Château de Bourbilly (Côte-d’Or)
Le 4 août 2018, le matin, visite du Château de Bourbilly.
Sous les Mérovingiens et les Carolingiens, les terres de Bourbilly dépendaient d'Époisses.
À partir de 1032, le fief de Bourbilly est transmis à Robert de France.
Le 24 juillet 1189, Hugues III échange Époisses et Bourbilly contre Montbard, qu'André de Montbard était en train d'abandonner.
Le fief d'Époisses revient par la suite à Bernard d'Époisses.
Au début du 13ème siècle, Bourbilly est détaché de la seigneurie d'Époisses.
En 1270, Bourbilly est donné à Harenburge (fille aînée de Jean d'Époisses) lorsqu'elle épouse Garnier de Traînel.
Le domaine passera ensuite à sa fille Alixandre de Traînel.
En 1285, la fille d'Alixandre, Agnès de Marigny, lui succède.
Bourbilly entre dans la famille de son époux, Poincet de Thil.
Au début du 14ème siècle, Guillaume de Mello, conteste la propriété du domaine de Bourbilly à Guillaume de Thil.
En 1333, la seigneurie passe dans la famille de Beaujeu par l'intermédiaire de Marie de Thil.
En 1353, à la mort d'Édouard de Beaujeu, Bourbilly revient à Antoine (fils d'Édouard).
Le 12 août 1374, Antoine décède sans descendance, Bourbilly revient à Marguerite de Beaujeu (sa sœur) à la suite de son mariage avec Jacques de Piémont.
À partir de 1375, Marguerite commence des travaux de réaménagement afin de transformer le château en demeure de plaisance.
Elle fait également construire une chapelle qui est dédiée à sainte Marguerite.
En 1379, les travaux sont terminés.
Louis de Piémont, son deuxième fils hérite de Bourbilly.
Le 4 octobre 1403, Bourbilly est vendu à Pierre de La Trémoille.
En 1405, il confie le château à ses neveux.
À partir de 1410, Guy de La Trémoille est le seul propriétaire de Bourbilly.
Louis de La Trémoille (son fils) hérite du château.
En 1448, le domaine passe à Claude de Montaigu. Il laisse le domaine à sa fille Jeanne.
En 1467, le château de Bourbilly passe entre les mains de la famille de Rabutin avec le mariage de Jeanne de Montaigu avec Hugues de Rabutin.
Pendant que la famille de Rabutin habite à Bourbilly, Jeanne de Chantal, met au monde ses enfants dont Celse-Bénigne de Rabutin et Françoise de Rabutin-Chantal. Sa petite-fille, la marquise de Sévigné (fille de Celse-Bénigne) séjourne à plusieurs reprises à Bourbilly. Elle y restera également lors de son voyage de noces.
Madame de Sévigné transmet le château à sa fille, Françoise de Grignan.
Ainsi, le château sort de la famille de Rabutin.
En 1704, à la mort de Françoise de Grignan, sa fille Pauline de Simiane hérite de Bourbilly.
Le 16 juillet 1719, Pauline de Simiane vend le domaine à Guy Chartraire de Saint-Agnan.
La famille Chartraire de Saint-Agnan conservera Bourbilly jusqu'en 1795.
Le 9 juillet 1814, après avoir racheté le château, et après l'avoir transformé, Frédéric-Augustin Pomme le vend à Antoine-Joseph de Caux.
Le château passe à sa fille, puis à sa petite-fille Cécile Belle de Caux qui se marie avec Ernest de Franqueville.
En 1862, le château est inscrit provisoirement sur la liste des Monuments Historiques.
Entre 1867 et 1871, Charles de Franqueville (fils de Cécile Belle de Caux) commence à restaurer le château.
En 1952, la chapelle, qui avait été détruite partiellement par un incendie, est restaurée.
Le 19 mars 1992, le château est inscrit définitivement aux Monuments Historiques.
En 2015, plusieurs séquences de l'émission Secrets d'Histoire ont été tournées au château dans le cadre d'un numéro consacré à Madame de Sévigné.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Ville de Clamecy (Nièvre)
Le 2 août 2018, l'après-midi, visite de la ville de Clamecy.
Entre le 9ème et le 10ème siècle, les Comtes de Nevers font construire un château fort.
Il se situait près de l'église paroissiale, devant l'actuel Hôtel de Ville.
En 1213, Hervé IV (Comte de Nevers) accorde aux Clamecycois leurs premières franchises.
Peu après, un rempart est construit pour protéger la ville.
Au 12ème siècle, le Comte de Nevers Guillaume IV (petit-fils du comte de Nevers Guillaume II) lègue l'hôpital de Panténor et son église à l'évêché de Bethléem en Palestine.
En 1223, l’évêque de Bethléem est chassé de Palestine.
Il s'installe à Panténor et il établit son siège épiscopal.
Panténor prend le nom de Bethléem.
De nos jours, il porte toujours ce nom.
L’évêché de Bethléem demeure à Clamecy jusqu’en 1801.
Au siècle, la Collégiale Saint-Martin est construite.
Elle se situe en face du Château ducal, au milieu de la ville qui est protégée par des remparts.
Au 14ème siècle, Clamecy est plusieurs fois rançonnée ou ravagée en 1323 et en 1360.
En 1401 et en 1442, la ville est occupée par des soldats.
Après ces troubles, Clamecy retrouve le calme.
À partir de 1497, la collégiale Saint-Martin est dotée d’une tour monumentale en gothique flamboyant.
À partir du 16ème siècle, Clamecy connaît une certaine prospérité grâce à l’activité du flottage du bois.
En 1659, Mazarin achète le Nivernais au duc de Gonzague.
Ainsi, il devient duc de Nivernais, titre qu’il transmet à ses successeurs.
Au 17ème siècle, la communauté religieuse des Récollets s'installe à Clamecy.
En 1636, leur église est consacrée.
La Révolution est bien accueillie à Clamecy.
Au printemps 1792, Clamecy est agitée par une émeute de flotteurs.
Du 15 au 17 août 1793, Fouché vient à Clamecy pour poursuivre la déchristianisation de la ville.
En 1800, la ville devient le siège d’une sous-préfecture, d’un tribunal de première instance et d’une justice de paix.
En 1815, la ville subit l’occupation étrangère.
Pendant le 19ème siècle, l’activité du flottage du bois diminue.
Elle est concurrencée par l’usage du charbon.
Les flotteurs de Clamecy se mettent régulièrement en grève.
Le 2 décembre 1851, lorsque Louis-Napoléon Bonaparte fait son coup d’État, une partie des Clamecycois assistés par des habitants des villages alentours provoque du 5 au 7 décembre une insurrection.
De 1859 à 1861, de nombreux bâtiments tels qu'un tribunal et un hôtel de ville comprenant une halle sont construits.
En 1870, la ligne de chemin de fer de Clamecy à Auxerre est inaugurée.
En 1876, la Société Scientifique et Artistique est fondée et un musée est construit.
En 1877, l'activité du flottage s'arrête avec le départ du dernier demi-train de bois pour Paris.
Au début du 20ème siècle, les travaux d'embellissement de la ville se poursuivent.
L'avenue de la République est construite à la place d'un bras du canal.
En 1907, le bâtiment de la Caisse d’épargne est construit.
Pendant la Première Guerre Mondiale, plus de 200 habitants décèdent.
Cependant, la ville regagne des habitants entre 1920 et 1930.
En 1922, la Société des Produits Chimiques de Clamecy succède à l'usine de carbonisation du bois.
En 1923, le dernier flot de bûches quitte Clamecy.
Entre 1626 et 1627, l'église Notre-Dame de Bethléem est construite en ciment armé.
Le 16 juin 1940, Clamecy est occupée par l’armée allemande.
Le 18 juin 1940, 43 prisonniers de guerre appartenant aux Régiments de Tirailleurs Sénégalais sont exécutés à Clamecy par les Allemands.
L'un d'eux aurait attaqué un Officier Allemand.
Un 44ème tirailleur réussi à s'échapper mais il est repris quelques jours après puis exécuté à son tour.
En juillet 1940, deux autres tirailleurs sont exécutés par les Allemands à Clamecy et à La Rochette.
Le 19 août 1940, les Allemands quittent Clamecy.
De 1950 à la fin des années 1960, la Société des Produits Chimiques de Clamecy emploie 600 ouvriers.
Dans les années 1970, la reprise démographique de la ville continue.
Un des enfants de Clamecy, Alain Colas, est mondialement connu grâce à ses navigations.
De 1977 à 2008, le maire Bernard Bardin a équipé la ville de bâtiments culturels tels que la bibliothèque qui a été transformée en une Médiathèque François Mitterrand et inaugurée en 1987, le musée a été agrandi de 1996 à 2005, une salle polyvalente a été construite.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
Ville de Brèves (Nièvre)
Le 2 août 2018, le matin, visite de la ville de Brèves.
Au 3ème siècle, une inscription est trouvée à Monceaux-le-Comte qui indique que Brèves serait un village du peuple gaulois des Éduens.
Une Nécropole mérovingienne au hameau Sur-Yonne a fait l'objet de fouilles qui daterait de la fin du 6ème siècle au début du 7ème siècle.
En 1156, le village dépend de la châtellenie de Metz-le-Comte.
La seigneurie de Brèves passe ensuite dans les mains de la famille de Nourry.
Au 15ème siècle, la seigneurie passe entre les mains de la famille de Damas avec le mariage d'Anne de Nourry avec Jean Damas.
En 1544, Françoise Damas se marie avec Denis Savary.
La seigneurie passe donc dans les mains de la famille Savary.
En 1610, François Savary de Brèves construit le château de Brèves en suivant les plans de l'architecte Salomon de Brosse.
Le château est construit à la place d'un ancien château médiéval qui avait été détruit pendant les guerres de Religion.
En 1625, François Savary (fils de Denis Savary) devient le premier Comte de Brèves.
Quelques temps avant, Marie de Médicis avait converti les terres de Brèves en un Comté pour remercier François de ses services diplomatiques et de s'être occupé de Gaston d’Orléans, son fils.
Le 26 juillet 1748, le Comté de Brèves est vendu par Louis Paul Jean Baptiste Camille Savary (arrière-petit-fils de Savary de Brèves) à François Houy de Cheveru.
Le 22 novembre 1766, Zacharie François Hoüy de Cheveru et sa veuve, représentée par sa fille Catherine de Cheveru, parrainent la nouvelle cloche de l'église de Brèves.
La cloche se trouve toujours dans le clocher de l'église actuelle.
En 1828, le château de Brèves est vendu et transformé en tuilerie.
Le château étant très dégradé, il a été transformé en plusieurs demeures qui laissent encore entrevoir la structure originelle du corps du château.
Pour plus de renseignements afin de visiter le village :
Ville de Vézelay (Yonne)
Le 1er août 2018, j'ai visité la ville de Vézelay.
Entre 2300 et 2200 avant Jésus Christ, les premiers hommes s'implantent dans les environs de Vézelay, près des sources des Fontaines Salées.
À partir du 1er siècle, les Romains ont mis en place des vignes sur la colline de Vézelay.
Entre le 1er et le 2ème siècle, environ 2000 puits de mine sont exploités au sud-ouest de Vézelay par 500 à 800 esclaves.
Les mines ont permis de créer un centre d'activité économique, un refuge et un lieu de pèlerinage.
En 858, Girart de Roussillon reçoit la région par Louis le Pieux. Il choisit d'assurer la pérennité de ses possessions en les transformant en deux communautés bénédictines masculines et féminines : Pothières et Vézelay.
Il fonde ainsi un monastère de femmes à l'emplacement actuel de Saint-Père.
Entre 871 et 877, l'existence de ce Vézelay primitif s'arrête brutalement lorsque les Normands provoquent la fuite des moniales.
Girart demande le remplacement des moniales par une communauté d'hommes.
L'abbaye est transférée sur la colline et des moines bénédictins remplacent les moniales.
La position du monastère attire de nombreuses familles qui cherchent à se protéger grâce aux murs du nouvel établissement.
Le monastère est dédié à la Vierge et aux saints-apôtres Pierre et Paul.
À la fin de l'époque carolingienne, Vézelay est ravagé par les Wikings.
En 1037, l'abbé Geoffroy est élu.
Il réforme l'abbaye et convainc ses contemporains que l'abbaye possède les restes de Marie-Madeleine. Des pèlerinages sont effectués et des offrandes et donations sont données.
Entre 1050 et 1250, Vézelay est le plus grand sanctuaire magdalénien d'Europe occidentale.
Le village devient une petite ville et les habitants profitent de cette notoriété.
En 1060, Vézelay obtient le droit de commune.
En 1095, Urbain II prêche la première croisade.
Une Abbatiale est construite.
En 1104, l'Abbatiale est consacrée.
L'impôt établi pour réaliser la consécration exaspère les habitants.
En 1106, les habitants se révoltent et assassinent l'abbé Artaud.
En 1137, l'abbé Albéric signe une charte avec les habitants qui définit les droits de l'abbaye et des bourgeois.
En 1146, la réputation de Vézelay est telle que Bernard de Clairvaux y prêche la deuxième croisade au lieu-dit la croix Saint Bernard.
En 1150, la ville continue son développement.
Des fortifications et la porte Sainte-Croix sont construites.
En 1152, la ville obtient des institutions communales après une nouvelle révolte.
En 1155, ces institutions communales sont retirées par Louis VII le Jeune.
En 1167, les habitants se révoltent une nouvelle fois et obtiennent une charte écrite par les moines, qui leur garantit de nombreuses libertés.
Le 2 juillet 1190, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion se donnent rendez-vous pour la troisième croisade.
Le 4 juillet 1190, ils partent en prenant deux routes différentes.
En 1207, l'abbé Hugues est destitué après avoir liquidé les richesses de l'abbaye.
Le déclin de l'abbaye commence.
Vers 1215, les conflits avec les comtes de Nevers recommencent.
Vers 1250, la protection des reliques de la Madeleine est inefficace, les pèlerins commencent à déserter la ville agitée par tous ces conflits.
Le pape Clément IV enquête pour comprendre les raisons de cette déchéance. Il ordonne de vérifier solennellement les reliques de la Madeleine.
En 1279, le Pape proclame que le corps retrouvé à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est bien le corps de Marie Madeleine.
Les pèlerins se détournent de Vézelay. L'économie de Vézelay en souffre énormément.
En 1280, Philippe le Hardi proclame le rattachement de Vézelay au domaine royal.
Le pape Martin IV approuve le décret.
En 1312, Philippe le Bel confirme que la ville et l'abbaye sont des dépendances du domaine royal.
Les habitants acceptent cette autorité qui leur permet d'échapper aux brutalités des seigneurs féodaux.
En 1360, la muraille est reconstruite et renforcée avec des tours rondes équipées de mâchicoulis.
Le 27 juillet 1421, les troupes de Philippe le Bon attendent l'armée de secours à Vézelay.
Elles rejoignent les troupes anglaises du roi Henri V, commandées son frère Jean de Lancastre.
Les 2 armées comptant 12000 hommes se réunissent pour contrer les soldats du dauphin Charles à La Charité-sur-Loire.
À la fin du 15ème siècle, la porte Neuve de Vézelay est construite.
Elle est défendue par deux tours rondes et deux herses pour interdire l'accès à la ville en cas de danger.
Les emplacements des herses sont encore visibles de nos jours.
En 1538, les moines obtiennent la sécularisation.
L'abbaye devient une collégiale et les moines bénédictins sont remplacés par un collège de chanoines.
François Ier demande que Vézelay devienne un évêché, en vain.
Lors des guerres de Religion, la collégiale passe de place forte des Réformés à Citadelle de la Ligue.
En mars 1569, la ville tombe entre les mains des troupes protestantes des Capitaines Sarrasin et Blosset.
La ville est aussitôt assiégée par les soldats de Charles IX.
Le 6 octobre 1569, la Cavalerie se met en route mais la ville est imprenable grâce aux deux Capitaines.
Les bombardements depuis Asquins et Saint-Père sont inefficaces.
Décision est prise de transformer le siège en blocus dans le but d'affamer la ville.
Le 25 février 1570, après 8 mois de blocus et d'intenses combats, la ville ne se rend pas.
La ville à reçu un ravitaillement de secours des troupes protestantes.
La ville est invaincue et Sansac lève le camp.
En 1594, Edme de Rochefort, livre la ville à Henri IV et prend la tête des troupes royalistes pour prendre Avallon.
En 1689, un temple en l'honneur de Bacchus est découvert par le curé dans les fondations de l'ancienne église Saint-Étienne.
Entre 1696 et 1697, Vauban rédige un document statistique appelé la Description géographique de l'élection de Vézelay.
La paroisse de Vézelay est décrite comme un « Pays rude, sec et pierreux, qui ne rapporte que du vin très médiocre et peu de blé. ».
Le château Gaillard est détruit pendant le mandat de l'abbé Jacques Berthier.
Vézelay perd ses privilèges municipaux à la veille de la Révolution Française.
Le 6 septembre 1790, les membres du Directoire d'Avallon agissant en vertu des lois votées par l'Assemblée Constituante.
Ils indiquent aux chanoines que l'abbaye de la Madeleine a cessé d'exister.
En août 1834, Prosper Mérimée découvre l'église abbatiale de Vézelay.
Il alerte Immédiatement le ministre de l'Intérieur sur l'état du monument. L'église a subit de nombreuses dégradations au fil du temps.
Il faut en urgence restaurer la Madeleine, sinon, il faudra la démolir afin d'éviter tout accident.
De 1840 à 1859, l'église abbatiale de Vézelay est restaurée longuement sous la supervision de l'architecte Viollet-le-Duc, assisté par François Nicolas Comynet et Émile Amé.
Le 22 juillet 1876, la fête de Sainte Madeleine est rétablie.
Victor-Félix Bernadou, restitue à Vézelay la relique donnée en 1267 au Chapitre cathédral de Sens par le pape Martin IV et le pèlerinage est rétabli.
En 1898, les Républicains volent les nouvelles reliques et troublent volontairement les processions.
En 1919, Émile Chesnelong, nomme le chanoine Marie-Augustin Despiney comme curé doyen.
En 1920, l'ancienne église abbatiale reçoit le titre de Basilique du Vatican pour signifier son importance pour la chrétienté.
Entre 1942 et 1944, une quinzaine d'élèves réfugiées juives ont été accueillies à l'école des sœurs de Sainte-Madeleine, par la directrice Sœur Léocadie.
En 1951, Vézelay apparaît dans un documentaire réalisé par Pierre Zimmer et commenté par Pierre Fresnay.
En 1966, le film "La Grande Vadrouille" est tourné à Vézelay par Gérard Oury, avec Bourvil et Louis de Funès.
En 1969, Édouard Molinaro réalise le film "Mon oncle Benjamin" avec Jacques Brel et Claude Jade.
En 1993, Vézelay voit le retour d'une communauté monastique catholique.
Les fraternités monastiques de Jérusalem s'installent aux abords de la Basilique.
Le 10 novembre 2003, la première église orthodoxe du village est consacrée par le Diocèse orthodoxe russe de Chersonèse
En 2005, Pierre Creton réalise le film "Le Voyage à Vézelay".
En 2006, Marie Arnol (1880-1952), Sœur Léocadie, a été élevée au rang de Juste parmi les nations par l'État d'Israël.
En 2012, un mur carolingien est découvert sous le cloître de Vézelay.
Des sarcophages mérovingiens sont également trouvés dans le sous-sol de l'église Saint-Pierre.
Pour plus de renseignements afin de visiter la ville :
Château d'Urzy (Nièvre)
Le 31 juillet 2018, en milieu d'après-midi, visite du Château d'Urzy avec une amie.
Vers l'an 800, l'Empereur Charlemagne concède provisoirement l'exploitation des terres agricoles d'Urzy à l'évêque de Nevers Saint Jérôme.
L'exploitation des terres permet de financer les travaux de la nouvelle Cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte qui est en cours de construction.
À partir du 11ème siècle, le Domaine des Bordes appartient à la famille des Bordes.
La famille des Bordes est restée fidèle en tant que serviteurs des rois de France pendant 12 générations. Ainsi, ils ont pu garder l'étendard royal pendant 25 ans, et ce jusqu'à la Guerre de Cent Ans.
En 1041, le premier château est d'abord en bois puis en pierre.
En 1412, la terre des Bordes revient à la famille de La Platière lors du mariage entre Pétronille des Bordes et Humbert de La Platière.
Le domaine des Bordes s'étend donc jusqu'aux villages de Beaumont, La Ferrière, Poiseux, Montigny aux Amognes et Le Marault.
En 1430, le fief de La Bretonnière relève de la seigneurie des Bordes.
Entre 1430 et 1434, le château est incendié à la fin de la Guerre de Cent Ans, en même temps que le village d'Urzy.
En 1474, ce fief de La Bretonnière est donné aux moines de Saint-Étienne de Nevers qui possédaient déjà le fief ecclésiastique de Bona.
En décembre 1486, Charles VIII autorise Philibert de La Platière à faire reconstruire le château, avec les 4 tours, les fossés et le pont-levis.
Entre 1540 et 1552, des travaux d'envergure sont effectués successivement par Philibert II de La Platière (fils de Philibert), et ses petits-fils Imbert et François.
En 1567, Françoise de La Platière est la seule héritière du Maréchal Imbert de La Platière de Bourdillon (son oncle).
C'est également la dernière membre de la famille de La Platière.
En 1569, elle se marie avec Henri de l'Hôpital.
En 1573, elle se marie avec Louis d'Ancienville.
Naissent à l'issue du mariage Louis, Achille et Anne.
Françoise de La Platière donne le château d'Époisses à son fils aîné Louis.
Achille reçoit le château des Bordes.
Anne reçoit le château de Prye lorsqu'elle se marie avec Antoine de La Grange d'Arquien.
Par sa fille Anne, Françoise est l'arrière-grand-mère de Marie-Casimire de La Grange d'Arquien (reine de Pologne).
Par son fils Achille, elle est aussi la grand-mère de Germaine-Louise d'Ancienville.
Germaine-Louise est l'épouse de son cousin germain de La Grange d'Arquien qui a réalisé d'importants travaux d'embellissement du château des Bordes.
En 1598, à la mort de Françoise en 1598, son mari Louis d'Ancienville reste seigneur usufruitier des Bordes.
Leur fils Louis est mort sans héritier.
Le château des Bordes passe pour cette raison à une nièce, Louise de La Grange d'Arquien.
Elle est mariée à François de Béthune-Chabris.
En 1721, le comte de Béthune et des Bordes achète Apremont.
Le Comte préfère habiter à Apremont.
Une forge est installée au château des Bordes. Cette forge travaille pour les forges de Guérigny de Pierre Babaud de la Chaussade.
En 1781, l'ensemble des forges revient au roi Louis XVI.
Au 19ème siècle, le château est vendu par la famille Béthune à l'ingénieur Joseph Alviset de Maisieres.
En 1861, Joseph Alviset de Maisieres revend le château à Amédée Richard.
En 1867, Maître Auguste Col aquiert le château, qu'il destine à sa fille cadette.
Il meurt avant d'avoir fini de le restaurer. Le château est laissé à l'abandon pendant environ 50 ans.
À la fin du 19ème siècle, Auguste Vernin (petit-fils de Maître Col) s'installe au château avec sa famille.
De 1909 à 1914, le château est habité.
Pendant la Première Guerre Mondiale, la famille Vernin s'installe définitivement à Nevers.
Le château ne sera occupé que pendant l'été.
Dans les années 1940, après la mort du couple Vernin, leurs enfants conservent le château.
En 1946, le château est inscrit aux Monuments historiques.
En 1989, Philippe Dupont, époux de Jeanne Vernin, décède.
Ses cousins Appert et Vernin décident de vendre le château.
Entre 1990 et 1997, malgré l'inscription aux Monuments Historiques, le domaine est pillé par un marchand de biens.
En avril 1997, à la suite d'une saisie immobilière, le château est vendu aux enchères.
Un acquéreur Strasbourgeois entreprend des travaux de restauration mais il décède.
Le chantier est arrêté et le château est abandonné.
En novembre 2013, un couple de passionnés, Mr et Mme Joulie achètent le château. Ils décident de le remettre en état.
En 2014, les travaux commencent avec l'aide des membres de l'association Les Amis du Château des Bordes, présidée par Françoise Joulie.
Depuis 2018, un petit restaurant propose une cuisine traditionnelle à base de produits locaux, dans le pavillon nord des écuries.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château (uniquement sur rendez-vous) :
Parc d'Urzy (Nièvre)
Le 31 juillet 2018, en début d'après-midi, visite du parc d'Urzy.
Article à venir...
Pour plus de renseignements afin de visiter le parc d'Urzy :
Château de Sagonne (Cher)
Le 31 juillet 2018, le matin, j'ai visité le Château de Sagonne.
En 832, un ancien oppidum construit le long de la voie romaine qui reliait Lyon à Bourges se trouve à la place du château.
Selon une charte de l'an 832, Wilfried (comte de Bourges) aurait donné le domaine à sa fille Agane pour son mariage avec Robert (un des aïeux d'Hugues Capet).
Depuis 1265, la seigneurie de Sagonne appartient aux Comtes de Sancerre.
Ils en ont hérité de la famille Charenton-Montfaucon.
Pendant le 14ème siècle, le château est élevé afin de contrôler l'itinéraire de Bourges à Sancoins.
 cette époque, les fossés sont remplacés par des douves en eau.
En janvier 1423, Sagonne est réquisitionné par le Dauphin de France pour y mettre une garnison contre les Anglais qui tenaient la Charité-su-Loire.
En 1428, Anne de Bueil (héritière des Sancerre) se marie avec Pierre d'Amboise, compagnon de Jeanne d'Arc.
La famille des Amboise possède donc Sagonne.
En 1542, Antoinette d'Amboise est obligée de vendre le château à Jean Babou de La Bourdaisière.
Au 15ème siècle, Sagonne devient un Comté.
En 1632, Charles de l'Aubespine rachète le château.
En février 1694, Claude Lebas de Montargis rachète le château aux enchères.
En avril 1695, il le revend à Nicolas-Bernard Morel de Boistiroux
Jules Hardouin-Mansart (architecte) fait tout son possible pour récupérer le château que son gendre Claude Lebas de Montargis avait vendu à Nicolas-Bernard Morel de Boistiroux.
En février 1699, Jules Hardouin-Mansart obtient que l'abbé soit soumis au droit de retrait féodal.
Il voulait posséder un domaine féodal titré pour pouvoir être anobli.
En 1682, il sera anobli par le Roi.
Entre 1700 et 1703, il a effectué d'importants travaux de remise au goût du jour du château.
En 1708, Jacques Hardouin-Mansart hérite du château en vertu de la donation contenue dans son acte de mariage de 1701 avec Madeleine Bernard.
En 1754, étant en manque d'argent, Jacques laisse la jouissance de la terre à son fils cadet Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne.
En 1765, le château revient à la marquise Anne Claude Louise d'Arpajon (arrière-petite-fille d'Hardouin-Mansart et dame d'honneur de la dauphine Marie-Antoinette).
Le 27 juin 1794, Anne Claude Louise d'Arpajon est guillotinée lors de la Révolution Française.
Le château sera pillé, les toitures sont démontées afin de récupérer le plomb.
Le château sert de carrière de pierre et sera transformé en ferme.
En 1914, le château est à l'abandon lorsqu'il est classé Monument Historique.
À partir de 1977, le château est racheté par François Spang-Babou.
Le château fait l'objet de multiples restaurations lors de chantiers organisés par une association membre de Rempart.
Le château médiéval, en partie rénové, est aujourd'hui ouvert à la visite.
La partie classique du 18ème siècle a disparu.
Pour plus de renseignements afin de visiter le château :
Pont-canal du Guétin (Cher)
Le 30 juillet 2018, en fin de journée, visite du pont-canal du Guétin.
En 1827, les travaux du pont-canal commencent.
Les Ponts et Chaussées ont effectué les travaux sous la supervision de l'ingénieur Adolphe Jullien.
En 1838, le pont-canal est inauguré.
La même année, il est ouvert à la navigation, en même temps que le canal.
Le pont a une longueur de 343 mètres.
Il est équipé en aval d'une triple écluse permettant de rattraper le dénivelé d'environ 9,50 mètres.
Pendant 50 ans, il a assuré le passage de bateaux de 30 mètres de long.
Entre 1895 et 1896, il est mis au gabarit dit «Freycinet» (écluses de 39 m X 5,20m).
L'écluse triple a été remplacée par une écluse double afin de faire passer des bateaux plus grands.
Aujourd’hui, le pont-canal est géré et entretenu par Les Voies Navigables de France (VNF).
Il permet toujours de faire traverser les bateaux de marchandises mais aussi de plaisance.
Pour plus de renseignements afin de visiter le pont-canal du Guétin :
https://www.mairie-cuffy.fr/pont-canal-guetin-cuffy-18_fr.html
Écluse des Lorrains (Cher)
Le 30 juillet 2018, en quittant le village d'Apremont-sur-Allier, je m'arrête quelques dizaines de minutes à côté de l'Écluse des Lorrains.
En 1838, l'écluse des Lorrains est construite.
Elle est de forme circulaire et était destinée à :
- récupérer de l'eau dans l'Allier pour alimenter le canal latéral à la Loire
- et transporter du sable depuis le bec d'Allier jusqu'au canal latéral à la Loire.
En 1947, des travaux pour améliorer la prise d'eau et aménager l'écluse en bassin de décantation ont été réalisés.
Pour ce faire, un barrage a été construit et le vannage à l'entrée de l'écluse a été amélioré.
Depuis 1951, à la fin des travaux, l'écluse n'a pas changé.
Pour plus de renseignements afin de visiter le site de l'écluse :
https://www.web-croqueur.fr/ecluse-des-lorrains-sur-le-canal-lateral-un-patrimoine/
Ville d'Apremont-sur-Allier (Cher)
Le 30 juillet 2018, après les visites du château et du parc floral, j'ai déambulé dans les rues d'Apremont-sur-Allier..
Apremont était un village de carriers.
Les pierres étaient acheminées par des bateaux à fond plat qui suivaient l'Allier puis la Loire.
Les pierres ont notamment servi pour la construction d'édifices religieux, tels que la Cathédrale d’Orléans et l'Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, ou encore des places fortes comme l'ancienne résidence seigneuriale de Châteauneuf-sur-Loire.
Une maison datant du 15ème siècle, devant l’ancien port d’embarquement, porte encore le nom de « Maison des Mariniers ».
En 1930, Eugène Schneider (voir https://mes-visites-du-patrimoine-francais.overblog.fr/2024/09/chateau-et-parc-floral-d-apremont-sur-allier-cher.html) s'inspire du passé médiéval va mettre en valeur le village accompagné de l’architecte de Galea.
Tout ce qui n'a pas de rapport avec ce passé a été rasé.
Des maisons dans le style néo-médiéval Berrichon ont été construites à la place.
Pour plus de renseignements afin de visiter le village :