, en pleine Révolution Française, Marie-Aurore Dupin de Francueil (fille du maréchal Maurice de Saxe et petite-fille d'Auguste II, Roi de Pologne) achète la demeure.
Elle crée un grand parc autour de la propriété.
Elle agrandit le domaine par l'achat de nouvelles terres et fermes.
Son territoire s'étend sur 240 hectares.
Marie-Aurore est encore à Paris et habite avec son fils dans un logement appartenant au Sieur Amonin.
Mais elle y habite en pleine Terreur.
Son propriétaire lui propose de cacher ses valeurs et ses papiers avec les siens dans l'appartement, ainsi que les titres de noblesse appartenant à Monsieur de Villiers.
Seulement à cette époque, un décret interdisait à quiconque de dissimuler des richesses (comme l'or, l'argent et les bijoux).
Le 5 frimaire An II (25 novembre 1793), une perquisition a lieu dans l'appartement de Marie-Aurore, suite à une délation.
Les effets de valeur sont trouvés et Marie-Aurore de Saxe est arrêtée.
Elle est emprisonnée au Couvent des Anglaises, qui était devenu une prison lors de la Révolution Française.
Cependant, Marie-Aurore avait également caché des papiers compromettants, qui l'impliquait dans la fuite de plusieurs nobles, dont le Comte d'Artoos. Ces documents n'ont pas été trouvés lors de la perquisition du 25 novembre 1793.
Son fils Maurice et Deschartres réussissent à entrer dans l'appartement malgré les scellés, afin de détruire ces documents.
Le 4 fructidor An II (21 août 1794), Marie-Aurore est libérée à la suite de la chute de Robespierre et de son gouvernement révolutionnaire.
Au début de l'An III (septembre 1794), Marie-Aurore retourne s'installer définitivement dans son domaine à Nohant.
Elle poursuit l'éducation de son fils avec François Deschartres.
En 1802, Madame Dupin de Francueil fait aménager l'intérieur de la demeure et fait construire l'escalier en pierre, qui remplace l'ancien, afin d'accéder au 1er étage.
En 1808, les fossés sont comblés et les vieux murs qui entourent le château sont détruits.
En 1815, Marie-Aurore reçoit le Général Alphonse de Colbert, au château de Nohant.
À la fin du mois de juillet 1808, Aurore Dupin (future George Sand) découvre Nohant pour la première fois.
Elle rentre d'Espagne en compagnie de ses parents et son frère.
Le 8 septembre 1808, Aurore Dupin perd son petit frère à Nohant.
Le 16 septembre 1808, Aurore perd accidentellement son père Maurice Dupin de Francueil.
Marie-Aurore de Saxe devient ainsi la tutrice d'Aurore.
Aurore passe son enfance dans le domaine de Nohant.
À l'adolescence, Aurore jonglera entre Paris et Nohant.
Le 26 décembre 1821, Marie-Aurore de Saxe décède.
Aurore hérite du domaine familial à Nohant.
Aurore fait de nombreux séjours dans le Berry.
En 1847, George Sand établit un théâtre de marionnettes.
Son fils Maurice a peint les décors et sculpté les têtes des marionnettes, que sa mère habille.
En 1849, George Sand crée un deuxième théâtre.
De 1850 à 1875, plus de 200 pièces de théâtre sont jouées à Nohant.
En 1852, George Sand fait percer 2 ouvertures sur le toit de la maison avec des chiens-assis, afin d'éclairer le grand atelier de Maurice, qui s'est installé dans les combles.
Ses amis écrivains et musiciens dont Franz Liszt, Marie d'Agoult, Honoré de Balzac, Alexandre Dumas fils, Frédéric Chopin, Gustave Flaubert et Eugène Delacroix sont reçus à Nohant par George Sand.
Eugène Delacroix a réalisé plusieurs œuvres (dont la toile L'Éducation de la Vierge) dans le parc de Nohant.
En 1853, George Sand décide de s'installer définitivement à Nohant.
En 1864, Aurore (George Sand) s'installe avec son ami Alexandre Manceau, à Palaiseau.
George Sand (Aurore Dupin) a écrit la majeure partie de ses œuvres dans le parc de sa propriété à Nohant.
Elle aime jardiner et la botanique.
Le 8 juin 1876, George Sand décède dans son château de Nohant.
Son corps repose dans le petit cimetière familial du domaine, à l'ombre d'un if centenaire, en bordure du jardin.
Selon le testament de sa mère en date du 17 juillet 1847 et confirmé le 23 mars 1876, Maurice Dudevant-Sand devient l'unique propriétaire de Nohant, au détriment de sa sœur Solange Sand.
Le 4 septembre 1889, Maurice décède à Nohant.
Sa femme Lina Calamatta hérite du domaine, puis revient à leur deuxième fille, Gabrielle Dudevant-Sand.
En 1908, afin de sauvegarder le domaine, Gabrielle fait des démarches auprès de l'Académie française.
L'institution accepte le legs mais décline l'offre un peu plus tard.
Le 27 juin 1909, Gabrielle décède des suites d'une terrible maladie, à Nohant.
Le domaine revient à sa sœur Aurore Dudevant-Sand.
N'ayant pas d'enfants, Aurore Dudevant-Sand, épouse de Frédéric Lauth fait tout son possible afin de sauvegarder le domaine familial.
Aurore renouvelle les démarches, mais cette fois auprès du Conseil Général de l'Indre.
Cependant, l'offre n'a pas plus de succès.
La demeure coûte cher en entretien et réparations.
Aurore tente de sauvegarder le domaine auprès de l'État.
Le 6 octobre 1952, l'acte de donation est signé à Paris.
L'une des clauses de l'acte de donation stipule qu'Aurore Lauth-Sand conserve la jouissance de Nohant jusqu'à sa mort.
Le 22 décembre 1952, le château et son parc sont classés aux Monuments Historiques.
Le 15 septembre 1961, Aurore décède au château.
Le château et son parc deviennent ainsi la propriété de l'État.
La demeure ayant conservé le mobilier et les objets de George Sand, est gérée par le Centre des Monuments Nationaux.
La propriété de Nohant jouxte le cimetière communal.
Les corps de Maurice Dupin de Francueil (père de George Sand) décédé en 1808 et de sa grand-mère Marie-Aurore de Saxe décédée en 1821, reposent au cimetière.
Le 14 janvier 1855, Jeanne Gabrielle Solange Clésinger (petite-fille de George Sand) décède d'une maladie à Paris.
Le 16 janvier 1855, son corps est inhumé au cimetière de Nohant.
En février 1855, George Sand décide de transformer le coin du cimetière où reposent les corps des 4 membres de sa famille, en une concession perpétuelle.
À cette époque, les fossoyeurs ne se préoccupent pas de savoir si un corps occupe déjà la tombe.
Les restes d'une personne sont susceptibles d'être déplacés.
Face à cette problématique, George Sand ne peut pas imaginer que le tombeau de sa petite-fille puisse être profané.
La seule solution afin de protéger les sépultures de sa famille serait de privatiser cette partie du cimetière, qui est attenante à sa propriété.
Cette partie du cimetière obtiendrait le statut juridique de cimetière particulier, comme il en existe beaucoup dans les familles seigneuriales.
George Sand achète à Jean Brunet, un terrain contigu au cimetière.
Elle propose ensuite de céder ce terrain à la commune en échange de l'obtention d'une concession à perpétuité.
Le 27 février 1855, Émile Aucante est mandaté par George Sand d'effectuer la transaction avec le conseil municipal, concernant l'échange foncier.
Le 1er mars 1855, le maire Félix Aulard valide l'échange foncier.
George Sand avait menacé la commune de demander la fermeture du cimetière pour cause d'insalubrité.
L'échange permet d'intégrer les 3 premières tombes de sa famille dans un enclos dépendant de la propriété de George Sand.
En 1864, Marc-Antoine Dudevant (petit-fils de George Sand) est inhumé dans le petit cimetière.
Le corps de Sophie Delaborde (mère de George Sand) est transféré du cimetière de Montmartre à Paris au cimetière de Nohant.
En 1876, George Sand est enterrée sous un if centenaire.
Voici la liste des membres de sa famille et ami qui sont enterrés après 1876 :
- son fils Maurice en 1889
- sa fille Solange en 1899
- sa belle-fille Lina Calamatta en 1901
- sa petite-fille Gabrielle en 1909
- son ami Edmond Plauchut (sa tombe est en retrait par rapport à celles des membres de la famille de George Sand) en 1909 également
- sa deuxième petite-fille Aurore en 1961
Le parc autour de la maison s'étend sur une surface de 6 hectares.
Il comprend un jardin à la française, des parterres fleuris, un parc boisé, un étang, un verger, un potager et une roseraie.
Deux cèdres qui ont été plantés pour la naissance des enfants de George Sand, Maurice et Solange, sont devant la façade Sud du château, à proximité d'un bassin.
Ces deux cèdres ont été labellisés "Arbres remarquables de France".
En 1967, des fêtes romantiques sont créées à Nohant.
En 1996, les premières rencontres internationales de Frédéric Chopin sont organisées.
Le 11 juin 2006, un accueil-librairie est créé au rez-de-chaussée de l'ancien bâtiment des calèches, à l'entrée du domaine.
Un musée avec une exposition permanente sur les marionnettes de Maurice Sand est aménagé au premier étage.
Un grenier littéraire est créé au second étage.
En raison du réaménagement du bâtiment des calèches, les calèches qui se trouvaient au rez-de-chaussée sont transférées vers un appentis dans la cour de la ferme.
Entre septembre 2009 et juin 2010, des travaux ont lieu à la bergerie du domaine.
L'aspect extérieur est préservé et les portes en bois sont restaurées.
En 2010, à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Chopin, les fêtes romantiques et les rencontres internationales sont regroupées en un seul évènement qui a lieu en même temps que le Festival de Nohant.
Le Festival de Nohant a lieu chaque année aux mois de juin et juillet.
Une salle de concert est construite à l'intérieur de la bergerie du domaine.
Le 27 mai 2016, le Centre des Monuments Nationaux signe un accord de jumelage entre la maison de George Sand à Nohant et la maison de Léon Tolstoï à Moscou, à l'occasion de l'année franco-russe du tourisme culturel 2016-2017.
Pour plus de renseignements afin de visiter la maison de George Sand :
Jardin du Prieuré Notre-Dame d'Orsan (Cher)
Le 1er septembre 2023, le matin, j'ai visité le Jardin du Prieuré Notre-Dame d'Orsan.
De 1097 à 1107, Robert d'Arbrissel fonde 18 prieurés.
Ils sont tous rattachés à l'abbaye de Fontevraud, dont celui d’Orsan en 1107.
Agnès de Châteaumeillant est la première prieure d'Orsan. Elle est sous la protection de Léger, archevêque de Bourges.
En 1113, l'église est terminée.
Les seigneurs de la région mettent le Prieuré d'Orsan sous leur protection.
En 1116, Robert d'Arbrissel revient à Orsan.
Il décède à Orsan. Son cœur se trouve dans un petit mausolée de marbre surmonté d'une pyramide en forme d'écailles, à Orsan.
Le reste de son corps repose à Fontevraud.
Quelques années plus tard, l'archevêque de Bourges décède.
Il lègue sa maison de campagne au Prieuré. Il demande à être inhumé près du cœur de Robert d'Arbrissel.
Pendant 500 ans, le Prieuré prospère et devient un lieu de pèlerinages.
Notre-Dame d'Orsan s'agrandit progressivement.
Pendant la Guerre de Cent Ans, le Prieuré d'Orsan est épargné.
En 1569, pendant les Guerres de Religion, les bâtiments sont pillés et brûlés.
Les religieuses s’enfuient pour s'abriter au Château du Châtelet.
En 1560, les religieuses reviennent à Orsan et constatent que de nombreux documents ont disparu.
En 1596, Éléonore de Bourbon (abbesse de Fontevraud) fait reconstruire les bâtiments qui avaient été détruits.
En 1668, 22 religieuses résident au Prieuré.
Au 18ème siècle, la clôture et le grand portail sont terminés.
Pendant la Révolution Française, le Prieuré et ses biens sont vendus.
En 1926, les bâtiments sont inscrits aux Monuments Historiques.
Jusqu'en 1989, les bâtiments ont été utilisés comme exploitation agricole.
En 1990, il ne reste que 4 bâtiments au Prieuré d'Orsan.
L’église, les cloîtres et le moulin avaient disparu et leurs pierres avaient été réutilisées pour des constructions agricoles.
Patrice Taravella et Sonia Lesot (architectes) recherchent une demeure à rénover et découvrent Orsan.
Ils achètent le prieuré et les quarante hectares de bois et prairies alentour.
En 1991, ils commencent à rénover le Prieuré.
Les murs sont consolidés, les fenêtres sont remplacées.
Ils désirent créer des jardins monastiques médiévaux.
En 1992, les Jardins du Prieuré d'Orsan sont créés.
Les jardins sont entretenus par le maître jardinier Gilles Guillot.
En 1994, ils ouvrent au public.
Les bâtiments sont aménagés.
Au départ, une boutique-librairie ouvre.
En 1998, un restaurant-salon de thé ouvre à son tour.
En 2001, 6 chambres d’hôtel sont créées.
Depuis le mois de mars 2017, Patrice Talavera (propriétaire du Prieuré) a acheté une exploitation viticole en Toscane.
Il confie la gestion du Prieuré à Gareth Casey et Cyrille Pearon.
Malgré la fermeture de la partie hôtellerie, les Jardins du Prieuré restent ouverts aux visiteurs.
Un cloître de verdure avec une fontaine au centre et l'élément fondateur des jardins d'Orsan.
Tous les jardins adjacents comprenant les vergers, le labyrinthe, la roseraie, le potager surélevé, le parterre, la pergola et le jardin des oliviers sont établis autour du cloître.
Un pré fleuri permet de se promener vers le bois et le long du ruisseau.
Le pré fleuri :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Jardin du Prieuré Notre-Dame d'Orsan :
Abbaye de Noirlac (Cher)
Le 31 août 2023, j'ai visité l'Abbaye de Noirlac.
Le 27 octobre 1136, un groupe de moines originaires de l'Abbaye de Clairvaux en Bourgogne fonde la Maison-Dieu-sur-Cher.
Le Monastère fait parti de l'Ordre de Citeaux et occupe les terres du Seigneur Ebbes V de Charenton.
Les terres se trouvent dans une zone boisée inhospitalière et marécageuse.
La communauté est dirigée par Robert de Châtillon sur l'Allier.
Dès le début de l'installation des moines, un système hydraulique a été mis en place.
Les moines captent ainsi une source située au nord du transept.
Une église reprenant le plan Bernardin (déjà à l'origine de l'Abbatiale de Fontenay) est construite.
En 1147, l'église est consacrée.
En 1149, Saint Bernard écrit une lettre à l'abbé Suger (abbé de Saint Denis et Conseiller du Roi de France Louis VII) concernant la précarité de la communauté de Maison-Dieu-sur-Cher.
En 1150, Ebbes V de Charenton établi une charte donnant tous les droits seigneuriaux du lieu-dit La Maison Dieu (comprenant une partie du bois, un court d'eau depuis les moulins de Humbert jusqu'à l'abbaye et les terres de Chalais, Saint-Loup et Fleuret) aux moines de Clairvaux.
À l'origine, ces droits appartenaient aux moines bénédictins du Prieuré de La Celle-Bruère.
Ils avaient un Prieuré à Bruère-Allichamps.
Ebbes V de Charenton leur donne une compensation.
Entre 1150 et 1160, le chœur, le transept et les deux dernières travées de l'église sont construits.
En 1159, Agnès (épouse d'Ebbes V de Charenton) confirme la donation des droits seigneuriaux aux moines de Clairvaux à Pierre de La Châtre, archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine.
Agnès confirme également que l'Abbaye de Bussières qu'ils avaient fondée pour les moniales, est rattachée à l'Abbaye de Noirlac.
Entre 1170 et 1190, le mur de l'église longeant le cloître est construit, de même que la salle capitulaire, la salle des moines et le dortoir des moines au premier étage à l'est du cloître.
Pour finir, le bâtiment des Convers à l'ouest du cloître est construit.
En 1189, Ebbes VI de Charenton (fils d'Ebbes V) confirme à son tour les donations de son père, à la demande de l'archevêque de Bourges, Henri de Sully.
Au début du 13ème siècle, un porche est accolé à la façade.
Le réfectoire au sud du cloître est construit quelques années plus tard.
Pendant la première moitié du 13ème siècle, les donations continuent.
Elles concernent des bois, des terres, des vignes, des étangs, des moulins et des maisons de ville, au profit de l'Abbaye de Maison-Dieu-sur-Cher.
De 1270 à 1280, les galeries Nord et Ouest du cloître sont construites.
Les Convers disparaissent progressivement.
La ruelle des convers est supprimée et est remplacée par la galerie Ouest du cloître puis les galeries Est et Sud.
En 1290, l'Abbaye de la Maison-Dieu-sur-Cher prend le nom d'Abbaye de Noirlac, à cause de l'étang qui la bordait.
Les seigneurs de Charenton ainsi que les nombreux donateurs sont enterrés dans le cimetière et dans le cloître.
Les tombes de plusieurs abbés, d'Ebbes V et de son épouse Agnès, de leur fils Ebbes VI, de Mahaut (fille d'Ebbes VI) et de son mari Renaud de Montfaucon, se trouvent dans la salle capitulaire.
De 1358 à 1360, pendant la Guerre de Cent Ans, le Berry et l'Abbaye de Noirlac subissent les ravages occasionnés par les soldats du Capitaine Anglais Robert Knolles.
Ils occupent le Monastère.
Mais d'autres ravages incombent aux Grandes compagnies, aux Écorcheurs et à la Praguerie.
Par la suite et afin de se protéger, les moines entreprennent de fortifier l'Abbaye.
Ils font appel à Jean Bourguignon de Saint-Amand.
Un donjon est construit.
En 1423, Guillaume d'Albret (seigneur d'Orval), confirme le droit de faire fortifier l'Abbaye et d'en la garde à un capitaine.
En 1435, le Traité d'Arras est signé.
Entre 1435 et 1438, les Écorcheurs sont menés dans le Berry par Rodrigue de Villandrando et Jean de Bourbon.
Au printemps 1437, Rodrigue de Villandrando et Jean de Bourbon prennent la route de Saint Amand-Montrond et investissent le Château de Montrond.
Le château leur sert de Quartier Général.
L'Abbaye de Noirlac subi les ravages des Écorcheurs.
Après la fin de la Guerre de Cent Ans, la communauté moniale vit au-dessus de ses moyens en raison d'importantes donations jusqu'à la fin du 13ème siècle.
Cette situation avait entrainé des divergences parmi les membres de la communauté cistercienne de Noirlac.
En 1459, un moine avait renié plusieurs fois sa fonction et avait été réhabilité par le Chapitre Général.
En 1476, un autre moine a été condamné à la prison perpétuelle par le Chapitre Général pour avoir assassiné un autre moine.
En 1521, le Chapitre Général charge l'abbé de Bouras de visiter l'Abbaye de Noirlac et de la réformer.
La vie qquotidienne dans l'Abbaye est profondément modifiée.
L'abbé s'installe dans l'ancien bâtiment des convers, au-dessus du cellier.
Avec les moines, il partage une entrée commune sous le donjon.
Lorsque l'abbé s'absente du monastère, un Prieur est nommé pour assurer le fonctionnement de l'abbaye.
En 1569, les Protestants, commandés par Wolfgang de Bavière, traversent à marche forcée le Berry dans sa partie Nord-Est.
L'armée huguenote allemande pille toutes les églises qui se trouvent sur son chemin.
Cependant, l'armée de Wolfgang de Bavière n'est pas responsable de la destruction du porche de l'église et du pignon Nord du transept de l'abbaye.
Entre 1650 et 1652, pendant la Fronde, le Prince Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé, tient la forteresse de Saint-Amand Montrond qui est assiégée par les troupes Royales.
L'Abbaye passe tour à tour dans les mains du Grand Condé ou des troupes Royales.
L'Abbaye subit de nombreuses dégradations et destructions.
En 1654, de nombreux bâtiments sont détruits par les soldats des deux camps.
À Noirlac, il ne reste que 4 moines.
Pendant la deuxième moitié du 17ème siècle, l'abbé commendataire et les moines se partagent le Monastère.
Le bâtiment des convers, la galerie du cloître ouest et la grande cuisine sont à la disposition de l'abbé.
Le cloître, le dortoir, le réfectoire, la chambre des hôtes et les greniers au-dessus des 3 autres galeries du cloître sont à la disposition des moines.
Le pape Alexandre VII a accordé aux moines de diviser le dortoir en cellules.
En 1717, l'abbaye est dans un triste état malgré les travaux effectués par l'abbé Claude de Mauroy.
Son successeur, l'abbé Antoine Louis d'Aurillac habite à l'hôtel Saint-Vic à Saint-Amand-Montrond.
Il fait réaliser un état des lieux avant d'entreprendre des travaux de restauration.
Un partage des biens et revenus de l’abbaye est effectué par l'abbé.
Le dortoir des convers est attribué aux moines, tandis que la maison de Saint-Vic (actuel musée) revient à l'abbé.
De 1724 à 1730, la première partie des travaux de restauration est réalisée.
Les travaux sont financés par l'abbé.
À partir de 1740, une deuxième tranche de travaux débute.
Les chambres des moines situées dans le dortoir deviennent confortables.
Le bâtiment se trouvant entre l'aile orientale, le bâtiment des moines, et l'ancien réfectoire sont réaménagés.
L'église reçoit des boiseries.
Les moines installent des chambres d'hôtes dans l'ancien réfectoire.
Un escalier monumental permettant d'accéder aux chambres d'hôtes est construit.
En 1766, l'archevêque de Bourges reçoit un rapport sur l'état de l’abbaye.
L'église est bien entretenue, les bâtiments de l'abbaye sont en bon état, le dortoir est quasiment neuf et compte 9 chambres dont une qui sert d'archives et une autre sert d'infirmerie.
Antoine Louis d'Aurillac est abbé depuis 40 ans et l'abbaye compte 5 moines, tous prêtres.
En 1790, l'abbaye est sécularisée.
En 1791, l'abbaye est vendue comme bien national à Jean Amable Desjobert pour 150000 francs.
À cette époque, il est secrétaire des commandements du Maréchal de Soubise.
Il est emprisonné pendant la Révolution.
Il laisse ses terres à la ville de Saint-Amand-sous-Montrond qui donne son nom à une promenade.
En 1822, Hall (citoyen d'origine britannique ayant des intérêts dans des faïenceries de Creil, Montereau et Gien) rachète l’abbaye de Noirlac afin d'y installer une manufacture de porcelaine.
De 1822 à 1866, la manufacture fabrique de la porcelaine.
L'église est divisée par un plancher sur deux étages.
Des fours sont placés contre le mur Nord du collatéral.
Les greniers du cloître sont rehaussés et agrandis et deux grandes ouvertures sont percées dans la galerie Sud du cloître ce qui provoquera l'effondrement des voûtes.
Le cloître est également rehaussé afin d'aménager des greniers de séchage et de stockage des porcelaines.
En 1833, Hall revend l'abbaye à la famille Pillivuyt de Foëcy qui est déjà propriétaire d'une manufacture à Mehun-sur-Yèvre.
En 1837, Prosper Mérimée visite l'abbaye.
Il constate avec amertume les dégradations liées aux aménagements porcelainiers et le manque d'entretien des couvertures.
En 1854, la fabrique de porcelaine dans l'abbaye est rattachée à celles du porcelainier.
En 1862, l'Abbaye de Noirlac est classée aux Monuments Historiques.
Mais les propriétaires de la manufacture de porcelaine ne dépensent rien pour restaurer l'abbaye.
En 1866, l'exploitation se termin.
Les ouvriers de la manufacture sont repris par une nouvelle entreprise à Bruère-Allichamps, la fabrique Avignon (encore existante de nos jours sous le nom d'Avignon Ceramic).
Après la fin de la fabrication de porcelaine, des examens des bâtiments sont conduits par l'abbé Jules Pailler (curé de Saint-Amand-Montrond).
En 1893, il découvre le squelette de Robert de Châtillon, fondateur de l'abbaye, lors de fouilles dans l'armarium.
Robert de Châtillon n'avait pas été enterré dans la salle capitulaire avec les autres abbés puisque celle-ci n'existait pas lorsqu'il est décédé.
La même année, en 1893, l'abbé Jules Pailler achète l'abbaye avec le projet d'y installer un orphelinat industriel et agricole.
Le projet est abandonné.
Cependant, Georges Darcy (architecte départemental des Monuments Historiques) avec le concours de l'historien Alphonse Buhot de Kersers, instruit un dossier auprès du ministère présentant l'état général de l'abbaye et son entretien.
Les Monuments Historiques s'associent avec l'abbé Jules Pailler afin de restaurer les bâtiments.
En 1896, le Monastère est à nouveau mis en vente.
L'Abbaye est achetée par la communauté des Sœurs épouses du Sacré-Cœur de Jésus pénitent sis de Loigny Eure-et-Loir.
Cette communauté est condamnée par le Saint-Office dans le courant de l'année.
En 1901, la communauté religieuse est dissoute par la loi sur les associations et ses biens sont mis sous séquestre.
Le 29 décembre 1909, Étienne Dujardin-Beaumetz (sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts) visite l'abbaye.
Le département du Cher désire acheter l'abbaye avec une aide financière de l'État.
Le service des Monuments Historiques fait faire des travaux de conservation.
Entre 1909 et 1910, l'abbaye sert de colonie de vacances aux Petits chanteurs à la Croix de bois.
En 1938 et 1939, l’abbaye sert de camp d’internement pour les réfugiés espagnols qui avaient été chassés lors de la Guerre Civile.
Environ 5000 réfugiés sont comptabilisés pour l'année 1939.
En avril 1939, Jean Zay demande l'évacuation des réfugiés des bâtiments classés aux Monuments Historiques.
En octobre 1939, les réfugiés restants sont transférés à Chateaufer.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'abbaye sert d'annexe à l'hospice de Saint-Amand-Montrond.
70 lits ouvrent provisoirement afin de soigner les épidémies et les maladies causées par les carences alimentaires.
En 1949, l'abbaye est à nouveau abandonnée.
De 1950 à 1980, des travaux de restauration sont effectués.
En 1977, les vitraux de l'église et du réfectoire sont réalisés selon les cartons de Jean-Pierre Raynaud et mis en place.
En 2007, le Conseil Départemental du Cher crée un établissement public de coopération culturelle afin de gérer l'Abbaye de Noirlac.
En 2008, le Ministère de la Culture donne le label Centre Culturel de Rencontre (CCR) à l'abbaye.
Un projet autour de la sauvegarde et de la mise en valeur de son patrimoine est porté par l'abbaye.
En 2015, Loïc Guénin (compositeur) écrit une partition graphique intitulée WALDEN (abbaye de Noirlac) en insistant sur l'histoire de l'abbaye.
La pièce est créée par Ars Nova lors des Journées Européennes du Patrimoine.
L'accès à l'Abbaye de Noirlac peut se faire à pied depuis le Lac de Virlay, sur la commune de Saint-Amand-Montrond :
Les bâtiments de l'Abbaye de Noirlac :
Pour plus de renseignements afin de visiter l'intérieur de l'Abbaye de Noirlac :
Forteresse de Saint Amand Montrond (Cher)
Le 30 août 2023, l'après-midi, j'ai visité le site de l'ancienne forteresse de Saint Amand Montrond.
De l'origine jusqu’en 1361, une Forteresse Féodale est implantée au sommet du Mont Rond.
C'est une petite butte qui sépare le Cher et la Marmande.
Au pied de la butte se trouve la ville de Saint-Amand-sous-Montrond.
En 1361, les Anglais s'emparent du château lors de la Guerre de Cent Ans.
Au 15ème siècle, le Château est reconstruit par Charles II d'Albret.
12 tours d'enceinte ainsi qu'un donjon de 40 mètres de haut et 16 mètres de diamètre composent l'ensemble.
Du fait du renforcement de ses défenses, le château a résisté aux nombreux assauts Anglais qui se sont succédés.
En 1606, le Château est en ruines.
Sully l'achète et le restaure entièrement.
Il fait creuser des fossés directement dans les rochers. Ainsi, le château devient la plus grande Forteresse du Berry.
Le corps de logis est plus confortable.
En 1621, Henri II de Bourbon-Condé rachète le château et la seigneurie à Sully.
Henri II est alors Prince de Condé et père du Grand Condé.
Louis II de Bourbon-Condé (Grand Condé) passe sa jeunesse dans le château.
Entre 1636 et 1646, Henri II fait transformer le château en place forte imprenable par l'architecte Jean Sarrazin.
L'architecte y installe toutes sortes de fortifications (redoutes, ravelins, pont à bascule, etc...).
À la fin des travaux, un triple système d'enceintes bastionnées concentriques (entourant encore de nos jours le donjon médiéval) protège le château.
En 1651, le Maréchal de Palluau arrive en tête d'une armée de 4000 soldats, lors de la Fronde.
Le siège de la Forteresse a été rude pour les habitants.
Les soldats s'installant chez eux et pillant toutes les ressources.
En juillet 1652, les assiégés résistent mais commencent à souffrir de la faim.
Le 1er septembre 1652, n'ayant plus de nourriture, les 20 survivants du siège sortent de la Forteresse dans l'honneur.
Dans la foulée, Louis XIV ordonne le démantèlement de la forteresse.
Mais le manque de poudre empêche sa destruction.
La Forteresse était la dernière place forte française à subir un siège lors d'un conflit civil de l'Ancien Régime.
Au fil du temps et après avoir été transmis par héritages, Mademoiselle de Charolais est devenue propriétaire de la Forteresse.
En 1736, elle ne peut plus entretenir la forteresse face aux coûts importants pour l'entretien.
Elle ordonne donc sa destruction et transforme le site en carrière pour les habitants de Saint-Amand-Montrond.
Après différents transferts de la propriété, ce qu'il reste du château est vendu comme bien national à la Révolution.
En 1827, les derniers vestiges sont détruits et les ruines disparaissent sous un jardin public.
Depuis 19fouides équipes de jeunes volontaires guidés par des archéologues effectuent des fouilles sur place.
Patiemment, ils permettent de faire remonter les bases des murs.
À terme, l'idée est de montrer au public ce que représentait l'emprise du château.
Cependant, des constructions modernes au pied de la butte ne permettront pas de mettre à jour les fortifications les plus complexes.
De nombreuses pierres de l'ancienne forteresse sont visibles dans les rues de Saint-Amand-sous-Montrond.
Le vestige le plus remarquable est un entourage de cheminée monumental, astucieusement reconverti en fenêtre, très célèbre dans la ville.
Pour plus de renseignements afin de visiter la Forteresse de Saint-Amand-Montrond :
https://billetterie-forteresse-saint-amand-montrond.mapado.com
Ville de Saint-Amand-Montrond (Cher)
Le 30 août 2023, j'ai visité la ville de Saint-Amand-Montrond en début et en fin de journée.
À l'époque Préhistorique, il y avait de premiers hommes dans la région saint-amandoise.
En 1652, le château du Vernet, datant des 14ème et 15ème siècles, sert pendant la Fronde des Princes qui oppose les familles de Bourbon et de Mazarin.
Les deux villes, Saint-Amand-Montrond et Saint-Amand-le-Chastel, se partagent le territoire.
Ces deux villes sont dominées par la Forteresse de Montrond, qui apporte son soutien à l'armée Royale.
À la fin du 17ème siècle, le petit château de Saint-Amand-le-Chastel a été détruit.
C'était le Sous-fief de la Seigneurie de Charenton-du-Cher.
Jusqu'en 1775, le logis seigneurial, qui avait été restauré par le duc de Sully, Louis Ier et le Grand Condé, a survécu à l'indifférence totale.
À la fin de la Révolution Française, les villes de Saint-Amand-le-Chastel et de Saint-Amand-Montrond sont réunies, aux grés de leurs seigneurs respectifs.
Vers 1830, les lambeaux du château ont été rasés et un parc a été construit.
Entre 1918 et 1919, le château du Vernet sert d'abri à des soldats américains qui résident à Saint-Amand.
Par la suite, le château est vendu à un antiquaire parisien, qui le destine à un milliardaire des Amériques.
Entre 1920 et 1921, le château est rasé en deux étapes.
La première phase permet de récupérer les pierres de cheminée, fenêtres, lucarnes ainsi que les éléments d'architecture.
La seconde phase est la destruction définitive du château.
Le 6 juin 1944, les troupes de la Résistance locale arrêtent Simone Bout de l’An, épouse de Francis Bout de l’An qui est Secrétaire Général de la Milice Française.
Elle est retenue en otage en compagnie de 13 miliciens et 6 femmes.
Le 8 juin 1944, tôt le matin, les parachutistes allemands entrent dans la ville guidés par des miliciens locaux.
Ils incendient le centre-ville, exécutent des civils contre un mur, rassemblent 300 otages dont 120 seront envoyés à Vichy.
Poursuivis par la Wehrmacht, les résistants fuient dans le maquis de la Creuse.
Ils échangent les 6 femmes contre 60 prisonniers saint-amandois.
Le 20 juillet 1944, les résistants de Saint-Amand-Montrond fusillent les miliciens qu'ils retenaient en otages.
En représailles, les miliciens de Saint-Amand-Montrond arrêtent 76 personnes dont des juifs originaires de Paris, du Nord, de Lorraine ou d’Alsace.
70 prisonniers sont jetés en prison et massacrés.
36 d’entre eux sont progressivent extraits de prison et jetés vivants dans les puits de Guerry à Savigny-en-Septaine.
Quelques mois plus tard, sur les indications de Charles Krameisen, seul survivant des puits de Guerry, les corps sont retrouvés et enterrés dans des sépultures décentes.
En 1946, la maison close du Petit Moulin Rouge, située dans la rue du Cheval-Blanc, ferme.
Cette maison était une plaque tournante de la prostitution dans le sud du Cher.
L'ancien hôtel des Trois Perdrix, dans la rue d'Austerlitz, était l'un des autres endroits de la ville fréquentés par les prostituées.
En 1952, la ville reçoit la Croix de Guerre avec étoile d'argent.
En 1971, grâce à l'Association de Sauvegarde du Cercle d'Histoire et d'Archéologie du Saint-Amandois (CHASA), les ruines de l'ancienne Forteresse de Saint-Amand-Montrond sortent de terre.
Des visites des ruines sont proposées au public.
Le 5 mai 2010, le Monument construit par Georges Jeanclos à l'initiative du maire Thierry Vinçon avec l’aide de Monique Audry, est inauguré en présence de Georges Kiejman (enfant qui avait été caché pendant la Seconde Guerre Mondiale).
Le Monument a été inauguré en présence de Didier Cerf (délégué régional du comité français pour Yad Vashem) et Shlomo Morgan (ministre-conseiller à l’information près l’ambassade d’Israël en France).
Presque à l'emplacement du château se trouve l'actuel Vélodrome de la ville.
Route de Meillant, subsiste le petit oratoire Bonne-Dame-de-la-Pitié, datant du 15ème siècle.
Hôtel Saint Vic :
Visite de la ville :
La Maison de l'Équateur :
Le Couvent des Capucins :
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
www.ville-saint-amand-montrond.fr/index.html
Musée Aux Anciens Commerces de Doué-en-Anjou (Maine-et-Loire)
Le 27 août 2023, l'après-midi, j'ai visité le Musée Aux Anciens Commerces, de Doué-en-Anjou.
En 1774, Joseph Foullon a fait construire un château de forme rectangulaire, sur ses terres de Hautes Minières.
Le château se trouvait sur un terrain de 30 hectares.
Le château était entouré de douves.
À l'ouest du château, il y avait les communs.
À l'est, les écuries Foullon.
Les écuries Foullon sont classées aux Monuments Historiques.
Les écuries abritent le musée Aux Anciens Commerces.
Pour plus de renseignements afin de visiter le musée Aux Anciens Commerces de Doué-en-Anjou :
Parc Oriental et Potager du Château Colbert de Maulévrier (Maine-et-Loire)
Le 26 août 2023, en fin de matinée, j'ai commencé la visite du Parc Oriental de Maulévrier.
Au 17ème siècle, Édouard-François Colbert achète les restes de l'ancienne forteresse de Maulévrier.
Il fait construire un nouveau château à la place.
Entre 1793 et 1800, le château est incendié pendant les Guerres de Vendée et la Bataille de Maulévrier.
Stofflet l'avait transformé en place forte et avait converti le parc en hôpital de campagne.
En 1815, le château est reconstruit.
Le parc est réaménagé en parc romantique boisé à l'anglaise.
En 1895, Eugène Bergère rachète le domaine du château-Colbert.
Entre 1899, l'architecte parisien Alexandre Marcel épouse Madeleine, la fille d'Eugène Bergère.
À partir de 1902 et jusqu'en 1913, il crée le Parc Oriental dans le parc du château.
Pendant les travaux, il habite régulièrement au château dont il a réaménagé les décors.
Les éléments khmers du parc ont été confectionnés à partir des moules de ceux qui avaient été exposés pendant l'Exposition Universelle de 1900 à Paris.
Il a fait planter de nombreuses plantes originaires de Chine, Thaïlande, Japon et Europe.
Jusqu'en 1940, 40 jardiniers ont entretenu le parc.
Le 30 juin 1928, Alexandre Marcel décède à Paris.
Sa femme Madeleine continue d'habiter au château.
En 1945, Madeleine décède.
Le jardin est abandonné.
En 1977, la propriété du château est scindée en trois.
En 1980, la commune de Maulévrier rachète le Parc.
Les décorations orientales ne sont plus visibles étant donné la végétation sauvage due à l'abandon du jardin.
Le 15 juin 1985, le parc est ouvert au public.
En 1987, la mairie entreprend de restaurer le parc en fonction des photos anciennes et des souvenirs.
Le château, quant à lui, reste une propriété privée.
La même année, des enseignants des Universités Horticoles de Tokyo et Niigata reconnaissent l'inspiration de jardins japonais de l'époque d'Edo, dans une partie du Parc Oriental.
La rivière, qui traverse le jardin d'Est en Ouest, fait référence à la symbolique de la course du soleil de la naissance et la mort.
Les plantes, fleurissant à toutes les saisons, évoquent la jeunesse du printemps, la force de l'âge mûr de l'été, la richesse de l'automne et le passage vers la mort de l'hiver.
En 2004, le jardin est labellisé "Jardin Remarquable" par le ministère de la Culture.
La fréquentation annuelle du parc est estimée à 150 000 visiteurs.
En 2022, un agrandissement du parc a été réalisé.
Le terrain qui a été rajouté s'inspire du jardin de plaine de Murin-an à Kyoto, créé sous l'ère Meiji.
Après être sorti du Parc Oriental, je commence la visite du Potager du Château de Maulévrier, à partir de 15H50 :
À la fermeture du Potager, je me balade un peu à Maulévrier.
Je me dirige vers l'entrée du Parc Oriental.
Je pique-nique avant d'entrer à nouveau dans le Parc Oriental, afin d'admirer le parc de nuit, avec son et lumières, à partir de 22H00 :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Parc Oriental ainsi que le Potager du Château Colbert de Maulévrier :
Maison natale de Rabelais (Indre-et-Loire)
Le 25 août 2023, en deuxième partie d'après-midi, j'ai visité la Maison La Devinière, maison natale de Rabelais.
La Devinière est une petite exploitation agricole (closerie), dans la campagne Chinonaise.
En 1483 (ou 1494, la date de naissance exacte de François n'est pasconnue), François Rabelais naît à la Devinière, à Seuilly.
Au 16ème siècle, la Devinière est composée d’un logis.
Le 9 avril 1553, l'écrivain français humaniste François Rabelais décède à Paris.
Au 17ème siècle, un pigeonnier et des dépendances sont construits.
Entre 1640 et 1650, la famille Rabelais n'habite plus la Devinière.
En 1929, le domaine de La Devinière est classé aux Monuments Historiques.
Le 14 février 1930, la maison de Rabelais est classée aux Monuments Historiques.
Le domaine est abandonné et se dégrade au fil des ans.
En 1948, des amateurs de François Rabelais alerte le département d'Indre-et-Loire sur l'état de dégradations du domaine.
Avec l'appui du Préfet Robert Vivier, le département d'Indre-et-Loire achète la maison et ses dépendances.
L'Association des Amis de Rabelais et de La Devinière est créée la même année.
Un musée est créé dans le domaine.
Le 3 août 1951, le pigeonnier est classé aux Monuments Historiques.
La même année, le site est ouvert au public.
Le musée littéraire consacré à François Rabelais est géré par le Conseil Départemental d'Indre-et-Loire, en partenariat avec l'Association.
En 2004, "les vignes de Rabelais" sont plantées sur le domaine.
La production viticole est vendue aux visiteurs du musée sous le nom de "Clos de La Devinière".
Le jardin, les vignes et le potager du domaine :
Pour plus de renseignements afin de visiter le Domaine de La Devinière :
Château de Saché - Musée Balzac (Indre-et-Loire)
Le 25 août 2023, en début d'après-midi, j'ai visité le Château de Saché - Musée Balzac.
Le corps de bâtiment principal du Château de Saché date du 15ème siècle.
Le château est une ancienne châtellenie relevant de l'Ile-Bouchard.
Au 17ème siècle, une aile est construite contre le bâtiment principal.
Au 18ème siècle, une deuxième aile est construite.
En 1812, Jean de Margonne hérite du château de sa grand-mère.
Pendant le 19ème siècle, le château est aménagé par Jean de Margonne, son propriétaire.
Il s'y rendait en vacances avec son épouse Anne Savary.
Entre 1825 et 1848, Honoré de Balzac effectue de nombreux séjours au château.
En 1921, le château est acheté par Maurice Suzor.
En 1926, Paul Métadier rachète le Château.
Le 11 mai 1932, le Château est inscrit au Monuments Historiques.
En 1951, Paul Métadier, aidé de son fils Bernard-Pierre, crée un musée consacré à Honoré de Balzac.
En 1958, la famille Métadier donne le château et ses collections au Conseil Général d'Indre-et-Loire.
Le 27 juin 1983, la chambre de Balzac, le grand salon ainsi que la salle à manger sont classés aux Monuments Historiques.
Pour plus de renseignements afin de visiter le Château de Saché - Musée Balzac :
Ville de La Rochelle (Charente-Maritime)
Le 19 juillet 2023, j'ai visité la ville de La Rochelle.
Pendant l'époque Gallo-romaine, des vestiges de marais salants et de villas attestent la présence d'habitants.
Au 10ème siècle, la future Capitale de l'Aunis est fondée.
Au début du 12ème siècle, les seigneurs de Mauléon et de Rochefort construisent le château fort.
En 1130, le Duc d'Aquitaine Guillaume X fait en sorte que La Rochelle devienne un port libre.
En 1152, La Rochelle devient le plus grand port sur l'Atlantique, grâce à la présence des Templiers et des Hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Aliénor d'Aquitaine se marie une deuxième fois et permet l'ouverture de la ville au marché anglais.
En 1175, Henri II d'Angleterre accorde la charte communale à la ville.
En 1199, Guillaume de Montmirail devient le premier Maire de La Rochelle.
En 1224, la ville de La Rochelle est rattachée au domaine Royal après avoir été assiégée par Louis VIII.
En 1360, le Traité de Brétigny est signé.
La ville passe sous le giron du Royaume d'Angleterre.
En 1371, les Rochelais chassent les Anglais hors du château royal.
Les habitants autorisent du Guesclin à entrer en ville à la condition que Charles V confirme les privilèges de leur ville, comme l'élection d'un maire.
Ainsi, ils ont une grande liberté vis-à-vis du pouvoir royal.
Pendant l'année 1628, Richelieu fait construire une digue de 1500 mètres afin d'isoler la ville de la mer, et des Anglais.
Le 28 octobre 1628, Louis XIII retire ce privilège après la révolte et la capitulation de la ville lors du Grand Siège mené par le Cardinal de Richelieu.
La construction de la digue s'achève après la reddition de Richelieu par Louis XIII.
Le 5 février 1718, Louis XV autorise à nouveau l'élection d'une mairie.
Ainsi, la mairie est composée d’un maire, de quatre échevins, de dix conseillers et d’un procureur syndic.
À partir de cette date, la ville de La Rochelle restera française.
Au 16ème siècle, Calvin investit la ville.
La Rochelle devient un des principaux foyers du protestantisme.
En 1763, la signature du Traité de Paris fait perdre deux destinations importantes de l'export rochelais, le Canada et la Louisiane.
À partir de la fin du 16ème siècle, La Rochelle devient l'un des principaux ports négriers de France avec le départ du navire l'Espérance pour le Brésil.
En 1790, le département de Charente-Inférieure est créé avec la ville de Saintes en tant que Chef-lieu.
Les habitants de La Rochelle sont mécontents vis-à-vis de cette décision.
Le 26 avril 1792, le navire "Saint-Jacques" sera le dernier navire négrier à quitter le port de La Rochelle.
Le 10 juin 1792, en compensation du fait que La Rochelle ne soit pas Chef-lieu du département de Charente-Inférieure, un arbre de la Liberté est planté sur la Place d'Armes.
En 1793, la ville devient l'arrière‑base logistique de l’Armée de la Vendée (ou Armée des côtes de La Rochelle).
Pendant le Premier Empire, un blocus continental entraîne de nombreuses faillites d’armateurs et met au chômage des ouvriers du port.
Le 6 août 1808, Napoléon Ier visite La Rochelle.
Le 19 mai 1810, Napoléon Ier signe un décret transférant définitivement la Préfecture, de Saintes à La Rochelle.
Ce décret permet l'embauche de fonctionnaires et employés.
Cependant, malgré ces embauches, la ville est toujours pénalisée par le blocus.
L'économie portuaire de La Rochelle reprend grâce aux nombreux travaux effectués pendant le 19ème siècle, et la construction du bassin à flot en 1808.
En 2008, le port de la Pallice a reçu le statut de Grand Port.
Ce port a permis de développer la pêche maritime.
Le parc Charruyer :
Mademoiselle Adèle Charruyer fait un legs à la ville de La Rochelle.
À partir du 6 mai 1887, le parc est aménagé sur des terrains militaires marécageux d'une superficie de 40 hectares.
Le 31 décembre 1890, l'aménagement du parc est terminé et il prend le nom de Parc Monceau Rochelais.
Le 28 octobre 1931, un arrêté municipal est signé.
Le parc est nommé Parc Charruyer.
Il a une longueur de 2 kilomètres sur 200 mètres de large, et il est traversé par deux ruisseaux, le Fétilly et le Lafond.
Ces ruisseaux se jettent dans l’océan.
C'est un parc à l'anglaise.
À partir de 1945, un petit parc zoologique est créé.
Il est composé de perroquets, paons, chèvres naines, baudets du Poitou, daims, perruches, poules de Marans, oies blanches du Poitou, canards de Barbarie, etc.
Le parc animalier se nomme Parc Animalier Charles-Edouard Beltrémieux.
Charles-Edouard Beltrémieux était Conservateur du Muséum de La Rochelle, et maire de la ville.
Le parc animalier occupe une superficie de 4 hectares.
En 1950, le parc animalier ouvre au public.
Les animaux sont en liberté ou en semi-liberté.
Certaines espèces sont en captivité dans des enclos ou des volières.
De nos jours, environ 360 animaux vivent dans le parc.
L'accès au Parc Animalier est entièrement gratuit.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville de La Rochelle :
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_3ee6c4_20230901-132311.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_748772_20230901-121235.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_3783ce_20230901-122650.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_685343_20230901-122655.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_f9686a_20230901-123014.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_495698_20230901-123258.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_0161b4_20230901-123348.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_1dec1e_20230901-124457.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_091c9b_20230901-125223.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_35d9e4_20230901-125857.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_64a67e_20230901-131737.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_f80c76_20230901-132158.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_900b9c_20230901-132234.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_a3b036_20230901-132531.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_930423_20230901-133021.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_b3685b_20230901-133231.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_87a3ac_20230901-133606.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_b50bd4_20230901-133858.jpg)
/image%2F7033530%2F20250618%2Fob_0f3c8d_20230901-134948.jpg)
/image%2F7033530%2F20250616%2Fob_806646_20230831-143606.jpg)
/image%2F7033530%2F20250616%2Fob_24f8b6_20230831-142100.jpg)
/image%2F7033530%2F20250616%2Fob_fb287f_20230831-143456.jpg)
/image%2F7033530%2F20250616%2Fob_5667f1_20230831-142757.jpg)
/image%2F7033530%2F20250616%2Fob_4884b7_20230831-143335.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_b2c0ce_20230831-153223.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_729cb1_20230831-155522.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_0f4365_20230831-161400.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_771318_20230831-161415.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_23ff63_20230831-161450.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_3558d4_20230831-161643.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_b32919_20230831-162532.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_e06c6c_20230831-162854.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_3d5274_20230831-163445.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_f781c5_20230831-163749.jpg)
/image%2F7033530%2F20250617%2Fob_601c45_20230831-165513.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_6c19bb_20230830-151515.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_ed101f_20230830-153415.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_b316b5_20230830-153619.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_d54d6b_20230830-154140.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_460aca_20230830-154457.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_1ff866_20230830-155004.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_66f8fa_20230830-160038.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_11a361_20230830-161443.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_1ff29e_20230830-161528.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_984751_20230830-162158.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_6f5edc_20230830-162236.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_b7186d_20230830-162349.jpg)
/image%2F7033530%2F20250614%2Fob_211673_20230830-152107.jpg)
/image%2F7033530%2F20250602%2Fob_47ba47_20230831-114813.jpg)
/image%2F7033530%2F20250602%2Fob_95a570_20230831-212702.jpg)
/image%2F7033530%2F20250518%2Fob_990422_20230826-141703.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_d84290_20230826-122914.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_1801e2_20230826-124649.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_319056_20230826-131229.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_b274d4_20230826-131311.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_2df116_20230826-131327.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_c6f5de_20230826-131343.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_b0f0ec_20230826-132630.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_99a41d_20230826-133454.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_fb1690_20230826-140730.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_9e79fc_20230826-155520.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_48e37e_20230826-155953.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_b5e040_20230826-160002.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_633cae_20230826-161330.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_a2fd37_20230826-171146.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_5dfa33_20230826-221000.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_8e3f56_20230826-221023.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_3fbb5c_20230826-221051.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_e15ab3_20230826-221104.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_d0781f_20230826-221250.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_df5246_20230826-221433.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_38ab9d_20230826-221528.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_c1cd94_20230826-221807.jpg)
/image%2F7033530%2F20250519%2Fob_bc2770_20230826-233906.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_141e7f_20230825-145844.jpg)
/image%2F7033530%2F20250512%2Fob_bf79eb_20220727-124550.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_d578f6_20230819-200318.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_fc8f7a_20230819-201750.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_a0ea9f_20230819-201807.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_53ebe9_20230819-181858.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_c80c50_20230819-182033.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_b7150c_20230819-182431.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_88538f_20230819-183420.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_e2a7a4_20230819-183720.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_12b444_20230819-184435.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_bdd3f7_20230819-191846.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_d63e87_20220727-123857.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_aaa7bf_20220727-141009.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_612bce_20220727-163052.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_a45e4c_20220727-163043.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_923e44_20220727-150500.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_e343b2_20220727-150454.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_da6e16_20220727-150444.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_36db9e_20220727-150216.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_e00ec5_20220727-145441.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_a1da93_20220727-145357.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_3dd634_20220727-145303.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_118b4c_20220727-145118.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_711cd0_20220727-144956.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_0a6574_20220727-144642.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_aca1dc_20220727-144611.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_ff6140_20220727-144451.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_246b87_20220727-144517.jpg)
/image%2F7033530%2F20250513%2Fob_8e3cf8_20220727-144434.jpg)